H, MASSON
Député*
Conseiller général.
tïe circonscription de MORLAIX.
M. MAZË* radical-socialiste*
Élu au deuxième tour de scrutin* — 8.704 voix.
Citoyens,
Désigné par le Comité républicain de Morlaix dans une séance, pour moi inoubliable^ du fait qu’elle réalisa 3 ‘unanimité enthousiaste de l’élite des militants de cet arrondissement,, je me présente à vos suffrages au nom du Parti républicain, radical et radical-socialiste* Mon programme est celui de mon parti.
Dans l'ordre politique.
Le parti radical affirme la souveraineté du suffrage universel et s’élève contre toute atteinte à cette souveraineté* Ce sera son honneur d’avoir combattu la loi Mandel, Il repousse dans tous les domaines la pratique avouée ou occulte du pouvoir personnel et se dresserait de toute sa force contre toute dictature quelle qu’en soit l’origine. Partisan de la liberté de conscience, respectant toutes les convictions, il estime que 3a laïcité de i Etat* cette laïcité que ses adversaires feignent de considérer comme une manifestation de son sectarisme mais qui en réalité, nous le savons bien et ils le savent bien, garantit tous les droits de la conscience, s’établit dans la neutralité des Gouvernements comme le seul fondement solide de la fraternité nationale, devra être protégée contre toute atteinte.
Au point de vue scolaire, nous voulons établir notre régime d’enseignement sur un principe de justice* Nous voulons réaliser l'égalité des enfants devant l’instruction* Celle égalité sera conditionnée seulement par l’intelligence et îe travail.
Politique sociale ,
Attaché au principe de la propriété individuelle, nous nous élevons conlre les abus qui en détruiraient la légitimité.
Le salaria t ne saurait représenter à nos yeux un régime définitif*
Nous essayerons de faire aboutir au Parlement :
La refonte de la loi de 18F8 sur la réparation des accidents du travail. L’établissement des congés annuels payés pou - les travailleurs, La protection rie l’artisanat, l’obligation de la tentative de conciliation dans les conflits industriels, La ratification des conventions internationales du travail, notamment de celle portant a 14 ans 1 âge de l’admission au travail Nous demanderons la simplification de la loi sur les assurances sociales que l’expérience de l’application ü montré nécessaire et, qu’en toute circonstance, il soit fait appel au concours de la mutualité. Nous désirons que le Parlement mette k Fétude l’organisation de l’assurance contre le chômage, conjugué avec un système complet de placement et d’exécution de travaux publics. Nous recommandons à nos adhérents la pratique du syndicalisme.
Politique économique.
Mon parti se rend compte qu'une crise grave bouleverse le monde entier. Crise morale née de ia guerre. Politique de la la facilité dans les Gouvernements. Politique de la facilité clans le public. Le gain facile et rapide, Je plaisir à outrance. La vertu , que nos pères, au temps de la révolution ( n'avaient pas craint de « mettre à l’ordre du jour », est reléguée comme un accessoire périmé et gênant.
Crise économique qui pour avoir atteint notre pays plus tardivement que ses voisins ne Feu attaque pas moins cruellement maintenant, et dont tous ceux qui réfléchissent savent qu’elle n’est pas une crise ordinaire, une crise passagère, mais quelle met F existence de notre pays et de l’Europe en danger.
Grise que des hommes clairvoyants comme Gaillaux et Daladier, n’ont cessé de prévoir alors que tous s’enrôlaient aveuglément sous la bannière de la prospérité. Crise dont on a dit à tort selon nous qu’elle était due à une production trop abondante, mais dont nous disons, nous, qu’elle est due à ce que la production a été faite sans que l’on se soit soucié d’en assurer la répartition et la consommation. Crise dont mon parti croit qu’elle ne pourrait être qu’aggravée par je ne sais quel bouleversement d’ailleurs irréalisable de notre système social mais qui doit être combattue et vaincue par un Gouvernement fort et résolu qui, dans le cadre de la constitution, donnera l’exemple de la probité, de l’audace et de la ténacité.
Cette crise, je n’ai cessé d’en envisager les remèdes devant les nombreux auditeurs que j’ai rencontrés au cours de la campagne électorale. Ils sont résumés dans l’ordre du jour suivant voté à F unanimité par le dernier congrès de mon parti.
« Le parti radical socialiste, soucieux des ruines et des souffrances innombrables provoquées par la crise économique.
« Convaincu quJune catastrophe générale ne peut être évitée que par une politique d énergie qui exige notamment l’établissement d’accord internationaux.
tf Constatant que la France, qui fut d’abord épargnée ressent durement aujourd’hui les effets d’une politique de facilité et d’isolement.
« Adopte les résolutions suivantes :
« 1* Contrôle de la nation sur son économie ;
« 2* Organisation d’une coopération economique (agricole, financière, industrielle, monétaire et commerciale) avec les autres pays ;
« 3° Etablissement d’une solidarité internationale et interdiction du jeu sur les monnaies ;
4° Lutte contre le chômage par :
ü L exécution d'un grand programme de travaux publics métropolitains, coloniaux et internationaux,
« Et, .s il le tant, réduction de la durée du travail, celle-ci ne pouvant cependant être décidée que par une entente entre les nations productrices, »
Pofiliqiïe étrangère*
Partisan d’une politique d'entente et de conciliation européenne, nous aurons comme idéal, celui qui a été constamment défendu par le grand apôtre de la paix aujourd'hui disparu a Aristide Briand >n Avec Ilerriot, qui déposa à Genève le fameux protocole, qui fut la première charte de la paix, il fut le défenseur ardent, le promoteur génial de Tumon des peuples,, l'architecte passionné de cette fédération européenne, que, loin de considérer comme une utopie, nous estimons être le seul moyen de sauver Ja France et l'Europe de la catastrophe qui les menace-
Notre doctrine est basée sur la formule du protocole qui, depuis qu'elle fut lancée, a fait le tour du monde et renferme à notre sens toute la vérité : sécurité, arbitrage, désarmement.
Politique financière et fiscale.
Petits commerçants, vous ôtes brimés à l'heure présente par une fiscalité Iraoassière, Nous en demandons la simplification :
Des abattements à la base pour les commerçants comme pour les autres catégories de travailleurs. Le remplacement de l'impôt sur le chiffre d'affaires par une taxe unique sur la production.
Au point de vue financier, je fais sur la politique du Gouvernement actuel les plus expresses réserves. En 1030, la situation de la trésorerie française était la plus belle que la HP République ait connue : dix-huit milliards de liquidité. U y reste aujourd'hui 45 millions ël il a été néesssaire d autoriser l'émission de 3 milliards de bons pour la renflouer.
Le déficit budgétaire pour l'année prochaine cet évalué à G milliards. C'est le plus fort qu ài jamais enregistré un budget français. L’équilibre budgétaire est assuré par des moyens de fortune : neuf mois de dépenses pour cloute mois de recettes, prise en compte de payements allemands mofatoriés, bénéfices réalisés sur la frappe de la monnaie d'argent, etc.
Ï1 faut en finir avec cette politique de la prospérité et de la facilité. Des heures gravés viennent. Il faudra prendre des mesures énergiques. Ne pouvant augmenter les recettes, la diminution des dépenses s'impose. On a parlé de budget de salut public. L'expression nous plaît. Réaliser par tous les moyens la déflation budgétaire est une nécessité si Ton veut sauver la b rance du désastre financier qui la menace. Mon parti s'y appliquera.
