‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 39 sur 260 · CH A RENTE-INFÉ R1EURE · texte numérisé non relu

CH A RENTE-INFÉ R1EURE

Circonscription de JONZAC-

M, SGLAFER, radical-socialiste - Elu au premier tour de scrutin. — 9.450

Chers Concitoyens.

Les républicains de notre arrondis ment, représentés par les conseillers généraux* les conseillers d’arrondissement, les maires, les ad joints, les délégués des conseils municipaux et des comités républicains, convoqués le 20 mars au nombre de 459 — 456 étaient présents

— m’ont fait le grand honneur de me désigner par 455 bulletins secrets comme candidat » l'élection législative du l,r mai.

C'est la quatrième fois que je reçois pareille marque de confiance* qui constitue pour moi la plus haute récompense de huit années d'efforts quotidiens et constants pour représenter dignement et. utilement à la Chambre des Députés l’arroudissèment de Jonzac,

Laissez- moi espérer que vous ratifierez le verdict de vos élus.

Au surplus, le! j’étais quand vous m’avez accordé, il y a quatre ans, 9,632 suffrages, Ici je suis toujours.

Considérant que la République n'est îa République que si elle est dirigée dans un esprit républicain, je n’ai soutenu que les Gouvernements résolus à s’appuyer sur une majorité républicaine.

Mais, préoccupé beaucoup plus par les questions fiscales, financières, économiques, agricoles, que par les discussions de politique pure, c’est aux premières que j’ai consacré tout mon temps.

N'attendez pas de moi des promesses irréalisables. Sachant par expérience combien est complexe, délicate par ses répercussions sur T économie nationale, l’œuvre de réalisation législative — vivant depuis mon enfance au milieu de vous — ayant constamment à vous rendre des comptes dans des réunions fréquentes, justiciable du tribunal populaire dans les consultations communales, cantonales et d’arrondissement, je suis tenu à n’envisager que le « possible »,

La grave situation financière actuelle va commander des restrictions du train de vie national comme les déficits budgétaires des deux dernières années exigeront une sérieuse réduction des dépenses.

Républicain ferme et fidèle, inscrit au groupe radical d’Edouard Hem ot — partisan de la propriété individuelle et des facilités d’accession à la propriété pour tous les citoyens

— convaincu que les ruraux .(l'amélioreront leur sort qu’en s’unissant, sans distinction d opinions politiques ou religieuses, dans des groupements professionnels ouverLs à tous,

afin (I obtenir le nombre condition du succès — au lieu de constituer un parti politique agraire fermé à ceux qui ne sont ni républicains, ni laïques, ou qui répugnent aux conversions trop brusques — hostile à la lutte de classes — attaché à tout ce que composent les idées de liberté, de laïcité, d’amélioration du sort des humbles, de justice et de paix, je mets une fois de plus à la disposition de mes compatriotes de l’arrondisse ment tout ce que je peux leur offrir d’intelligence, de cœur, d’expérience, de connaissances et de dévouement.

A vous* chers Concitoyens, de me juger '

Vive l'arrondissement de Jon/.ac !

James SCLAFER

Docteur en droit. - Propriétaire. — Croix de guerre*

Maire et conseiller général de Jonzae.

Député sortant.

V ice-Prësident de la Commisaicm des travaux public* et des moyens de communication*

Secrétaire de la Commission d’admînUtratioD générale, départementale et communale*

Secrétaire de la Commission dos boissons du groupe viticole et du groupe laitier.

Membre des groupes d'entente papa^ie, de défense payiaure, de la démocratie rurale, de défense dea bouilleurs de cm, etc* Candidat des républicains»

Circonscription de MARE N NES,

M, BERTRAND, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 8.493 voix.

