DOUBS
Circonscription de BAUME LES-DAMES.
M. de MOUSTÏER, U. R. D.
Elu au premier tour de scrutin. - 6.217 voix.
Mes chers Concitoyens,
Voici le texte complet de ma profession de foi d’il y a quatre ans ;
elle, 1S; VOSi “*$“ m’:Tnt au Parlement’ Jc m’ene-aSe à voler, sans me demander si elles sont patronnées par des hommes de droite ou de gauche, toutes les lois capables de vous assurer la paix, tant à 1 extérieur qu'à l'intérieur.
« La paix extérieure, nous l’assurerons en adhérant sans arrière-pensée à tontes les conférences internationales qui, par arbitrage ou entente directe, cherchent à concilier les interets souvent opposés des nations,
« Nous l’assurerons aussi en donnant aux citoyens une préparation militaire suffisante sans leur imposer un trop long casernement.
« La paix intérieure, nous l’assurerons, en donnant à tous les citoyens une égalité devant la loi qu ils sont loin de posséder aujourd’hui
.io»;iSa^:“Ua,d‘,'aSSSda“”’U”!i bi“ P™"'” religieux que pour les f.ue-
« Fermement attaché à la liberté d’association et à la liberté d’enseignement ie me dédare partisan résolu de la révision des lois d’exception et de l’application d^droit commun a tous les citoyens.
« Égalité devant la loi fiscale :
* lemierunent, par la révision de l’impôt sur le revenu. La surtaxe doiL être basée sur une déclaration de revenu arbitrairement contrôlée, au détriment des petits evenus mais sur les impôts réellement payés par chaque contribuable.
taxe 1 d" "'‘"f* * “» -F’— t par une
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mutualiste, la eestion des caisses de pensions et de retraites.
. “ Ésalit,f devant Ies ]ois pénales, qui doivent être appliquées sans faiblesse â tous les
citoyens quelles que soient ou leur situation personnelle ou la puissance des associations dont ils font partie.
, " hë'allte devant la loi électorale, en accordant aux femmes un droit de suffrage qu elles possèdent déjà dans tous les États civilisés,
« Je m’opposerai, par contre, à toutes les lois d’exception ou de privilège, ne reconnaissant, dans notre démocratie, qu’un seul privilège, celui des victimes de la guerre pour
lesquelles tant reste encore à faire, les mutilés, réformés, orphelins, ascendants, prisonmers de guerre. 1
. “ J,e nle feira! scrupule de vous promettre des dégrèvements impossibles aujourd’hui mais qu une politique d’économie pourra permettre demain, et c’est à cette politique de naîx et d’économies que je vous invite à donner vos suffrages, persuadé qu’elle est seule capable de servir les intérêts des petits travailleurs, qui forment l’immense majorité du corps éïecioral de 1 arrondissement de Baume-les-Dames. »
Aujourd’hui, je renouvelle cette même profession de foi, sans y changer une ligne.
Électeurs,
Demain comme hier, mon vote est acquis à toutes les mesures capables :
1° D assurer, dans le cadre de la Société des Nations, une collaboration internationale confiante, la paix extérieure et le désarmement simultané des peuples;
/\ De diminuer les charges fiscales et d’équilibrer le budget par un meilleur aménagement des administrations publiques et par un amortissement régulier de la dette ;
3° De continuer 1 aide efficace apportée ces dernières années par le Gouvernement a toutes les catégories de producteurs : agriculteurs et ouvriers ;
, , t, D! !T paSSer de3 textes lé&islatifs dfms faits quotidiens la liberté de conscience et la liberté d enseignement ; libertés dont le principe est actuellement reconnu par tous les partis, niais dont 1 exercice se heurte encore à des lois d’exception ;
' ! f ■ °e mfmteQir et df d&velopper tous les avantages obtenus jusqu’à ee jour par l’action a a fois prudente et persévérants des associations d’anciens combattants et de démobilisés;
6 De dedre et de perfectionner l’oeuvre sociale, honneur de la dernière législature.
Vive la République î
L, ue MOUSTTER
Député sortant. — Conseiller général.
Vî ce- P résident do la Chanibre* d’agriculture* Chevalier de la Légion d’honneur» — Croix de guerre» Candidat de rilnion nationale républicaine.
lre circonscription de BESANÇON.
