V. — Nationalisations
Pour opérer cette séparation nécessaire du capitalisme et de l'Etat, sans laquelle il n’y a pas de véritable démocratie, le Parti socialiste se propose de détruire les monopoles capitalistes de fait qui ruinent l'Etat et, en collaboration avec le syndicalisme, sans toutefois tomber dans l'excès d'une bureaucratie parasite, de restituer à la Nation les chemins de fer, tes mines, les assurances, dont la féodalité financière oppose sa puissance à celle des travailleurs.
Organisation du crédit* protection de l'épargne, contrôle des banques, telles sont les mesures par lesquelles le socialisme entend lutter contre la spéculation financière qu'il n'a jamais cessé de dénoncer, soit dans le pays, soit à la tribune de la Chambre,
VL — Lutte contre l'ignorance :
L’égalité des enfants devant l'instruction est le premier devoir d’une démocratie. L’école unique impliquant la gratuité complète et la sélection des intelligences; la laïcité et ïe statut unique de l'éducation impliquant la nationalisation de l’enseignement, îa coordination des trois degrés successifs, le respect absolu de la fréquentation scolaire, l'organisation des loisirs de la jeunesse, le développement de l'enseignement post-scolaire, telles sont les reformes essentielles, avec l'abrogation définitive de la loi Faîloux, que le socialisme considère comme de toute urgence.
VIL — Lutte contre l'iniquité politique :
Bien qu'il ait préféré le scrutin d'arrondissement à deux tours, au scrutin a 400/0 préparé par M. Mandel, le Parti socialiste ne cesse de maintenir à son programme îa représentation proportionnelle juste et loyale, sans prime ni panachage.
Limité aux hommes, le droit de suffrage sanctionne la plus criante des injustices. Ayant leur part de charges, les femmes doivent pouvoir collaborer a la confection des lois comme elles ie font d’ailleurs dans tous les pays d'Europe, sauf en France.
Le Parti socialiste, sur ce point, réclame :
1° L’introduction du referendum dans la Constitution pour corriger et rajeunir les conceptions du parlementarisme actuel ;
La limitation des attribut on s ou la suppression du Sénat;
3* L’extension des attributions du Conseil national économique;
4° L'abrogation des lois scélérates ;
5* L’amnistie générale en matière politique;
6° La suppression des conseils de guerre et des cours martiales.
Telles sont, Citoyens, les mesures immédiates ou lointaines que le socialisme entend réaliser, dès qu'il aura en mains les leviers de commande de l’Etat, pour sauver de la guerre et de la crise économique les ouvriers, les agriculteurs, les commerçants et les artisans qui sont, tous à des degrés différents victimes de l'anarchie capitaliste.
Ce programme que nos adversaires, ne pouvant lui faire aucune objection sérieuse, accusent de démagogie, e^l parfaitement réalisable, sans demander au contribuable français, déjà trop lourdement imposé, de nouveaux sacrifices.
Il est possible de réaliser, dès demain, d'irnporl antes économies sur le budget de la Guerre qui est passé en France depuis 1928 de 11 milliards à 17 milliards de francs. D'autre part, les sommes considérables généreusement octroyées à titre de renflouement et sans le moindre contrôle, pnr le gouvernement Tardieu, à des sociétés et des banques capitalistes, ainsi qu’a des gouvernements étrangers, permettraient de récupérer annuellement plusieurs milliards qui seraient plus utilement dépensés dans l'intérêt de la collectivité nationale.
Pour sauvegarder les intérêts de l'arrondissement de Gannat, le candidat du Parti socialiste étudiera, non seulement l’utilisation rationnelle de la nouvelle ligne La Ferlé— Gannat qui va enfin être mise en exploitation, mais aussi l'organisation d’un réseau cohérent de lignes d’autobus pour desservir les localités déshéritées. Des mesures de protection en faveur de^ riverains de l’Ailier et de la Sioule, trop souvent victimes des inondations, doivent être envisagées. La refonte des Finances départementales et communales est F un des articles du programme socialiste dont la réalisation peut seule permettre d'entreprendre et de mener à bien les travaux d’utilité publique depuis longtemps ajournés. Enfin, d’accord avec la majorité socialiste du Conseil général, le candidat socialiste entend poursuivre énergiquement la mise en état de viabilité des chemins départementaux et communaux.