Chers Concitoyens,

Je suis, depuis plusieurs législatures, votre représentant à la Chambre des Députés, yanl, je le crois, tenu les promesses que je vous avez faîtes, et justifié la confiance q ^ous m avez témoignée successivement le 10 mai 1914, le 11 mai 1924 et le 29 avril

U»*, votnre fidUéRtéme ^ m°“ trüi8iÔme mandat’ aPPCl dG n°UVeaU à V°tre W

à vl0l'irUS COnna,issoils dePuis tr°p longtemps pour que j’aie besoin de me présenter républicain ar^llnalS " T™??™ eL de cœur’ fiIs ct citt>yeu ce vieil arrondissement J mpm ’ aV°C ma ami ° 6t meS camai'ades d’enfance, j’ai constamment lutté pour mlvez vT 1 SC™ le n,ême Wéal, il me suffira] de vous dire que Ici que vous

tique et sociale0^11 ^ 6 ^ ** W j’entends demeurel' dans l’action poli-

inscrit au parti républicain radical et radical-socialiste, . j’en revendique le programme

«u il m’a été donné de vous présenter bien des fois et que vous a magnifiquement exposé, le f5 novembre dernier, son chef éminent, M. Edouard Herriot, au cours de l'inoubliable manifestation de Marennes,

Affirmant la souveraineté du suffrage universel, nous repoussons devant le pays comme nous l’avons fait à la Chambre an sujet de la loi dite de 40 0/0 toute législation qui tendrait

“ 1 6 No us^ p roclatn ons l’intangibilité des lois laïques, complément naturel des libertés civiles, Garantie de la liberLé de conscience, condition de la paix religieuse.

Nous voulons pour tous les enfants de France, pour ceux du peuple comme pour ceux des riches, le droit à l’éducation intégrale par l’école unique dont nous avons voté le principe et imposé les premiers fondements au cours de cette législature. i

Nous demandons à protéger les producteurs et les consommateurs, accables par la vie chère contre les trusts et toutes les formes de l’accaparement, contre les profiteurs et les parasites sociaux qui ruinent le petit artisan, le petit commerçant, l’agriculteur et la petite

épi' oTns l’ordre financier, nous envisageons la rectification d’un système d'impôts injuste et compliqué le remplacement continu du chiffre d’affaires par la taxe unique; la protection des avoirs du trésor et de l’épargne ; des dégrèvements non pas éparpillés et illusoires comme ceux qui ont été proposés mais portant d’une façon massive sur un grand impôt de consommation tel que celui des transports ou du chiffre d’affaires; enfin et surtout le rétablissement de l’équilibre budgétaire, si gravement compromis; des économies profondes par la réduction des dépenses improductives, notamment des dépenses militaires.

Nous envisageons dans l’ordre économique un véritable plan d équipement national iinancé par l’épargne française et constituant pour elle un placement sûr au heu d’emplois aventureux comme ceux où on l’a engagée et qui doterait nos campagnes de chemins, de voies de communication, d’adduction d’eau, d’électricité, d’habffations à hou

mal Nous voulons développer le crédit agricole et la coopération rurale, afin de mettre nos agriculteurs à l'abri des crises de mévente et de les soustraire à la tyrannie economique de ceux qui achètent très bon marché leurs récoltes, leur vendent très cher les instruments aratoires qui servent à les cultiver ou les engrais qui servent h les produire.

Nous voulons le respect du droit syndical, la défense des victimes de la guerre, a simplification et le perfectionnement de la loi sur les assurances sociales, 1 aide aux familles

nombreuses* v -

Dans l’ordre extérieur, nous poursuivons le développement de la politique e p inaugurée à Londres par Herriot, appliquée à Locarno par Briand et tendant au rapprochement des peuples protégés et unis par une Société des Nations plus orte e p us

respectée*

Les grands intérêts nationaux ne me feront pas perdre de vue ceux de notre airoudisse me nt que j’ai toujours servis en étroite collaboration avec les élus cantonaux e

municipaux. . , , ,

Je continuerai à travailler à l’amélioration des communications, si importantes clan notre région touristique et que nos bras de mer et nos passages d’eau rendent si malaisées. Des réalisations heureuses ont été effectuées, d autres sont en bonne voie pour peu que * calculs personnels ou les manœuvres politiques ne viennent pas contrarier es e oi

accomplis, ni décourager les bonnes volontés acquises. . ,

Le bac de Royan à la Pointe de Grave et 3a liaison entre 1 Ile d Oléron et e con me

sont an premier rang de ces projets. , lus

La législature qui s’achève au milieu d’une crise économique et financière des p sévères et dans une atmosphère internationale des plus lourd as appelle un redressemen que seule pourra lui assurer une Chambre foncièrement démocratique, *r

réformatrice, hostile à toutes les dictatures, passionnément attachée à la paisv fi *

traditions généreuses du pays de la Déclaration dos droits de 1 homme et du citoyen.