Pûli tique agricole.
fils de cultivateur, ne, élevé et continuant à vivre parmi les agriculteurs, je me rends compte que l agriculture se trouve devant une situation grave. Les produits du sol. ainsi que le bétail ont baissé depuis deux ans dans des proportions considérables tandis que ce qu achète le cultivateur hausse constamment. Le moment arrive où le cultivateur, dont le travail est la base de la prospérité d une nation essentiellement rurale, se demande avec angoisse s'il pourra bientôt vivre de la terre qu'il cultive.
Des remèdes doivent de toute urgence être apportés à ces maux. Le premier, a notre avis doit être îa révision des baux a ferme. One loi a permis un jour de les augmenter. Il est juste et équitable qu’une loi permette maintenant de les abaisser. Ces baux devraient avoir une durée minimum de neul ans. Nous chercherons à réaliser de façon pratique 1 indemnité de plus value au fermier sortant. De même que les produits du sol, élevage et embouches doivent être protégés contre le béfàil et la viande frigorifiée de l'extérieur.
Notre cheptel bovin , ovin et porcin doit nous approvisionner, La crise de l'élevage doit être conjurée par tous les moyens*
La culture linière doit être protégée.
Des contingentements sévères sur les importations de toutes sortes , une protection douanière efficace, mais dans le cadre d'accords internationaux , nous semblent nécessaires *
Nous demandons la création d'un office national du blé (projet Queuille),
La lutté contre les trusts de matériel agricole et d'engrais, détenteurs d'un véritable monopole de fait, doit être engagée vigoureusement.
Notre parti préconisera en outre ;
L’extension du crédit bancaire agricole par des prêts faciles ;
L'accession de l’ouvrier agricole, par le crédit, à la propriété pour décongestionner les villes ;
Une politique routière;
Une politique de l'eau et de l'électricité (force et lumière);
Les aulos postales pour courriers et passagers.
Nous voudrions qu’il soit mis fin à cette iniquité qui fait que le fermier qui a les impôts de sa ferme à sa charge les paye entièrement, tendis que le propriétaire exploitant en est partiellement dégrevé*
Je demanderai le rétablissement du poste de professeur d’agriculture à Morlaix qui, en dehors de son enseignement, se tiendra à la disposition des agriculteurs (analyse du sol, analyse d'engrais, conseils techniques, etc,).
Pùlitiq ne maritime.
Le monde maritime souffre particulièrement de la crise économique. Le Gouvernement de demain devra intervenir énergiquement pour mettre Fin à la situation précaire des marins du commerce*
Voici les principales revendications qui recevront notre appui :
1° Travaux d'amélioration des ports de pêche par la construction de cales et de feux d’alignement ;
2° Amélioration des moyens de transport du poisson frais ;
3° Développement des caisses de crédit maritime pour permettre aux pécheurs peu fortunés de pouvoir acquérir bateau et matériel de pêche.
4° Vote par correspondance pour les inscrits maritimes*
Retraités.
Je reconnais la légitimité de vos revendications au sujet de ïa péréquation des pensions. A travail égal, salaire égal.
À ne ïe n s c om èailstn ts .
Je défendrai les droits de mes camarades de combat, et des victimes de ta guerre, dans le cadre de la Confédération nationale*
Gitoyens,
Voilà, résumés, quelques points d'un programme, qu'une profession de foi ne permet pas de développer et que je mettrai toute mon énergie et ma sincérité à faire appliquer*
Dois-je ajouter en réponse au reproche qui m'a été fait de ne pas habiter Morlaix, que je n ai pas quitté le chef-lieu depuis le début de la campagne électorale, et que j'y garderai
en cas de succès, un bureau, où je me trouverai tous les samedis, au moins, à votre disposition ?
Indiquerais-je encore que je ferai deux fois par an au moins, en quelque point de 1 arrondissement., un compte rendu du mandat que vous voudrez bien me confier?
Ainsi vous aurez la garantie que si vous me faites llionneur de m’élire je Saurai qu’une ambition : mettre tout mon temps et toutes mes forces à votre service et au service de cette circonscription comme je l’ai fait jusqu’à présent pour la commune et le canton que je représente .
Pour déjouer toutes les manoeuvres, vous voterez en masse, dès le premier tour, pour un républicain dont la sincérité et la droiture politique sont reconnues par tous.
Vive îa première circonscription de Morlaix I Vive la République laïque, démocratique et sociale I
Pierre MAZE
Docteur &n médecine.
Adjoint-maire de Siîun.
Conseiller général.
Membre de la Commission départementale.
Médaille militaire. — Croix de guerre.
Candidat du Comifé républicain radical-socialiste.
2e circonscription de MORLAIX.
M . T R É M 1 N T I N , démocrate populaire .
Élu au premier tour de scrutin. — 10.157 voix.
Chers Concitoyens,
J’ai pleine confance que vous me renouvellerez, le Ie- mai prochain, mon mandat de député.
Depuis huit ans, j’ai l'honneur d’être votre représentant au Parlement.
Au cours des graves événements qui ont. marqué ces deux législatures, je suis persuadé d'être resté en communauté d’âme avec vous eu travaillant, de toutes mes forces, à servir vos idées et vos intérêts.
Conseiller général depuis vingt-huit ans, maire de Plouescat, mon pays natal, depuis vingt ans, élevé parmi vous, parlant et appréciant notre vieille langue celtique, je croîs pouvoir dire qu’en vrai Breton, je suis à la fois aussi fièrement attaché aux traditions de notre race qu’hardi ment tourné vers les justes solutions de l’avenir.
Veuillez trouver dans ma profession de foi l’écho fidèle de ces aspirations.
Electeurs,
Au moment où, appelés aux urnes, vous allez orienter pour quatre ans la politique française, vous devez mesurer la gravité des circonstances actuelles et l’importance du vote que vous allez émettre.
iN” O
Une inquiétude générale et une crise économique sans précédent tourmentent
1 Eur®Ppranc^ jugqu’icit a j0L1i d’une situation privilégiée dans le marasme universel; elle pfit aujourd'hui encore, une des nations les moins profondément frappées.
’ Elle le doit à ses vertus traditionnelles d’épargne et de modération qui 1 ont détournée du gaspillage de ses ressources, é la prudence et au courage avec lesquels elle a consenti les
o-irrifices que réclamait sa restauration financière.
Electeurs vous aurez à décider si vous voulez poursuivre celte politique de sagesse pratiquée par les gouvernements Poincaré, Briand, Laval et Tardieu, ou si vous voulez revenir à 1 aventure des gouvernements du Cartel qui, de 1924 à 192b, nous ont, en quelques mois mis au bord de l’abîme, et causé des ruines dont la réparation nous a conte si cher et dout'lcs conséquences pèsent encore sur notre situation économique et financière.
Le pays ne commettra pas certainement la faute de confier à nouveau le pouvoir au
Cartel. U ne s’en relèverait pas. , , .. . , . .
En face des problèmes de l'heure présente, l’accord de tous les républicains el de tous
les citoyens que préoccupe l’intérêt national doit se faire.
Sur quel programme ? En voici les grandes lignes
Politique extérieure.
Nous voulons la pais par la collaboration des peuples, dans le respect du droit et des contrats internationaux ; nous voulons la paix organisée dans le cadre de la Société des
La vieille Europe n’est pas encore parvenue à se libérer des dangers à agression. Les progrès inquiétants en Allemagne de l’esprit de violence, l’existence dans certains pays de régimes dictatoriaux et la tyrannie soviétique sont autant de raisons de tenir alertee notre
' '^Partisans résolus de l'arbitrage international, désireux d’arrêter la course aux armements et d'alléger le plus possible le fardeau des charges militaires de tous les pays, nous
ne voulons pas cependant compromettre la sécurité de la France pacifique.