Pour la défense des intérêts généraux de l'arrondissement, comme pour la défense des intérêts généraux du pays tout entier, vous pouvez, Citoyens, compter sur le candidat du Parti socialiste S, Fr L O,
, Paul RIVES.
Circonscription de LAPALISSE.
M. LAMOUREUX, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 15.340 voix.
Citoyens,
Trois problèmes dominent la politique générale du pays : îa paix, la crise économique, la crise financière.
Chacun deux légitime nos préoccupations et requiert des solutions pratiques. Examlnonsdes :
La paix.
Avant 1914, les peuples faisaient dépendre leur sécurité d'un réseau d'alliances offensives et défensives et d'un renforcement continu des armements.
Ce système, ruineux pour les finances publiques, s’est révélé impuissant, puisqu’il n’a pas évité la guerre,
ïl faut tenter autre chose pour asseoir la paix.
D'où l'idée d’organiser la sécurité des peuples par le recours obligatoire à l'arbitrage et par Le renforcement de l'autorité de la Société des Nations, grâce à la création d'une sorte de police internationale. Ainsi nous pourrons préparer et assurer la réduction des armements qui conditionne le rétablissement de nos Finances.
C'est la thèse conçue par Léon Bourgeois, amorcée par Heiriot en 1924 et depuis continuée par Briand.
J'ai été le collaborateur de Briand. J’ai constamment soutenu sa politique extérieure.
C'est dire que je suis fidèle à cette doctrine de paix et de désarmement dans la sécurité, et que je m’efforcerai de la faire prévaloir clans les faits.
La crise économique j
Par une contagion inévitable, la crise économique qui affecte le monde a atteint la France,
Cette crise provient d’une grande surproduction. Elle se résout d'elle-même par Je réajustement automatique, des besoins de la consommation à ceux de la production.
Pour limiter les effets de la -Crise, la France a imaginé une politique de contingentement agricole et industriel qui, après une période d'erreurs et de tâtonnements, commence a donner des résultats.
Mais il ne suffit pas de restreindre les. importations étrangères. Il faut aussi sauvegarder les exportations françaises! On y parviendra en obtenant des nations voisines* au profit de la production nationale, un régime de réciprocité dans . les échanges.
Si ritalie, par exemple, importe en France 100 millions de produits, il faut qu'elle consente à recevoir un chiffre équivalent de produits français.
Quant au chômage, la solution du problème ne réside pas dans le payement d aï locations humiliantes pour ceux qui les reçoivent et ruineuses pour le budget qui les pave.
La sagesse commande d'entreprendre des travaux publics suivant un plan rationnel, afin de donner du travail aux chômeurs tout en réalisant un outillage qui contribuera à la prospérité du pays.
La crise financière.
La mauvaise gestion des finances françaises depuis trois ans nous a fait perdre en grande partie le bénéfice du redressement financier opéré par de Président Poincaré.
Le budget actuel, malgré le recours aux expédients, est en déficit d'environ 3 milliards.
Le budget prochain sera en déficit de 7 milliards.
Notre Trésorerie est â sec.
L Etat sera obligé cette année d emprunter au moins 10 milliards pour pourvoir h scs besoins connus.
L'amortissement de la dette publique a été ramené à moins de 2 milliards. Il disparaîtra cette année.
Les réseaux souL en déficit de 3 milliards par an et c est l’Etat qui doit, par la Trésorerie, assumer la perle.
Tel est le bilan sommaire d'une situation qui se manifeste au moment où l’Allemagne dénonce le plan Young et refuse de reprendre ses payements.
La nouvelle Chambre aura pour premier devoir de procéder tout de suite, sans attendre le prochain budget, à 1 assainissement de nos finances à moins de courir à nouveau le risque d une dévalorisation monétaire qui serait catastrophique pour notre pays.
