VENDEE
lre circonscription de FONTENAY - LEr COMTE.
M. de TINGUY DU PO U ET, U. R..D.
Elu au premier tour de scruLin. — 9. 437 voix.
Mes chers Concitoyens,
Depuis douze ans, vous n’avez cessé de me donner votre confiance. Je viens, pour la quatrième fois-, solliciter vos suffrages comme candidat d’union nationale, conservant a ces mots toute leur signification ; ils comportent pour moi l' union de tous les citoyens qui préfèrent l’intérêt de la France aux intérêts des partis.
Dans les relations cordiales qui se sont établies entre nous, vous m avez suffisammen connu pour que je puisse me dispenser de faire une longue profession de foi.
Catholique :
Je demeure fermement attaché à la défense des justes revendications des catholiques.
Patriote ;
Je considère que rien ne doit être sacrifié de ce qui peut assurer la sécurité de notre patrie. C’est dans cette sécurité qu’elle puisera la certitude de la paix. Tous les Français y sont si fermement attachés qu’aucun parti n’a le droit de se prévaloir de cet attachement a Tencontre des autres*
Entièrement dévoué aux humbles et à ceux qui peinent et qui souffrent*
Je veux une politique sociale, généreuse et réalisatrice. Une place particulière doit ) être faite aux familles nombreuses, élément essentiel de la vitalité de notre race. Les sacrifices qui ont déjà été consentis en leur faveur doivent Être accrus ; les mères, en particulier, ont droit à une reconnaissance agissante de 1 Etat.
Je continue à réclamer le vote familial.
La loi des assurances sociales — loi de prévoyance et d épargne — doit être rcmani la nouvelle Chambre, en donnant à ces assurances le caractère facultatif, doit consacrer respect du droit du salarié de disposer du gain qu’il a réalisé par son travail ; # e permettre, en y faisant une place plus grande h la mutualité, un contrôle souple ee incompatible avec l’excès actuel du fonctionnarisme. .
La retraite du combattant, qui vient de faire l’objet d'un vote unanime du Farte men, doit être remaniée, en vue de faire cesser les injustices qu’elle consacre, dans e aujourd'hui en vigueur.
P ro fondé ment attaché à nos campagnes et à l'agriculture, V estime :
Que la politique d’André Tardieu qui, en dépit de la crise mondiale, a su relever le pris du blé à un taux rémunérateur pour le cultivateur, sans qu'il soit écrasant pour le consommateur, et arrêter ia baisse du bétail par des moyens qui permettront bientôt de rétablir des cours analogues à ceux du blé, doit être fermement continuée.
Que l1 électrification rurale, pour laquelle nous avons déjà fait tant de sacrifices, doit être poursuivie jusqu'aux fermes et aux hameaux les plus écartés.
Que l’amélioration des voies de communications ne doit jamais être perdue de vue par le législateur, et que le Gouvernement est tenu de veiller à ce que les municipalités utilisent les recettes des prestations, — qui viennent de leur être rendues — de telle manière que tous nos chemins soient rapidement remis en état.
Fidèle défenseur du commerce et de l’industrie :
Je considère que la nouvelle Chambre devra continuer l’effort commencé. Ce n'est qu’ainsi qu’elle évitera î envahissement de nos marchés par les produits étrangers et f écrasement de nos producteurs nationaux. Elle devra aussi prendre les mesures nécessaires pour qu'à ces derniers soient réservés les marchés de nos magnifiques colonies*
Artisan dévoué du relèvement de nos finances par mon labeur incessant depuis douze ans, au sein de la Commission des finances :
Je veillerai à ce que des surenchères démagogiques ne viennent pas compromettre les résultats1 acquis.
Les conséquences de la crise mondiale peuvent peser lourdement sur l’équilibre budgétaire, je n'admets cependant la création d’aucun impôt nouveau. Ceci n'exetut pas l'amélioration des impôts qui existent. Je m'efforcerai d'y introduire plus de jusLice par des réaménagements, tels que la transformation, si souvent réclamée par moi, de l’impôt sur le chiffre d'affaires et son remplacement par une taxe unique.
C est par des économies résultant de réformes telles que l'adoption du régime facultatif dans les assurances sociales, et par la suppression des fonctionnaires inutiles, que je veux trouver des disponibilités nouvelles.
Si la situation rend nécessaire une diminution des traitements des fonctionnaires* j^estime que cette diminution devra être accompagnée d'une diminution proportionnellement plus forte de l’Indemnité parlementaire et d'une réduction du nombre des députés.
Cette œuvre de sagesse ne pourra être poursuivie que par la continuation de ï'union nationale réalisée par Poincaré, Tardieu, Laval, à laquelle jJai toujours donné mon concours le plus absolu.
Par votre vote, vous direz si vous entendez qu'elle soit continuée.
J’ai confiance dans votre verdict.
2 e circonscription de FONTENAY-LE COMTE,
M, DA DOUX. radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 8,628 voix.
Messieurs les Électeurs et chers Concitoyens,
Cédant aux instances pressantes de nombreux amis politiques, je me présente à vos suffrages et pose ma candidature dans la deuxième circonscription de Fonlenay-ta-Comte.
Depuis longtemps déjà, les électeurs du canton de Maillezais m'ont envoyé siéger pour la première fois à F Assemblée départementale. Ils viennent, l'année dernière, de me renouveler leur confiance d'une façon éclatante.