Nous approuvons donc sans réserve la position prise à Geneve par M. Tardieu faisant dépendre la limitation des armements d’un renforcement de la sécurité internationale. Vouloir désarmer le pays sans obtenir cette contre-partie serait une folie enmine e.
Politique financière et fiscale.
La stabilité monétaire si chèrement acquise ne doit pas être compromise par une politique démagogique de surenchère électorale. La tâche impérieuse du I arlement sera de maintenir rigoureusement et sans impôts nouveaux l’équilibre budgetaire, en compnman les dépenses, et aussi de poursuivre l’œuvre d'amortissement necessaire de notre dette
! C’est servir le pays et en particulier l’intérêt de tous ceux qui, par leur travail et leur épargne, alimentent le budget que de tenir courageusement ce langage de sincenlc. ^
Aucun Français ne serait à l’abri d'une politique financière imprudente qui entraînerait une aggravation immédiate delà crise économique et du chômage ainsi qu une augmentation du coût de la vie dont les travailleurs seraient les premières victimes.
La justice fiscale exige un meilleur aménagement des impôts, la réforme des impositions communales et départementales, notamment de la patente, la substitution progressive d une tase unique au mode actuel de perception du chiiTre cl ahaiics.
P o lit iq u e soc ia le .
De bonnes finances permettront de maintenir et de développer la législation sociale si heureusement am -borée au cours de celle législature afin d’assurer aux classes laborieuses la sécurité da lendemain et de meilleures conditions d'existence*
A cet egard, la loi des assurances sociales leur apporte un bienfait certain. Sans doute leur application a révélé la nécessité de sérieuses retouches, notamment pour l’adapler au système mutualiste et simplifier les formalités administratives, mais noos n’accepterions pas de renoncer à ce que nous considérons pour les ouvriers des villes et des campagnes comme une œuvre de prévoyance et de sécurité.
An cours de cette législature, le groupe démocrate populaire a fait voter la loi sur les allocations lamiliales obligatoires. Nous continuerons à défendre les droits des familles «ombreuses, le voLe familial et, d’une manière générale, toutes les mesures de nature à encourager la natalité et à protéger la famille.
Æncicjis cotnha i tant s el victimes de lu querrew
Nous continuerons aussi à défendre avec tout notre cœur les droits des anciens cornbattants et des victimes de la guerre, ces « créanciers privilégiés de îa Nation jï*
Au cours de cette législature, nous avons voté diverses mesures en laveur des "rands mutilés, des aveugles, des amputés, des tuberculeux, des veuves et ascendants, mesures dont le total a comporté une dépense de deux milliards et demi environ. Nous avons le droit de rappeler notamment que cesL notre ami Champctier de Ribes, Ministre des Penaïons, qui a fait adopter la retraite du combattant*
Marins et retraités,
Nons rappellerons aussi que la pension des inscrits maritimes vient d’être augmentée et porLéo de 3,600 francs a 4.200 Iran es* Enfin, Je projet de péréquation des retraites, pré* sente par le Gouvernement, et quë nous venons de voter, apport© aux retraités une amélioration légitime en élevant les pensions à des coefficients qui, jamais inférieurs à cinq, vont parfois jusqu'à dix*
Polit iq ne ag rie oie.
Nons voulons que les cultivateurs aient dans la vie nationale la place à laquelle ils ont droit* Nous voulons que leur dur travail leur assure un légitime bien-être*
Au cours de la législature qui s achève, nous avons voté la révision, en faveur des fermiers, des baux ruraux. Nous exigerons que le Sénat adopte à son tour cette loi indispensable, comme nous avons réclamé de lui le vote de notre projet, adopté par la Chambre, sur j indemnité de plus-value aux fermiers sortants*
Pour conjurer les elfets de la crise qui menaçait nos principales productions agricoles, j ur c* soustraire à la spéculation et a 1 accaparement, M. Tardieu u pris différentes mesures legislatives el douanières que nous avons approuvées.
Les associations d’agriculteurs ont rendu un juste hommage à son action en déclarant averti PUlS ***““*’ ra*ri<îait“*e «avait pas trouvé un défenseur plus énergique et mieux
L est cette politique qui peut seule porter remède aux difficultés de l’heure présente, e contingentement j udicieusement appliqué doit permettre l’écoulement de nos denrées sur les marchés de l’intérieur et sauvegarder no3 exportations.
au. sommes inlei venus fréquemment auprès aes pouvoirs publics pour que, dans la tscusaon c es accords commerciaux, les intérêts de nos producteurs en légumes et en fruits
— oui — N0 2145
soient énergiquement défendus. Nous avons conscience d’avoir fait, à cet égard, d'accord avec les chambres do commerce eL d agriculture et les diverses associations professionnelles, tout ce qu'exigeait le maintien de nos marchés extérieurs.
La défense de notre élevage exige que nos frontières restent formées à l’importation du bétail étranger.
Dans ce but, nous nous sommes associés au projet Tailliandier, que nous avons fait voter par la Chambre, projet qui, par des droits de douane élevés, s’oppose à l'entrée massive des chevaux étrangers. Il est regrettable que le Sénat ne l’ait pas voté avant la séparation du Parlement,
Politique inférieure.
Républicains de cœur et dé raison, ardemment attachés au régime démocratique et aux institutions parlementaires, nous admettons comme nécessaire la rivalité des partis dans l’émulation pour le bien public, mais il nous paraîtrait dangereux d'ouvrir à nouveau l’ère des discordes intérieures qui, avant la guerre, ont agité et divisé si profondément le pays.
Depuis six ans, Gouvernement et Parlement ont travaillé au relèvement de la nation dans le respect sincere des consciences. Cette lâche doit être poursuivie et elle ne sera menée à bien que si, après la bataille électorale, tous les républicains qui ne se laissent pas seduire par les utopies dangereuses des partis révolutionnaires font entre eux l’union nécessaire pour sauvegarder les interets vitaux du pays et assurer sa grandeur et sa sécurité.
C’est pour cette œuvre nationale et républicaine que je fais appel â vos suffrages.
Vive la 2e circonscription de Morlaix !
Vive la République 1
Pierre TRÉMINTIN
Député sortant. — Démocrate populaire.
Candidat républicain de concorde nationale.
lre circonscription de QUIMPER.
M. POUCHUS, radical- socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.239 voix.
Citoyens ,
hn 1 9~281 plus de 3*000 d’entre vous m'ont accordé leurs suffrages.
En 1929, les électeurs de ma commune, par 643 voix sur 840 votants, m’onl renouvelé nion mandat municipal*
Ges marques réitérées de confiance m’obligent et me tracent mon devoir.
Je me représente donc de nouveau à vos suffrages avec mon idéal inchangé de radicalsocialiste.
ProBramme est la reproduction textuelle de celui de 1928, sauf en ce qui a été
r a *,sé peildanl la dernière législature et en ce qui concerne les questions nouvelles posées par les événements actuels.
Politique extérieure .
J'estime que le premier devoir du Parlement, c’est d assurer la paix par la « Société des Nations » en continuant la politique inaugurée à Locarno, politique basée sur les principes d'arbitrage, de désarmement progressif et raisonné et de sécurité.
Politique intérieure.
Partisan de la liberté de conscience, je respecte sincèrement toutes les convictions ; je veux la paix religieuse* Mais je veux aussi la laïcité de l’Etat dans le respect scrupuleux de nos lois républicaines*
Défenseur de l'école laïque, j’entends la consolider, rendre efiective l'obligation scolaire et. ouvrir à tous ceux qui le méritent, sans distinction de fortune, l'accès ou à l’enseignement secondaire et supérieur, ou à renseignement technique, ou à renseignement agricole selon le désir des familles et les aptitudes particulières des enfants.