Pnf nour l’avenir de la France et pour la sécurité du monde, que ces traditions deserte es ou trahies par une majorité équivoque, soient reprises par des républicains sans peur et

SatlS Ne^me croyant pas indigne de siéger par ceux-ci, je viens en toute confiance, vous demander le renouvellement de mon mandat.

Vive rarrondissement de Maronnes I

• William BERTRAND

Avocat»

Président de U Société de crédit agricole de Marennes. Président de la Caisse d'épargne de Parrond iss ement» Conseiller général.

Député sortant.

Circonscription de ROGHEFORT,

M. PQUZET, républicain socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin» — 7/943 voix.

Chers Citoyens,

Je me présente à vos suffrages avec un programme qui contient les idées auxquelles je suis profondément attaché et dont la réalisation, possible, constituerai un progrès certain

sur Tétât de choses existant. t A i

Ce programme correspond aux aspirations de tous ceux qui s affirment en faveur de la

République laïque, démocratique et sociale.

Je le soumets à votre libre examen en vous donnant 1 assurance que tous mes effort* tendront à le faire triompher.

Programme bu Parti.

Politique extérieure :

Orientée indéfectiblement vers la Paix qu’il faut assurer avant toute autre chose : par le rapprochement et l’entente politique et économique des peuples; par la continuation de la politique de collaboration (Genève, Locarno, pacte Bnand-Kellogg, etc.); par la création, des Etats-Unis d'Europe*

Défense nationale :

Souci légitime de la sécurité des démocraties en présence des peuples opprimés par des dictatures, souci qui doit disparaître dans le plus bref délai par la réalisation du desarme-

ment simultané et contrôlé sur place» , ,

Jusque-là il faut poursuivre : la réduction des charges militaires qui, présentement,

sont écrasantes ; le vote d'une loi ordonnant que toutes les dépenses cl armement seront faites d'après le: principe de ia régie directe, sans qu'il puisse en résulter aucun avantage pour aucun fournisseur*

Politique intérieure :

Intangibilité des lois laïques ;

Garantie eflective de la liberté individuelle ;

Abrogation des lois scélérates ;

Gratuité de renseignement à tous les degrés ; #

Egalité des enfants 'devant Tins t motion ;

Enseignement post-scolaire obligatoire ;

Création des bo.urses d’entretien ;

Défense des droits des victimes de la guerre ;

Défense des droits des mutilés du travail*

Politique financière :

Maintien et amodiation des monopoles d'Etat et création de tous monopoles utiles ;

Contrôle des banques ei sociétés financières ;

Réaménagement des impôts de façon à dégrever les petits contribuables, en diminuant les taxes qui pèsent sur la consommation et la circulation ;

Elargissement des abattements à la base en matière d'impôts sur les revenus, notamment sur ceux frappant les salaires et appointements ; renforcement des grosses cotes ;

Renforcement du contrôle et poursuite rigoureuse' de laJ fraude ;

Suppression de l’impôt sur le chilfre d’affaires et son remplacement par une laxe unique ;

Simplification de notre fiscalité.

Politique économique :

Organisation de la production et de la répartition en vue des intérêts de la collectivité;

Statut légal du Conseil économique ;

Contrôle des trusts, des cartels et de toutes les puissances économiques qui constituent actuellement des monopoles de fait détenus par une minorité de privilégiés (assurances, mines, transports, sucres, engrais, etc,).

Lutte contre le chômage ;

a) D une manière generale par la réalisation d'une entente internationale remédiant à la crise économique mondiale, cause essentielle du chômage ;

b) En particulier : par l'application rigoureuse de la journée de huit heures et la mise au point rapide d un plan réalisant effectivement de grands travaux d'équipement national;

Recherche du meilleur emploi des chômeurs secourus.

