‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 245 sur 260 · M. ROCHER EAU, Ü. R* D · texte numérisé non relu

M. ROCHER EAU, Ü. R* D

Elu au premier tour de scrutin* — 9.149 voix.

Mes chers Concitoyens,

Pour la cinquième fois, j’ai l’honneur de solliciter le renouvellement du mandat que vous m'aviez confié.

U n’est point besoin, semble-t-il, d’une longue profession de foi*

Après dix-huit ans de vie politique, vous avez pu me juger sur des actes.

Les actes valent mieux que des promesses* Au surplus, les difficultés au milieu desquels nous nous débattons sont si complexes qu'il est bien difficile de promettre avec la certitude de pouvoir tenir.

La confiance que vous m’avez toujours témoignée pendant cette longue période, au cours de laquelle vous m’avez donné des majorités sans cesse accrues, me touche plus que je ne le saurais dire* Vendéen de vieille souche, ayant toute ma vie vécu au milieu de vous, je suis fier de pouvoir me dire votre ami, à quelque parti que vous apparteniez*

Je n’ai qu’un but, une seule ambition : me montrer digne de la confiance que vous me témoignez, vous servir tous, sans distinction, par tous les moyens en mon pouvoir*

Dans la précédente législature, j’ai constamment apporté mon concours le plus entier au Ministère Poincaré à qui le pays doit une grande reconnaissance. Les Français n’oublieront pas le rôle joué par cet illustre homme d’Etat dans des heures graves, dont personne n’a perdu le souvenir.

Cette confiance que j’avais donnée entière au Ministère d’Union nationale, je fai continnée aux différents Ministères qui se sont succédé au cours de cette législature, aux Ministères Tardieu et Laval* J’ai constamment fait partie de la majorité fidèle qui les a soutenus depuis plusieurs années.

En pleine communauté de sentiments avec les hommes qui ont présidé aux destinées de notre pays depuis qu’a pris fin T horrible tourmente, j’ai mis au premier rang de nies préoccupations ; la paix.

La France a trop souffert* Trop de ruines et trop de misères ont été accumulées par la guerre* Tout doit être mis en oeuvre pour éviter le retour de semblables horreurs. L’idée de paix domine tous les esprits et c'est en vain que certains voudraient la monopoliser à leur profit*

Cette paix, pour qu’elle soit durable, doit être assise sur des bases solides, La France a le devoir de rester forte et de se mettre en garde contre les sirènes qui voudraient la désarmer et la mettre dans l’impuissance de se défendre en cas de conflit* Ceux qui, chez nous, prêchent le désarmement à tout prix sont des criminels ou des fous* Noos ne voulons pas être dupe** Nous ne voulons pas être exposés, comme en 1914, à de nouveaux massacres*

Le seul moyen d’éviter la guerre et d’asseoir une paix durable, c’est de rester forts. Nous voulons le désarmement dans la sécurité et le respect des traités.

L’agriculture tient une place prépondérante et reste la principale source de richesse de notre pays.

Elle souffre actuellement de la crise générale par suite de îa surproduction mondiale.

No 2145

Le passage an Minière de P Agriculture du président Tardieu a eu pour résultat de limiter, au minimum, les mauvais effets de la crise.

Grâce à des mesures de protection, le prix du blé s'est maintenu 5 un niveau relativement elcve, eu egard aux prix pratiqués dans les autres pays

La même politique de peoteotion a été appliquée ,» marchi de, be.tian, par l'élévation de, deo.la de douane d une part, le contrôle d'entrée des bovin, élr,„Fe„ J 1, fronlière

par la fixation d’un ‘«ut .e

L’électrification des campagnes se poursuit et la Chambre ancienne a fait de ce côté un gros effort. A ce jour, on compte près de 30.000 communes électrifiées

Pour retenir à la terre les agriculteurs et pour empêcher Imr ' 1 -n

tout est déception, il faut rendre la vie des champs agréable et facile" Un" grand résultat sera obtenu dans cet ordre d idée par la création et l’entretien de chemins ruraux

