‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 246 sur 260 · VIENNE · texte numérisé non relu

VIENNE

Circonscription de GHATELLEBAULT.

M, 1 RANG HA ND, radical indépendant* Blu au premier tour de scrutin. — 9.473 voix.

Mon Programma..

Iroîs problèmes dominent la politique générale du pays : la Paix, la Crise économique, la Crise financière*

Chacun d'eux légitime nos préoccupations et requiert des solutions pratiques. Examinons-les.

j La paix.

Avant 1914, les peuples faisaient dépendre leur sécurité d alliances offensives et défensives et de l1 accroissement continu des armements.

Ce système ruineux pour les finances publiques n'a pas évité la guerre.

11 faut tenter autre chose pour asseoir la paix. DPoù l’idée d'organiser la sécurité des peuples par le recours obligatoire à l'arbitrage et par Je renforcement de l'autorité de la Société des Nations, grâce à la création d’une sorte de police interna tionalc.

Ainsi nous pourrons préparer et assurer la réduction des armements ; autrement, en raison de la situation internationale actuelle : une France désarmée serait une tentation, selon la forte parole de M. Painlevé.

C'est cette doctrine de paix et de désarmement dans la sécurité a laquelle j'ai toujours été üdèîe, que je m’efforcerai de faire prévaloir dans les faits.

Lu crise économique.

Par une contagion inévitable, la crise économique qui affecte le monde a atteint la France.

Cette crise provient d’une grande surproduction* Elle se résoudra d'elle-même par le réajustement automatique des besoins de la consommation à ceux de la production.

Pour limiter les effets de la crise, la Fiance a pratiqué une politique de contingentement agricole et industriel qui commence a donner des résultats.

Mais il ne suffit pas de restreindre les importations étrangères^ il faut aussi sauvegarder |es exP01 tâtions françaises. On y parviendra en obtenant des nations voisines au profit de a production nationale un régime de réciprocité dans les échanges.

Quant au chômage, la solution du problème ne réside pas uniquement dans le payement d'allocations ruineuses pour les budgets.

La sagesse commande d’entreprendre des travaux publics suivant un plan national, afin de donner du travail aux chômeurs tout en réalisant un outillage qui contribuera à la prospérité du pays*

La crise financière.

La dépression économique universelle a bouleversé partout les recettes et les dépenses en même temps que les marchés et les crédits* Partout, ïc déficit s est installé dans les budgets, accompagné de la gêne des trésoreries.

Pas une nation ne peut se flatter de présenter un budget équilibré : le déficit mondial budgétaire pour 1931-1932 est de 100 milliards de francs.

Il est pour ]a France de 3 milliards*

Ce déficit provient du dégrèvement de 6 milliards de francs votés en 1929 et en 1930, de la diminution des recettes, conséquence de la crise économique, de la carence de T Allemagne et de V accroissement parfois excessif des dépenses publiques*

La nouvelle Chambre aura pour premier devoir de procéder tout de suite, sans attendre le prochain budget, h 1 assainissement de nos finances, à moins de courir le risque d’une nouvelle dévalorisation monétaire qui serait catastrophique pour notre pays.

Pour atteindre ce but, il sera impossible de recourir à de nouveaux impôts, dans un moment ou par suite de la crise économique la matière imposable se dérobe*

Parmi les moyens divers auxquels on peut s’arrêter et auxquels il faudra sans doute faire appel, il y en a un qui s’imposera nécessairement : c'est la réduction massive et brutale des dépenses publiques à laquelle il faudra procéder par un projet de loi spécial, et par la révision de certaines lois organiques^ sans attendre le vote du budget, qui interviendrait trop tard*

À côté de ces directives d'ordre général, il est des problèmes plus limités sur lesquels il convient de dire un mot*

Politique sociale :

La loi sur les assurances sociales est entrée eu application. Elle a révélé de grosses imperfections que j'ai d’ailleurs signalées publiquement avant le vote de la loi et qui la rendent impopulaire aux ouvriers comme aux patrons.

L’erreur a été de compliquer à l'extrême cette loi et d’en faire reposer l'application sur un recours abusif au fonctionnarisme, alors que les sociétés de secours mutuels étaient prêtes à la recueillir et à mettre au service de l'État leurs organisations puissantes et

anciennes. ^

Cette loi sera mise sur le chantier pour être profondément modifiée. Grâce à 1 expérience acquise, le Parlement devra l'assouplir, la simplifier, la faire évoluer vers un régime facultatif et permettre aux sociétés de secours mutuels de se substituer partout où s y prêtera la bonne volonté des assurés*

Le Parlement devra en outre faire disparaître 1 inégalité choquante qui existe entre les différents bénéficiaires des indemnités de charges de famille, ainsi que je l’ai d'ailleurs proposé,

La loi sur les habitations a bon marché a permis de lutter utilement contre le taudis malsain et l’insuffisance des logements* Elle apparaît comme un régulateur du marche des loyers et comme un élément de paix sociale et de stabilisation.

Grâce à elle, l’ouvrier ou remployé sérieux et économe, 1 ancien combattant, 1 agriculteur, le père de famille, peuvent acquérir à bon compte une maison ou un logement sains.

Il importe de continuer l'oeuvre entreprise et de la développer en simplifiant les rouages administratifs.