M* Julien DURAND, radical -socialiste .
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.527 voix.
Mon cher Concitoyen,
Je viens pour la troisième fois soit ici ter votre suffrage.
Depuis vingt-cinq ans, je suis lier d’être, tant au Conseil municipal de Besançon qu’au Parlement, le représentant de la démocratie. J’ai conscience d'avoir toujours été fidèle à mes engagements et de m’être occupé des intérêts de tous, gagnant ainsi l’estime de la Chambre et la confiance de ma circonscription.
Je vous demande le renouvellement de mon mandat à une heure particulièrement difficile, dans une situation que nous n'avons pas créée, mais qui s’impose à nous.
Les Gouvernements qui se sont succédé au pouvoir nous laissent une trésorerie épuisée un budget dé > équilibré, amorçant pour l’an prochain un déficit de 6 à 7 milliards. Ce sont des faits.
Un redressement s’impose; il nécessitera d’autant plus d’énergie que l'épargne française a été ravagée, que la crise économique, commerciale, industrielle et agricole sévit durement et frappe tout à la fois les travailleurs, les intermédiaires et les producteurs, atteints, les uns par le chômage, les autres par la mévente*
Il n’est plus possible maintenant de songer à une aggravation des charges fiscales en raison de l’épuisement de la matière imposable ; seules les judicieuses compressions de dépenses peuvent être envisagées, dans le triple domaine de la dette, de l’Administration et des charges militaires, sans toutefois porter atteinte à la sécurité nationale et en respectant les droits acquis des anciens combattants et victimes de la guerre.
Loyalement* on ne saurait pour l’instant promettre un allégement de l’ensemble des charges fiscales; on peut du moins s’opposer formellement à leur aggravation et réclamer un aménagement plus équitable des impôts.
En cette malière, mon action personnelle s'est maintes fois montrée efficace. Je persévérerai dans cette voie d’autant plus énergiquement que l’assainissement de nos finances est la condition première et essentielle de la reprise des affaires et du renouveau de l’activité économique du pays. Il faudra favoriser celle-ci, à l’intérieur, par des mesures sagaces de protection et, à l’extérieur, par des accords internationaux nous ouvrant à nouveau les marchés d’où nous sommes exclus.
Il sera remédié au dérèglement de la production, qui est la cause profonde de la crise t par des ententes nationales et internationales entre producteurs qui devront être contrôlées par les pouvoirs publics et dont les abus seront réprimés par une juridiction spéciale.
Ce contrôle devra s’étendre aux établissements de crédit en ce qui concerne la liquidité de leurs dépôts et leurs prêts à l’étranger.
L’épargne publique devra être défendue par la réforme de la loi sur les sociétés, dès maintenant mise au point par la Commission du commerce que je présidais.
Le crédit à l’industrie et au commerce devra être organisé sous la forme de fassurancecrëdït dont j’ai largement contribué à faire accepter la formule. Le crédit agricole devra être développé.
Le redressement économique du pays ne sera réalisé que dans la mesure où les ira-
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•/ailleurs en bénéficieront et qu’il sera mis fin au chômage dont il faut atténuer par tous les sacrifices nécessaires les conséquences douloureuses,
Nous maintiendrons et développerons la législation relative à l'hygiène, à l’assistance et aux garanties données aux travailleurs contre les risques de la vie, La loi des assurances sociales sera améliorée et amendée en utilisant plus largement les organisations mutualistes, mais tous les principes essentiels devront en être rigoureusement maintenus
Un long passé politique me dispense d'insister sur mon attachement à la laïcité de l’école et de 1 Etat, qui est pour moi la condition même d’une mutuelle tolérance dans le respect de la liberté des consciences.
L ecole unique, c’est-à-dire la possibilité ouverLe à tous les enfants de recevoir le maximum de culture dont ds sont susceptibles, fournira à la collectivité les plus précieuses réserves d intelligence et de travail fécond, tout en donnant aux individus l’espérance de s élever a un niveau supérieur de vie soit par eux-mêmes, soit par leurs enfants.
Tous nos efforts seraient inopérants si la paix ne nous était point assurée ; le grand devoir s impose donc de maintenir la sécurité de noLre pays dans une Europe encore troublée. Plus de course aux armements, à la fois ruineuse et périlleuse, mais une organisation juridique de la paix basée sur le respect scrupuleux des contrats et garantie par une force internationale au service de la Société des Nations.
