‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 250 sur 260 · VOSGES · texte numérisé non relu

VOSGES

Circonscription d’EPÏNAL.

M . RU G A RT } radical-socialiste,

Ela au premier tour de scrutin, — 10.627 voix-

Aux électeurs de la circonscription dEpinal,

Mon programme, vous le connaissez. 11 est inspiré par les principes mêmes que je défendais il y a quatre ans.

Je n'ai pas changé d'opinion.

Tel que vous m’avez connu hier, tel je suis demeuré, avec la même doctrine démocratique laïque et sociale. J’ajoute i avec la même ardeur au travail et la même bonne volonté.

Ce programme, c'est celui du parti républicain radical et radical-socialiste dont le président est M. Edouard Merriot,

fl tient dans ees formules dominantes : liberté, laïcité et paix.

J'en résume les caractéristiques essentielles ;

Domaine intérieur :

L'ordre dans le respect des lois. En retour, le respect de vos droits ; liberté individuelle, liberté d’opinion, liberté des consciences, libertés' ouvrières et paysannes, droit de propriété.

Politique scolaire :

Liberté de renseignement et, pour TEcole nationale, laïcité el gratuité à tous les degrés.

Fiscalité et finances :

Un meilleur aménagement des Impôts ; qu’on ne paye pas surtout selon nos besoins, mais selon nos moyens. Contrôle sévère des dépenses publiques. Protection de F épargne* Répression énergique de la spéculation boursière.

Politique sociale ;

Législation de solidarité humaine, pour les travailleurs, les familles nombreuses, les mères, les filles-mères, orphelins, vieillards ; pour les mutilés du travail. Aménagement de

la loi sur les assurances sociales, notamment pour les cultivateurs , protection de la maind'œuvre nationale; abrogation des « lois scelerates »,

Introduction dans la législation des revendications de la Confédération nationale des anciens combattants et victimes de la guerre.

Politique économique :

Meilleur équilibre entre les trois grandes branches de notre activité : agriculture, commerce, industrie. Protection de la vie rurale : aide plus efficace pour les routes, les adductions d’eau, l’électrification ; reconnaissance du droit des bouilleurs de cru, conséquence du droit de propriété; politique des engrais; fiscalité moins tracassière pour le petit commerçant ; réduction de la taxe sur le chiffre d’affaires, et remplacement progressif de cette taxe par l’impôt à la production; aide à l’artisanat ; contrôle de l’Lïtat sur les grands consortiums industriels qui constituent des monopoles de fait.

Politique internationale :

Organisation de la paix selon les principes défendus par Edouard Herriot et Aristide Briand.

Voilà, dans une présentation aussi résumée mais aussi claire que possible, mon programme, mes votes, mes travaux parlementaires . mes interventions à la Chambre.

Voyez si j’ai été digne de la coniiance que vous ni aviez accordée * si je suis digne d une confiance plus étendue encore.

Désigné comme candidat par les associations cantonales républicaines radicales et radb cales -socialistes, j'ai eu la satisfaction de voir l'Association républicaine démocratique, présidée par mon prédécesseur à la Chambre, l honorable et si dévoue M. Louis Simone!, accepter ma candidature et faire ainsi de moi le candidat de 1 union des républicains.

Cette union large, confiante, cordiale aussi, je vous demande de la réaliser le Pr mai prochain.

La tâche de demain à la Chambre sera très difficile. Les députés, les gouvernants, devront y déployer du courage civique.

Ce courage civique je vous promets de le manifester dans un moment critique où le budget et la balance commerciale sont en déficit ; où sévît la crise économique et oii les relations extérieures sont parfois tendues.

Je m'en remets à vous, à votre raison, à votre patriotisme et à vos sentiments ardemment républicains.

Je suis avec vous tous, aujourd'hui, comme hier :

Pour Epinaï,

Pour les Vosges,

Pour la nation,

Pour la République,

Pour la paix!