Politique sociale :

1 articipation des travailleurs à la gestion et aux bénéfices des entreprises. Contrôle ouvrier ;

Organisation de l'accès des travailleurs à la propriété ;

Application de la taraude.: « A travail égal, salaire égal » pour les travailleurs des deux sexes ;

Amélioration des lois de protection ouvrière et paysanne ;

Amélioration et perfectionnement des assurances sociales ;

Refonte des lois d’assistance et d’hygiène, législation protectrice de l’enfance et de la famille nombreuse ;

Latte contre la vie chère, sanctions énergiques contre la spéculation et le superbénéfice ;

Reconnaissance du droit syndical à tous les travailleurs (fonctionnaires, ouvriers et employés) ;

Encouragement et défense de l'artisanat.

Politique agraire :

Organisation du marché et de la vente du blé ;

Statut des coopératives agricoles ;

Indemnité de plus-value aux fermiers sortants et révision des baux à ferme ;

Abaissement, du prix des engrais et des transports des engrais, machines et produits agricoles.

Amélioration du sort des populations rurales :

a) Développement des mutuelles, coopératives et syndicats agricoles ;

A) Création d’une caisse nationale contre les calamités agricoles et assurances de tous les risques professionnels des agriculteurs ;

c) Développement du crédit agricole et prêts à longs termes, notamment pour L amélioration de l1 habitation rurale ; développement de renseignement agricole ;

d) Electrification des campagnes ;

e) Réalisation de moyens facilitant la fréquentation dè l’école par les enfants des campagnes ;

f ) Amélioration des voies départementales et communales, des transports, dès services postaux et de tout ce qui contribue à l'hygiène et à la santé publique ;

g) Appui financier de l’Etat pour tout ce qui concerne les créations et les installations susceptibles d? améliorer la vie dès ruraux.

Politique coloniale :

Mise en valeur de notre domaine colonial;.

Protection des indigènes et politique d’assimilation à leur égard ;

Leur accession au droit de représentation politique ;

Suppression des privilèges dee banques coloniales et reprise par l'Etat du droit régalien d émission ;

Défense des droits électoraux, des Français résidant dans les pays de protectorat,

Édouard POUZET

Député sortant. — Conseiller général.

Circonscription de LA ROCHELLE.

M. HESSE, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 11.310 voix.

Mes chers Concitoyens,

Pour la sixième fois, j’ai l’honneur de solliciter de vous le renouvellement de mnn mandat législatif.

, l)ePms ^mSt'clnq ans, j’habite ce pays. Pendant dix-sept ans, je vous ai représentés à 3a Chambre des Députés.

Je pense que cette simple évocation du passé et des liens de mutuelle confiance qui nous unissent depuis si longtemps me dispensera de longues explications électorales.

I-a législature qui s’achève, appuyée sur une majorité de droite et sur de grands groupements financiers, tels que le Comité des forges; le Comité des houillères, la Ligue des intérêts économiques, se termine par un véritable bilan de faillite.

Le déficit du budget dépasse 7 milliards. Le déficit d’exploitation des réseaux de chemins de fer se monte à 3 milliards. La trésorerie complètement asséchée par ses prêts à

etranger et ses renflouements de grandes banques et d’entreprises privées, est obligée de recourir à F emprunt

Les dettes interalliées ont été ratifiées sans clause de sauvegarde.

Sur 1 injonction du président Hoover, la majorité a, sans aucune contre-partie, aban- 1 °nnC Gf. milllfrds tIus à l’Allemagne pour nos réparations, et pour couronner cette œuvre nefasle, elle a, avant de mourir, tenté une vaste entreprise de mutilation du suffrage universel (élections à 40 0/0, suppression du 2S tour)*

Il appartient à la France républicaine de mettre fin à une situation qui, si elle se prolongeait, risquerait de déterminer une catastrophe.

Je n ai pas besoin, je pense, de définir une fois de plus mes opinions politiques.

Je suis aujourd’hui ce que j 'étais hier.

J appartiens à ce grand parti radical qui a été et sera toujours l’expression de la démocratie française.

... . l‘llliue . c est à-dire neutre entre toutes les confessions, décidé à poursuivre la

réalisation de 1 école unique par la gratuité de l’enseignement secondaire, car l'instruction

ne peut être 1 apanage d’une classe, mais éminemment respectulueux de la liberté de conscience. *

rti social . préoccupé d améliorer la condition d'existence des travailleurs par une

C?1] 1I?UC L eiolution vers la justice, sans lutte de classes et sans violence, dans le respect de la légalité et de la propriété privée.

