M. BLAISOT, U. R. D
Elu au premier tour de scrutin. — 8,839 vois.
Mes cli ers Concitoyens,
La législature qui vient de finir a été avant touL sociale. Elle s'est pençhée sur l'élude des questions qui pouvaient améliorer le sort du peuple.
Certaines lois, telles les assurances sociales, dont d'ailleurs elle a hérité, doivent de toute évidence être remaniées : ceux-là ne Font jamais conteste qui, comme moi, dès 1928, avaient signalé d'avance à la tribune les difficultés auxquelles se heurterait leur application dans un pays comme le notre épris de liberté.
Nous nous remettrons à la tâche demain, ayant avec nous cette fois l'appui de îa leçon des faits et la preuve que nos prévisions étaient justifiées.
Le bien du peuple doit être pour un élu la suprême loi. Je veillerai au maintien absolu et intégral des droits acquis par les anciens combattants et victimes de la guerre, qui ont toujours les mêmes droits sur nous. Vous savez conbien fraternellement je les ai toujours défendus, soutenus, appuyés, avec quelle ténacité je suis demeuré fidèle à îa ligne de conduite de la Confédération nationale : j'ai été pour eux le plus dévoué des camarades^ et il m'a été agréabl j de voir, malgré les résistances, le Sénat céder à l'appel éloquent d’André Tardieu, pour se rendre au vœu inébranlable de la Chambre et accepter de transformer en retraite l'allocation du combattant, ainsi définitivement consolidée.
Agriculteurs, commerçants, travailleurs de toutes professions, artisans, employés, fonctionnaires, mutualistes, invalides, retraités, familles nombreuses, comptez que vos meilleurs amis ne sont pas ceux qui se contentent de promettre sans fin, mais ceux qui savent tenir.
J'irai dans vos communes. Je vous dirai ce qui a été fait pour vous de salutaire dans les années quî viennent de s’écouler.
Nous ne laisserons pas ébranler votre confiance dans l'avenir du pays et dans son renouveau économique qui s'annonce. La France est actuellement la nation la plus saine moralement, matériellement, financièrement, qui soit dans le monde. Pourquoi alors nous dénigrer, sous prétexte que des élections sont proches?
'» “ “”u” p" le
rythme des dépenses. s«,nnmi« brutales : le contribuable français doit être
Il faudra donc se resigner a t es l gurclichpre poussent sans cesse aux dépenses
dégrevé. Ma, s alors, que p * lendemain du fl mai 1924, ont conduit
' J'ai confiance en votre jugement, j'ai confiance eu votre sagesse.
Souvenez-vous. .... • • cplon 1- mot d’ordre d’André
De notre côté, nous ne serons n, Umides, m resignés, selon 1-
Tardieu. ia nour le pays. Et la victoire
Tous au devoir pour la République, pour le peuple, pour p ,
est à nous.
Croyez,
chers concitoyens
et chers amis, à mon indéfectible dévouement.
Camille BLAISOT
Ministre de la. Santé publique.
Conseiller général.
Député sortant de la 1” circonscription de Caen Candidat républicain d’union nationale et sociale.
2e circonscription de CAEN.
M. ENGERAND, U, R. D-
Elu au premier tour de scrutin. o. ?3S voix.