Marc RU CAR T

Députe des Vosges.

Circonscription de MIRECOUKT.

M. GUILLON, republier in de gauche.

Klu au deuxième tour de scrutin, — 9.524 voix.

Mes chers Compatriotes,

Dans les heures graves que traverse le pays, estimant que les luttes de personnes doivent faire place à des programmes clairs et précis, je vais vous dire avec sincérité, comment, selon moi, dans la concorde et F unie n des bonnes volontés, je crois possible de défendre au Parlement les intérêts de tous, c’est-à-dire ceux de la France, si vous me faites l’honneur de me désigner comme votre représentant*

« À temps nouveaux... Politique nouvelle ».

Tel est, je le sais, le désir de la majorité des électeurs qui estiment, avec juste raison, devant certains incidents renouvelés et pénibles, que la Chambre doit modifier ses méthodes de travail.

Je me présente donc à vos suffrages comme candidat républicain, d'action sociale et agraire.

Républicain, je le suis loyalement et sincèrement., parce que je crois que la République est la seule forme politique qui convienne à la démocratie.

Républicain, je ne conçois pas une République monopolisée au profit d'un parti.

Je répudie le sectarisme d’où qiFil vienne, car ii est incompatible avec la République.

Mon action sociale consistera à veiller au maintien des améliorations déjà acquises et à la réalisation de celles qui permettront d'assurer la protection toujours plus grande de la famille nombreuse et la sécurité des travailleurs. Cette réalisation devra se poursuivre en dehors des folles surenchères démagogiques qui ne font que retarder le vote et Fapplication de réformes nécessaires.

Aimant le peuple, je le servirai, tel est le résumé de mon programme social*

Mon action agraire sera basée sur le fait qu’au cours de ce dernier demi-siècle, un industrialisme exagéré a faussé l’économie de ce pays qui est avant tout un grand pays agricole, un pays de petit commerce, d’industries normales et d’artisans*

A certaines oligarchies financières qui avaient rêvé et rêvent encore de faire de la France un grand pays d’exportations industrielles, au détriment des campagnes de plus en plus privées de leurs bras — bras en chômage aujourd’hui — j’oppose la thèse d'une agriculture prospère au côté de notre vieille industrie nationale, également prospère pour le plus grand bien des populations laborieuses des villes, pour le plus grand bien aussi du commerce, surtout du petit commerce de nos chefs-lieux de cantons, et des artisans.

Je suis pour la consommation des denrées agricoles françaises d’abord, avant de faire appel à l’étranger pour nous ravitailler* C’est la prospérité de F agriculture française, qui compte encore vingt millions d'êtres humains, qui apportera surtout à notre production industrielle le marché de consommation qui lui est nécessaire, marché qui doit trouver son complément dans l’aménagement rationne! d’un empire colonial enfin organisé et ne nécessitant pas de nouveaux sacrifices humains pour le conserver.

C’est dans cette politique, je le crois fermement, que nous trouverons une large atténuation immédiate à la crise du chômage.

Il n’est pas d’ailleurs de pain plus cher que celui qu’on ne peut plus gagner, or, actuellement, ce n’est pas en ruinant l’agriculture française au profit de pays qui se suffisent industriellement, qu’on sortira de la situation douloureuse où des erreurs nous ont placés*

Pour arriver au redressement national auquel aspire la majorité des citoyens, il faut, selon moi, agir avec les directives suivantes : Paix à l'intérieur dans la réorganisation de l’Etat, et paix à l’extérieur.

Paix à l’intérieur par le respect de la propriété individuelle, de la famille, de la liberté de conscience. Opposition à toute législation qui pourrait favoriser des sectarismes de droite ou de gauche. Pas de religion d’Etat, mais pas davantage d'irréligion d’Etat. Pas de cléricalisme de droite, mais pas non plus de cléricalisme de gauche. La collaboration des classes et non la lutte des classes.