Pour atteindre ce but, il sera impossible dej recourir à de nouveaux impôts dans un moment où par suite de la crise économique la matière imposable se dérobe devant l’impôt.
Parmi les moyens divers auxquels on peut s arrêter et auxquels il faudra sans doute lasre appel, il y en a un qui s’imposera nécessairement : c'est le recours à une politique de stricte économie. Les budgets militaires ouvriront à cet égard un champ fructueux à la prospection de la nouvelle Chambre.
À côté de ces directives d’ordre général, il est des problèmes plus limités sur lesquels il convient de dire un mot.
Politique sociale :
La loi sur les assurances sociales est entrée en application. Elle a révélé de graves imperfections qui la rendent impopulaire aux ouvriers comme aux patrons,
L erreur imputable avant tout au Sénat a été de compliquer à l'extrême cette loi et d’en faire reposer 1 application sur un recours abusif au fonctionnarisme alors que les sociétés de
secours mutuels étaient1 prêtes à la recueillir et à mettre au service de l'Etat leurs organisations puissants i et anciennes.
Cette loi sera remise sur le chantier pour être i profondément modifiée. Grâce à l'expérience acquise, le Parlement devra l'assouplir, la simplifier et permettre aux sociétés de secours mutuels de se substituer à 1 Etat partout où s’y prêtera la bonne volonté des assurés*
La loi sur les habitations à bon marché a permis de lutter utilement contre Je taudis malsain et l'insuffisance des logements. Elle apparaît comme un régulateur du marché des loyers et comme un élément de paix sociale et de stabilisation Grâce à efiej P ouvrier sérieux et économe, Pancien combattant, l'agriculteur, le père de famille, peuvent acquérir à bon compte une maison ou un logement sains. H importe de continuer l’œawfi entreprise et de la développer en simplifiant les rouages administratifs.
Quant aux mutilés du travail frappés sur le champ de bataille de la production, iisonl droit que la société leur assure rentière réparation du préjudice subi et des facilités pour se reclasser et se refaire une situation honorable*
Politique agricole ;
ü convient au premier chef de lutter d’abord contre la crise économique dont souffre si cruellement l'agriculture, par une politique douanière H appropriée, que nous avons déjà définie,
La révision des baux ruraux a été votée par la Chambre. Le Sénat devra l’examiner et la voter à son tour au plus têt.
■ Un des devoirs de la prochaine Chambre sera de pratiquer une politique d’engrais à bon marché en exerçant une action efficace sur les producteurs d’engrais et en modifiant h la politique actuelle des hauts prix des engrais azoLés qui, sous prétexte de défense nationale, accorde une protection scandaleuse aux producteurs français.
Le développement du crédit agricole devra être poursuivi. En pleine crise économique, les besoins de crédit de V agriculteur sont plus important que jamais.
L’amélioration idui büm-iêtre dans nos campagnes dépend du bon entretien des chemins ruraux, de la distribution d’eau potable en abondance, de l’électrification des fermes. De grands efforts s’inscrivent chaque année dans le budget de l’agriculture sous formé de crédits importants. Gomme rapporteur du budget de l’agriculture et ccmme rapporteur général, jTy ai prêté la main. C’est un effort qu’il faut continuer.
Politique à l’égard' du commerce :
En période de crise, la fiscalité,. si lourde en itout temps, l’est particulièrement pour le commerce, surtout pour le petit commerce.
J'ai contribué à l’alléger et à la mieux répartir,
La substitution reconnue possible aujourd’hui, même par l’Administration, de la taxe à la production à la taxe sur le chiffre d’affaires doit être réalisée. Mais il appartiendra aux commerçants d’une même catégorie de produits d’en faciliter la solution par des accords préalables entre eux, afin de déterminer qui payera la taxe.
La réforme des impôts départementaux et communaux a donné lieu à un projet qui, rapporté par la Commission des finances, peut être voté au début de la, prochaine législature. Elle entraînera la réforme profonde de la patente que personne ne peut . plus défendre.