Mes chers Concitoyens,
La confiance que depuis trente ans vos pères et vous cjjéde me témoigner sera
e grand honneur de ma vie qui vous tut touLe et exc 11 intérêts associés à ceux
Estimant n’avoir pas démérité et pouvoir defendre «Ldem ^ mutuelle
le la France, je vous demande, cette fois encore, le renouvellement
klél Vous me connaissez : vous savez que j'ai toujours suivi la ligne droite, en pleine indé-
-feâ:cr |
dans le respect des signatures sans lequel
n'^C’ était laTormule de la bienfaisante politique Quand il fallut, par la faute de quelques radicaux u c°n" E Ministères Poincaré,
politique de partis, je m’honore d’avoir été de la majorité qui sou tes M T aval Tardieu et tout en souhaitant l’élargissement de cette mtyanie, J l des responsabilités devant lesquelles tant d’autres fuyaient par ca eu
- s r,w£ r zp^zdr ma,heurs * - . - ™
La paix n’est io monopole de nersonn/t r 6 65 ConJurer? n’ont-ils pas montré que mettre la guerre hors \7lo7 ^'est^ 7 “““ ,CS faits
Lespr, derevancbe travail, certains**, et le récent plébiJI £££%£ ££
Son rôle a pourtant été utile. Qulcd^ lui aira^onné w ^ 7 ^7 ^ °° qUélle VeuL et comme l’a proposé André Tardieu, les moyens J1 ."TJ6 souhaitait Aristide Briand la réduction des armements pourra être pratîc.uemr I ^ ^ respecler ses décisions, notre frontière est solidement organisée défensivement. eil'1SageG’ malntenant su>'tout que
d’en pas l’agresseur?
respectueux dévouement. 1 J 1 assurance de ma gratitude et mon
Notre agriculture a eu après les autres les effets .a. i ■ -
desastre a pu être conjuré et grâce à l’esprit de dér ‘ a cnse *ïul a Irappé le monde. Un f-ll.it o„l été prises au m» J„t 'ÿg* d““ d A"^ T»*», |M „esure, ^ Les cultures du blé et dp la krti±A. r ,
énergique ; de sévères contingentements ont défendu notre 1 d’une P«>teclion
etranger. L utilisation de l’alcool pour ]a carburation ^ COnfre Ravissement
permis, en stabilisant la culture betferavière de mainic'T J “ part,cu|ièrement suivie, a maÜ0“ d* ^ Par là, a été réaiisée n ’ des ”* * 'P"il8 ,a <~
«u, en attendant le retour à la liberté que i ai d^ T reVe“dlCallons des bouilleurs de acquis, car seuJ il mettra tin à des procédas inqùisU ^ “ ' * ^ suis tout
Beaucoup a été fait p„„r l'..ric“l„~^ “JT ré™'*““ j»alemenf. encore à faire. " ' Cours de celte législature ; beaucoup reste
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j able tout au moins pour nos agriculteurs Sa "c ' ° • ° CSt mamfestement împrali-
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P.u t p0ids «« h vie, ouvriers touchés
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Un des moyens n'en pourrait-il pas demandé an “ ”'œe,”enl d“ Pri* des choses,
commerce si lourdement grevé, dé Timpôt sur le chiffre pro°rcssif> P°“r le
taxes a ia production ? d aI!aires par la généralisation des
Si la part de l’Etat dans les impôts n’a nas été
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“ '"“,st,ves ‘«.ft. «I autres pour maintenir leur prospérité? ' ”* “>ll‘>b°r,li°” ‘ •°»le» Messieurs les électeurs,
-J —a * - -W d'amer, ir pl„, de Aujourd’hui, après les autres pays et h,e ^ ° ]a,Confiance du monde, quences financières et économiques de“ia guerre etTe la àVl7 ^ éprouvons ies couse- Bas impôts ne peuvent p.us être accrus, i,s devraient 7iZT!,
No 2145
sérieuses compressions budgétaires pour maintenir à notre monnaie la confiance dont elle bénéficie.
L’or que la confiance nous apporta, resterait-il chez nous si cette confiance venait à défaillir et si les élections faisaient prévaloir Finfluence socialiste dans les conseils du Gouvernement ?
N'oublions pas les années terribles de 1924 h 1926 !
Pour faire face à des difficultés possibles, il faudra un Gouvernement fort, appuyé sur une majorité d’nnion nationale comme celle qui permit à Raymond Poincaré d’assurer le redressement de nos finances. Je soutiendrai cette politique d'union et de conciliation*
La France a toujours trauvé dans les grandes crises de son histoire les chefs nécessaires : Clemenceau, Poincaré^ aujourd'hui Tardieu.
L’union toujours a fait notre force. Que les partis d’ordre et de gouvernement, les élections passées, fassent donc trêve à leurs querelles et n’envisagent que l'intérêt supérieur de la patrie.