C est pour cela que nous avons demandé d’augmenter considérablement' le crédit prevu au plan d outillage national en faveur des chemins ruraux d

Enfin, nous devons nous employer à favoriser au nl„e , „

p~prif . Ce sera le moyen if p „ ,ir I *" fT ’ 1

départir. ù Ia terro ceu* fi”' seraient tentés

LeeommerceeU’industrie, terriblement éprouvés par ia crise sévère qui dure depuis trop longtemps, plient sous le poids d’impôts trop lourds et mal répartis P

L inquisition fiscale est élevée à la hauteur d’une institution.

J ai toujours protesté avec force contre ces pratiques d'nn mt» - > i*

les bonnes volontés, portent aüeinle à la dignité des commerçants eTdeTÎ fC°Ur^ent paralysant leurs initiatives. Ç 1 “es industriels en

ad m i i n is Ira Li cm s ;T d égé né ré^Tr o p^ ou ve n t e rT in q u i sU i mi*3 f^T U ^ regard des

désirable de remplacer l’impôt sur le chiffre dlffaireTpIr' U U^Tir^T'u* ' ’’ S"’alt l’origine. par Ja taxe a la production payée à

Les victimes de la guerre et les anciens combattants savent qu’en toutes cinn i ils peuvent compter sur moi PV.il ir * i J loineb circonstances

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Beaucoup d’anciens combattants se plaignent à Liste

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préférences. ° 1 n0i enfants suivant nos traditions et nos

être inquiété dans ses convictions, qu’il soit

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** modifier la Ioi d‘ 7»Z7mtoa ayant pour objet

D\m autre côté, il est actuellement défendu aux communes do subventionner les écoles primaires libres, ce qui est aussi contraire à l’équité qu’aux prérogatives demanderai, comme je l’ai déjà fait, que la caisse des écoles vienne en aid écoles privées qu’aux écoles publiques.

municipales. Je aide aussi bien aux

Vendéens,

Je Liens à remercier tous ceux qui, depuis dix-huit ans, ni ont conserve leur amitié fidèle Demain comme hier, ils pourront compter sur moi.

Les Vendéens, toujours, ont tenu à être représentés par 1 un des leurs. 'Vendéen comme eux ayant vécu sur leur sol et capable de saisir leurs aspirations profondes, enfant de la Vendée, connaissant bien vos besoins, je viens, une fois de plus, me mettre à votre

disposition, ,

Si vous le voulez encore, d’un meme cœur, en plein accord, nous continuerons à

travailler ensemble pour la France et notre petite patrie, la Vendée.

Députe sortant.

Candidat d’union nationale.

Indépendant.

2e circonscription de LA. ROCHE-SUR-YON.

M. Augcstî! DURAND, démocrate populaire.

|5lu au premier tour de scrutin. — 14.27/ voix.

Mes chers Concitoyens,

Ayant l’honneur de représenter, depuis quatre ans, votre circonscription à la Chambre des Députés, je viens faire appel à nouveau à votre confiance.

Elu en 1928 par près de 12.000 voix, je crois n’avoir pas démérité et j'espère que, par un nombre encore plus important de suffrages, vous voudrez bien confirmer le mandat que vous m’avez confié et que je me suis efforcé de remplir au mieux de 1 intérêt généra u pays

comme de l’intérêt particulier de notre région. , , .

Le programme que je vous avais exposé alors, et que vous aviez approuve, n a ne

perdu de sa valeur ni de son opportunité. . ,

Aujourd’hui comme hier, j’estime que dans le domaine politique, économique e soc , des résultats efficaces et des redressements nécessaires ne peuvent cire o emu que dans un large esprit de paix, d’union républicaine et de concorde nationa e.

La pacification religieuse est une des premières conditions de cette loyale enter i e

tous les républicains sincèrement attachés aux principes de liberté, de justice et t egm

qui doivent Être à la base de toute organisation démocratique. Catholique couva . j’estime que cette pacification doit s’affirmer de plus en plus dans le respect < e nos cr°} et la sauvegarde de nos libertés. L’égalité entre les citoyens réclame notamment, a y pression des exclusives qui frappent encore toute une catégorie de Français e méritants ; l’application effective et loyale de la liberté d’enseignement dont le .