Dès que la situation financière sera rétablie, il faudra réaliser l’égal ité des commerçants avec les autres contribuables en. créant pour tous les mêmes abattements à la bïise sur les impôts cëdulaires.
La crise bancaire dont so&ffre encore le paya et la sévérité avec laquelle les grandes banques ont traité les commerçants, ont montré la nécessité d’organiser un régime de crédit a. u profit du petit et du moyen commerce
Des avantages substantiels ont été accordés aux artisans-.' La Chambre a voulu marquer
ainsi qu'elle ne méconnaît pas le rôle social important qu’ils jouent dans Inactivité do pays. Je connais leurs revendications pour avoir fréquenté leurs congrès. La plupart sont d’ordre fiscal et subordonnées au redressement financier.
Je îes favoriserai dans la mesure du possible*
L’enseignement public :
J’ai été Ministre de l’Instruction publique. Je connais mes devoirs envers renseignement*
Cet le législature, en poursuivant progressivement la gratuité de renseignement secomdaire? réalise petit à petit l’école unique qu’on confond à tort avec le monopole de renseignement.
C’est la gratuité à tous les degrés : primaire, technique, secondaire et supérieur, qui permettra à Félève intelligent et travailleur, quelles que soient ses origines et sa condition de fortune, de s’élever jusqu’aux sommets*
C’est cette tâche que la prochaine législature devra achever dans le maintien et la défense des lois de laïcité.
Mutilés, anciens combattants :
J’ai toujours collaboré avec leurs organisations professionnelles dans le but de défendre leurs intérêts et d’améliorer dans la mesure du possible la situation qui leur est faîte*
J’accueillerai avec bienveillance leurs cahiers de revendications tels qu’ils seront dressés par leurs organisations*
Lucien LÀMOÜREUX Député sortant*
Candidat du parti républicain radical-socialiste.
Ancien Ministre.
Ir* circonscription de MONTLUÇON.
M. THÏVRÎER, S* F* L 0*
Elu au premier tour de scrutin* — 9,917 voix.
Citoyens,
Le groupe socialiste au Parlement poursuivra la réalisation de son programme minimum, qu’on peut résumer ainsi :
Lutte contre la guerre : Désarmement général. — Organisation de la paix ;
Lutte contre 1 insécurité du travail : Semaine de quarante heures* — Contrôle ouvrier* — Assurance-chômage, — Assurance contre les risques agricoles;
Lutte contre l’anarchie de la production : Offices publics, — Nationalisations ;
Lutte contre la spéculation capitaliste : Organisation du crédit* — Protection de l’épargne* — Contrôle des banques ;
Lutte contre l’ignorance : Egalité des enfants devant l’instruction (Ecole unique), —
Laïcité et statut unique de l’éducation nationale ;
Lutte contre l’iniquité politique : Représentation proportionnelle. — Suffrage des
femmes.
En votant pour ie candidat du parti socialiste, vous voterez pour le progrès social, pour la démocratie et pour la paix !
Isidore THIVRIER
Député socialiste sortant.
Vice- président du Conseil général de Allier* Vice-président de ïa Commission des mines et de la force motrice. Secrétaire de la Commission de ^agriculture.
Membre du groupe de défense paysanne*
Membre du groupe de défense des cheminots.
2* circonscription de MQNTLUÇON.
M. Marx DORMOY, S. F, L O*
Elu au premier tour de scrutin. — 10.708 voix.
Citoyens,
Le Parti socialiste qui espère une grande victoire » qui, en tout cas, groupera sur le nom de ses candidats un chiffre imposant de voix, lequel fera de lui le Parti politique le plus important, sait les espérances que Pou a mises en lui.
Il ne borne pas son aetîo» à des critiques. Il soumet également son programme à votre verdict*
C'esl pour le réaliser qu'il demande le pouvoir.
En tout premier lieu •— je Pai dit * le Parti socialiste lutte contre la guerre. Il demande, avec le désarmement général, la suppression de la diplomatie secrète, 1 abandon du système d'équilibre et des alliances particulières, la réduction du service militaire à. six mois et l’organisation politique et économique internationale*
Le Parti socialiste lutte aussi contre Pinsécurité du travail en réclamant la semaine de quarante heures, le contrôle ouvrier, P assurance-chômage, les assurances contre les risques agricoles.