Mon cri de ralliement ma pas changé; il est aujourd’hui le même qu’en 1902 : France d’abord I
Votre toujours tout dévoué.
Fernand EN G ER AND
Député ForUnt.
Candidat républicain d'union nationale*
Circonscription de FALAISE*
M* PRENTOUT, républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 4.502 voix*
Messieurs et chers Concitoyens,
La circonscription électorale de Falaise ayant été rétablie grâce aux voix des parlementaires de gauche — contre les parlementaires de droite — h quelques rares exceptions et grâce aussi à une action continue de protestations à laquelle mes amis et moi-même n’avons cessé de prendre part, j estime que la candidature d’un républicain de gauche s’imposait.
k Nous avons eu l'honneur de relever dans l'arrondissement le drapeau républicain que des mains débiles ou intéressées avaient abandonné, nous avons le devoir aujourd’hui de le planter solidement et d’une façon définitive au cœur même de la cité de Guillaume* Républicain, nous voulons Pu ni on de tous les républicains mais des républicains seulement, de ceux qui n’essaîent pas de tourner, ni de violer les lois fondamentales de la République*
Notre programme sera précis et s’étendra à toutes les formes de notre activité nationale, À l’agri culture, source même de notre richesse, au commerce particulièrement éprouvé actuellement, à la classe ouvrière qui peine durement et qui souffre, à mes frères d armes, les anciens combattants.
Agriculteurs :
Retour h la Chambre dans le plus bref délai possible de la loi rétablissant le régime des bouilleurs de cru et vole de cette loi.
Application du principe de la mutualité pour les assurances sociales clans l’agriculture en respectant îa liberté de chacun.
Révision des baux de ferme de longue durée avec application d'un coefficient régional, pouvant être revu tous les trois ans, coefficient fixé par des commissions mais semblant pour notre région devoir être de quatre environ*
Etablissement de l’indemnité de plus-value au fermier sortante juste pendant de l'indemnité de non- va lue.
Commerçants :
Le commerce est actuellement entravé par une fiscalité excessive et traça ssiêre. Il faut réclamer la révision de F assiette de la patente et la limiter aux locaux industriels et commerciaux*
Diminuer la taxe sur le chiiï're d'affaires.
Supprimer la taxe de luxe.
Limiter à trois ans la période pendant laquelle le fisc peut présenter des réclamations*
Classe ouvrière :
Faire délibérément une pelitïque efficace de la natalité en donnant aux parents, dès l arrivée du 3fl enfant, une allocation suffisante pour élever et éduquer convenablement leur famille* L’emploi de cette allocation étant sévèrement contrôlée.
Réclamer pour les mutilés du travail industriel et agricole un taux d’indemnité pour les infirmités acquises en travaillant, égal à celui des pensionnés de guerre. A blessure égale, indemnité égale,
LuLter contre le chômage :
— par remploi exclusif de la main-d’œuvre française ;
— par l'institution de caisses de chômage ;
- par 1 etablissement d’un plan d outillage national urbain et rural établi grâce à un emprunt à long terme*
Demander pour les mineurs la retraite de 6.000 francs après trente ans de travail, sans limite d'âge.
Anciens combattants :
Exiger que i allocation du combattant soit transformée en retraite ne pouvant être modifiée et qu â la mort de 1 ancien combattant elle puisse revenir à sa femme et à ses enfants dans le cas ou ceux-ci ne seraient point encore majeurs.
Finances ; *
Restaurer les finances nationales en supprimant le gaspillage qui a dilapidé la majeure partie des milliards dont M. G héron, lorsqu’il était Ministre des Finances^ avait annoncé la présence dans les caisses de l’Etat,
Protéger l épargné par un contrôle efficace des banques et éviter dans la mesure ou possible des emprunts faits chez nous par l’étranger (Hongrie, Roumanie, etc.). Réaliser aes économies sur le nombre et le traitement des gros fonctionnaires, sans toucher aux petite fonctionnaires dont les traitements sont à peine suffisants actuellement pour leur permettre de vivtre honorablement.