— 1427 — No 2145

Quant aux mutilés du travail frappés sur le champ de bataille de la production, ils ont droit que la Société leur assure l’entière réparation du préjudice subi et des facilités pour se reclasser et se refaire une situation honorable.

Politique agricole :

Il convient au premier chef de lutter d’abord contre la crise économique dont continue à souffrir 1 agriculture, par une politique douanière que nous avons déjà définie.

La révision des baux ruraux a été votée par la Chambre. La parole est maintenant au Sénat.

Lui des devoirs de la prochaine Chambre sera de pratiquer une politique d'engrais à bon marché en exerçant une action efficace sur les producteurs d'engrais et en cessant, pour des raisons de défense nationale, d’accorder une protection abusive aux producteurs français.

Le développement du Crédit agricole devra être poursuivi et les formalités pour obtenir les prêts devront être simplifiées. En pleine crise économique, les besoins de crédit de l’agriculteur sont plus importants que jamais.

L amelioration du bien-être dans nos campagnes dépend du bon entretien des chemins ruraux, de la distribution d’eau potable en abondance, de l'électrification des ferme* De grands efforts s’inscrivent chaque année dans le budget de l’agriculture sous forme de crédits importants. C’est un effort qu'il faut continuer.

Politique à l’égard du commerce :

En période de crise, la fiscalité si lourde en tous temps, l’est particulièrement pour le commerce, surtout le petit commerce.

Je me suis associé et m associerai à toutes les mesures propres à l'alléger et la mieux répartir.

La substitution de la taxe unique à la taxe sur le chiffre d’affaires que j’ai préconisée des le 1er avril 1926 et dont j’ai fait admettre le principe dans l’article 60 de la loi du 4 avril 1926, doit être entièrement réalisée. L’Administration commence à y être favorable; il appartiendra aux commerçants d’une même catégorie de produits d’en faciliter la solution par des accords préalables au sein des Commissions qui sont prévues afin de déterminer à quel stade sera perçue la ta xe unique*

La réforme des impôts départementaux et communaux a donné lieu à un projet qui, rapporté par la Commission des finances, peut êLre voté au début de la prochaine législature! Elle entraînera la réforme de la patente que personne ne peut plus défendre.

Dès que la situation financière sera rétablie, il faudra réaliser l’égalité fiscale en créant pour tous les mêmes abattements à la base sur les impôts cédulaires et en évitant de créer un régime de faveur excessive à certains organismes de production et de transformation, car le commerçant est, sans conteste, de tous les contribuables, le plus accablé par l’impôt!

Il faut également exercer un contrôle sévère sur les marchands nomades de nationalité étrangère qui viennent taire aux commerces locaux une concurrence d’autant plus redoutable qu’ils ne sont pas assujettis aux mêmes obligations fiscales.

Des avantages substantiels ont été accordés aux artisans. La Chambre a voulu marquer ainsi qu’elle ne méconnaît pas le rôle social important qu’ils jouent dans l’activité du pays. Membre du groupe de l’artisanat, je connais leurs revendications. La plupart sont d’ordre h scaï et subordonnées an redressement financier*

L'enseignement public :

Cette législature, en poursuivant progressivement la gratuité de l’externat dans ! enseignement secondaire, n’a fait qu’amorcer le problème de l’école unique qu’on confond a tort avec le monopole et dont le but est de permettre à l’élève le plus pauvre de pouvoir

à condition d’être laborieux et intelligent, entreprendre et continuer les plus hautes études, quel que soit l’enseignement par lequel il a débuté.

La prochaine législature devra, dans le plus grand esprit de libéralisme et par la sélection du travail et de l'intelligence, compléter cette œuvre en pensant aux enfants da nos campagnes auxquels les dispositions votées jusqu’ici n’accordent aucun avantage.

Victimes de la guerre, anciens combattants :

Depuis douze ans, en collaboration amicale et confiante avec leurs associations, appartenant moi-même à leur grande famille, ce qui me vaut l’honneur de les représenter à l’Office national du combattant, j’ accueillerai avec bienveillance leurs cahiers de revendications. Mais la situation financière du pays nous inclinera à beaucoup de prudence. L’essentiel sera moins de conquérir de nouveaux suffrages que de consolider et de conserver ceux qui sont acquis.

Fonctionnaires et retraités :

Cette dernière observation vaut également pour les fonctionnaires.

Les retraités viennent d'obtenir la péréquation intégrale de leurs retraites*

Il y aura lieu d’étendre cette mesure à ceux qui sont placés sous le régime de la loi du 21 mars 1928*

Mes chers Concitoyens,

Tel est mon programme^

Je vous Fai exposé simplement, franchement* en ayant le souci de vous dire les choses telles que je les vois et de vous présenter des solutions raisonnables, pratiques et conformes

à F esprit de justice, .

Jamais, depuis la guerre/la situation politique nu exigé une plus vigilante attention*

Ce programme, empreint d?un esprit réaliste, inspiré par un sentiment de justice sociale et fiscale, tend au maintien de la paix intérieure et extérieure et au rétablissement de la prospérité et de la sécurité de notre pays*

Je le crois applicable, s’il se constitue à la Chambre une majorité homogène et stable, composée de représentants actifs et assidus et fermement résolus comme moi à soutenir un Gouvernement d’union patriotique et républicaine.