Sécurité, arbitrage, désarmement, voilà les trois termes solidaires de la politique de paix à laquelle Aristide Briand a consacré toutes les forces de son âme généreuse et que instinct meme de conservation de notre race nous ordonne impérieusement de réaliser.
Mon cher Concitoyen,
n ai Pas voulu dans cette courte déclaration vous présenter un catalogue de réformes • jai vise seulement à indiquer les tendances générales d’une ligne politique invariable' maintes fois approuvée par le corps électoral.
Fermement attaché à ma cité et à notre région comtoise, je continuerai à travailler à sa prospérité, en collaboration confiante avec tous les groupements d’intérêts corporatifs dont je suis toujours heureux de recevoir les suggestions
Agriculteurs, commerçants, industriels, ouvriers, petits rentiers, fonctionnaires, tous en un mot peuvent être assurés de trouver en moi l’appui que j’ai sans cesse apporté à des revendications raisonnables rentrant dans le cadre des intérêts généraux du pays. Je le dis
sans démagogie, dans la volonté, qui est mienne, dé promettre avec prudence et de tenir avec fermeté.
Porte drapeau du parti îépublicain radical et radical-socialiste, je me présente à vos suirrages en toute indépendance à l'égard de tous les autres partis et, pour réaliser mon programme, je serai fier de pouvoir compter sur le concours de tous les démocrates sincères
4 t0US *eS réP“M“^ns de cœur qui veulent la grandeur du pays, sa prospérité dans la jusuce, son rayonnement dans la paix.
Vive la lre circonscription de Besançon!
Vive la France !
Vivre la République laïque, démocratique et sociale î
Julien DURAND
Député sortant. — Ancien Ministre.
Président de la Commission du commerce et de ^industrie de la Chambre des Députés.
2* circonscription de BESANÇON.
M. B AU DO Ut N -EUGNET, républicain de fauche. Elu a ü deuxième tour de scrutin. — 5,47$ voix.
Mes chers Concitoyens,
Je veux d'abord vous exprimer une fois de plus mon affectueuse gratitude pour la confiance que, depuis mon entrée dans la vie politique, vous m'avez constamment témoignée.
Depuis dix ans, j’ai l’honneur de représenter au Conseil général le canton d’Àmancey ; depuis quatre ans, j’ai l’honneur de représenter à la Chambre l’arrondissement de Besançon- Campagne. Ainsi, depuis longtemps déjà, nous nous sommes vus à l’œuvre et nous nous connaissons, ce qui vaut mieux que toutes les professions de foi et tous les discours.
Vous savez que je suis un républicain, qui ne sépare jamais La [République de la France,
Mais aujourd’hui, devant la confusion créée intentionnellement par certains partis aidés de certains hommes, on est obligé de définir la République, comme, hélas l on en est meme parfois réduit à expliquer la Patrie 1
La République, je la considère comme le régime de la liberté, de la justice, de 1 égalité politique* Elle n’appartient pas à quelques sectaires qui voudraient s’en faire, dans leur seul intérêt, un véritable monopole.
Nous voulons une République qui, dans Tordre, le respect absolu et intégral des consciences, le développement des jeunes intelligences par un système de bourses appropriées, la protection sous tontes leurs formes des libertés indispensables, poursuive son œuvre de progrès démocratique et de fraternité sociale.
G est un idéal que je soumettais déjà, il y a quatre ans, à vos suffrages : tous mes votes témoignent quen toutes circonstances, j’ai appliqué ces principes avec une scrupuleuse exactitude*
J’entends donc aujourd’hui demeurer fidèle k la politique d union nationale qui nous a précédemment sauvés de la mine et peut seule nous empêcher d’y retomber.
Elle seule aussi nous permettra de répondre à ce désir intense de tranquillité qui anime les cœurs français* 11 faut qu’on le sache et qu’on l’affirme, la France veut la paix.
Mais pacifique, la France doit rester forte : ainsi elle pourra constamment assurer sa propre défense ; ainsi elle représentera, dans l’état actuel du monde, la plus sûre garantie de 1 ’ ordre e ur o p é en .