Réorganisation de l’Etat, par :

1° Le vote d’un statut très net de la coopération, de la mutualité, du syndicalisme, merveilleux agents d’évolution sociale, s’ils restent au-dessus de la politique;

Un Sénat élu par le suffrage des électeurs âgés d’au moins 40 ans. Ainsi seront dégagés des lu Lies politiques, nos conseils municipaux, qui ont mieux à faire qu’à se battre sur ce terrain ;

3° Une Chambre des Députés nommée par représentation proportionnelle à la force numérique des partis ; vote familial.

4° Des députés obligés d’assister aux séances, et suppression du vote par procuration. On aura ainsi moins de séances du matin devant des banquettes vides, donc moins de lois, mais des lois mieux faites ;

5° Moins de Ministères et des Ministres responsables ; donner plus d’autorité au Chef de l’Etat ;

6** Compression indispensable du budget de l’Etat par la suppression de toutes les dépenses inutiles et des gabegies, et, en contre-partie, un système - d impôts moins lourds pour la famille et pour le capital qui travaille ; suppression des monopoles coûteux ;

1° Vote d’un statut des fonctionnaires dont l’avancement ne devra jamais être basé sur les services rendus aux politiciens. Réorganisation administrative qui rendra possible — progressivement et sans préjudice pour les droits acquis — la diminution du nombre des employés de l’Etat ;

8° Reconnaissance de la dette sacrée contractée par la Nation à l’égard des anciens combattants, non point comme une faveur distribuée par les politiciens, mais comme un droit mesuré aux sacrifices consentis par eux ;

9° Protection effective de l'épargne, et de la production contre la spéculation ;

10? Justice égale pour tous.

Paix à l’extérieur par le rapprochement des peuples basé sur le respect absolu des contrats. Désarmement sous la condition préalable que la sécurité des nations soit assurée loyalement et matériellement, puisqu’on a trop souvent pu constater la précarité de traités çt de conventions internationales solennellement signés, puis considérés comme des « chiffons de papier ».

Mes chers Compatriotes,

J’ai tenu à vous dire V essentiel de mon programme. Je l’ai fait avec sincérité ne voulant pas « arracher » des suffrages par l’équivoque*

J lai confiance en votre décision car je connais votre bon sens de Vosgîens laborieux, partisans de la tranquillité, de la paix, des méthodes sérieuses de travail.

Vive la République fraternelle, ouverte à toutes les bonnes volontés*

Louis GÜILLON

C&nditLt républicain d’actîon sociale et agraire.

Ancien maire de Thaon -les- Vosges*

Circonscription de NEUFGHATEAC ,

M. Camille PICARD , radical-socialiste.

Plu au premier tour de scrutin. — G *699 voix.

Mes chers Compatriotes,

Vous nie connaissez et vous savez que je me suis toujours acquitté en toute indépendance et avec le seul souci de défendre avec une opiniâtreté jamais lassée, vos intérêts, vos libertés, vos droits, dans h exercice des mandats que vous m’avez fait l'honneur de me confier. L'exposé de mon programme sera précis et clair et 1 expérience du passé vous assure qu’il sera loyalement rempli.

Si donc — et j’ai dit mes raisons de Fespêrer — vous m'accordez voire confiance, voici les principes que je nie propose de mettre en application :

Respect des opinions et des croyances et liberté individuelle* principes iondameniaux de la république démocratique*

Bénéfice de l'instruction gratuite à tous les degrés de renseignement, suite logique de F œuvre laïque du grand vosgien Jules Ferry, qui permettra aux enfants de toutes conditions d’accéder aux situations sociales en rapport avec des capacités intellectuelles entièrement épanouies.

Politique de paix et de justice internationale, conforme aux grandes traditions de la France.

Dans l'ordre économique :

Appui actif aux populations rurales tendant, à leur assurer la part de sécurité materielle, de profit, d agrément. que leurs légitimes aspirations réclament en contre- partie de la vaste tâche qu’elles assument dans F économie sociale à quelque titre que ce soit.