Parti national, enfin, sans chauvinisme, mais désireux, en assurant la sécurité de la rance, e lu t onner comme base la politique du rapprochement des peuples; désireux aussi de poursuivre la réduction simultanée, graduelle et efficacement contrôlée des armements nationaux, avec ^accroissement des garanties internationales de sécurité.

il crise économique singulièrement grave, due notamment à f augmentation déréglée ce a production, à la fermeture d'un grand nombre de marchés, à la diminution du pouvoir e consommation qu accroît encore le chômage, s'est abattue sur notre pays. Pour ** f i * j Gy 1 suffit plus de remèdes empiriques. Il faut adapter le régime économique e. con itions nouvelles. Rien ne serait plus dangereux que de laisser croire aux

producteurs qu'il suffit d'élever indéfiniment les droits de douane pour les mettre à l’abri. I,a France ne peut vivre en vase clos.

L’heure est venue des larges ententes internationales contrôlées qui permettront 'seules d'apposer aux besoins réels des peuples la création et la répartition des produits.

I.e rapprochement des nations dans les relations économiques doit marcher avec le

rapprochement politique.

Pour faire face à la crise économique et à la mauvaise situation financière actuelle, la prochaine Chambre devra envisager des solutions nouvelles et hardies*

Dans P ordre economique :

Reprise d'un vaste plan d’équipement national.

C’est, en effets une lourde erreur que d’asseoir, comme le prévoyait le : projet qui nous fat présenté, des travaux de longue durée sur des ressources aussi variables que les ressources de la Trésorerie, Un vrai plan d’outillage national doit etre financé par des opérations de crédit, les grandes collectivités intéressées (départements, villes, syndicats de communes, Chambres de commerce et ports autonomes) étant autorisées à faire des emprunts garantis par F Etat,

Un tel plan aura ainsi le double avantage de résorber très largement le chômage et d’assurer à l'épargne un placement sûr, au lieu des emplois aventureux dans lesquels elle s est volatilisée.

Dans l’ordre financier :

11 n’est plus possible de recourir à l'impôt. Pas davantage à l’inflation qui constituerait un danger pour notre monnaie nationale* Tout le monde est d accord sur ce point : ü faut procéder à une large déflation budgétaire.

Il faut aussi protéger les avoirs du Trésor, en évitant de les faire servir en dehors du Parlement û des avances à T étranger, dont on a abusé ces derniers temps alors que leur emploi en France eût été si utile pour nos industriels, nos commerçants ou nos agriculteurs.

Au milieu de graves difficultés qu’elle traverse, il est indispensable de défendre 1 agriculture nationale, le cultivateur doit pouvoir vivre largement de la vente de ses produits.

Un contingentement des importations dans le cadre d accords internationaux devient

une nécessité* . ,

Il convient, d’autre parL, d’étendre le crédit agricole et l'assurance contre les calamites atmosphériques ; de faciliter l’accession de l'ouvrier à la propriété rurale , de réaliser te vote du statut des coopératives; de réglementer les bourses de commerce et de lutter contre la spéculation ; d abaisser les tarifs de transports; de développer les chemins ruraux et d électrifier progressivement et le plus largement possible les écarts de communes.

L'existence d'une classe agricole nombreuse et prospère est indispensable à la santé du pays*

Les commerçants et les industriels durement frappés par la crise économique, supportent incontestablement de lourdes charges. Il est juste et nécessaire qu ils bénéficient de^ facilités et avantages accordés aux autres catégories de contribuables.