A vous de dire si, en présence de cette situation et pour la continuation de l'action démocratique que je vous ai définie, vous préférez les démagogues, les partisans de la violence, ceux qui vous recommandent F inertie en attendant les joies du paradis révolutionnaire ou simplement tin homme qui s est applique de tontes ses forces et de tout son coeur à agir, en conformant sans cesse son action aux intérêts de la France et de la République,

Vive F arrondis sement de Ghâtellerault I Vive la France 1 Vive la République 1

Aime TRANCHAND Député sortant.

Circonscription de CIVRAY.

M. COLOMB , radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 9.015 voix.

Mes chers Concitoyen s.

Je suis resté fidèle aux engagements que j'avais pris, en 1928, à l'égard des électeurs. Républicain radical et laïque, partisan de toutes les libertés civiques chèrement acquises par nos ancêtres : liberté de conscience, liberté de parole, liberté de la presse, liberté du travail, je me représente à vous avec la même doctrine et la même foi démocratique. Partisan d'une instruction généralisée, permettant aux cerveaux d’élite, à quelque classe sociale quils appartiennent, d'accéder aux plus hautes lumières de l'esprit, j’ai conscience que nous contribuerons, par Jà7 à développer le capital intellectuel de la nation.

Pour la paix* — Pour une politique d’économies ;

Fermement attaché à la Société des Nations et a l'Union européenne dans lesquelles survit la mémoire respectée d' Aristide Briand, dont nous entendons appliquer la méthode et continuer l'œuvre — malgré les excitations chauvines d’une presse à la solde de la métallurgie de guerre — nous ferons tous les sacrifices compatibles avec notre dignité pour la conservation et la consolidation de la paix. Convaincus que les puissances européennes ne pourront plus continuer à supporter le poids écrasant des budgets de guerre, nous tendrons de tous nos efforts vers le désarmement général des peupLes. En attendant, nous nous efforcerons de réaliser des économies appréciables sur les dépenses militaires, par une organisation de la défense nationale correspondant aux leçons de la guerre et par une simplification rationnelle des services administratifs de l'armee qui sont une véritable gabegie. Je continuerai, d’ailleurs, comme je l’ai déjà fait — voir mon compte rendu de mandat — à réclamer une politique d’économies par la suppression de certaines fonctions parasitaires, dans les services publics, et par des perfectionnements indispensables dans les méthodes de travail des grandes administrations.

Economie contrôlée, soit!

Mais la liberté économique reste la règle.

Je suis — on le sait — l'ennemi de la tyrannie économique, administrative ou fiscale (voir mes interventions) ainsi que de la papcrassic débordante sous laquelle s'enlisent les plus utiles initiatives d’an peuple, avisé et travailleur, que rebutenL et déconcertent les formalités qu’on exige de lui. Je déplore les tracasseries* les vexations auxquelles il est trop souvent soumis, les peines et les amendes qui fleurissent dans toutes les nouvelles lois. Considérant l'Etat économique comme l'équilibre des forces organisées (associations, syndicats* sociétés, etc.) je concède à l’Etat un droit de contrôle sur les activités pléthoriques qui tendraient à accaparer à leur profit la puissance publique, mais je ne saurais admettre qu’on moleste ou qu’on limite la liberté de travail des producteurs et leur légitime effurt pour 1 accession à la propriété, qui reste un des buts principaux de l’activité humaine. Nous ne saunons oublier que c'csL de 1789 à nos jours que le monde moderne a été constitué, par Je prodigieux développement de la science et de l’industrie libres, et c'est pourquoi nous restons fidèles aux principes libéraux qui régissent féconomie actuelle.

Pour les agriculteurs :

Je continuerai à agir dans le sens de mes dernières interventions parlementaires ■ je réclamerai la péréquation des coefficients de protection appliqués aux produits agricoles et industriels; car il est scandaleux que les cultivateurs vendent leur bétail, leurs porcs, leurs céréales, à des prix inférieurs, alors que les engrais, les machines agricoles, les matériaux se vendent à des prix toujours aussi élevés. L'industrie a bénéficié en temps utile de droits protecteurs, de tarifs et de contingentements qu'on a souvent hésité h accorder à Agriculture et qui ont été décidés toujours trop tard! Le cartel des machines agricoles et le trust des engrais ont leurs représentants attitrés au Parlement. Aux cultivateurs d'avoir les leurs î

Le futur Gouvernement devra résister à l'invasion des animaux et produits étrangers qui a ruiné l'agriculture.

Nous estimons que si l’on veut retenir la jeunesse à la terre, il faut soutenir énergiquement les intérêts agricoles et donner h nos campagnes le bien-être qui leur manque par une politique décidée d’adduction d'eau, d'électrification des campagnes et de réfection des chemins ruraux, sans laquelle le jeune cultivateur désespère de vivre jamais la vie d’un homme moderne. De larges crédits agricoles et des dégrèvements successoraux, pour les fila de propriétaires ruraux, devront aussi retenir au soi la souche familiale, si l'on ro veut pas que la terre de France soit exploitée d'ici quelques années par la main-d’œuvre étrangère ; cette dernière pourrait devenir une cause de désordre et, en remplaçant l'admirable paysan* nerie française,' détruire ! harmonie sociale de notre pays.