Continuer a politique de M. Briand pour pouvoir réduire le formidable bud-el de la guerre, a question de sécurité ne consistant pas seulement, comme les marchands de canons et leurs amis voudraient nous le faire croire, dans la course aux armements mais
Ltlallmnand ^ qUeatl°n dWenfe entre leS et de rapprochement
La paix :
Assurer la paix par :
- le contrôle dès le temps de paix des usines servant à la fabrication du matériel de
c^ULt i C |
1 internationalisa tion de 1 aviation 5
- la création d'uno armée interaalioaale «a service de la Société des Nation, le
désarmement progrerf, „m„ lané et contrôlé, permettant le pin, rapidement p„æibù la réduction effieace de tous les budgets de la guerre. 1
Instruction publique ;
Maintenir le respect absolu des bis scolaires de Jules Ferry - sans monopole de enseignement - mais avec la sélection par l’intelligence remplaçant la sélection pt
hauSfonctbTdanTlanatbn.69 enfantS ^ Fral“Ce’ disllnctlon. ^arriver aux plus Le Parlement :
Partisan du vole individuel et obligatoire des députés, de l'incompatibilité parlemen- ?2Zt ^ JnflUenCeS BéfaSteS d" f0l'CeS financi-s « les membres 1
Je prends rengagement de rendre compte de mon mandat, si je suis élu aux électeurs au moins une fois pendant la période législative. ’ électeurs
Questions locales :
Développer, en accord avec les diverses municipalités et syndicats d’initiative b oumme dans une région riche de souvenirs historiques et en sites pittoresques 1 ’
« ,|Ui l"”“nl 4 F,Ui“
Vive la paix î Vive la République !
Docteur R, PRENTOUT
Conseiller général du Calvados.
Chevalier de Sa Légion ^honneur. — Croîjt de guerre Candidat républicain indépendant de gauche.
Circonscription de LISIEUX.
M, LÀNIEL, indépendant.
Élu au deuxième tour de scrutin. — 5.690 voix.
Mes chers Concitoyens,
pour la dixième fois, je viens solliciter de vos libres suffrages l’honneur d’être votre député.
Au cours de ma longue carrière parlementaire, je n'ai jamais cessé d'avoir, en toutes circonstances, les yeux fixés sur notre belle devise républicaine eL nationale : liberté, égalité, fraternité. Toutes les mesures qui sTen sont inspirées ont reçu mon approbation; à celtes qui ont violé l'un ou l’autre des termes de la grande trilogie, je me suis opposé par mes paroles comme par mes votes.
Toujours aussi, j’ai été un défenseur résolu de la propriété individuelle : récompense du travail et stimulant de T effort.
C est ainsi que, sans me préoccuper de savoir si j’étais en minorité au Palais- Bourbon
les minorités, lorsqu'elles ont pour elles le bon droit et la raison finissent toujours par
devenir majorités — mais bien certain que je serais en complet accord avec vous, je me suis refusé à voter toutes les lois qui devaient avoir pour conséquence de mettre le domicile des agriculteurs, les affaires des commerçants et des industriels, à la merci d inquisitions, de vexations toujours insupportables, souvent odieuses.
En sommes-nous doua réduits à regretter les temps ou k Charbonnier était madré
chez lui ».
Vous savez que depuis mon entrée à la Chambre, je n'ai jamais cesse d etre 1 ardent | défenseur des bouilleurs de cru, et que je suis un de ceux qui, au cours de cette législature, ont pris l'initiât ive du retour intégral à la loi de 1906, respectant pleinement leur droit. Si une simple question de forme a permis à nos adversaires de faire ajourner notre projet, il n'est pas douteux que la Chambre de 1932, devant laquelle le groupe de défense des j bouilleurs de cru le reprendra dès 1a rentrée, rétablira intégralement la loi de liberté de 1906.
Mutualiste convaincu, j'ai combattu la loi des assurances sociales qui, se refusant à mettre a sa base les principes de solidarité corporative et d'union sociale auxquels je suis attaché, y a substitué un fonctionnarisme étatiste dont les travailleurs supportent les écrasantes charges.
