LA GUADELOUPE
lre circonscription-
M. GANDAGE, radical indépendant.
Elu au premier tour de scrutin. — 6,442 voix.
Chers Concitoyens,
Je vous représente depuis plus de vingt ans à la Chambre des Députés. J ai toujours rempli mon mandat avec îe plus grand dévouement. Aucune question, touchant à 1 interet général de la France, des colonies et de la Guadeloupe, ne mTa laissé indifférent.
Ainsi qu’en témoigne le compte rendu de mandat que !je place sous les yeux de tous, les collectivité? comme les personnes, connues ou inconnues de moi, quel que soit le parti politique dont elles se réclament, n’ont jamais fait appel en vain à ma bonne volonté,
ï. — Pour la Guadeloupe.
Servir mon pays par le travail méthodique, et, dans un esprit d’union et de concorde, Voilà en quoi se résume ma politique locale. J’ignore la haine et la rancune, je reste insensible aux attaques et aux injures d’adversaires déloyaux et de mauvaise foi. Je ne peux pas tout faire, mais je m’efforce de bien remplir ma tâche. Si je ne fais pas tout le bien que j’eusse désiré, je ne fais jamais de mal à quiconque. Ma conscience me le défend.
Mon passé répond de mon avenir.
Je me dispense d’énumérer toutes les questions d’ordre politique, économique et social, dont la solution est attendue par la démocratie de notre pays. On ne les résoudra ni par la lutte des classes, ni par la haine des races, qui alimente certains cerveaux aussi étroits que déformés.
La valeur intellectuelle et morale d’un homme ne s’accuse ni par la couleur de son épiderme, ni par le milieu social où il a pris naissance. L’évolution qui se fait à la faveur des lois de la République conduit normalement à des stades supérieurs ceux qui ont de la volonté, de la conduite et de rinlelligence, La République donne aux plus pauvres le moyen de s’émanciper. Le tout est de vouloir et de s’organiser. Le devoir qui s’impose aux plus forts et aux plus riches, est d’aider les déshérités et les plus faibles à évoluer.
Blancs, mulâtres, noirs, hindous sont des hommes, qui ont droit, à ce titre, de jouir de la plénitude de la vie. Notre devoir est de les y aider par l’union dans le travail. Producteurs et ouvriers, employeurs et employés doivent, dans un esprit de concorde, travailler
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au
bien de la collectivité. L'essentiel est que l'effort de chacun soit équitablement récom-
PenSLa force de notre politique réside dans notre volonté d'entente, mise au service d'un
nersistanl labeur, . , , *
1 le continuerai de défendre toutes les branches d’activité de notre pays, tous les produits qui assurent la vie de ses enfants, le rhum et le sucre, le café, le cacao et la banane ;
. ne cesserai pas de préconiser l’introduction de cultures nouvelles et de méthodes rationnelles d'exploitation dans notre pays, de meme que je ne cesserai pas de demander qu’on mette on valeur et qu’on utilise toutes ses ressources.
I e développement de l’enseignement, sous toutes ses formes, l’organisation de 1 apprenlissaffe le développement de la petite propriété, la création de biens de famille insaisissables.’la protection des familles nombreuses, l’extension à la Guadeloupe de toutes les lois
sociales, voilà ce que j’ai toujours demandé. t
Au crédit agricole, rattaché aux institutions du même ordre dans la métropole, je veux adioindre le crédit maritime mutuel pour les marins pêcheurs, la création de banques Do polaires. C’est moi, qui est provoqué le dépôt d'un projet de loi pour l’institution ob icaloire de l’inspection du travail aux colonies. L’assistance médicale a été toujours l’objet de mon attention. J’en ai donné récemment nue nouvelle preuve par l'initiative que j 'ai prise de faire envoyer à la Guadeloupe une mission à la tête de laquelle se trouvaient MM. les D" Even, Sénateur, et Léger. Président et Membre de la Commission d’hygiène au Ministère des Colonies, dont je suis le Vice-Président.
Travailler pour la Guadeloupe, mettre à sen service toute l’expenence que j ai acquise dans la métropole depuis trente-sept ans, et dans la vie parlementaire depuis près de vingt
et un ans, est pour moi la plus douce des joies.
Je n’obéis à aucune considération de parti quand il s agit de défendre la Guadeloupe et les Guadeloupéens.
Pour ta France.
tout bon Guadeloupéen doit être, avant tout, un bon français. *
Aussi, m’étant libéré de l’esprit de doctrine et de parti, quand il s agit de 1 interet national, je sers de mon mieux, au Parlement et hors du Parlement, la cause française. C’est ce sentiment qui inspire tous mes actes comme Député. Mon attitude n a pas var. soit à propos de l’application de la loi militaire aux colonies, soit a propos du vote de la loi de trois ans, soit à l’occasion du vote du projet sur la reprise des relations avec le alican, soit, enfin, quand il s’est agi de prendre position pour le vote des projets sur la po i ique de paix dans la sécurité, définis par le pacte de Loearno, par le pacte Briand-Kelîog, par le protocole de Genève, par la politique suivie par Briand, Maginot et Tardieu, je n ai jamais cessé de concilier la politique de paix avec celle de la défense et de la sécurité du pays.
J’ai été, avecM. Poincaré, pour le rétablissement de notre situation financière et a stabilisation de notre franc, comme je suis avec ceux qui veulent que lal-rance mam mnne intégralement son droit à réparations affirmé solennellement dans e liai e c er‘
La compression des dépenses publiques, s’élevant à près de 80 milliards pour 1 Etat, les départements et les communes, est devenue une nécessité, comme la baisse corrélative du prix de la vie par des mesures énergiques s’impose à la vigilance des pouvoirs publics.
Développer l’équipement économique dans la métropole et dans les colonies, étab n entre elles des relations suivies, donner tout 1 essor désirable à notre manne roarc d à notre aviation commerciale, avoir, plus que jamais, au ;endemain e a magm iqi P sition coloniale de Vmceimes, le souci de taire de la France roétropo itame e e a
coloniale un seul bloc. , , . .
Dana la législature qui s'achève, j ai agi et j ai obtenu des îésu tais ^omme ans
précédentes.
Mes actes sont là. Us sont plus éloquents que toutes les paroles. Ou peut les critiquer, mais on ne peut pas nier leur existence.
Chers Concitoyens, je vous demande vos votes pour que je continue d’agir pour lu France et pour la Guadeloupe. Je suis sûr que vous dire/, que je n’ai pas démérité à vos yeux et que je suis toujours digne de votre confiance et de voire estime.
Vive la France i ,
Vive la République l Vive la Guadeloupe!
Guatle* lG AND ACE,
Député sortant.
Vice- Président de ïVCorumhskm dée finances de U Chambre des Députés.
Rapporteur du budget de la marine marchande.
2^ circonscription.
M. GRAEVE, radîeal'Soeialiste,
Elu au deuxième tour do serutïu, - — 5.815 voix,
Ma profession de foi est bien simple : c’est le programme du parti radical-socialiste ; dans ce parti, je siège à la droite et m'interdis tout glissement vers la gauche ou 1 extrême gauche, en m’attachant à défendre toujours le point de vue national, l’ouï ma colonie, je demande, eu outre, l'assimilation aussi complète que possible avec les départements métropoïi tairas.
Eugène GRAÉVE
Député de la Guadeloupe,