Pour les commerçants et artisans :

Je continuerai à défendre les commerçants contre les rigueurs et les excès du fisc Je poursuivrai la suppression de l'impôt sur le chiffre d’affaires que la majorité de ï 928 n'a pas voulu remplacer par une taxe à la production, malgré ses promesses électorales. Je m’attacherai à ce que les impôts frappant le travail, la richesse en formation, soient progressivement diminués et remplacés, dans une mesure convenable, par des contributions frappant la grande richesse acquise qui échappe trop souvent h. sa juste part d'impôts par des dissimulations et des placements à l'étranger, qui laissent retomber tout le poids des charges fiscales sur nos petits et moyens producteurs.

Pour les anciens combattants et mobilisés :

Mon adversaire, qui n'a pas fait la guerre, me conteste le droit de parler au nom des anciens combattants, II n'a donc pas lu Tordre du jour du général Sarrail que j’ai publié aux dernières élections et où le grand chef républicain rappelait les « périls » que j'ai courus dans des « missions spéciales » particulièrement dangereuses que j'ai remplies en Macédoine à la satisfaction de mes chefs. Collé au poteau d'exécution dans un port de Thessalie par les Epistrates, pour avoir été surpris dans une de mes missions, et sauvé, par miracle, par un corps de débarquement français, je crois avoir quelque droit de parler au nom des anciens combattants. Proposé pour la médaille militaire et la Légion d’honneur par le général Sarrail, quelques jours avant son départ (te Salonique, je me félicite d'avoir partagé la disgrâce politique du grand chef républicain qui m'honorait de son afïection.

Je déplore que la carte du combattant soit souvent attribuée d'une manière injuste et arbitraire. Bien mieux, on a commis ïa faute de retirer cette carte à des combattants qui l'avaient reçue, ce qui a causé des désillusions et des colères légitimes. Des bataillons de travailleurs, des territoriaux et d'autres formations qui ont été particulièrement exposées pendant la guerre, n’ont pas reçu la carte à laquelle ils ont droit. Nous avons formé à h Chambre un groupe pour les « exclus de la carte du combattant « et nous ne cesserons de h réclamer pour tous ceux qui la méritent. Nous estimons aussi, qu'au fur et mesure que des crédits deviendront disponibles par la disparition d’anciens combattants, üs devront etn

accordés à d'autres catégories de mobilisés, dans une proportion à déterminer, pour relier dan™ solidarité commune, au seuil de la vieillesse et de la mort, tous les anciens soldats

Aux urnes! Pas d’abstentions J

Je n’ai pas cessé de travailler pour vous et pour vos familles pendant quatre ans Vous avez pu compter sur moi en toute occasion. J'ai répondu à l’appel de tous ceux qui se sont adressés à moi. J ai fait autant de bien que j’ai pu. Je n’ai fait de tort à personne Je crois avoir etc en vos mains un instrument utile. C'est vous qui m'avez fait : vous seuls pouvez me défaire. J attends votre jugement avec confiance. pouvez

Vive rarromdissement de Civrav!

Vive la République démocratique!

Pierre COLOMB

Dépti té ra d Ica ï so rtan t .

Candidat d’union des républicains* Candidat de défense agricole et commerciale*

Circonscription de LOUDUN*

M. RIMBERT, radical indépendant.

Elu au deuxième lourde scrutin. — 10.415 voix

Mon Programme,

Politique agricole r

é'"clri6“‘!°“ *• tom, amélioration * la

dt ‘ ; ei“°n1raS'menl

matériel agricole Tarification ^ @ tra“sPort des eil£rais’ semences sélectionnées,

siou du erfdit bricole T P-r 1 agncuUeur despotasses d’Alsace; exten-

propriété DéfènS favorisant 1 accession des travailleurs à l’exploitation et à la petite

— * **. dans les cou’

Organisation régionale d’une politique de défense vinicole

produits, h VltlCulleür ait la llberté du sucrage de ses vins et de la distillation de ses

Politique fiscale et financière :

De l’équilibre du budget dépend l’assainissement fiscal. Le budget doit donc être sincère clair réellement équilibré. Cela exige : la refonte de 1 impôt dans un sens democ*. t nue la réorganisation des impositions communales et départementales, impensables à r essor économique de la Nation, des dégrèvements s’imposent : sur les taxes successorales,

L les taxes de consommation, de même que s’impose la suppression des dro.ts de mutafion en ligne directe sur la petite propriété. La suppression de la axe sur le devra aboutir et être remplacée par une taxe à la production et à 1 «uportaiion. L épargné doit être protégée, notamment contre les démarcheurs a domicile, la profession, de banquier sévèrement réglementée : la responsabilité dos banques établie en matière démission.

Politique économique :

L’Etat doit protéger avec une égale sollicitude tous les commerçants : il faut, dans le régime fiscal qui régit le commerce, supprimer les incohérences, les injustices, les vexations, en tenant compte des desideratas exprimés par les groupements commerciaux Su s U faut modifier la patente, élargir l'abattement a la base, «apprjmer la taxe e ?uxl sur les produits pharmaceutiques (la maladie ne doit pas payer d impôt) ; favoriser le tourisme par une circulation aisée et une politique routière appropriée.

JVÏte que toute ma sollicitude est acquise à la prospérité et au développement de,

foires et marchés de la région.