Pour y parvenir, une réforme d'ensemble de notre législation s'impose. Elle de^ ra comprendre notamment les modifications suivantes :

Transformation de la taxe sur le chiffre d'affaires par la diminution progressive des objets frappés et extension de la taxe de production. Suppression de la taxe ne luxe. Réduction de l’impôt sur les transports Assiette des patentes limitées anx locaux industriels et commerciaux, même abattement à la base, en ce qui concerne les bénéfices indu; Iriels et commerciaux que pour les cédules relatives aux professions non commercia es* Comprendre* clans tous les cas, dans les frais généraux, le salaire de la femme du commer»

çant travaillant avec son mari anx lieu et place rl’un employé. Limitation de la période pendanL laquelle les agents du fisc peuvant présenter leurs réclamations P

J’atttache enfin une très grosse importance à l'organisation du crédit à court terme pour permettre de faire fabe aux difficultés de trésorerie d’entreprises saines, et du cS a moyen et long terme en vue de l’aménagement, de la transformation, de l’extension d entreprises existantes, commerciales et artisanales. ‘

vîs-èiis^ W Dt d0U anCienS C°mbaüants ]e rcspect des dettes sacrées conc tractées

latinEnfin’ deS meSTS d°iV]ent être p,’ises p0ur aiuster aux nécessités actuelles de la léfrfslation qui concerne les mutiles du travail. °

Mes chers Concitoyens,

lm d' ™iller da“ “r“° raond” “ r“ “PP"11' '» ^

de i‘S!>CeKt Ô’rC “ <J^Uté darrondisFement » que dè défendre passionnément, les intérêts le la légion qn on a 1 honner de représenter, j’en suis un et je m’en vante.

André HESSE

Docteur en droit. — Avocat à la Cour d’appel. Conseiller général, — Député sortant.

Président de la Commission de législation civile et Criminelle de la Chambre des Députés. Vice-Président de ^Association centrale des laiteries coopératives des C ha rentes et du Poitou.

Circonscription de SAINTES;

M. PA LM AD E, radical-socialiste, bl u: au, premier tour de scrutin. — 13. 826 voir,

Mes, chers Gon citoyens,

- “*? aPPe*^8 * »■ prononcer en lontc indépendance «nr ceux qui

ÜT, ' , ,P*'tont\,il 0,1 tol de importantes pour r.Ji

0 nonTOn “t™ . m 1 T™”™ ° C°nlr31'' ,<! ““™“. » ~t aolliciter

tnrer^ v™„lr ° m°" P”’é '* m™ P™d»«‘ l« deux légisk-

C’est on •' °f S ecoaJer’ vous sorit le sûr garant de mon effort de demain.

soumis sans crS’ u * ^ S*mpathie 9ue vous l’avez toujours accordée, je vous

7i 2 tZilZ 7 I T œuvre’ ?ue rs connaissez dé-pi ^

blicain plr deux r(,i ^ necess‘tes de 1 heure présente, comme au vieil idéal répupar deux fois victorieusement défendu avec vous :

Dans Tordre économique :

J!£Zr d ™ V<5ntable Plan d'étfuiPement national me paraît- nécessaire, car-elleest

tatiom-Vblr mnÎcrTr^ï^ ^ cbeminS> d';idd»ction d’eau, d’électricité, nos villes d'habi- ’ e l ‘spensaires, et d inslituermne politique rationnelle des transports^

De pallier au chômage et d'atténuer la Répression économique présente*

'D’offrir à r épargne française un placement sûr, au lieu dTemplois aventureux.

De tenir sa place dans un plan d'organisation économique internationale*

Dans Tordre financier :

La plus urgente besogne doiL être la rectification de notre système d’impôts, qui\ comporte trop de complications et d'injustices, et dont j'avais essayé de commencer T allégement en proposant la suppression d'un grand impôt de consommation, proposition qui fut malheureusement écartée pour n aboutir qu'à une poussière der dégrèvements insensible pour la majorité des contribuables.

Je poursuivrai, avec le ferme espoir de le faire aboutir, le remplacement de l'impôt sur le chiffre d'affaires par la taxe unique, qui simplifiera la fiscalité pesant sur nos commerçants, et allégera les charges que supporte 3a consommation*

Je me suis particulièrement attaché, vous le savez, à la protection spéciale du peut et moyen héritage rural et artisanal, réforme que j'ai commencée en faisant réduire de plus de de moitié les droits de centième denier sur les petits et moyens héritages. Il faut achever cette tâche, de manière à aider cette population laborieuse, travaillant avec ses moyens propres, armature sociale de notre pays, et lui permettre de traverser non sans difficultés, mais sans y sombrer, la crise actuelle, contre laquelle j'avais mis en garde les pouvoirs publics.