La question financière domine la situation actuelle* Elle sera l'objet de tous mes soins* Les dépenses doivent être comprimées* Il ne faut pas que l'argent du contribuable soit gaspillé en avances aux étrangers (Hongrie) ou en renflouements pour les entreprises particulières (Transatlantique, Aéropostale, etc.)*
Chacun doit payer selon ses facultés.
L'impôt doit être équitablement réparti* Ainsi le veut la justice*
La fraude fiscale doit être sévèrement réprimée.
Notre système d'impôts a besoin d'être révisé pour le rendre plus clair et plus juste* La patente doit être basée exclusivement sur les locaux commerciaux*
Les impôts indirects pèsent trop lourdement sur les classes laborieuses. Les familles nombreuses doivent être dégrevées^ le salaire de la femme mariée doit venir en déduction des bénéfices commerciaux.
Je réclamerai la suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires et son remplacement par une taxe à la production.
Ouvriers :
Une large politique sociale, faite de justice et de solidarité, en même temps qu’elle améliore le sort de tous les travailleurs, assure la tranquillité et le progrès dans une nation. C'est pourquoi je suis décidé :
à lutter de toutes mes forces contre le chômage ; à procurer du travail aux ouvriers ;
à reviser la loi sur les assurances sociales, conformément aux désirs des groupements professionnels ;
à défendre les conquêtes ouvrières si elles étaient remises en question ; à veiller à ce que soient appliquées en France les résolutions adoptées par le Bureau international du travail ; à favoriser l'artisanat ;
à accorder le droit syndical aux fonctionnaires ; à protéger le travail des femmes et des enfants ;
à développer l'hygiène par la lutte contre les taudis et l'intensification des constructions à bon marché*
No 2145
Agriculteurs :
La prochaine législature devra résoudre les graves problèmes dont dépendent l’avenir même de l'agriculture française et la prospérité de notre pays. C'est pourquoi j'entends traiter ces questions et en particulier celle de la révision de la loi sur les assurances sociales en collabora Lion avec les organisations professionnelles (chambres d’agri culture, syndicats)
On doit assurer au. cultivateur la juste récompense de scs efforts, le défendre contre la spéculation, contre la concurrence étrangère, le faire profiter des améliorations qu’il apporte à sa ferme, loi permettre de re viser son bail pour le remettre au cours du jour.
Pour lui faciliter l'accession à la propriété, il faut abaisser les droits successoraux et les droits de mutation*
Je suis partisan du développement des œuvres (crédit, syndicat, assurance) qui donnent aux cultivateurs modestes les moyens techniques et les facultés commerciales pour l’uecomplissement de leur profession*
Enfin, je juge nécessaire d améliorer les routes, de rendre moins onéreux les transports par voie ferrée, et de développer l'électrification des campagnes.
Marins-pêcheurs :
La population maritime peut compter sur ma vigilance qui s'appliquera à obtenir l’extension du crédit maritime, la protection de la pêche nationale et l’amélioration de nos ports.
Je demanderai l'augmentation des crédits affectés à l’amélioration des petits ports et la mises à la charge de 1 Etat et non des communes, des travaux de protection du littoral maritime.
Le relèvement des droits de douane pour les importations des conserves étrangères et le contingentement des importations.
Les pouvoirs publics doivent prendre toute mesure utile pour empêcher 1 avilissement du prix du poisson.
Commerçants, industriels :
Vous me trouverez toujours au premier rang pour défendre les intérêts du commerce et de l'industrie.
Je m'efforcerai- d1 obtenir :
ci) La transformation de la taxe sur le chiffre d'affaires en une taxe unique à la production, sur les produits manufacturés ;
b) Une meilleure répartition des charges fiscales. L’égalité devant l’impôt ;
c) L augmentation de 1 abattement à la base de l’impôt sur les bénéfices commerciaux pour les petits commerçants.
Je demanderai également :
J Que lu patente soit basée exclusivement sur les locaux commerciaux ;
2° Que le salaire de la femme, mariée vienne en déduction du montant des bénéfices commerciaux*
Je m attacherai à défendre les petits et moyens commerçants contre les tentatives d accaparement et.de monopolisation des grandes organisations économiques et financières*
Combattants, retraités ;
Soyez assures que je poursuivrai inlassablement la réparation intégrale due à tontes les victimes de la guerre ; orphelins, veuves, combattants, mutilés et anciens prisonniers.
De meme, je soutiendrai, en accord avec les groupements, les légitimes revendications des anciens serviteurs du pays, des petits pensionnés de 1 Etat,
Electeurs,
Tel est mon programme, c'est un programme sans équivoque de laïcité, de solidarité, de progrès et de paix.
Pour son application, vous trouverez en moi un homme résolu et de bonne volonté, un Breton et un travailleur comme vous, un républicain sincère qui consacrera tout son temps, tous ses efforts à mener à bien la tâche que vous lui aurez confiée*
Vive la République I
Vive la 1rt circonscription de Quimper !
Pierre POÜCHUS Maire de Penhar$.
Candidat r&dk&t-socialiste indépendant»
25 circonscription de QUI M PUR*
M. PERROT, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.601 voix.
Citoyens,
Vous êtes appelés à élire un représentant à la Chambre des Députés*
Fils et petit-fils de cultivateurs, je n'avais d’autre ambition que d’exploiter ma ferme. Mais de nombreux camarades de la campagne et de la ville ont pensé que, maire d’une commune à la fois agricole, maritime et ouvrière, et, par là même initié à la diversité des intérêts économiques de la circonscription, j'étais qualifié pour les représenter à la Chambre.
Cédant à leurs sollicitations, fort de la confiance que m’ont récemment témoignée les électeurs républicains du canton de Pont-Croix, en me renouvelant, à une imposante majorité, le mandat de conseiller d’arrondissement, j'ai l’honneur de solliciter vos suffrages à l'élection législative du 1er mai 1932.
Politique extérieure.
A mon sens, la politique extérieure de la France ne doit avoir qu’un but : Y organisation de la paix*
Mon adhésion est nettement acquise à la politique de M, Briand, qui avait contribué à donner à la France un visage de paix dans le monde. Il faut rechercher résolument ïa réconciliation et le rapprochement des peuples dans un vaste effort de coopération européenne.
Je prends pour bonne 3a formule « arbitrage, sécurité, désarmement * et je suis partisan de mettre à la disposition de la Société des Nations une force internationale et des moyens de pression économique et financière pour permettre à cette haute institution de faire respecter ses décisions.
Dans les circonstances présentes, il faut affirmer le droit de la France aux réparations: les traités et les pactes qui nous les accordent ne peuvent être déchirés unilatéralement par une seule puissance*
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l) faut aussi exprimer la volonté formelle de lier la question des dettes à celle des réparations, et, par conséquent, de suspendre nos payements à l’égard des Etats-Unis, aussi longtemps que T Allemagne ne serait pas en mesure de nous payer. Mieux : il serait désirable d’aboutir à la liquidation générale des dettes de guerre, selon des règles équitables pour tous les pays.
La politique traditionnelle de la France doit persévérer dans îa même voie : travailler au désarmement des esprits pour aboutir h une garantie, au désarmement général et simultané.
Politique intérieure .
Enfant du peuple* fils et petit-fils de républicains, je suis profondément attaché aux idées démocratiques et républicaines*
La République a créé la laïcité — expression de la tolérance- — et doit la maintenir dans toute son intégrité.
Dans le domaine de renseignement, je suis partisan de Légalité de tous les enfants devant l’instruction sans autres distinctions que le mérite et l’intelligence. De tout cccur} je travaillerai a favoriser l’accession des enfants du peuple à une instruction plus haute* organisée gratuitement à tous les degrés pour ceux qui en sont dignes.