Il réclame :
L’interdiction d'employer des enfants avant I âge de 15 ans dans les etablissements industriels et commerciaux ;
Le droit, pour les travailleurs salariés, à un congé annuel payé et non récupérable en heures supplémentaires ;
. La révision complète' de la. loi de 1898 sur les accidents du travail; l'extension de ladite loi à toutes les maladies d'origine professionnelle, sans exception ;
La participa Lion du personnel à l'élabora ton dûsf} règlements d’ateliers, et de: tontes entreprises industrielles et commerciales. L’inlcrdietion aux patrons de franper leurs ouvriers d'amendes ou de retenues ;
La réorganisa Son de l’inspection du travail ; la création de délégués ouvriers chargés de veiller à l'application des lois sur le travail, la sécurité et l'hygiène ;
La ratification, sans conditions ni réserves, dès conventions adoptées par la Conférence internationale du travail ;
La défense et l'extension de la ici sur les assurances sociales :
Le développement. des contrats collectifs;
La création d'œuvres en faveur de l 'enfance ;
L'assurance sociale des enfants :
La refonte des lois d'assistance :
La création d uu vas ta service d'hygiène en vue d assurer la surveillance et la protee- Lion de la .santé publique, et toutes mesures propres à atténuer les souffrances, à garantir de I injustice sociale, a sauvegarder la vie humaine ;
Une large dotation du budget de i' hygiène et de l’assistance ;
Une politique active du logement et de l'habitation.
Le Parti socialiste réclame la nationalisation des monopoles capitalistes qui ruinent 1 Liai, tels que : les chemins de fer, les mines, les engrais, les assurances dont les bénéfices considérables (plusieurs milliards par an) pourraient contribuer au fonctionnement de l’assurance contre les risques agricoles et de l’assurance contre le chômage ouvrier.
Pour lutter contre la spéculation capitaliste, il demande l’organisation du crédit, la protection de 1 épargne, le contrôle des. banques.
Il lutte contre l'ignorance en exigeant l'égalité des enfants devant ['instruction (école unique) pour leur permettre à tous, sans distinction de fortune, d’accéder à tous les degrés de 1 enseignement en tenant compte seulement do leurs aptitudes.
Il se dresse enfin contre l’iniquité politique en réclamant la représentation propor- Lonnellc. 1 1
NafencpprQ gramme agricole ;
Lu ce qui concerne plus particulièrement les, paysans, voici quelques points principaux du programma socialiste : r
Le Parti socialiste veut le développement, de .renseignement agricole la développement c extension méthodique des . mutuelles assurances contre l’incendie, la mortalité du bétail f etc,,, • des» coopéra ti vas agricoles,
il veut iun office de la construction :agcrcale pour: développer, .sons toutes ses forme»
I emploi de l'outillage. ’
II-, veut i développer et. organiser le crédit agricole^ et .créer une caisse ; umitueUe d’assurances con tre les calamités naturelles.
Il demande ta réfecLion des chemins et routes, l’accroissement des chemins- dofer et canaux, I organisation de lignes d’aulobus ;
La mise a l’etude immédiate d’un programme ayant pour objet l’amélioration, du sol (drainage, irrigation, assèchement, etc );
^^^^Lelcctnfication générale des campagnes et la nationalisation des , concassions capi-
L aménageaient des doscea .hydrauliques (houilles blanche: et veste) , !qui devront être soit nationalisées, soit concédées à des coopératives de producteurs.
l\ combat l'anarchie de là production en réclamant l'organisation d'offices publics du bit du vin. du sucre, pour favoriser les producteurs,
11 veut la suppression du marché spéculatif des bourses de commerce, tl réclame la création d’un office des engrais et des produits chimiques agricoles,
Î1 demande l'extension à l'agriculture de toutes les lois ouvrières.
Il demande encore ia révision des conditions de fermage et de métayage.
Electeurs, je vous ai exposé loyalement mes idées* mon programme.