Je me présente à vous avec l'étiquette de radical socialiste dont je me suis réclamé chaque fois que j’ai brigué un mandat électif.
Vous êtes ainsi immédiatement fixés sur ma ligne de conduite politique, et assurés que mes bulletins de vote ne se confondront pas avec ceux des élus du bloc national.
Au premier rang de mes préoccupations, je fais figurer la sécurité et ia paix., C’est le parti radical et radical-socialiste qui fut l'initiateur, en 1924, d'une politique d'apaisement dont la France et tous les peuples ont bénéficié. Car, c'est une vérité de toujours, que les armements à outrance conduisent fatalement à la guerre qui ne laisse derrière elle que deuils, ruines et désolation. Briand ne l'ignorait pas, lui qui fut l’apôtre infatigable d’un rapprochement des nations européennes et d’un désarmement moral indispensable à toute collaboration internationale.
Cette étape franchie, un désarmement matériel pourra suivre sans compromettre notre sécurité, s'il est progressif, simulLané, obligatoire et minutieusement contrôlé.
Les haines sont en effet stériles, la paix seule est féconde.
La crise économique mondiale, qui n'a point épargné notre pays, doit attirer toute l'attention des nouveaux législateurs qui seront amenés à prendre, pour ta faire cesser, des résolutions énergiques.
Il sera utile que le Parlement se mette en liaison plus étroite avec un organisme créé par M. Herriot en 1925 et qui porte le nom de Conseil national économique. Grâce aux renseignements statistiques précis obtenus de ce conseil, la Chambre pourra prendre les mesures nécessaires pour organiser et répartir la production en harmonie avec les besoins de îa consommation, assurer îa stabilité des cours, garantir nos campagnes contre les abus des trusts et des spéculateurs, procurer à nos populations rurales une jus Le rémunération de leur travail.
Elle pourra également établir une protection douanière suffisante pour éviter les importations massives trop souvent nuisibles, une répartition à bon compte des engrais et des semences sélectionnées, mesures nécessaires pour mettre fin à une crise qui, en se prolongeant ruinerait les travailleurs du sol.
Je me garderai bien d'oublier les commerçants et les industriels qui souffrent également de la crise et sont si durement frappés par des taxes diverses. L'impôt sur la patente notamment constitue pour eux une charge bien lourde Son injustice est si criante que, depuis longtemps, on doit en modifier la base ou le remplacer
Dans l'ordre fiscal, nous jugeons équitable de demander moins aux taxes de consommation qui grèvent démesurément les petits budgets et accablent surtout les familles lesplus nombreuses.
No 2145
Les fraudes fiscales doivent être réprimées et l’impôt sur le revenu intégralement appliqué* Cet impôt, principe indispensable de toute législation républicaine a, aux yeux de la grande fortune et de la haute finance, le tort d'entraîner par son application un recensement de la richesse et un contrôle gênant des opérations financières* C'est pourquoi il doit être défendu par tous ceux qui veulent plus de justice dans la répartition des charges.
Dans un sentiment de justice et d’humanité, les œuvres actuelles d'assistance devront être largement développées principalement quand il s'agira des vieillards, des familles nombreuses, de la protection de l'en Tance,
La loi des assurances sociales, excellente dans son principe, est bien trop complexe pour être suffisamment efficace. Le Parlement lui apportera les modifications nécessaires. Il la rendra plus simple, accessible à tous les travailleurs, par une contribution de l'Etat plus en harmonie avec les possibilités financières des classes laborieuses.
Les anciens combattants et les victimes de la guerre ont des droits que nous ne saurions oublier,
La majorité conservatrice, issue des élections de 1028, a procédé à une véritable éviction des gauches et a administré seule le pays pendant quatre années. Nos finances n'ont pas à s'en louer. Le magot constitué par M. Chéron s’est volatilisé en renflouements successifs et en prêts aventureusement consentis à des nations sans crédit et sans ressources.
Notre budget connaît un déficit de plusieurs milliards
Les gauches, qui vont revenir en grande majorité au Parlement, auront l'impérieux devoir de procéder immédiatement à un difficile redressement financier,
La République doit, a tous ses enfants, l'instruction qui est le plus sûr moyen d'émancipation populaire. Son enseignement est donné à l'école laïque, qui observe la neutralité, assure ainsi le respect de toutes les croyances et met a l’abri des luttes religieuses.
Par F école unique, en voie de réalisation, on pourra bientôt distribuer l'enseignement selon le mérite des enfants et non selon la fortune des parents et donner à tous les élèves de nos écoles primaires, qui en sont dignes, les moyens d’atteindre à une culture générale plus élevée.
Je vous ai exposé, mes chers Concitoyens, les lignes essentielles de mon programme*
J'ose espérer que les idées exposées sont les vôtres et j'espère que le 1er mai vous voudrez affirmer sur mon nom votre désir d'une évolution régulière et continue vers une organisation plus parfaite de la société, capable d'assurer à tous les travailleurs le bien-être et la sécurité qui leur sont légitimement dus, et sur lesquels ils doivent pouvoir compter dans une République vraiment démocratique et sociale.
Vive la République
Docteur DARGUX.
lrt circonscription de LA ROCHE-SUR-YON.