Aménagement, avec le concours des pouvoirs autorisés, du domaine public : édifices, voies de communication, etc*, pour rendre le séjour à la campagne plus attrayant, Amélio^ ration des services de transports publics au bénéfice des contrées mal reliées. Attribution plus équitable aux municipalités des fonds du pari mutuel et des subventions prévues chaque année pour un chiffre fixe au budget national.

Lutte contre le chômage par l'exécution accélérée des travaux dont les dossiers sont instruits en veillant à ce que les chantiers soient ouverts rapidement à proximité des régions atteintes.

Organisation de la justice fiscale, dégrèvement de la petite propriété et réforme de la taxe sur le chiffre d'affaires qui contribue puissamment à la vie chère.

Défense active et vigilante de ceux qui, victimes de la guerre ou artisans de la victoire et de la paix, ont acquis des droits matériels et moraux imprescriptibles.

Améliora Lion des avantages aux familles nombreuses.

Liberté complète des bouilleurs de cru.

Contrôle sévère des dépenses publiques.

Propagande active en faveur de notre coin de terre vosgienne qui, à différents litres, est particulièrement désigné comme but d’ excursions et de séjours.

Enfin, répression énergique de la spéculation boursière, coupable de scandales éclatants, dont beaucoup d'entre vous gardent sans doute., hélas î le cuisant souvenir.

Autant de devoirs auxquels la représentation locale, avec la majorité de la législature qui s'éteint, semble s être dérobée. Nous sommes loin, o combien, de la prospérité promise par elle en 1928.

Les impôts se sont accrus et accablent les branches de T activité nationale, impuissante ainsi à soutenir la lutte avec la concurrence étrangère. Le produit de cette lourde contribution, au lieu d'être consacré à financer un programme de grands travaux susceptibles d1 atténuer les rigueurs du chômage, a été trop souvent gaspille au profit de grandes sociétés financières ou même de nations, dont l'attitude est nettement contraire a la cause sacrée des intérêts de la France, voire au maintien et à l'organisation de la paix.

Le chômage pour l'ouvrier.

La crainte angoissante des heures difficiles d avant- guerre pour le cultivateur.

Le marasme dans les affaires pour l'industrie et le commerce.

Le pillage de l’épargne mal protégée et le hideux Fantôme de la guerre.

Voilà les résultats de la mauvaise besogne dont vous supportez les graves conséquences et qui s’est poursuivie sans qu’en votre nom on ait jamais élevé la moindre protestation, A cette politique, j'oppose le programme de sincère républicain que je vous ai soumis et pour la réalisation duquel je sonne le ralliement avec ce seul mot d ordre . devoir. Devoir constructif ou service d'une solution positive.

Devoir républicain. Devoir social* Devoir humanitaire.

Tandis que règne sur l'Europe livrée aux formules extrémistes une atmosphère propice aux conflits, la France doit, pour ne pas mentir à ses traditions ni trahir les aspirations de son peuple, échapper à une contagion lourde de menaces, demeurer calme pour affermir Lantorité de la plus généreuse des républiques, intensifier le rayonnement de sa volonté pacifique en confiant ses destinées à ceux — et j'en suis — qui répudient la violence et font appel à tous les hommes de bonne volonté.

Vive la République démocratique !

Vive la circonscription de Neuf château !

Vive la France prospère et pacifique !

Camille PICARD

Ancien Secrétaire de la Chambre des Députés*

Président de la Commission des finances du Conseil général des Vosges, Maire de Lamarche,

Vice- Président de PU n ion des délégués cantonaux des Vosges.

Président du Go mi té républicain de Pagrî culture, du commerce et de l'industrie.

Conseiller du commerce extérieur de la France,

Membre du bureau du Comité national de défense des bouilleurs de cru

ët président d’hoimeur de la Société vosgieune de viticulture et de production fruitière.

Officier de la Légion d'honneur*

Officier de l'Instruction publique et du Mérite agricole.