Je vous demande de les sanctionner de vos votes.
A vous d'indiquer dans quel sens la France doit être dirigée, la République conduite. Vous êtes, pour un jour, les juges souverains ; les destinées du pays sont entre vos mains.1
Une fois de plus, je vous assure de mon dévouement.
Vive la République sociale !
Vive d'arrondissement de MonÜuçon-Quesl !
Maux. DORMO-V'
Député sortante Maire dé Monituçon.
Président du Conseil général de PÀllïer.
ire circonscription de MOULINS.
M. BOLÏDET, S, F. ï. O.
ÉUt au deuxième tour de scrutin. — 0v572 voix;
Citoyens,
Mon programme,; c'est celui de mon parti. C'est celui que vous avez déjà ratifié de vos votes et auquel nous resterons en garde. Ma profession de foi, c'est toute ma vie de militant, mon programme d’hier est mon programme de demain.
Il n’y a pas de milieu entre la réaction avouée ou camouflée et le parti 'socialiste., rempart vivant de la démocratie politique et économique ; il faut choisir,
II faut choisir ; le parti socialiste a choisi et vous proposé comme programme d’action immédiate : la paix.
La préoccupation primordiale de tous les Français, aujourd’hui, cesb la paix, mais il ne suffit pas de s'en remettre au bon vouloir d'un gouvernement; C'est une œuvre de vigilance de tous les instants, basée sur le rapprochement des peuples*
Si vous mf accordez vos suffrages, ils ne seront pas trahis*
Je demande la suppression totale et immédiate des périodes d'instruction* 'militaire ; des officiers en surnombre et, précédant le désarmement général, réduction au minimum de h durée du service militaire.
Renonciation totale aux aventures coloniales et préparation des Etats-Unis d’Europe.
Politique intérieure ;
Pratique obligatoire du référendum en cas de guerre, sous le contrôle de la Société des IV a lions*
Suprématie du suffrage universel. Limitation des droits du Sénat.
Vote des femmes.
Amnistie.
Politique extérieure :
Suppression de la diplomatie secrète, cause de guerre. Tout doit être fait pour épargner a nos enfants les horreurs d’une nouvelle guerre et j’estime que la France doit faire le plus beau geste en se présentant au monde un rameau d’olivier à la main.
Il faut choisir :
Entre une politique qui, par les armements, les alliances particulières et les vieux errements de la diplomatie secrète, mène fatalement à la guerre et à la banqueroute.
Et ïa politique qui, sous l’impulsion du parti socialiste, organise la paix par le rapprocliement des peuples et prépare le désarmement.
Représentation directe des peuples à la Société des Nations.
Politique financière :
Les impôts sont à leur maximum, ils ne peuvent être augmentés, mais doivent être diminues par : la surveillance plus sévère des dépenses et répression de la gabegie contre uque e je me suis élevé â la tribune de la Chambre, au sujet des abus dans l’aviation.
Lutte contre I égoïsme el 1 avidité des gros possédants bien résolus aux pires extrémités pour reporter sur les épaules des petits et moyens contribuables déjà écrasés, les charges qui devraient les frapper. e
Diminution massive jusqu’à la suppression de l’impôt sur le travail qui ne peut ( ailleurs être fécond et productif s’il est écrasé par de trop lourds impôts : idées que j’ai
fait valo.r à la Commission du travail à la Chambre, dont mes collègues m’ont nommé vicc-president.
Contrôle sévère des banques par l’Etal.
Contrôle par les usagers, le personnel et l'Etat, des mines, pétrole, sucre, engrais, qui constituent actuellement des monopoles de fait, détenus par une minorité de privilégiés.
o itique e séveres économies et réduction sur le budget de la guerre et de la marine et acheminement rapide vers le désarmement général, simultané et contrôlé.
Augmentation du taux applicable aux gros revenus.
Augmentation des droits de succession sur les grosses fortunes.
Réduction des taxes de consommation génératrices de vie chère et si lourdes aux petits cl moyens salaires. 1
Réduction des droits de mutation des immeubles (maisons et terres) dont l'exagération p ara Lyse les transactions et prive l’Etat de recettes considérables.