J'ai îa conviction que cette loi ne pourra pas longtemps résister à la pression de l'opinion publique : tous mes efforts tendront à ce qu'il en soit ainsi.
Gomment, d'ailleurs, a-t-on pu se décider, en cette occurrence, à augmenter encore les ourds impôts qui pèsent aujourd'hui sur nous ?
11 est certain que le contribuable français travaille surtout au joui d'hui pour l'Etat. Si l'on ne veut pas que cette situation s’aggrave encore et toute aggravation nouvelle mènerait le pays aux abîmes — il faut se décider à pratiquer dans les services publics.de farouches économies.
Mon programme, en politique extérieure, tient en deux mots : îa paix dans la sécurité*
Sur tous ces points, mes chers Concitoyens, j'ai la satisfaction de constater que, depuis longtemps déjà, je suis en accord complet avec l'immense majorité d'entre vous. De cette situation est résulté ce fait indéniable que nous avons créé autour de nous une atmosphère
de concorda et d’union qui rend à tous l’existence d’autant plus calme, d’autant plus douce, que, profondément respectueux de ceux dont les conceptions différent des nôtres, nous respirons un air que n’empoisonnent pas les miasmes malsains que dégagent les haines politiques et sociales.
La fraternité des tranchées s'est prolongée dans l’arrondissement de Lisieux.
Mon honneur est d’avoir fait tout ce qui dépendait de moi pour créer et pour maintenir cet état de choses, persuadé que je suis que c’est encore pour moi la meilleure manière de bien servir la République.
Ma plus haute satisfaction, lorsque, d’une façon ou d’une autre, mou mandat prendra lin, sera, en vous quittant, de vous laisser unis dans la tolérance réciproque, dans l’ardeur au travail, dans l'amour sacré de notre grande et belle patrie.
Veuillez agréer, mes chers Concitoyens, l’assurance de mon profond attachement et de mes sentiments les plus dévoués.
Hbnhi LA NI EL
Agriculteur* Maire d« Bcuviilers.
Dé pu iê suri an £* Candid at ropubl t cain .
Circonscription de FONT-LrÉVËQUE,
M* DUCHESNE-FÛURNET, républicain! de gauche. Elu au deuxième tour de scrutin. — 7 <£60 voix.
Depuis vingt-cinq ans, je collabore au Conseil général avec notre ami M, blandin qui se retire, après avoir mis, pendant de longues années, toute son activité et son dévouement au service du pays. C'est vous dire que je fais des vœux pour qu un prompt rétablissement S ni permette de goûter près de nous le repos et la tranquillité.
Vous devez lui donner un successeur. Mon nom est connu, de vous tons; mon père fut votre député à Taurore de la République, et plus tard sénateur de notre departement, J ai obtenu moi- même, il y a vingt-cinq ans, le mandat de conseiller général de Blangyle-Château qu'il avait occupé pendant trente-deux ans avant ieun.
Ce sont ces traditions que je désire continuer en représd, dent au Parlement une politique nettement républicaine, ennemie des extrêmes et du fumes j esprit de parti, respectueuse des opinions et des consciences et de nos libertés essentielles, attachée à la justice et a la paix sociale.
Cette politique, qui a toujours été la mienne, a été représentée avec éclat ces dernières années par MM, Poincaré et Tardieu. Je déclare nettement que je m’y associerai.
Elle ne comporte d’ailleurs pas d’exclusive à l’égard de tous ceux qui veulent le maintien de Tordre et du salut de la Patrie. L'union des bonnes volontés est au contraire nécessaire pour parer aux graves périls de 1 heure présente.
D'une part, en effet, la stabilité politique de l'Europe n'est pas encore affermie et risque d'être compromise par les menées de certaines nations* La France veut la paix , le Gouveinement devra la conserver dans le respect des traités et la sécurité de la Patrie.