Il est entendu que les lois établissant cette gratuité ne seront dirigées contre personne.
Il y a lieu également de développer renseignement professionnel, agricole, ouvrier, nautique et commercial, afin d'assurer de meilleures possibilités d’avenir aux enfants des travailleurs.
La liberté de conscience est le principe le plus fécond de la démocratie : l’Etat se doit de la respecter et de la garantir, absolue et entière. Les libertés religieuses, au même titre que les autres libertés, sont sacrées. La religion concerne Tindividu seul et doit être maintenue en dehors de la politique.
J’estime que les efforts des jeunes générations doivent tendre vers les questions (1 humanité, vers 1 affermissement de la démocratie politique complétée par la démocratie sociale.
Politique agricole,
La cause de l’agriculture est véritablement nationale. Elle mérite l'attention vigilante des pouvoirs publics et une protection méthodique.
Le Gouvernement actuel, soutenu par une majorité de droite, a pour le moins manqué de vigilance en laissant jusqu’à ces temps derniers le bétail étranger inonder nos marchés, alors que la loi dite du « cadenas n lui donnait le moyen de s’y opposer. Les chevaux, les bovins et particulièrement les porcins ont subi les effets désastreux de cette carence et leur mévente a engendré une crise dont les effets se font durement sentir dans nos campagnes.
En vue de rechercher 1 abaissement du prix des engrais, l’Etat devrait pouvoir exercer un contrôle rigoureux sur les grosses sociétés de production qui réalisent parfois des bénéfices scandaleux.
En ce qui concerne le réseau routier, j’estime que l'entretien des chemins de grande communication devrait être assuré par l’Etat, celui des chemins vicinaux par le département, laissant ainsi à la disposition des communes d’importantes ressources dont le montant pourrait être affecté à la création et à l'entretien des chemins ruraux et d’exploîlation. Ceci permettrait de supprimer la quatrième journée de prestations imposée dans certaines communes.
^ La révision du cadastre est en cours. Certains terrains ont été améliorés grâce au jabenr de plusieurs générations. Il ne faudrait pas que la mesure soit une pénalisation pour h travailleur.
L électrification des campagnes présente aussi un intérêt capital. Elle ne pourra être
réalisée que si F El a t augmente sa participation, car actuellement les communes rurales ne peuvent fournir l'effort financier nécessaire.
La plus grave menace pour la terre, c'est le" manque de main-d'œuvre, Tl faut arrêter l’exode incessant des populations agricoles vers les villes : l'agriculture en est la première victime et il en résultera finalement la rupture de l'équilibre entre les populations rurales et urbaines,; La vie de la nation elle-même est en jeu.
Qui veut la fin doit vouloir les moyens ! Et il est temps de prendre les mesures nécessaires pour arrêter l'exode rural et favoriser le recrutement de la main-d’œuvre agricole.
Les assurances sociales constituent une charge très lourde pour l'agriculture qui se trouve dans F impossibilité de majorer en conséquence le prix de vente de ses produits* J’estime que cette loi aurait dû entrer en application par la voie de l’adhésion libre en se limitant à abord à Fa ssurancc- vieillesse tout au moins en intégrant dans ! assurance-maladie Las suran ce^ accident qu'il faut encore payer d’autre part.
En outre, toute une catégorie de propriétaires cultivateurs ne sont, au demeurant que des ouvriers : la loi en fait des assurés facultatifs, et ne leur concède aucun, avantage.
Eu ce qui concerne les fermiers, je suis partisan de la plus-value — cette loi qui aurait dû être votée depuis longtemps — et d'un droit de priorité au renouvellement du bail en faveur du fermier sortant.
De pins, j'estime que ceux d’entre eux qui, par suite d'une clause du bail, sont astreints an payement de l'impôt foncier, devraient bénéficier, d'une part, des dégrèvements pour charges de lamille au même titre que les proeriétaires. d'autre part, des modérations d’impôt Foncier accordées aux petits propriétaires exploitants. C’est là une mesure de justice fiscale.
Cultivateurs, vos intérêts sont les miens et je saurai les défendre*
Polit iq ne m aril ime.
Dans ce domaine, 1 entretien des ports est primordial Eu raison de son importance, le port de Doua menez doit être l'objet de travaux et d'aménagements permettant de l'adapter aux nécessités dune fl o tille de pèche qui se développe tous les jours,
La création d une rade-abri à Sainte- Eve tte, en Esquibien, mérite à tous les points de vue d être envisagée. Elle augmenterait la sécurité en rade et faciliterait la création d'une station de sauvetage pour laquelle, depuis 1925, j’ai fait de multiples démarches. Les études en cours ont révélé, précisément, que l'anse de Bec-à-Rademec se prêtait le mieux à l'installation d*un canot de sauvetage à moteur.
Dans le port d'Audicrne, dragage et curage s'imposent depuis longtemps et il est inadmissible que les bateaux ne puissent plus y accéder qu'à demi-marée.
Les ports de Tréboul, de Flle-de-Sein et les petits ports de la côte seront également F objet de toute ma sollicitude,
La pêche du littoral a beaucoup évolué depuis quelque temps et le rayon d’action de nos marins s étend de jour en jour, 11 y a donc lieu de favoriser le développement des écoles de pêche et de dispenser ainsi, aux jeunes générations de marins, une instruction appropriée, qui leur donnera de nouvelles et meilleures possibilités d'existence.
La lutte contre les bélugas doit enfin entrer dans une phase décisive. Seuls, ceux qui sont mêlés a la vie de la population maritime connaissent Fêtrndne eL la gravite du mal. La vie économique de toute une région est menacée. Les marins sont las de promesses jamais tenues, li faut agir !
La caisse de prévoyance rend de grands services, mais seuls les risques professionnels sont couverts. Le marin-pêcheur peut se blesser et tomber malade dans des circonstances étrangères à 1 exercice de son métier. Alors c'est le dénûment et la misère. Il y a là une lacune.
TJ autre part, en cas de maladie, il s’écoule toujours plusieurs mois avant que l'intéressé
puisse percevoir l’indemnité journalière. 11 faudrait adopter des mesures permettant de réduire l'attente des lamilles qui sont dans le besoin.
Je suis un terrien, mais j’ai toujours été mêlé de près aux choses de la mer Mes amis les marins pêcheurs du quartier d’Audierne, savent combien je m’intéresse à leur sort’ combien je suis dévoué à leur cause. Je suis lié d’amitié avec eux et je travaillerai de tout mon cœur à l’amelioration du sort des pêcheurs, à l’augmentation de leur bien-être
L industrie de la conserve du poisson se rattache de près aux questions maritimes Elle est vitale pour notre région. Elle doit être l’objet d’une protection efficace des pouvoirs publics. 11 est regrettable de constater que plus d’un million de caisses de sardines ont pu être importées en France dans des conditions leur permettant de concurrencer avantageusement, sur notre marché, les produits de nos usines. Cette incurie risque d’engendrer une crise pour la campagne prochaine.
La conserve des petiLs pois se trouve dans une situation analogue et requiert la même sollicitude.
Politique sociale ,
Aux lois fondamentales de la République, il convient d’annexer une politique sociale hardie, un réformisme intelligent pour aider les travailleurs dans une ascension continue vers un mieux- etre social.