La nation doit contrôler tous les monopoles de fait qui mettent son indépendance en péril el oppriment tous les consommateurs.
La réduction des tarifs de chemin de fer s'impose; elle sera réalisée en plaçant le
cumins de fei sous le contrôle et la gestion des usagers (producteurs et consommateurs), eu
Il faut choisir entre lu politique financière de l'union nationale qui, épargnant ceux qui peu vent payer et ne veulent pas payer, écrase d'impôts injustes la classe qui travaille et
No 2145
produit ou demander énergiquement ù la richesse eL au luxe ce que jusqu’ici ou a demandé
an travail.
Je suis pour une meilleure répartition des impôts et pour la diminution des i indirect qui écrasent le petit et le moyen contribuable.
Politique sociale ;
Respect des droits des victimes de la guerre, mutilés, combattants , mobilisés.
Respect des droits des mutilés du travail.
Respect et extension du droit syndical qui est une des bases de Ja défense du faible.
Amélioration, simplifications profondes et assouplissement de la foi sur les assurances sociales et retouches nécessaires, notamment en ce qui concerne ^agriculture.
Défense des revendications ouvrières de la G, G. T,
Garanties contre le chômage et donner au monde du travail la sécurité :dp lendemain É
Encouragement et défense de V artisanat.
Commerçants,
Soutien des revendications formulées par les groupements commerciaux du petit et moyen commerce.
Politique agricole :
J ai voté contre les impôts sur les bénéfices agricoles ; vexatoireè, mal établis, ils écrasent le petit et moyen producteur et ménagent le gros exploitant.
La prospérité de V agriculture est la condition essentielle du bien-être général.
Création d'un office national des blés protégeant les agriculteurs et les consommateurs
contre la spéculation.
Réduction des tarifs de chemins de fer pour les machines, engrais et produits agricoles.
Amélioration des services d'autobus et moyens de transport.
Garanties contre les compagnies électriques et abaissement des prix de consommation .
Augmentation des prêts à intérêts réduits aux cultivateurs.
Liberté complète d’exportation.
Assurances et indemnités aux cultivateurs victimes des intempéries.
Protection et assurances contre la tuberculose, les épidémies et la mojtalifé du bétail.
Dotation beaucoup plus importante du budget de T agriculture.
Le socialisme, affirme avec force aux cultivateurs possédant la terre qu’fis fécondent de leur travail personnel que le parti socialiste maintiendra en possession de leur terre, les propriétaires cultivant eux-mêmes.
Enseignement i
Ecole uni que.
Les lois laïques sont la base intangible de notre République*
La laïcité, c’est la tolérance et la liberté mêmes.
Fils reconnaissant de V école laïque à qui je doit tout, je demande pour les enfants du peuple Inaccessibilité aux écoles secondaires et supérieures.
Gratuité complète de la scolarité (fournitures, soins médicaux, cantines, etc.);
Souvenez- vous de la forte parole de Jaurès :
« Sans la République, le développement du socialisme serait impossible; sans le socialisme, la République serait vide I »
Une majorité sans les socialistes serait incapable de faire, dans la prochaine législature, la besogne de paix et de réformes sociales qui s imposent, pas plus que de solutionner les problèmes de l'heure.
J'appelle à moi tous ceux qui veulent la paix du monde, ['affranchissement du travail, la réconciliation de l'humanité.
Regardez autour de vous ceux qui s'apprêtent à voter. Les rouges ne mélangeront pas leurs bulletins avec les blancs.
Notre mot d'ordre doit être : « Pour ïa netteté contre l'équivoque ».
■Lai eu à supporter des attaques que votre sympathie m'a aide à mépriser et des coups auxquels le verdict que vous allez émettre sera la meilleure et la plus cinglante des ripostes,
À bas la guerre ! Vive la paix t
Vive la République laïque et démocratique!
Vive la République sociale !
René BOUDET
Député sortant.
Maire de Moulin*.
2e circonscription de MOULINS.