été proclamé par le Parlement une des lois fondamentales de la République , a ' de toutes les familles et de tous les enfants, quelle que soit l’école qu ils frequen ^ mêmes droits et aux mêmes avantages ; principes qui doivent être intègres < an réforme éventuelle de renseignement.

Républicain et démocrate, j’estime que la République doit perfectionner sans cesse ses institutions, en vue de faire participer de plus en plus à la direction des affaires publiques tou§ les citoyens, toutes les forces vives et tous les organismes de la nation. C’est encore par une réforme de TEtat, adaptée aux nécessités actuelles, que sera réalisée l’organisation rationnelle de la démocratie, en vue de développer toujours davantage la prospérité générale dans l'ordre et le respect de la propriété, comme dans la justice envers les petits et les travailleurs et dans la paix sociale par la loyale collaboration de toutes les classes.

Reprenant mon programme d’il y a quatre ans, je tiens à vous indiquer en quelques mots les réalisations obtenues au cours de celle législature sur chacun des points que je vous avais signalés :

Politique familiale.

Vote dè la loi Loucheur, facilitant la construction d’habitations pour les familles de situation modeste.

Dégrèvements d’impôts pour les familles nombreuses,

Rn justement des pensions pour les mutilés, veuves, orphelins et ascendants*

Majoration de l’allocation aux femmes en couches et aux vieillards.

Augmentation de la prime à la natalité*

Politique sociale .

Aide effective aux mutilés du travail*

Arbitrage obligatoire dans les conflits professionnels.

Majoration des pensions pour les retraites ouvrières et paysannes.

Loi assurant les travailleurs contre les risques de la maladie, de l’invalidité et de la vieillesse.

Allocation des anciens combattants transformée en retraite.

Importantes subventions pour organiser la lutte contre la tuberculose, le cancer et les fléaux sociaux.

Encouragement à F artisanat.

Politique agricole.

Maintien du cours du blé par des mesures efficaces*

Protection de la vente du bétail par de nouveaux droits de douane et le contigentement.

Primes à la culture du lin.

Facilités d’avances à taux réduit aux jeunes ménages agriculteurs*

Développement de l’électrification des campagnes*

Avances aux caisses de crédit agricole pour le stockage des blés.

Amélioration progressive des routes et chemins, grâce aux secours de l’Elat et îbandon aux communes des taxes vicinales pour Feutre tien de leurs chemins ruraux.

Politique économique.

Dégrèvements pour l’artisanat et le petit commerce.

Taxe du chiffre d’affaires transformée en taxe unique pour certains produits.

Aide aux chômeurs.

Vole d’un plan d’outillage national*

Dégrèvements s’élevant à six milliards par an*

Amortissement de dix milliards de la dette publique*

\oüà résumées en quelques mots les principales lois et mesures votées par la

majorité de la Chambre et auxquelles mon suffrage n’a jamais fait défaut. Si vous me continuez votre confiance, je poursuivrai cette politique en faveur de la famille et du travail ,

Le désarroi économique et financier, qui sévit actuellement dans le monde entier pra roque une crise dont ïa Franco souffre à son tour. Pour y remédier, un plan d'outillage national a été voté par la Chambre. Mais les répercussions de cette crise se font sentir sur l'équilibre budgétaire. J’estime que la Chambre nouvelle devra, pour maintenir cet équï libre, réaliser des économies sévères par des mesures prudentes et judicieuses, et ne p]uB voter d’impôts nouveaux.

Cette crise eal pour beaucoup la conséquence de la perturbation causée dans le monde par la dernière guerre. Aussi pour éviter le retour de pareilles calamités, je reste fidèle à la politique de pacifiualion internationale, désirée en premier lieu par les anciens combattants approuvée par l'immense majorité du Parlement, et poursuivie inlassablement par notre Ministre des Affaires étrangères, en plein accord avec tons les Gouvernements qui se sont succédé au cours de la dernière législature.