Le parti auquel j’appartiens a préparé ou voté toutes les lois qui ont amélioré le sort des travailleurs et concernant les syndicats professionnels, les accidents du travail, les huit heures, le repos hebdomadaire, les conditions du travail, etc. Il s’est associé très largement au vote de ta loi sur les assurances sociales. Celle-ci est encore imparfaite et d’une application difficile. Elle doit être améliorée particulièrement en ce qui concerne les vieux
travailleurs, que l’âge empêche de faire un nombre de versements suffisant pour obtenir une retraite convenable.
Selon certaines modalités à déterminer, les assurances-accidents devraient également etre comprises dans l ussurance-maladie.
La loi sur les assurances sociales doit être complétée par l'assurance-chômage qu’il y a urgence a organiser d’une façon pratique et rationnelle.
Les mutilés du travail sont les créanciers de la société, comme les mutiles de la guerre son es créanciers de la nation. Ils ont droit à la même sollicitude de la part de l’Etat. Le
bénéfice de a loi devrait être étendu aux petits artisans et aux cultivateurs travaillant seuls ou avec J aide de leur famille.
Les libertés syndicales sont devenues le patrimoine commun des travailleurs elles on tnt etre protégées eL maintenues.- Chacun doit pouvoir en user sans entraves.
,n Un mot' Je m'efforcerai de maintenir les conquêtes du monde du travail et de les compléter par les améliorations désirables.
Politique financière .
Après la politique d’emprunts du bloc national qui conduisit le pays au bord de
abmie le redressement financier fut obtenu grâce aux efforts et aux sacrifices du contrimiaule français.
d’a ,™Hé]aS’ Pendant la dernière ^g^lafure, le résultat en a été compromis par une politique armement à outrance, de gaspillage et de prodigalités.
Les prêts aux Etats étrangers ont considérablement réduit les disponibilités du Trésor sans avantages appréciables pour la France.
aur.m ^ aVanCe? COnsiciérables onUté à des organismes privés sur lesquels l’Etat n’a
• pouvoir de contrôle, banque nationale de crédit, banque d’Alsace-Lorraine, etc.
étaient les/erdl'el:'t'ises - Compagnie générale transatlantique, messageries maritimes, etc. faHlir î ' ec0ilfUuro Par smte d'Q'le mauvaise gestion. Elles ont été renflouées avec une llte Cil0£ï"ante’ a^s 3^ le budget de l’Etat est en déficit de plusieurs milliards, alors
nue les finances départementales et communales se trouvent dans une situation si obérée et si pénible. Trop souvent l'Etat à préféré la défense des grands intérêts capitalistes à la protection du sort des petits travailleurs.
Ainsi donc la situation financière, florissante au début de la législature, est sérieusement compromise. Si elle est imputable, en partie, aux circonstances exceptionnelles que nous traversons, elle tient surtout à la politique de facilités des gouvernements de droite.
Il est temps de prendre des mesures pour limiLer les dépenses somptuaires, et elles sont nombreuses, pour parer au déficit des compagnies de chemins de fer, des P. T. T., des compagnies de transports aériens et maritimes.
D’autre part, les puissances d’argent et la spéculation oisive ont trop souvent joué un rôle dans les altaires publiques ; l'Etat devrait êLre en droit de contrôler, et, au besoin, en mesure de les juguler.
Politique fiscale.
Une réforme profonde du régime fiscal s'impose.
Le commerce et l'industrie, dont l'essor est nécessaire à la vitalité do pays, sont grevés déchargés trop lourdes. Les petits commerces locaux sont aujourd'hui très concurrencés ; ils sont trop imposés en comparaison de leur rendement.
L'impôt sur le chiffra d'affaires est générateur de vie chère et les impôts de consommation prélèvent une dîme écrasante sur les travailleurs modestes et sur les familles nombreuses.
La loi de l'impôt sur le revenu, trop souvent inopérante, devrait être appliquée avec toute la fermeté désirable.
Les biens fonciers sont cadastrés et ne peuvent être dissimulés, il devrait en et re de même des valeurs mobilières par rétablissement de l'impôt sur le revenu contrôlé.
Une meilleure répartition des charges contributives du pays permettrait de réduire les impôts de production et de consommation*
En résumé, tout mon concours sera acquis pour la justice fiscale, pour un aménagement des charges publiques, qui demanderait davantage au capital argent en dégrevant la terre
et le travail
Retraités, je serai aux côtés de votre président, M. Léo Bouyssou, qui appartient à mon parti, pour la défense de vos légitimes revendications.
Anciens combattants, je suis des vôtres, j’ai partagé avec vous les misères, les angoisses et les dangers du front. Je suis de ceux qui proclament, avec sincérité, que les droits des mutilés et des anciens mobilisés sont sacrés. Il convient de se rappeler que c est le Ministère CUautemps qui a pris l’initiative de l’allocation du combattant.
Appel aux travailleuis .
Pour la première fois, dans cette circonscription, un travailleur se présente à vos suffrages.
Paysans, marins, ouvriers, je suis de votre condition et avec vous je proclame a sou veraineté du travail.
Le jour du vote vous direz si un travailleur, qui jouit de la confiance de ses conci toyens, peut, aujourd'hui, aspirer à les représenter à la Chambre.
Jean PERROT
Maire d’Ksquibïen.
Con se U I er d V r ou d i g seine n it.
Vice-président du Crédit agri oie le Ponî -Croix.
Chevalier de la Légion donneur.
Candidat de eoncentratioa républicaine.
3° circonscription de QU IMPER.
M. LE BAIL, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin, — 7.034 voix.
Citoyens et amis,
En mon absence et, sans que j'aie manifesté d’aucune sorte mon intention d’être candidat, vous avez bien voulu par une acclamation unanime porter sur ma modeste personne tous vos espoirs.
Votre désignation m’a profondément touché.
Ce devoir électoral que vous m'imposez, je ne pourrai le remplir qu'à la condition d’être en collaboration ardente avec vous. Il faut que, par une propagande acharnée et de toutes les heures, vous m'aidiez à abattre le prétendu colosse électoral aux pieds d’argile-
Dâns l'ordre politique .
Je veux le développement organique de la République s'acheminant par le jeu de ses libres institutions vers un idéal de progrès et de justice sociale,
La liberté de conscience est un des principes fondamentaux de la République. Mais la République, qui doit au clergé le bénéfice des libertés communes, ne saurait admettre que ce dernier méconnaisse le principe tutélaire de la souveraineté de l'Etat et entreprenne des empiètements quotidiens sur les droits et les libertés des autres citoyens.
Dans l'ordre scolaire.
Je suis un laïque convaincu. L'Etat doit à renseignement rival la liberté, mais non les subsides destinés à concurrencer son enseignement donné dans les écoles publiques entretenues par tous et ouvertes à tous.
Je suis partisan de l'école unique à tous les degrés. L'éducation secondaire ou supérieure doit être l'apanage non du riche qui paye, mais de tous ceux qui sont les plus capables d'en profiter,
P o l il iq u e êco no m iq ue .
Notre balance commerciale est en déroute.
Sur un déficit de 14 milliards, 10 milliards s'appliquent aux objets d'alimentation.
On croit rêver en songeant que la France, qui est le plus beau jardin du monde, n’est plus capable, malgré les ressources de son génie et le travail obstiné de ses laboureurs, de suffire, comme il y a quelques années, à tons les besoins de ses enfants.
C’est aux Chambres et au Gouvernement de surveiller la production et la vente et de s'ingénier, s’il en est besoin, par des accords économiques entre les nations, à favoriser et à répartir au mieux de ses besoins et de ses intérêts vitaux, les productions de son sol et de ses industries,
Politique agricole.
Favoriser par une extension sans cesse élargie du Crédit agricole Tâchât de la propriété rurale au profit des travailleurs de la terre doit être la pensée constante cTun Gouvernement soucieux de favoriser les justes ambitions des humbles et de maintenir l'équilibre d’un pays qui ne peut se perpétuer que par la fidélité de ses enfants à la vocation terrienne.