Titulaire de la carte du combattant.

Croix de guerre.

Candidat de Tunion de tous les républicains et de la défense des intérêts du pajg.

Electeurs !

Pas d'abstentions î

Tous aux urnes le dimanche 1er mai !

Circonscription de REMIREMGNT,

M. AMETj républicain de gauche.

Élu au premier tour de scrutin. — 10.464 voix.

Électeurs,

tJne législature nouvelle va s’ouvrir.

Sa tâche sera immense dans tous les domaines et il faudra aborder de front les difti^ cultes qui se posent, prendre des résolutions viriles. J'en dresse le plan essentiel ;

Politique extérieure :

Consolidation de la paix; faire de 3a Société des Nations un organisme vigoureux, n’étant pas appelé à exercer une action morale, mais une action réelle, par l’assistance efFeetive et une force internationale, — le problème du désarmement ne pouvant d'ailleurs être assuré sans la collaboration de tous les peuples animés des mêmes sentiments et des mêmes devoirs, sous réserve des garanties réciproques de sécurité*

Politique économique :

Mesures capables d’enrayer définitivement la crise et de remédier au chômage, ce fléau qui a causé déjà trop de ravages.

Réorganisai ion du marché ; traités commerciaux.

Protection assurée à l'agriculture, au commerce et à l'industrie.

Débouchés nouveaux, notamment dans nos grandes colonies, qui sont susceptibles d’utiliser les produits de la métropole et qu'il faut au besoin rééquiper.

Politique financière :

Équilibre budgétaire indispensable.

Compression de toutes les dépenses, pas d impôts nouveaux.

Révision du système fiscal par trop compliqué ; aménagement de certaines taxes susceptibles d’être remplacées par une taxe unique (ce qui est déjà commencé).

Protection de Tépargne,

Réforme administrative; suppression des rouages inutiles ou désuets ; diminution du nombre des fonctionnaires et meilleur rendement.

Politique sociale :

Au premier plan : la famille. Protection des familles nombreuses.

Protection de l’enfance ; mesures concernent 1 hygiène sociale, les habitations à bon marché ; toutes les lois d’assistance en général a perfectionner.

Refonte de la loi sur les assurances sociales, dont le principe humanitaire et généreux n/est contesté par personne ; aménagement de cette loi dans le cadre de la mutualité, particulièrement en ce qui concerne l'assurance-maladie.

Affirmation des droits imprescriptibles des anciens combattants.

Amélioration de la situation des mutilés du travail.

Je ne saurais entrer dans le détail de toutes les réformes qui s'imposent ; j’en pose seu-* lement le principe.

Mes chers compatriotes.

Les grandes questions d'intérêt général et national ne doivent pas seules retenir notre attention.

J aï conscience de n avoir jamais négligé les intérêts régionaux et locaux qui m'étaient confiés.

Voici que les percées des Vosges — - ligne de Saint-Maurice-Bussang à W esscrling, ligne de Cornimont-La Bresse à Metzeral — vont enfin être réalisées.

Vous avez été les témoins de mes persévérants efforts pour arriver à la solution tant désirée par les populations des deux versants vosgiens.

Vous n’ignorez pas davantage que la question du tourisme et de la mise en valeur de nos richesses naturelles a toujours été F objet d'e mes constantes préoccupations ; j’ai secondé Faction des sociétés de tourisme (Club Vosgien, Syndicats d initiative, Comités de promenades) pour assurer le développement de cette véritable industrie si profitable à tous et a laquelle se rattache l’amélioration des routes et des chemins.

Nos stations thermales et hydrominérales de Plombières et de Bussang n ont pas été oubliées. Par le vote d'une loi toute récente, que j'ai pu faire adopter rapidement à la Chambre, Plombières entreprend la modernisation de ses établissements , un crédit de fi millions est mis dans ce but à la disposition de la Société des thermes.