C’est par le désarmement des haines, par le développement, chez tous les peuple?, de l’esprit de paix et de fraternité que pourront être réalisées progressivement par la Société des Nations les mesures qui, tout en sauvegardant la sécurité nationale, assureront, dans le respect des contrats librement consentis, le rapprochement des peuples, 3 entente loyale des nations, garantie essentielle d'une paix juste et durable.

Si vous nie faites confiance, je continuerai à défendre avec impartialité vos intérêts, sans distinction d’opinion ; à soutenir vos légitimes revendications; à mettre, comme parle passé, toute mon activité au service du pays,

Auguste DURAND

Industriel*

Maire de GugàncL

Conseiller général du canton de Montaigu.

Député sortant.

Républicain démocrate.

Candidat d'union nationale*

lri circonscription des SABLES-D OLOKNE.

M» AUBERT, radical indépendant.

Messieurs et chers Concitoyens,

Désigné par le congrès républicain pour succéder à notre regretté député, le docteur Pacaud, je viens, en toute confiance, solliciter vos suffrages, en faisant appel à l'union et# tous les républicains.

Si mes concurrents se réclament aussi du titre de républicains, leurs patronages vous indiquent qu’une fois de plus, vous avez à choisir entre les blancs et le bleu.

Mon programme politique est celui de mon oncle Raliot, de Chaillev et de Pacaud ; Liberté en tout et pour tous : Liberté d’opinion, liberté de pensée, libre exercice de la religion, liberté syndicale dans l'ordre et la légalité,

L’Etat doit être laïque, l’école neutre.

L’école doit mettre à la portée de chacun le moyen de s’élever, et c’est une des gloires

de la République que le fils du tonnelier Joffre ait pu devenir maréchal de France et celui du cheminot Doumer président de la République,

La propriété individuelle doit être respectée et les plus humbles doivent avoir la posaibili te d y accéder, 1

Les lois sociales de la République, si généreuses dans leurs principes, doivent être developpees et améliorées*

Les réparations accordées aux victimes de la guerre doivent être intangibles,

7 PoIlt|<Iue Br,and contre la guerre doit être poursuivie. II faut encourager de tous nos e orts il faut fortifier la Société des Nations, magnifique organisme susceptible de maintenir la paix entre les peuples* *

Le rétablissement financier, entrepris par Poincaré, a été compromis par le gaspillage de nos finances. II appartiendra à la prochaine législature de ramener l’équilibre du budget

grâce a la compression des dépenses. Si nous voulons que le coût de 3a vie diminue les

impôts devront elre allégés* ’

A vous de juger si, pour collaborer à cette lourde tâche, un homme d'expérience oui comme moi, a affronté -pendant trente années les difficultés de la vie. n’apparaît pas plus qualifie que ses trop jeunes concurrents. 1 “

Propriétaire-agriculteur dans la circonscription, je sais quel dur labeur est celui des

To~ "S T1 ritaï S°UVenl tien médi0CreS’ dans les meilleures années.

Ions mes efforts auront pour but d’améliorer la situation de l’agriculture, de manière à la rendre plus rémunératrice et à conserver les jeunes gens à la terre.

^ commerce et l’industrie sont surchargés d’impôts. Il est inadmissible que le contribuahle ü a vaille un jour aur trois pour l’Etat*

d’V j0a°rrna'n ^ dimcultés de ia rude vie de *>*» marins des Sables-d’OIonne et de l’He

des ro v T menaCe,lt ^ 8>a&graVer ?ar Suite de la évente d- poissons frais et

Chamh 77 81 0ng,“ement étudlé ce Problème et suis certain de pouvoir défendre à la