Il faut introduire dans Ja loi plus d’équité en faveur des fermiers privés encore de l’indemnité de sortie on parfois assujettis à des baux dont le prix dépasse outrageusement la normale.
Il faut surtout inaugurer un régime tel que les communes puissent consacrer toutes leurs ressources spéciales à la création et à T entretien de leurs chemins vicinaux et ruraux et à T amélioration de leurs chemins d'exploitation.
Il faut surtout que le Gouvernement empêche les entrées massives du bétail étranger en France et que ; constamment penché sur l'homme des champs, il s'ingénie, par une surveillance attentive et une veille constante, à le préserver des abus de là concurrence étrangère favorisée souvent par l'impéritie des pouvoirs publics et les manœuvres louches et dolosives de la spéculation,
Politique maritime.
Le Gouvernement est coupable d’avoir laissé pénétrer en France des quantités massives de conserves de sardines pouvant être évaluée à 1 ,700. 000 caisses et dont les produits, vendus avec une baisse de 30 à 10 0/0, vont monder nos marchés pendant plusieurs années et ruiner d'avance tout effort de nos marins et toute rentrée en scène de notre industrie des conserves.
Politique ouvrière et sociale.
Le salariat, même organisé sur une équitable rémunération du travail humain, ne saurait être le dernier mot du progrès social,
A mesure que T éducation intellectuelle du travailleur s’élève, il est juste que sa condition matérielle grandisse et se perfectionne à son tour, nettement orientée par l'association et les encouragements de l’Eta L vers la conquête régulière du capital,
La loi sur les assurances sociales est un grand acte d’amour et de justice: Il est souhaitable que, sans rien renier de ses buts, elle se modèle, par les données de l'expérience déjà acquise, sur les exigences de la réalité et s’ouvre aux innovations qui en rendront l'application plus simple^ plus souple et moins coûteuse dans rétablissement de ses frais généraux.
J'ajoute que je ne saurais me désintéresser du sort des retraités et que je serai aux côtés de Léo Bouyssou pour les défendre.
Les combattants, dont j'ai été le compagnon de IuLie et de misère, peuvent compter sur la fraternelle amitié de T un des leurs.
Toute noble cause, tout droit lésé, tout être qui souffre, trouveront en moi un défenseur.
P dit tique financière et fiscale.
Nous touchons à une heure sévère de notre vie nationale.
Toutes les ressources de notre Trésorerie sont épuisées. Il ne reste rien des 19 milliards trouvés en caisse par les gouvernants actuels ou leurs prédécesseurs du même ordre.
L’inflation a grandi et le déficit budgétaire atteindra 7 milliards dans le budget prochain.
No 2i45
Le Gouvernement actuel laissera une lourde tâche à ses successeurs qui seront peutêtre acculés, pour sauver le pays, à recourir à des mesures de salut public.
Le parti radical-socialiste ne se laissera pas arrêter par les difficultés de sa Lâche,
Il saura faire appel à Y héroïsme collectif de la nation en vue d'assurer son salut, 11 sera compris et suivi parce qu’il aura pu préserver sa conscience et ses mains de toutes les fautes qui nous ont entraînés vers l’abîme ou nous glissons.
La paix et ht défense nationale.
Jaurès disait un jour : Si un jour la France était attaquée, il faudrait la défendre deux fois, parce qu’elle estla France et parce qu’elle est humaine »,
Notre préoccupation est de rendre la guerre impossible par Y accord de tous les peuples disposés à faire reculer ce fléau et à en préserver désormais l’humanité.
Il faut aboutir dès maintenant à une réduction simultanée, proportionnelle et contrôlée des armements et a Rétablissement d'une armée interna lion aïe chargée de châtier par la force le s manquements au pacte commun.
Mais, jusque là, j'entends assurer la sécurité de mon pays*
J’y mets cette condition que des économies me paraissent des maintenant possibles, notamment par la suppression de postes de generaux et d'officiers supérieurs, plus nombreux aujourd’hui qu'avant la guerre, et par le développement d’une aviation qui peut être partiellement une arme de remplacement,
La portée indéfiniment allongée de son tir et la terreur morale qu’elle inspire à Lavant et à l’arrière de l'agresseur présumé sont de nature à faire reculer les nationalistes les plus entreprenants. et les plus avides de conquêtes.
Citoyens et amîs,
La vie est la recherche du bonheur qui ne s’obtient que grâce à l'embellissement de famé humaine par l’Instruction, par le pur esprit de laïcité qui anime la démocratie de son souille rédempteur, par la pratique de la liberté et le respect des droits d'autrui, par toutes les facilités données aux citoyens de l’Etat en Vue d'améliorer franchement leur condition matérielle et de réaliser en quelque sorte la plénitude de la vie-
La France, qui a vécu libre et heureuse pendant quarante ans avant l’année maudite, ne saurait apostasier son passé.
Je souhaite qu'elle y revienne et se développe heureuse et pacifique par l’accomplissement progressif du noble idéal qu’elle porte en elle*
Citoyens et amiSj
Tous au rempart pour refouler les assiégeants, les réacteurs de toutes les époques quîj aujourd’hui comme autrefois,. ont juré de nous ramener à l’antique esclavage*
Vive la République une, indicible, laïque, démocratique, sociale l
Albert LE BAIL
Avocat, — Docteur en droit,
Àdjoint^au maire de Plonéour-Lanvern,
Candidat radical-socialiste et de concentration républicaine.
Circonscription de QUIMPERLÉ.
M. C ADO R ET, radical-socialiste.
Elu au premier tour de scrutin. — 9.260 voix.
Chers électeurs,
Voici doux ans, je me présentais à vos suffrages et, par une majorité significative, vous m’envoyiez siéger au Palais Bourbon.
Depuis cette époque, en élu discipliné, tous mes votes ont été conformes au programme que je vous avais soumis et que vous aviez agréé.
Je n'ai pas à vous dire que j'ai été accueilli cordialement par le parti radical-socialiste, et la venue du président Herriol à Moëlan, à huit jours de son élection au Conseil municipal de Lyon, peut vous donner la mesure de l'affection et de l'estime qu’il me porte.
Je me représente donc à vos suffrages, sans crainte, conscient d'avoir été un repré^ sentant loyal et scrupuleux. J’ai mis toutes mes forces au service des idées républicaines que vous incarnez avec tant de fierté, et je ne doute pas que, le 1er mai prochain, vous ne me renouveliez, avec une majorité accrue, cette confiance que j'ai tout fait pour mériter.
Mon programme est celui de mon parti.
Dans l'ordre politique.:
Le parti radical affirme la souveraineté du suffrage universel et S'élève contre toute mesure qui peut marquer une régression de cette souveraineté. C'est pourquoi nous avons lutté avec force et obstination contre la loi Màndel, Notre parti repousse, dans tous les domaines, la pratique avouée ou occulte du pouvoir personnel. Partisan de la liberté de conscience, il respecte sincèrement toutes les convictions et en fait la condition de la paix religieuse, La laïcité de l’Etat est la base même du régime républicain et la démarcation entre les partis de gauche et de droite.
Au point de vue scolaire :
Nous voulons l'égalité absolue des enfants devant l'instruction, égalité conditionnée seulement par l'intelligence et Je travail, II faut que les enfants bien doués puissent poursuivre dans tous les ordres de l'enseignement, technique, primaire supérieur, secondaire et supérieur, suivant leurs aptitudes, leurs études. Que des subventions d'internat viennent compléter pour les ruraux, les bourses d’externat. L’action du parti radical s'est poursuivie dans ce sens avec beaucoup d'énergie, les résultats ont d’ailleurs été convaincants.