Il faut rétablir réquilibre budgétaire, si gravement compromis, et cela en dehors de tout impôt nouveau, parla compression des dépenses (suppression des rouages administratifs inutiles et réduction des dépenses militaires).

On doit enfin protéger efficacement les avoirs du Trésor et de l’épargne en évitant de les faire servir à des avances à l'étranger dont on a abusé ces temps derniers*

Dans Tordre extérieur :

Notre devoir à tous est de continuer et faire aboutir, de tous nos efforts, cette politique de rapprochement européen et d’arbitrage, susceptible d’amener, dans l’esprit poursuivi sans relâche par le regretté président Briand, la réduction simultanée des armements, aussi bien dans l'intérêt de la jeunesse et de l’équilibre des budgets, que dans celui, primordial, de la paix entre les peuples, ce qui a été mon but dans les conférences internationales auxquelles j’ai été amené à participer.

Dans l’ordre intérieur :

Fermement résolu à toujours veiller au maintien des lois laïques, soutien de la Constitution républicaine, je veillerai également au respect absolu des droits du suffrage universel, contre lequel fut récemment tenté un coup de main par la majorité expirante et que les démocrates des deux Assemblées ont réussi à déjouer*

Il faut, en outre, poursuivre un programme de réformes scolaires où l'enseignement agricole, industriel et commercial aura son plein développement et où les diverses branches d’études seront ouvertes selon les capacités, sans distinction basée sur la fortune.

Enfin, nous devons nous préoccuper des droits des mutilés, anciens combattants et toutes victimes de la guerre, comme défendre les consommateurs et le petit commerce contre 1 oppression des congrégations économiques et des trusts internationaux.

Dans Tordre régional et agricole :

Pour la défense des intérêts agricoles et viticoles de notre Sain ton ge, vous connaissez enhn, mes chers amis, mes efforts et mon œuvre : J’ai notamment fait voter la transformabon de la taxe ad valorem sur nos eaux-de-vie en une taxe forfaitaire, comme 3e demandait

instamment la Fédération des viticulteurs ch a reniais. J'ai porté et je continuerai à porter toute mon attention sur les mesures tendant à favoriser l'écoulement, si difficile actuellement de nos récoltes et sur celles susceptibles d’améliorer les conditions de îa vie rurale. Je veillé â tout instant aux subventions nécessaires à nos chemins, à nos marais, à nos petits ports à nos adductions d'eau, à notre électrification, pour laquelle j’ai fait voter îe régime favorable des écarts.

Là comme partout, je continuerai à être ce que j'ai été, votre défenseur obstiné, votre représentant dévoué et sincère.

Mes chers Concitoyens,

Vivant au milieu de vous, investi depuis huit ans de votre confiance et, je puis le dire pour beaucoup d’entre vous, de votre affectueuse amitié, soucieux detre toujours en collaboration confiante avec vos élus, et connaissant les besoins des campagnes et des villes de notre bel arrondissement, je suis demeuré fidèle à la même ligne de conduite et plus que jamais résolu à y persévérer.

C’est donc en toute confiance, mes chers amis, que je vous adresse très simplement mon cordial appel ;

Pour le progrès social !

Pour la sécurité financière!

Pour la paix internationale 1

Vive la SaintongrL,, Vive la République !...

Maurice PALM A DE

Propri étûire-agrir ulteor et Conseiller municipal à Sablonceaus.

Conseiller général du canton de Saujon.

Candidat du Parti républicain, radical et radical -socialisé!.

Député sortant, ancien Ministre.

Circonscription de SAINT JE AN-D’ANGÉLY.

M. LONGUET, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 8.914 voix.

Chers Concitoyens,

Elu, à J unanimité des suffrages exprimés, par le congrès républicain du 21 février dernier, comme candidat unique de l'union des républicains de gauche, c’est avec confiance que je demande à vos libres suffrages le renouvellement de mon mandat.

Je ne vous apprendrai rien, en vous disant que la composition de la Chambre de 1928, avec sa majorité de droite, a empêché la réalisation du programme républicain.

La stabilisation légale et le rétablissement des tribunaux furent les seuls points importants sur lesquels nos promesses purent devenir des réalités.