Rassurée par un prudent aménagement de ses frontières, il lui appartiendra de poursuivre un programme d’action économique et sociale.
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Le maintien des jeunes générations à la terre se consolidera par l'extension des réseaux électriques et téléphoniques; la multiplication des adductions d’eau; l’a méfiera tion des voies et moyens de communication ; le meilleur aménagement du crédit agricole.
Certains agréments do la vie rurale ne doivent pas être omis : déjà les bouilleurs de cru, pour lesquels j’ai souvent agi, ont reçu diverses satisfactions; je suis prêt à les faire compléter, de meme qu’à provoquer l'amélioration du régime de la pêche.
Bien que représentant d’une circonscription particulièrement agricole, j’ai un égal souci des intérêts de tous mes électeurs.
La précédente Chambre a mené une action importante en matière sociale ; il faudra la poursuivre, en tenant compte des possibilités mutuelles du capital et du travail.
Mais il faudra réviser la loi des assurances sociales et notamrn ont réduire les nombreux fonctionnaires et la paperasse qui résultent d’une application trop rapide et trop étendue du principe de la loi.
Des économies pourront en résulter ; il faut y penser, car il convient d’en rechercher,
Devant la crise mondiale qui atteint la France, il faut envisager un resserrement général des dépenses, notamment par la compression en matériel et en personnel de services de Ministères actuellement trop multipliés, >La réduction du nombre de certains fonctionnaires des administrations centrales à Paris permettra à ceux qui subsisteront de voir leur labeur suffisamment rémunéré; leurs intérêts de carrière doivent être protégés contre 1 arbitraire, maïs ils doivent en échange donner l’exemple du respect de 1 ordre, sans risquer de dresser contre la Nation un pouvoir qu’eile^même leur a conféré,
Une mise en œuvre opportune de nos colonies permettra de développer davantage les ressources du pays ; il sera intéressant de chercher à augmenter celles-ci., sans envisager aucun supplément d’impôt. Bien au contraire, l’oeuvre de-dégrèvement menée de 19-8 à 1932 doit être accentuée et poursuivie.
Pendant la dernière législature, les commerçants ont reçu des apaisements a 1 égard des bénéfices industriels et commerciaux : il conviendra d’en rechercher de nouveaux dans des modifications rationnelles de la taxe sur le chiffre d’alïaires.
Quant aux avantages obtenus jusqu’à ce jour par Faction prudente et persévérante des groupements des victimes de la guerre et d’anciens combattants, il ne saurait être question de les réduire en quoi que ce soit.
Par ailleurs, les mobilisés présentent des revendications qui , dams 1 ordre moral, peuvent obtenir très vite satisfaction.
Enfin, les épargnants et leurs fédérations ont reçu de ma part, pendant la dernière législature, suffisamment de marques de sollicitude pour que je puisse affirmer mon souci d'agir de même dans la prochaine. L’épargne est indispensable : elle constitue un des éléments nécessaires de la vie des familles : plus que toutes autres, celles qui sont nombreuses auront droit à notre attention.
Ainsi se présente mon programme.
Fidèle au sentiment qui m'animait déjà en 1928, je ne vous fais pas de promesses mais je vous assure de tout mon dévouement et aujourd’hui mes actes passés sont là nour répondre de mon avenir* “
Venez donc aux urnes, le I* ma; prochain, pour faire triompher sur mon nom dans
1 ordre eL 1 union, un programme assorti à la vieille devise républicaine : Liberté Egalité Fraternité! } 5 **
Et tous d un même cœur nous crierons ;
Vive Besançon-Campagne !
Vive la Nation !
Pierre BAUDOUIN^BUGNET
Député sortant.
Rapporteur du budget de l'Agriculture à Ja Chambre. Chevalier do la Légion d'honneur^ Croîï de guerre. Candidat d’ Uni on nationale républicaine.
Circonscription de MONTBÉLIARD.
M. RUCKLIN, S. F. I. O.
Flu au deuxième tour de scrutin. — 12.225 voix.
Mes chers Concitoyens,
Les élections législatives du I0f mai prochain empruntent aux circonstances une importance toute particulière.
Iln est pas exagéré de dire qu’elles auront les répercussions les plus graves pendant des
générations, non seulement sur les destinées de notre pays, mais sur les destinées même du monde.