Chambre les besoins si légitimés de la population maritime

et à ^ PaS n<>n PlUS 16 dUr lab6Ur d6S °UVrierS’ dockerS, journaliers de nos ports

précieux "T"! UÜle3,traVallleUrS aPPOTtent à îa prospérité de nos cités le

acquise^ 8 * “r Cfab°“ÜOn si]e“ci™se, ™ sollicitude demeurera toujours

de cfx’lleUrS m0"P!Sf eSt là P°Ur aUester ^ue le sort des P*»*. des déshérités de la vie,

- qui peinent et de ceux qui souffrent, ne m’a jamais été indifférent

Nos stations balnéaires des Sables, de Longeville, de La Tranche et de i'île d’Yeu

do, ent etre équipées pour recevoir de nombreux baigneurs, source importante de revenus

, S°rtCS P°Ur "os aërlculte«rs, nos commerçants, nos marins et nos ouvriers

député 7r mC ^ rh°nneaP> MeSsieUr3 et chers Concitoyens, de me choisir comme

sances^écoimmi1^3^6 ï *jonsacrer 111011 temps, tonte mon énergie, toutes mes connais-

tion e„ vue Ta rS7 T, “7 ^ mandat’ n’aJ'ant dans mes qu’une préoccupa-

1011 eu vue * la grandeur de 3a France républicaine.

Vive la République f

Louis AUBERT

Officier de la Légion d’honneur.

Conseil fer do commerce extérieur de la France. Candidat du Congrès des Comités républicain! de ia lrft circonscription des Sabies-d*Olonne.

2“ circonscription des 5ABLES-D OLONNE.

M. GALLET, démocrate-populaire.

Elu au premier tour de scrutin. — 8.560 voix.

Messieurs ôt chors Compatriotes,

Mon programme, j’en suis sûr, répond à vos plus légitimes aspirations, puisque vous l’avez approuvé déjà en 1928. Pour mieux dire, il est le vôtre :

Comme la très grande majorité parmi vous, et comme la puissante organisation des « démocrates populaires » à laquelle j’appartiens, je me situe au centre du parti

^ ^ U Vous entendez - nous entendons ensemble - que demeure indiscuté le régime voulu par le pays, et que se produise, pour l’exercice du pouvoir, dans 1 ordre et dans le partage des responsabilités; l1 union désirable des républicains.

Vous voulez, nous voulons servir — pour notre part — la cause de la paix :

Organiser et consolider la paix, comme la veulent et la fondent les représentants de la France à la « Société des Nations » : dans la sécurité de nos foyers et dans le respec e la parole librement donnée, par le recours obligatoire à 1 arbitrage, et par la ciea ion

force défensive internationale ; . T ir. j.

— Réaliser le nécessaire désarmement des esprits, qui prépare eL qui hâte in î.p sable désarmement, progressif et simultané, des peuples, afin d’ecarter le p us suremen tout danger de guerre.

Pour que la concorde règne dans nos villages, dans nos cités, dans le pays tout entier, vous voulez, et je veux avec vous tous :

Le respect de nos croyances et de nos libertés religieuses, et le règlement aimab ,

dans un large esprit de conciliation, des difficultés qui subsistent encore entre 1 bgke

1 L'apaisement autour de l’école, le libre choix du père de famille étant assure poui

l’éducation de ses enfants.

Pour résoudre en France la divisante question scolaire, ne pourrait-on pas, enfin, aprei cinquante ans de lutte, se rapprocher et arriver à s’entendre... ^

Récemment, les deux Chambres françaises proclamaient a 1 unanimité q (loi

•de la liberté d'enseignement était « l’un dos principes fondamentaux de la Repu J q

du 31 mars 1 03 1 , arl. 01). ( , i t ni

Aussi bien, c’est par une collaboration loyale entre l’enseignement public et ^

gnement privé que se pourra réaliser, avec le maximum de resu La s leureux, , ^

des enfants bien doués, nés de familles peu fortunées et laborieuses, aux dive Y instruction.

Nous souhaitons aussi, d’un commun acccord :

Que se développe, dans la parfaite entente de tous les éléments de la profession, l'organisation syndicale, ouvrière, agricole, maritime, artisanale.