D'autre part, une crise économique grave sévit dans le monde entier, semant la ruine et faussant les cours de toutes les denrées. L agriculture, richesse essentielle du pays, en souffre cruellement. Les cultivateurs doivent être défendus; or ils sont trop souvent brimés par des mesures arbitraires* Je suis moi-meme proprietaire exploitant et connais leurs besoins, je me propose de les défendre.
JVoj, cle vexations et d’inadmissibles inquisitions à domicile atteignent aussi ceux oui distillent les produits de leur récolte. Je suis moi-même bouilleur de cru et réclameraiY retour à î entière liberté conformément à la loi de 1906*
L; L’é,eVaglet riDdtn8^e Chevaline’ donl nous P^ons être justement fiers, doivent être encouragés Nos ports de commerce et dépêché, Hffbfleur, Trou ville-Deau ville et Di vis doivent continuer à se développer, nos stations balnéaires, source incomparable de richesse pour notre rég, on, toutes les branches de l’industrie et du commerce qui concourent à‘]a grandeur et à la richesse de la nation doivent être soutenus. Je suis moi-même industriel et
esTd^t i M aVertI S r6S rÉaIUéS dC 13 Vie d’affaires- Je P™ ^fendre efficacement es industriels et les commerçants*
■t MaiS> S' Ja °rise actueJle n’éParene personne," elle est spécialement injuste quand elle ' qUC S rCSS°UrCeS m0deSteS Ct n’°nt paS *e m°>'en daUend- des
1 , ltS PetitS(C,;lllVateUArS’ PetiLs «°«nn.erçants, modestes artisans, pêcheurs, sont la force déjà I rance et. doivent être protégés et soutenus.
La question de la révision des baux est posée devant le pays ; peut-être la hausse des produits empechera-t-elle de recourir à cette mesure. Sinon, quelque haïssable que soit
intervention de 1 Etat dans nos araires, il faudra qu’une loi protège les petits cultivateurs menaces d expulsion et de ruine* 1 urs
Les ouVviers les marins, travailleurs de la terre, de l'industrie ou de la mer, souffrent
journalier^ " ^ ** qU’dle pr0V0<îl,e’ Je connais Ie«ra besoins par un contact
du BOPpîé0,n6mml attaCfé 4 Ia.justice et au Pr0^ès je travaillerai à l’amélioration du sort des travailleurs, des petits et des humbles.
I n grand danger menace les sociétés modernes : le développement outre’ d’un étatisme désordonné; la loi des assurances sociales en est une manifestation. Dès le début, je me suis eve contre Je caractère obligatoire et le formalisme excessif de cette loi.
fHCUH::rn:;p;r;ér:ux et hu-?ain nan est c°ntesté par pers°nne> ^ ètre
effort application en etre confiée à la mutualité, dont on connaît l’admirable
chiffrifkCir3rÇantStaliendent depUiS l0ngLempS ’a l0‘ qui les ^rera de l’impôt sur le fire d affaires, remplacé par une taxe unique : je m'efforcerai d’en obtenir le vole
\ os municipalités qu. bnt courageusement entrepris des œuvres d’hygiène ou de solidarité sociale e qui ont, à tout moment, besoin de l’appui de l’Eat, peuvent compter que je eur apporterai le concours le plus actif. P qU® je
tW1. professionnels, vos unions communies dont je conneis
en ™ ' û! "•J**"*"» »" nrlisliques, vos compagnie, d. pompiers, Loveront eu moi un ami dévoué prt econder leurs efforts. prouveront
Quant aux mutilés bffissés de guerre et à mes camarades anciens combattants à qui J envoie un fraternel salut, je sais que la Patrie peut compter sur eux en toutes cireons-
France' 7T,lZT "7^ ^ T ^ ^ -venir que L
confiance ver/ ’t r * b’e“ dW‘reS *“*«■ * ^ regarderons1 avec
Pierbe DUGHESNE-POURNET
P ]'op ri é taire* Ex pïoi tan t et industriel*
Maire et Président des anciens combattants de Norolles* Conseiller général do Blangy-te-CMteau.
Chevalier de la Lpgion dlionneur*
Croix de guerre*
Candidat do concentration républicaine et de l’Aüiance républicaine démocratique.