' Politique sociale :

Il faut dans le cadre social, assurer une place d’honneur à la famille française : il faut

assur r ie vote immédiat (de lois imposant le respect de la maternité et -spiranl de assurer le l dcs familles nombreuses , aider le

r»" dan. ittihe dÏL Js. Posa». «U*, que P-™» pendant qu'il est valide et k une aide etf.eaec lorsqu'il esl malade ou mutile. partout.

liissœssass

1 as ^as “ oupement. p.monan* et ouvrier, mutualiser les $

devoir social commande enfin d'entreprendre «ne lutte énergique contre la <*«*£» cancer et l’organisation de centres chirurgicaux populaires. Mon concours ,, acq“^ toute^ mesures, corporatives, juridiques et commerciales susceptibles d œuvrer

relèvement de T artisanat français.

Politique scolaire :

Fermement laïque, je suis pour la liberté de conscience, la pratique de la le iTÏ déboutés les riions. Le respect de toutes

loppement de l’école neutre. Le progrès industrie la complex. ? ,le de lW

claies, la motorisation des moyens de culture appelle 1 jTconrs complémeng ne ment technique et agricole, fa diffusion et 1 équipement ^equat des corn ^ J ^ taires la généralisation des œuvres d’instruction et d educalioi p ■ • suscepüble

,,-ardede la paix future nécessite le développement d’un enseignement pae.fi.te P

de créer cb« l’enfant la notion do la solidarité humaine et

justice impose, à l’égard de tous, riches ou pauvres, légalité des intelh0e l'instruction à tous les degrés.

Politique extérieure :

C'est par une politique de |bonlé, de réconciliation des peuple", *> k

nationale que l'on aboutira 1 la lédéralion européenne a. heureusement .more

grand patriote et pacifiste Aristide Briand, Le devoir et la raison imposent donc le désarmement moral, la réduction progressive, contrôlée et simultanée des armements, la création d’une force internationale sons le contrôle de la Société des Nations* Pour ma part, je me rallie, à ce sujet, au texte voté par la Confédération nationale des anciens combattants à la douloureuse expérience desquels je fais confiance pour imposer aux Gouvernements responsables une paix durable. Les réparations des dommages de guerre doivent être poursuivies dans le respect des contrats et nous ne pouvons admettre une réduction de nos créances sans une diminution équivalente de nos dettes*

Mes chers Concitoyens et amis.

Je vous demande de me juger sur mon programme ; il est sincère et sans équivoque* J’ajoute que, si j’ai l’honnear d’être votre élu, je m'engage à voter : pour [des permissions agricoles plus nombreuses ; pour le maintien des droits sacrés reconnus aux anciens combattants et victimes de la guerre; pour que des satisfactions rapides ^soient accordées aux anciens combattants et mobilisés des classes anciennes ; pour la réduction du nombre des Députés et des Ministres ; pour une réorganisation du travail parlementaire et la réduction des vacances parlementaires; pour la suppression des emplois inutiles, la réduction de la paperasserie administrative et l’amputation [des gros traitements ; pourrie [maintient des droits du sufirage universel pour lequel je ne consens aucune mutilation avouée ou sournoise*

Conscient de la gravité du temps présent, uniquement préoccupé des intérêts supérieurs de la France et de la République que je ne désolidarise pas ; réglant en outre mon attitude sur les aspirations si profondément démocratiques des laborieuses populations rurales de cette région où je suis né* Je m’engage, mes chers concitoyens, à mettre tout mon dévouement, toute mon activité, toute ma loyauté, au service d’une politique de bouté, de justice, de perfectionnement social, pour une République forte, aimée et respectée dans une France prospère, libre et pacifique au sein d’une^Europe unie.

Vive la République !

Vive la paix î

Vive la circonscription de Loudun î

Camille RIMRERT

Médecin -vétérinaire* — Maire de Mirebeau.

Conseiller général* — Président de la, commît ioupié parlementait?* Chevalier de la Légion dlionneur*

Candidat radical et tf union des républicains.

Circonscription de MONTMORILLON.

M. ANDRÉ, radical-socialiste*

Élu au premier tour de scrutin. — 9.203 voix.

Politique générale el sociale.

Le régime républicain, maintenant solidement assis, n’a pas été conteste. C est la forme de gouvernement qui, dans le monde entier, a victorieusement résisté à a guerre, et e’est autour de ce régime que doivent se grouper tous ceux qui sont épris de justice, de

liberté et de progrès» ... ,■ .

La doctrine républicaine est pénétrée de justice sociale, La démocratie se réalisera par

une évolution réformatrice dans la collaboration de tous, non par la lutte des classes et des lois laïques s’accordent parfaitement avec la liberté des consciences; elles seront

respectées sans exception et défendues énergiquement. , ■ , , , ,.

L’in strüction doit être développée sans cesse par sa gratuite a tous les degres , elle nerme tira aux enfants de parents peu fortunés, de recevoir l’enseignement secondaire ou sunérieur lorsque, par leur intelligence et leur labeur, ils y seront reconnus aptes.

P Les lois d’aêüistance fout partie des plus belles œuvres de la République.^ Elles rassurent ceux qui ont l’angoisse du lendemain. Un concours généreux ne peut etre refuse^ux familles nombreuses, les familles de cultivateurs ou d’ouvriers devant profiLer des memes

bonifications que celles des employés de 1 Etat. , . , . •

Enfin, quoiqu’il arrive, les droits sacrés des anciens combattants ne doivent jamais cesser d’être respectés,

Politiqué agricole*

L’agriculture est la première richesse de France. Elle reste l'élément le plus vital de notre indépendance économique. « Quand l’agriculture va, tout va ».