. Jamais!e C°VpS électoral ne s’est> en effet, trouvé en présence de problèmes aussi nombieux, aussi complexes et aussi angoissants, tant dans le domaine de la politique intérieure que sur le pian international.
^ûu> auiez à jugei, tout d abord, les résultats d une politique financière qui peut se résumer ainsi ; augmentation des dépenses de 12 milliards, dont 6 milliards de dépenses mi î taures, qui atteignent ainsi 20 milliards, accroissement de la dette publique de 3 milliards, maigre les amortissements massifs réalisés par la Caisse d’amortissement; dilapidation, au
Pr°.Q.-»oe i°CleteS rilîanc,eres et de gouvernements fascistes étrangers, de la Trésorerie, qui, en 1929, dépassait 19 milliards et qui, aujourd’hui, est épuisée ; gaspillage de 5 milliards de V t emen .» au prolit des classes privilégiées et des spéculateurs en bourse, sans aucun sou agemont effectif pour l’ensemble des contribuables; déficit qui atteindra 8 milliards, au 83 milliard.^ ' lt^0Ur a P°û tique des emprunts; circulation fiduciaire qui dépasse
... 11 eot temps de redresser cette situation inquiétante, que compliquent encore deux problèmes solidaires, et qu’on ne peut résoudre isolément :
La crise économique et l’organisation de la production!
La crise internationale et l'organisation de la paix I
11 n’est pas un homme qui ne se sente menacé ou atteint par cette double crise.
Il ^en est pas un qui ose en prévoir la prolongation ou le développement.
Nous vivons sous un régime qui n’est pas capable de distribuer les richesses qu'il produit 3
Les progrès de la science et de la technique devraient créer pour tous des conditions de vie faciles ou aisées.
Or le chômage frappe 60 millions d’êtres humains dans le monde, les réduit aux privatiens, à la gêne, à la misère.
L’ouvrier que le chômage ne jette pas à la rue est contraint d’accepter un salaire diminué, donc insuffisant.
Le paysan ne parvient plus à tirer de son rude labeur une rémunération satisfaisante.
Le petit commerçant est écrasé sous le double poids des impôts et de la concurrence des grandes entreprises à succursales multiples.
L’insécurité est générale.
Elle se trouve encore aggravée par la situation internationale.
Nous avons enregistré la ratification des accords sur les dettes interalliées, sans clause de transfert ni de sauvegarde, sans lien de droit avec les réparations, que compromet la faillite du plan Young. La politique de rapprochement des peuples n'a pas été conduite avec assez de hardiesse pour assurer la paix* La course aux armements recommence. Le monde consacre plus de 100 milliards par an aux œuvres de mort. Il n’aboutit qu’à entretenir les rivalités et les haines. Chaque pays se hérisse à nouveau de forteresses et de canons, sans tenir compte que les conditions de la guerre de demain, si par malheur elle éclatait, risquent de rendre vaines les préparations. Nous irons aux abîmes si les peuples ne comprennent pas la nécessité d’un désarmement général, simultané et contrôlé.
Même partiel, le désarmement aurait pour première conséquence une déflation des budgets militaires, c’est-à-dire l’assainissement des finances publiques. Notre sécurité s’en trouverait fortifiée. Nos charges en seraient allégées. On préconise des économies : les plus considérables sont celles qui proviendraient du désarmement. Il en est d'autres. L es associa^ tiens de fonctionnaires ont depuis longtemps offert leur collaboration pour débusquer les emplois inutiles. Et dans la mesure, où par des moyens appropriés, le prix de la vie baissera, une compression des dépenses s’effectuera tout naturellement. Sans toucher aux maigres salaires des petits, il conviendra de faire subir aux gros traitements les réductions qu’exige le déséquilibre de nos budgets.
Le parti socialiste vous présente un programme clair, précis, sans démagogie, qu'il résume en ces quelques articles :}
L — Lutte contre la guerre :
Organisation internationale de la sécurité et de la paix par l'arbitrage et le désarmement. j
IL — - Lutte contre l’insécurité du travail :]
Développement de l’assurance, son application au risque chômage, semaine de quarante heures et contrôle ouvrier, révision de la loi des assurances sociales et de la loi sur les accidents du travail.