M. SIXTE-QU EN I N , S. F. I
Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.384 voix.
Citoyens,
Cette crise qui pèse maintenant sur la France, comme sur tous les pays civilisés, montre la nécessité de la solution socialiste. C’est le machinisme, parce qu’il est entre les mains d’une petite minorité de capitalistes, qui, en développant la production, au lieu d’aboutir à la généralisation du bien-être et à la diminution de l’effort de tous les travailleurs, jette des millions d’entre eux dans le chômage.
Ce serait une folie, et d’ailleurs une impossibilité, de s'en prendre au machinisme, et de vouloir arrêter les progrès de la science, il faut donc faire fonctionner le machinisme au profit de tous, pour cela, en faire la propriété de tous. C’est le seul moyen de ne demander à chacun que l'effort nécessaire, en lui permettant d'avoir sa part légitime des fruits du travail, qui maintenant restent, en si grandes quantités, inutilisées, en présence de foules d'êtres humains qui manquent de tout.
En attendant que la volonté populaire ait donné au parti socialiste le pouvoir d’appliquer son programme, il est indispensable de diminuer la durée légale de la journée de travail. C’est l’oeuvre immédiate à laquelle le parti socialiste s’est attaché, d’accord avec la Confédération générale du travail.
Si la majorité du pays sait le comprendre ^ la proposition socialiste pour la semaine de quarante heures sera, dans la prochaine législature, réalisée. Elle permettra a nos chômeurs de retrouver du travail et un salaire normal, qui en fera des clients pour nos producteurs agricoles privés de plus en plus de débouchés à l'extérieur par le développement de la politique de protectionnisme eL de contingentement que nous sommes obligés de suhii et de pratiquer.
Citoyens,
C1 est la. politique du parLi socialiste défendue par moi depuis quarante ans, que je continuerai à défendre au Parlement si vous m’y renvoyez, Cette politique, je 1 ai servie de mon mieux dans cette législature. J'ai été le mandataire du parti socialiste dans les débats sur les questions coloniales et j7ai pu dénoncer ainsi le grave danger' que représente pour la viticulture française la concurrence algérienne. J’ai participé à la résistance du gioupe socialiste contre le projet Mande! attentatoire au suffrage universel. J ai donné tout mon concours à la propagande du parti socialiste et soutenu ses efforts pour la déiense des lois laïques, pour la liberté d'opinion et pour la paix.
J'ai conscience d’avoir rempli tout mon devoir; j attends voire verdict avec confiance ■
Vive l'arrondissement d'Arles !
Vive la République sociale!