C’est pour avoir méconnu co grand principe que d’autres pays sentent peser sur ei.

iipA encore plus intense crue la notre*

Le développement de l’industrie a croc dans les villes un centre d attraction rop coii sidérable. En surpeuplant celles-ci, alors que nos villages se dépeuplent, il a occasionne chôma sre auquel sont attribuées des sommes importantes.

Si les régions agricoles ignorent le chômage, l’introduction d’étrange« en trsp grand nombre ne doit pas suspendre sur la tête de nos paysans ce danger jusque-là mcorm - Ce n’est pas en faisant concurrencer la main-d’œuvre agricole française par d’œuvre étrangère que nous résoudrons la crise, que nous favoriserons le retour * ' de nos compatriotes qui, l’ont quittée, ou bien simplement que nous pourrons )

ceux quittent. < A niraux,

Si, par de justes interventions, le Gouvernement ne relève pas la situaLo

le pays tout entier en souffrira. sa vie

La première condition est de permettre au cultivateur de gagner convena , ^es

par le maintien normal de ses prix de vente et la diminution de scs frais ^nér derniers sont restés sensiblement les mêmes, alors que les prix de vente ont

une proportion notable. . . , , campagnes*

Le désiquilibre qui s’est produit a causé la gene, sinon la misera dan

Tant que le cultivateur pense que d’autres professions sont mieux rétribuées que la sienne, il les envie et cherche à se diriger vers elles.

La prochaine Chambre devra poursuivre la diminution des frais généraux de l'agriculture en pesant le plus possible sur le prix des engrais et des machines ugrcioles.

Elle devra débarrasser le cultivateur de foutes les tracasseries et entraves apportées à l'éxereiee de sa profession, à l’utilisation et à la vente de ses produits. Le retour k la liberté pour les bouilleurs de cru, voté dernièrement par la Chambre et pour lequel nous avons tutîé pendant quatre ans, ne doit plus, sous aucun prétexte, être remis en question*

Le Ministère de l'Agriculture ne dispose que d?un budget infime {guère plus de 500 millions) comparé à d’autres budgets (14 milliards à la guerre). Les crédits qui lui seront affectés doivent être augmentes d’une manière importante.

On pourra ainsi t

Hâter l’achèvement de l'électrification des campagnes par rabaissement du taux de

la prime fixe. Il n’est pas juste que les agglomérations soient éclairées depuis longtemps et que les hameaux attendent toujours,

Refaire et entretenir non seulement les routes, niais surtouL les chemins ruraux,

reconnus ou non reconnus, que les cultivateurs utilisent journellement, et qui sont presque partout dans un état déplorable. L’effort financier consenti par l’Etat aux communes, pour la réparation de leurs chemins, doit être poursuivi.

Etendre les caisses de crédit agricole, simplifier et abréger les formalités, a fini de permettre aux travailleurs des champs, aux jeunes surtout, l’accès à la propriété paysanne*

— Diminuer les charges fiscales de l’agriculture.

Développer, avec la collaboration des pouvoirs publics, les syndicats, les coopératives, les mutuelles agricoles, j

Modifier la loi sur les assurances sociales dans un sens plus favorable à son adaptation.

— Simplifier les lois concernant les maladies contagieuses et modifier les lois gênant les cultivateurs, telles que celles qui concernent le doryphore, la tuberculine, etc., et enrayer les ravages de la tuberculose bovine, par la vaccination pratiquée avec le concours financier de l’Etat.

Garantir les cultivateurs contre les risques de leur profession : extension de la

caisse des calamités agricoles. Il importe que celui dont la récolté est détruite par les intempéries puisse bénéficier d’un secours au même titre que le chômeur des villes*

— Diminuer les taxes de mutation pour faciliter la vente des terres aux cultivateurs exploitants,

— Améliorer les logements ruraux par une application plus étendue de la loi Loucheur à l’agriculture. Trop de logements sont encore insalubres dans notre arrondissement.

Enfin, on doit rendre la vie plus agréable dans les campagnes en s efforçant de donner â la jeunesse des distractions saines. La chasse est au nombre de ces distractions et c est pourquoi je suis adversaire de l’augmentation du prix du permis de chasse et partisan d une mise au point de la loi sur la chasse dans 1 interet des petits chasseurs. En outre, des facilités doivent être accordées aux cultivateurs pour la destruction des animaux nuisibles ; lapins, pigeons ramiers, etc.

Politique financière.

Le législateur de demain se trouvera en présence de graves difficultés financières. Trois moyens s’offriront à lui pour les résoudre ; l’inflation, l'emprunt, les restrictions budgétaires.

: % Je suis un adversaire irréductible des deux premiers moyens. Une inflation nouvelle

amènerait la chute de notre monnaie; l'emprunt augmenterait encore nos charges annuelles,

Quanfà l’augmentation des impôts, personne ne peut y songer sérieusement Geux-d ont déjà J dépassé le maximum, et la faculté contributive du pays est a bout de souffle.

Res tel ^déflation, c'est-à-dire les économies, C’est dans cette voie qu’Ü faut s'engager faute de pouvoir faire autrement.

Toutes les compressions possibles doivent être réalisées, parce qu’aucun pays ne peut vivre sans un budget en équilibre.