Vous savez enfin que j'ai toujours collaboré étroitement avec les municipalités et les collectivités de la circonscription : à l’heure actuelle, Téléc trification rurale est à peu près terminée ; on commence dans certaines communes les travaux d adduction d eau potable.

Dans d’autres, les hospices se transforment et s’agrandissent. Sur mon intervention auprès des pouvoirs publics, notamment aux Ministères de i1 Agriculture et de la Santé publique, les communes et les collectivités ont bénéficié d’importantes subventions.

Électeurs,

La France se trouve à un tournant des plus graves de sou histoire.

Deux courants s’opposent : il s’agit de savoir si le corps électoral restera fidèle aux traditions françaises et démocratiques exposées avec tant de force par le président du Conseil, M. André Tardieu, dans ses récents discours de Paris et de Giromagny, ou s il suivra les socialistes et leurs alliés dans la voie où ils prétendent entraîner le pays*

Le socialisme mène tout droit au communisme, qui en est le complet épanouissement, — c'est la logique même.

D'antre part, à la politique de démagogie, de surenchère et de promesses chimériques doit faire place une politique de réalisations sans heurt, sans violence inutile ; une politique de réforme dans le respect de la légalité et de nos libertés constitutionnelles.

L’expérience socialiste a été jugée sur ses actes dans les pays qui ont eu la faiblesse t e se laisser prendre au mirage des doctrines collectivistes.

Le fle système a 11e peut tromper que les ignorants ou ceux qui ferment volontairemen les yeux et croient trouver, dans son application, une panacée aux maux dont fis se plaignent.

Mes chers Compatriotes,

J'ai trop confiance dans votre bon sens, dans la sûreté de votre jugement, dans patriotisme pour admettre un instant que certains d’entre vous peuvent pactiser avec es tenants de la révolution, du collectivisme et de 1 internationalisme.

\ous êtes des républicains et, des patriotes ; je vous demande simplement, et en toute assurance, de participer avec moi à l’œuvre de restauration complète de noLre cher pays.

Je pense avoir accompli mon devoir au cours de cette législature et être resté voire mandataire fidèle.

Demain, corame hier, vous pourrez compter sur mon indéfectible dévouement.

Vive la France !

Vive la République l

Camille A MET

Député sortant*

Co o soi lier général doa Vosges* Cheraliér de îa Légion d’honnear.

Croix de guerre.

Candidat d* un ion, et do concorde républicaines , (Alliance démocratique).

Circonscription de SAINT-DIÉ.

M. VERLGT, radical indépendant*

Elu au deuxième tour de scrutin. — 12,342 voix.

Appel aux Electeurs,

Devant 1 impossibilité matérielle ou je suis de faire une réunion dans chacune des communes de la circonscription, et je m’en excuse auprès de mes concitoyens, je viens préciser les grandes lignes du programme que je soumets à leur jugement.

Ce programme repose sur les principes suivants ;

Culte de la famille et de îa patrie.

2° Respect scrupuleux do toutes les libertés, notamment de la liberté de conscience et de la liberté cia renseignement.

■V‘ Respect de la liberté individuelle, acquise par le travail et par la prévoyance.

4° Défense et protection de la famille et de l’épargne.

■ >° Liberté du travail, sons le contrôle des lois sociales,

C° Organisation de la paix internationale, dans la sécurité, par la stricte observation des contrats.

Le premier devoir des députés est de voler, en temps normal, le budget de la France. Le budget doit être clair et bien équilibré*

Le second devoir des représentants est de contrôler l’emploi des crédits mis par le I arlement à la disposition des administrations publiques. Ce contrôle doit être exercé avec metliode et avec énergie. Il doit être suivi de sanctions*

En politique financière,

car c est elle qui domine la situation actuelle, 1 heure des sacrifices a sonne.

Le plafond fiscal est atteint. Le contribuable français est écrasé par les impôts et les taxes.

