M. GOUIN, S. F. I. O
Elu au premier tour de scrutin. — 9,162 voix.
Mes chers Concitoyens,
Foint n'est besoin entre nous de grandes phrases pour nous comprendre : vous me connaissez assez pour que mon appel soit bref.
Mon programme : je 1 ai exposé, commenté, disséqué dans des centaines de réunions publiques, au cours des comptes rendus de mandat que j'ai donnés partout, depuis huit années que je suis votre élu au Parlement I
Ce programme, c’est celui du parti socialiste (S. F, I. O.), auquel je suis fier d’appartenir sans discontinuer depuis vingt-sept ans, durant lesquels j'ai été tour à tour militant discipline, élu laborieux et actif!
Conseiller général depuis 1911; maire d’Is très depuis février 1922; députe d'Aix-enlovence depuis 1924, je crois avoir donné, dans ces mandats divers, autrement que par des paroles mais par des actes, la preuve de mon dévouement absolu à la chose publique et de mon entier désintéressement ! 1 4
LL c est paiec que j ai conscience de vous avoir toujours représentés dignement et fidè* lement que je me représente devant vous, sans crainte, parce que sans reproche I
Aux urnes donc, citoyens, Paur la République!
Pour la déni ocra Lie I
Pour le socialisme et la paix 1 Vive Aix-en-Provence !
Vive la 1™ circonscription des Bouches-du-Rhône !
Félix GOUIN
Député sortant d'Aix-en- Provence.
Ma ne d'Utres, — Couse j lier général des Bouciies-du-Rhéne, Vice -Président du Groupe parlementaire de défense deu travail Leurs du sou s-aol.
Membre de la Commission permanente du Comité départemental des réarmés et mutilés des Bouciiei-du-RLôue.
2* circonscription d'AÏX.
M, ALBERT IN, S. F, f, 0.
Elu au deuxième tour de scrutin. 7.891 voix.
Les rén lis a lions imm êd i aies .
Notre programme de 1928 n'est pas modifié dans son ensemble et nous ne voulons pas revenir sur ses principales dispositions. Nous nous en tiendrons à un certain nombre de mesures pratiques et immédiates dont la réalisation pourrait, dans le cadre de Ja société actuelle, atténuer, dans une certaine mesure, les misères dont nous connaissons les causes. C’est ce que nous appellerons notre plate-forme électorale. Elle comprend les problèmes qu'une majorité de gauche pourrait aisément réaliser au cours de la prochaine législature.
Vy Lutte contre la guerre:
Nous ne triompherons du péril de la guerre que par la réalisation du désarmement simultané, progressif et contrôlé. Nous n'avons jamais parlé d'un désarmement unilatéral. Mais, à la différence des nationalistes et des fabricants de munitions, qui empoisonnent l'esprit public, nous ne voyons pas de garantie de sécurité dans les armements mais, bien au contraire, dans le désarmement lui-même, tel que nous venons de le définir. N oublions pas le sort de la Conférence du désarmement dépend étroitement du résultat de la prochaine consultation électorale.
2° Lutte contre l'insécurité du travail :
Nous avons dit que c'est la loi du profit, de la concurrence individuelle, qui commande la production capitaliste. L ouvrier a le droit d exiger de la société du travail ; si la société n'est pas en mesure de lui en fournir, elle lui doit la contre partie de son salaire, pour le couvrir du risque qu'elle a, elle-même, créé : c est F institution que nous réclamons de 1 assurance-chômage, telle qu'elle existe en Allemagne et en Angleterre. La réforme peut être financée par la nationalisation des assurances.
En vue de répartir le travail disponible entre les ouvriers qui s'offrent, nous poursuivons parallèlement la réduction de îa journée à quarante heures par semaine et à sept heures par jour.
3° Les offices publics t
Pour lutter contre l'anarchie de la production et pour obtenir la fixité relative des prix d'un certain nombre de denrées de première nécessité comme le blé, nous reprenons notre proposition de création d'offices publics, auxquels, du reste, bien des partis politiques se sont aujourd'hui ralliés.
Le producteur, le paysan, est victime de la hausse et de la baisse et il en souffre, à la fois comme producteur et comme consommateur. Le paysan vend son blé à un taux et il
paye le pain qu'il consomme a un taux considérablement plus élevé. Les offices que nous proposons de créer T détiendront, à la fois, le monopole des importations et joueront le rôle de taxateurs.
Création d'une Caisse de calamités agricoles ,
4* Nationalisations:
Plus que jamais, nous réclamons la reprise, par l'État, sous forme de nationalisation* d'un certain nombre d'industries ou entreprises ; les mines, la fabrication des engrais, les chemins de fer, les assurances, le pétrole, le sucre,
5° Protection de l'Epargne publique I
Si la proposition de loi rédigée par le groupe Socialiste au Parlement, à la fin de 1928, en vue de protéger l'épargne publique, avait été adoptée* nous n'aurions connu ni l’affaire Ouslric, ni l'affaire de la Transatlantique, ni celle de PAéroposiale* Cette proposition sera reprise et défendue^,
6° Lutte contre l’ignorance :
Dans une formule saisissante, Léon Rlrnn déclarait que « celui-là est un ignorant qui n'a pgs appris tout ce que sa nature le rendait apte a connaître »,
Par école unique, nous entendons un système unique d'enseignement national, rassemblant en lui toutes les catégories d'institutions enseignantes- Cette réforme suppose, naturellement, la gratuité par la sélection et la laïcité,
jjfc, 7 ° Lutte con Ire l'iniq ürit é polit i q u e î
Nous restons fidèle à la représentation proportionnelle, juste et loyale, sans prime ni panachage. Nous ne craignons pas de dire que le Parti socialiste est, au premier chef, intéressé à cette réforme* car, à mesure qu?i! se développe et que ses progrès sont plus grands, il provoquera contre lui une coalition analogue à celle qui s'est formée en Angleterre, aux élections dernières et dont nous avons déjà un exemple dans le cadre restreint de nos circonscriptions.
La véritable égalité politique suppose naturellement le droit, dé suffrage des femmes pour lequel notre ami Rracke faisait voter, en fin de session, un projet éLc résolution*
Fabiex ALBERT! N
Député sortant.
Circonscription d’ ARLES.