D'autre part, la taxe sur le chiffre d'affaires, qui a déjà été réduite pour certains produits et qui occasionne tant de contestations entre le fisc et le contribuable, pourrait être remplacée par une taxe à la production, préalablement bien étudiée avec dégression à la base pour les petites cotes.

Politique extérieure .

J'ai dit il y a quatre ans, et le répète aujourd’hui avec force : le bien suprême, c’est la paix.

L'Europe tout entière en a le même besoin pour réparer les ruines de la guerre. Fidèle à la doctrine de la conciliation et de la bonne entente des peuples, j'esLime que la France doit poursuivre, au sein de la Société des Nations, l'effort entrepris par Aristide Briand pour étendre l'arbitrage obligatoire, perfectionner l'organisation de la sécurité et réaliser la réduction des armements en vue de rendre impossibles de nouveaux conflits entre les nations.

C'est une tâche qui me tient à cœur, je lui donnerai tout mon effort.

Mes chers Concitoyens,

Depuis quatre ans que vous m'avez élu pour la première fois, nous avons appris à cous connaître. J’ai toujours été à votre disposition la plus absolue, chaque fois que vous vous êtes adressé à moi, vous m'avez trouvé prêt à vous rendre service.

J'ai pris voire défense avec toute mon énergie et avec tout mon coeur. Je continuerai dans cette voie.

Si, une fois do plus, le 1er mai prochain, vous faites triompher ma candidature, voua aurez dans l'avenir, comme par le passé, un homme à vous, de chez Jvous et travaillant exclusivement pour vous.

Vi ve la paix !

Vive la circonscription de Montmonllon I Vive la République!

ÂDEIEN ANDRÉ

Agriculteur,

Ancien corab&tfomV Conseiller général.

Circonscription de POITIERS,

M, HULIN, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin, — 9,075 voix*

Mes chers Concitoyens,

doctrine.

Elle est celle de mon parti : le Parti républicain radical et radical-socialiste. J’y suis attaché depuis 1904,

Le Parti radical est national. S’il attend, avec ferveur, de la collaboration étroite et cordiale des peuples le maintien et l’organisation de la paix, s’il ne voit d autre moyen d’y parvenir que le désarmement moral et matériel des nations, en attendant la réalisation de ce radieux avenir; dans le présent, il ne s’est jamais opposé à aucune dépense vraiment nécessaire à la défense et à la sécurité de la patrie.

Le Parti radical est laïque. La neutralité est sa méthode dans le domaine philosophique.

Il entoure d’un respect infini les religions lorsqu’elles ne s’abaissent pas jusqu’aux luttes politiques.

Partant de ce principe, il soutient l’enseignement si tolérant delà troisième République.

Il voit dans la réalisation de F école unique la revanche légitime du labeur et de 1 intelligence sur le privilège désuet de la fortune.

Le Parti radical entend conserver et défendre la propriété individuelle* Sur ce point* un fossé profond le sépare du collectivisme ou du communisme. Cette propriété individuelle, son ambition est de la rendre accessible à tous, sauf aux fainéants et aux imprévoyants. Il s’élève contre les abus du grand capitalisme. Sans tomber dans l’étatisme intégral, il réclame le contrôle énergique de l’Etat, c’est-à-dire [de la nation tout entière, sur ce qui a été si justement dénommé les grandes congrégations économiques et financières.

Le Parti radical revendique le droit de soutenir qu’il a toujours été le défenseur ardent, infatigable de la classe ouvrière* Il représente le prolétariat, maïs il se refuse à le séparer de la petite bourgeoisie, des classes moyennes : petits et moyens propriétaires et rentiers, artisans, commerçants et industriels* N’y a-t-il pas entre eux tous ce magnifique lien : le travail ?

Le Parti radical est profondément rural et il considère comme une fierté d’avoir été appelé le parti des paysans*

Mon programme.

Découlant de cette doctrine, quel va être le programme que je vous soumets et qu’élu je soutiendrai de toute mon action. En voici les grandes lignes.

Au point de vue financier :

D’abord des économies. Sur quoi ? Sur les dépenses improductives ; sur celles qui, sous le prétexte commode de défense nationale, ne visent qu’à rapporter de formidables profits aux industries de guerre ; sur certains emplois inutiles ; sur des prodigalités inexplicables.

Ensuite, une répartition équitable de l'impôt. Ne frappe-t-il pas toujours, hélas! les mêmes contribuables, ceux dont les propriétés, les traitements, les salaires, les transactions

commerciales sont visibles, palpables. Cependant que des millionnaires, bourrés de valeurs mobilières, échappent à leur devoir fiscal. Cependant aussi que l'instrument de travail est atteint autant sinon davantage que l’article de luxe. L’impôt indirect, si cruel aux petits, ne continue-t-il pas à alimenter pour la plus large part le budget de l’Etat, cependant que f impôt sur le revenu semble s'arrêter comme impuissant en présence des éclaboussantes fortunes ?

Au point de vue économique. — Défense de l'agriculteur ;

Politique de réduction des prix de transport 3 de bonne viabilité des routes et des chemins, diminution du coût des engrais trustés entre les mains de firmes agioteuses. Stabilisation à un taux rémunérateur des cours du blé, des prix des bestiaux, du prix du vin. Mesures énergiques contre le stockage qui permet aux grands spéculateurs, exploiteurs à la fois du producteur et du petit intermédiaire, de vendre au plus haut prix, à son heure, les produits du sol achetés, le cultivateur ayant besoin immédiat d’argent, au plus bas, et entretenant ainsi la vie chère. Accession facilitée largement à la propriété par le moyen de larges prêts consentis non à la protection mais à la capacité et au mérite.