Devant la gravité de la situation, il est indispensable :

De comprimer énergiquement les dépenses ;

De ne voter aucune dépense nouvelle, si la recette permanente et correspondante n est pas assurée ;

D’adapter le train de vie de la nation au niveau des ressources réelles de la population.

Si cette compression impitoyable des frais généraux n’est pas réalisée dans un délai très court, nous connaîtrons a nouveau 1 inflation, c est~à-dire la chute du franc, partant la crise de confiance.

Tout effondrement de nos finances se traduira par une crise monétaire, et ceux qui promettre l’impossible ne pourront payer qu’avec de l’argent sans valeur.

Rappelons que l’épuisement du Trésor public coïncide toujours avec une crise de misère, génératrice d’émeutes.

11 y a un grand effort à accomplir. Il ne s’agit pas de flatter le peuple, mais de lui dire la vérité. N’attendez donc de moi aucune promesse, si ce n’est celle de contribuer au retiressement financier du pays.

En politique extérieure :

Cherchant à rétablir la confiance entre les peuples, je veux collaborer à l’organisation de la paix et de la sécurité, basée sur l'arbitrage, fi assistance mutuelle et le respect des traités. Avec prudence, mais avec le souci de protéger le travail national, je m attacherai à Fétude des questions douanières, à la révision des traités de commerce et à celle des contingentements momentanément nécessaires.

En politique intérieure :

Respectueux des lois de la 3° République et notamment de celles qui ont organisé Fédueation nationale, je reste attaché à la liberté de renseignement et au principe de l’égalité des enfants devant l'instruction.

Père de famille, je n’ai cessé de demander la protection efficace des familles nombreuses. J’accepte intégralement le programme de F association des familles nombreuses de l'arrondissement de Saint- Die.

Je continuerai à défendre et k faire respecter les engagements pris pour les anciens combattants et les victimes civiles de la guerre. L’autorité de 1 Etat doit être raffermie. Le Gouvernement responsable n'a d’ordres à recevoir que du Parlement, expression de la souveraineté nationale. Il ne doit pas se plier aux injonctions de syndicats irresponsables .

Je demande la décentralisation et FadapLalion de nos administrations publiques aux nécessités modernes et la révision de certaines lois, notamment de celle qui concerne les assurances sociales.

Le principe sur lequel elle repose est excellent et généreux.

Inapplication faite par l’administration est aussi désastreuse que ridicule.

Laissons son application et son contrôle à la mutualité organisée, avec le minimum de paperasse et de formalités.

Partisan résolu de l'ordre, je suis pour les mesures énergiques, contre les menées de l’internationalisme révolutionnaire.

En résumé, je veux poursuivre, dans la collaboration loyale et féconde de tous les

partis de Gouvernement, l'œuvre de redressement national de M, Poincaré, qui assure la stabilité indispensable et qui peut permettre une bonne gestion des affaires nationales et internationales, Gvest dire que je ne suis pas hostile à la formation d une majorité large d’union et de concentration républicaine. S’excluenL d’eux -mêmes de cette majorité souhaitable, ceux qui sont les contempteurs de la patrie, ceux qui veulent assumer seuls les responsabilités du pouvoir et mettre au besoin la légalité en vacances, ceux enfin qui les favorisent.

Il s'agit donc de faire front contre rinternationaiïsme révolutionnaire, dont T accès au Gouvernement ne pourrait qu'engendrer la plus hideuse des guerres : la guerre civile.

Il s’agit de sauver nos finances publiques, menacées par la démogagie et les promesses inconsidérées et irréalisables,

11 s’agit enfin de maintenir la paix entre les peuples, avec un Gouvernement fort et vigilant, sachant faire entendre à Genève, devant les représentants des 57 nations, la voix de la France, comme l'a fait entendre M. André Tardieu,

Pour cette politique, comptez sur moi.

Mon concours et mon dévouement lui sont acquis.

Vive la France !

Vive la République !

Constant VER LOT Député sortant*

Conseiller général. Maire de Senones.

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