Ensemble, nous voudrions tout ceci encore ;

— Parer à la crise économique, aux misères du chômage* par une meilleure organisation de la production et des échanges, par l'exécution et l’extension des travaux inscrits dans le plan d'outillage national, par des accords bien compris avec les pays étrangers ;

— Mettre obstacle à F accroissement exagéré de l’impôt; mieux repartir certaines taxes, spécialement sur le « chiffre d'affaires » :

— Obtenir, au profit des forces vives du pays — agriculture, commerce, industrie — un allégement de leurs charges écrasantes, par des économies, notamment par la réduction, possible dans un proche avenir, de nos lourds budgets de guerre,

Au cours de la dernière législature, des lois ont été votées, nombreuses* Retenons, à titre d'exemples :

La loi Loucheur sur la construction des habitations à bon marché (H* B. M,), pour les mutilés et pour les travailleurs, de la campagne comme de la ville, chargés d’enfants ;

La loi qui a institué P allocation du combattant — transformée depuis peu en « retraite du combattant » — et qui a été adoptée, au cours de la séance de la Chambre du 11 mars 1930, à F unanimité des votants, par 582, ainsi que les divers texles qui ont rajusté toutes les pensions de guerre;

L’amélioration des nombreuses lois d'assistance et de prévoyance sociale, et l’élévation du taux des allocations, compte tenu du coût de la vie;

La progression justifiée des sommes allouées au crédit agricole et au crédit maritime.

Le redressement — auquel j’ai directement contribué, comme membre de la Commission de la marine marchande — des pensions de retraite des inscrits ;

Les fonctionnaires et les retraités de l’Etat ont vu accueillir certaines de leurs revendications, dans la limite des possibilités budgétaires : c’est ainsi qu’a été votée la a péréquation des pensions », en fin de législature.

Je ne saurais donner ici une énumération complète. Au résumé, le Parlement s"est efforcé, chaque jour, de mieux faire.

Et pourtant, il reste tant à faire encore.

Les agriculteurs, sans oublier les sauniers de notre littoral et de File de Noirmoutier, réclament une protection plus efficace de la part des pouvoirs publics.

Les commerçants et les industriels veulent être aidés, par des textes législatifs, pour lutter contre les conséquences de la crise mondiale.

Les épargnants demandent qu on les gare des abus criants de la spéculation.

Les assurés contre la maladie, l'invalidité, la vieillesse, souhaitent que la loi qui les couvre soit mieux rédigée, mieux appliquée surtout.

Les veuves d’inscrits maritimes attendent que soit transformée en pension proportionnelle aux services du défunt le minime « secours légal » qui leur est aujourd’hui accordé.

11 convient que soient encouragées davantage les familles nombreuses dont je connais personnellement les charges; que plus de bien-être advienne, en toute justice, à ceux qui exercent les plus durs métiers.

C'est la tâche de demain.

Au « pays » de chez nous :

Ensemble nous ferons effort — d’accord avec les syndicats qui eu ont la charge

pour nous prémunir contre les inondations, fléau de notre marais ;

Nous poursuivons l’exécution des travaux, en cours d'instruction et en voie de réalisation prochaine, dans nos ports de pêche ou pour la défense de nos côtes, menacées par îa mer.

Nous nous attacherons à l'amélioration de nos routes, de nos chemins, sans oublier le passage du Gois et les « charrauds )> du marais ; au meilleur aménagement, à moindres frais, de nos moyens de transport; à l'extension du programme d'électrification des « écarts y> , . *

Conscient d'avoir travaillé, dans lu mesure de mes forces, pendant quatre ans, au service de vous tous, je continuerai, si vous me maintenez votre attachement, à faire oeuvre de justice, de paix et de bonté, sur ce sol de Vendée, qui est bien nôtre.

Vous avez eu confiance en moi* mes chers Compatriotes, mes amis. J'ai confiance en vous,

À dimanche 1

Chaules GALLET

Député sortant»

Candidat républicain d’action populaire.

No 2145

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