Défense de l'ouvrier :

Modification de la loi sur les assurances sociales, excellente en son principe, souvent malheureuse en son application. Mesures contre le chômage. Mesures contre les brusques renvois de fusine, de l’atelier ou du chantier. Participation à la gestion des grandes entreprises ; intéresser f ouvrier aux bénéfices, c'est assurer le meilleur rendement en qualité et en quantité.

Défense de Partisan, du commerçant et de l’industriel :

Remplacement de fimpôt sur le chiffre d'affaires par une taxe à la production. Suppression de l'inquisition fiscale. Création d'une banque d'Etat pour l'escompte du papier qui, avec le crédit devenu maître du marché, est Télé ment même des transactions commerciales.

Au point de vue social :

Lutte pour F hygiène, îe logement sain, aéré, clair. Electrification des campagnes. Adductions d’eau potable. Subventions aux arts et spectacles de bon goût. Encouragement aux sports et à l’éducation physique. Combat acharné contre l’alcoolisme, cette plaie ; contre la tuberculose, ce fléau. Défense des droits des mutilés de guerre et anciens combattants, Défense également des droits des mutilés du travail. Diffusion de l'instruction : développement de l'enseignement agricole et professionnel. Secours véritables aux victimes des calamités publiques.

Au point de vue extérieur :

Paix. Paix complète, sincère, sans restriction. Continuation de la politique de Briand. Désarmement simultané. Elargissement des propositions françaises, bases légitimes des discussions de Genève. Confiance en la Société des Nations.

La situation actuelle .

En 1924, le Gouvernement dit du cartel des gauches avait trouvé, en arrivant au pouvoir, 18 millions dans les caisses du Trésor et 25 milliards de dettes à échéances Imminentes. Patriotiquement il avait caché la situation au pays et payé la plus gronde partie de ce lourd fardeau. Puis, sous la poussée des puissances financières, l’opposition de droite allant jusqu’à refuser le vote du budget, la fuite des capitaux à l'étranger, la panique

savamment et abominablement organisée, il avait dû se déclarer vaincu. Ensuite, le Parti radical avait aidé au redressement des finances nationales. , , . 10 -,

Yn 1929 le Gouvernement actuel a trouvé dans les caisses un véritable trésor . IJ mili:flpds" Qu’en’ reste-t- il? Rien. Qui pis est, le budget est en déficit de plus de 7 milliards. Où t 'filé ce bel argent, comment s’est fondu cet admirable magot? H a servi a des dépenses abusives de guerre ; U a servi à dégrever les opérations de bourse, à renflouer les actionnaires j- établissements de crédit, à sauver de la faillite certaines grosses firmes aux gestions imprudentes ou désordonnées, à réparer la mauvaise administration de certaines compagnies ferroviaires ou navigatrices, à couvrir les spéculations malheureuses de la Banque de France, a prêter à des gouvernements étrangers (et dans quel but : dans le but de s armer et en commandant des armements dans des pays autres que la France), à constituer, enfin, une abondante caisse électorale. La France vit, actuellement, sur cet expédient lamentable d’un budget de neuf mois de dépenses et de douze mois de recettes.

Voici l’œuvre du cartel des droites. , ,

C’est la ruine si elle continue. L’ère de prospérité avait été annoncée. Cest l ere e misère ou, à tout le moins, de gêne, qui a été la triste réalité. Le cultivateur vend mal et est mal payé ; lo commerçant, l’industriel se demande s’il évitera la faillite, 1 ouvrier chôme,

totalement ou partiellement.

Il est temps que le clair bon sens du peuple français mette un terme a cette aventure. Il ne le peut qu’en envoyant à la Chambre - et il le fera, une majorité de républicains fermes, bien décidés, avec énergie mais par les seuls moyens légaux, à remettre de 1 ordre dans la maison.

Un dernier mot .

Mes chers Concitoyens ,

J’ai été, depuis mon échec de 1928, l’objet de propositions flatteuses. Des candidatures m’ont été à maintes Tois offertes. Tout récemment, à la veille de notre grande consultation nationale, les républicains du département des Deux-Sèvres-: ceux de 1 arlhenay par la plume du sénateur Demellier, président du Conseil général ; ceux de Niort, par la voix des Ls départementaux et du maire de cette ville m’ont sollicité d cire le porte-drapeau de mon parti dans ces arrondissements. J'ai refusé. Cependant, nul ne me démentira, mon

succès y était certain. , . -p. ■ . ■ „ . t

Je l'ai fait parce que tout m’attache et me relient parmi vous, a Po.Liers et dans le

département de la Vienne : ma naissance, mon existence écoulée tout entier» sur Le so natal et aussi mes luttes qui y furent incessantes pour 1 idéal républicain, bi cette attilu e, contrairement à mou très ferme espoir et à mou absolue conviction, - ne me valait pas au 1- mai prochain, la majorité de vos suffrages, je sais, d’ une certitude complété quelle n’enrichit de ce à quoi je tiens bien davantage encore : votre estime.

r G A STüN H U L I N

Avocat à la Cotir d’appel de Poitiers.

Ancien Député,

Vice-président du Conseil générai de la Vienne. Conseiller municipal de Poitiers,

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