Notre éloignement du pouvoir, par l'intransigeance des parfis de réaction, eurent pour résultats :

A t intérieur :

Le désordre financier (gaspifl âge des ressources de la trésorerie, déficit des budgets, déficit des chemins de fer, retour à l'emprunt cher au bloc national)*

La crise dans tous les domaines, avec la baisse à la production sur le prix des denrées atteignant jusqu’à 30 à 40 0/0 pour les bestiaux. Le maintien de la vie chère.

A V extérieur :

La France complètement isolée, après avoir eu tant d’amis pendant la guerre I

Pour arrêter notre pays sur la pente ou le cartel des droites Ta fait glisser, je vous propose, les buts suivants du parti républicain :

A F extérie ur :

Nous voulons persévérer dans la voie que nous nous sommes tracée pour faire aboutir notre politique d1 arbitrage, de réduction simultanée des armements et de fédération européenne que notre regretté président Briand poursuivait de tous ses efforts. Celle politique aura le triple avantage de réduire au minimum la durée du service militaire, de faciliter Féquilibre du budget et de réaliser la paix entre les peuples.

A l’intérieur :

Nous réaliserons le redressement financier :

Par Féquilibre rigoureux du budget obtenu sans impôts nouveaux, mais par une politique d’exhaussement de l'économie nationale , capable d'engendrer des plus-values, et par la compression des crédits affectés aux dépenses non productives, notamment les dépenses militaires ;

Par îa réforme de la fiscalité, comportant l'application loyale cl résolue de l'impôt sur le revenu ; le remplacement, dans tous les cas possibles, de la taxe sur le chiffre d'affaires par la taxe unique que la majorité nous a empêché de réaliser pendant cette législature : des aménagements plus équitables des impôts sur les bénéfices agricoles, industriels et commerciaux ; la réforme des finances départementales et communales.

Nous rechercherons Famélioration progressive de la situation économique :

Par l'organisation rationnelle de la production sur le terrain national et international, pour éviter les crises de surproduction cl de sous-consommation et arriver par des ententes dans chaque branche d'industrie, à créer un enchevêtrement tel, d intérêts économiques entre les peuples, que les risques des conflits se trouveront considérablement diminués, sinon supprimés ;

Par l'application d’un plan d'équipement national fondé sur des opérations de crédit, qui constitueraient pour Fépargne française le plus sûr emploi et serait îe meilleur moyen de remédier au chômage ;

Par le maintien des monopoles d’Etat modernisés, par la protection de la production française contre les trusts eL toutes les formes de l'accaparement ;

Par la participation de l'agriculture à l'exploitation et à la fabrication des produits qui lui sont nécessaires pour mettre à sa disposition toutes les ressources de la science et de la technique, ainsi que les engrais naturels ou artificiels ;

Par le développement du crédit des assurances et des coopératives agricoles ;

Par F accession des travailleurs à l'exploitation et à la petite propriété au moyen du crédit agricole ;

Par la mise en valeur de nos colonies en faisant appel à la collaboration des indigènes.

Nous maintiendrons le respect des lois de laïcité et compléterons la réforme de l'école unique.

Nous pensons obtenir l'amélioration du sort des travailleurs par 3e développement de» syndicats professionnels et des associations coopératives.

Nous veillerons à la préservation du principe de la propriété individuelle et au maintien de la loi du 31 mars 1919, sur les pensions en ce qui concerne les droits des mutilés.

Nous poursuivrons, avec le ferme désir de l’obtenir, la suppression des périodes de réserve et des conseils de guerre.

Mes chers concitoyens,

Toujours fermement attaché à la défense des intérêts agricoles et viticoles qui sont à la base du bien-être de notre arrondissement, continuant de vivre près de vous, je connais vos craintes, vos désirs, vos espérances.

En collaboration toujours plus étroite et plus amicale avec vos élus, je m'efforcerai, comme par le passé, de défendre vos intérêts, qui ne peuvent être servis que par une politique d'ordre, de justice fiscale, de sécurité financière, de progrès social et de paix entre les peuples.

Vive Saint-Jean-d’Angély !

Vive la République laïque, démocratique et sociale I

T né o r h île LO NGUBT

Maire de Torié.

Conseiller général*

Député sortant.

Candidat de T union des républicains de gauche.

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