IV. — Défense et organisation de l'agriculture
L'agriculture française est victime d’une crise de sous-consommation et lès produits qu’elle livre sur le marché ne trouvent plus un prix suffisamment rémunérateur pour le pro~ ducteur réel sans que les consommateurs voient les prix baisser dans une proportion comparable.
La raison en est que le capitalisme des trusts meuniers^ betteraviers, vi nie oies, du blé ou des engrais, exploite la paysannerie française.
Pour détruire l’anarchie capitaliste de la production, le Parti socialiste réclame la constitution d’offices nationaux du blé, du vin, du sucre, des engrais, des machines agricoles, de la force électrique, des essences. Offices, où les représentants élus des producteurs, des consommateurs et des pouvoirs publies, seront appelés à régulariser la production, à stabiliser e iX-mêmes et au besoin à fixer les prix, de telle sorte qu'un jusLe bénéfice, à l'abri de la spéculation, récompense le dur labeur des producteurs, sans rançonner les consommateurs, leurs véritables associes.
Le Parti socialiste réclame uti service public des assurances contre les risques agricoles de toute nature, une large dotation du Crédit agricole et la remise en état des chemins vicinaux, véritables i os froments de travail des cultivateurs.
Jamais, malgré les mensonges répandus par les adversaires* le socialisme ira confondu la petite propriété paysanne inséparable du travail et la propriété capitaliste inséparable du profit illégitime.