Politique sociale :
Attachée au principe de la propriété individuelle, nous nous élevons contre les abus qui en détruiraient la légitimité.
Le salariat ne saurait représenter, à nos yeux, un régime définitif.
Nous sommes pour le respect des lois sociales, d’assistance, qui ont un peu amélioré le sort des travailleurs. Notre parti reconnaît le droit syndical tant pour les ouvriers, les patrons, que les fonctionnaires. Il a poursuivi le développement de la politique des habi-
tâtions à bon marché tant par le crédit immobilier que par le crédit agricole* En 1931, une loi fut enfin votée qui accorde satisfaction aux mutilés du travail*
Reste la loi des assurances sociales* Juste et humaine en son principe, je reconnais que son application donne lieu a des récriminations légitimes. Trop de paperasses, trop de lenteur dans les règlements de compte. Il faut absolument y apporter de nombreux perfectionnements et d1 abord la suppression du précompte, aussi intolérable pour les patrons, qu'humiliant pour les ouvriers.
Il faut, en confiant l’application de cette loi aux caisses mutuelles, en faciliter la gestion*
J'ai déjà eu deux entretiens à ce sujet avec le Ministre du Travail et j’espère arriver un jour à le convaincre*
Je vous disais, en 1930, que je revendiquerais dans les millions votés pour îc plan d’outillage national, les sommes nécessaires à une nouvelle politique des chemins vicinaux et ruraux* Grâce à l'intervention de mon ami Queuille, 200 millions supplémentaires ont été accordés pour ces travaux.
Ma première intervention à la tribune de la Chambre, en 1930, a été pour demander une réduction du taux des intérêts de la caisse do crédit agricole. J’ai eu lo plaisir d’obtenir de M* Fernand David, Ministre de l'Agriculture d'alors* les réductions demandées et les taux ont été ramenés à 4 0/0 pour le court terme, 4,50 0/0 pour le moyen terme et 3 0/0 le long terme et les moyens termes spéciaux à 3 0/0,
Grâce à nos interventions pressantes — M. le sénateur Tanguy et moi -meme — nous avons obtenu que nos projets d'électrification rurale soient classés et subventionnés à 57 0/0, taux désormais ramenés à 45 0/0 pour les retardataires*
Partisan d'une politique rationnelle de la production agricole, j’ai constamment conservé le contact avec la Chambre d'agriculture du Finistère et les syndicats agricoles avec lesquels je suis en relations constantes pour la défense des intérêts de nos cultivateurs,
N'est-ce pas sous le Ministère Steeg que le Ministre de l'Agriculture Borel fit un sérieux effort pour soutenir les cours du blé et n’est-ce pas la droite qui le renversa,
Je ne vous citerai pas toutes les propositions de loi déposées par notre parti en faveur de l'agriculture, des prix, des droits de douane, des contingentements. Mais je tiens à vous signaler :
1° La proposition Queuille pour la création d'un office extérieur du blé pour éviter la spéculation repoussée par 342 voix contre 235 (question de confiance) ;
2° Proposition de Jaubert, Delbos, etc,, tendant à modifier en faveur des assurés facultatifs la loi des assurances sociales (n° 821) ;
3° Proposition du parti radical (nrt 2038) pour la révision des baux à ferme ;
La loi de Monzie de février 1931, exonérant les cultivateurs des droits de succession pour les petites propriétés (valeur pouvant aller jusqu'à 249,000 fr, suivant le nombre d enfants).
Le parti radical est un parti essentiellement rural et spécialisé dans la défense des paysans dont l'amélioration du sort a toujours été l’un des principaux soucis.
Politique maritime :
Gomme pour l'agriculture et l’industrie, nous avons été obligés de demander au Gouvernement des mesures de protection pour la pêche* inondé de produits étrangers souvent de qualité médiocre, il nous a fallu demander des mesures douanières, élévation des droits d'entrée et contingentement des importations* Après de longues et nombreuses démarches, le Gouvernement a fini par nous accorder satisfaction, mais deux mois trop
tard malheureusement. Actuellement ou n'introduit plus de sardines conservées espagnoles ni portugaises jusqu’à nouvel ordre.
Nous avons réussi à faire monter la pension sur la Caisse des invalides de 3,600 francs à 4.200 francs depuis janvier, à faire majorer les secours aux veuves et orphelins, à faire accorder quelques crédits aux: écoles de pêche et à continuer les améliorations dans les petits ports. Mes interventions perso un elle s au moment de la catastrophe de septembre 1930 facilitèrent la réparation des dommages et l'octroi des secours aux veuves, orphelins et sinistrés*
Politique financière et fiscale :
En 1930, j'avais promis aux commerçants de leur éviter une fiscalité tracassière. Quoique n'ayant pas obtenu complètement la suppression du chiffre d’affaires, il a été cependant supprimé pour certaines catégories de marchandises (alcools, huile de graissage, etc.) atténué pour certaines denrées alimentaires. Nous poursuivrons notre effort dans ce sens, La femme mariée a été admise à bénéficier d'une réduction dans le calcul des bénéfices commerciaux. Des abattements à la base ont aussi été admis pour l'évaluation forfaitaire des bénéfices agricoles*
Je fais toutes réserves quant à la poli tique financière du Gouvernement, qui a été une politique de facilité et de gaspillage des deniers publies* Au départ de Ghéron, eu 1930, la situation de la trésorerie était la plus belle. qu’ait connu la IIIe République* Il y avait à la disposition de l’Etat 1,9 milliards de liquidité* Aujourd’hui il reste 46 millions et il a fallu autoriser l’émission de 3 milliards de bons pour renflouer la trésorerie*
En 1939, Tardieu que cette richesse éblouissait, malgré les conseils de prudence de nos amis Germain Martin et Nogaro, voulut faire des dégrèvements.
Le président Daladier demanda de faire porter qo t effort uniquement sur les tarifs de chemins de fer, ce qui aurait supprimé le déficit et facilité les transactions commerciales* Il ne fut pas écouté et Paul Reynaud préféra dégrever les opérations de bourse (2 milliards environ)*
Ensuite , ce fut le renfbuement des grosses sociétés capitalistes, mal gérées, qui sombraient. Puis, les prêts aux nations étrangères, alors que le Gouvernement nous refusait des avances aux communes pour fournir du travail aux chômeurs.
Actuellement Ja caisse est vide, le déficit s'accentue, les impôts ne rentrent pas, l'équilibre budgétaire est purement fictif et assuré par des moyens de fortune, neuf mois de dépenses pour douze mois de recettes, prise en compte des payements allemands moratoriés, bénéfice réalisé sur la frappe de la monnaie d’argent*
Il faut en finir avec cette politique de la prospérité et de la facilité, des heures tragiques vont venir. 11 faudra prendre des mesures draconiennes. Ne pouvant plus augmenter les recettes, la réduction des dépenses s'impose. A cette condition seulement, k France se sauvera du désastre financier qui la menace.
Politique extérieure ;
Partisan d’une politique d'entente et de conciliation européenne, nous avons constamment soutenu le grand apôtre de la paix aujourd'hui disparu, Aristide Briand. Avec Herriot qui déposa à Genève le fameux protocole qui fut la première charte de paix proposé à l'humanité, il fut le défenseur ardent, le promoteur génial de Tunion des peuples. Combattu avec acharnement par la presse nationaliste, il avait le pays derrière lui et sts funérailles. grandioses prouvèrent au monde entier le désir de paix de la France.
Notre doctrine se résume en trois mots : sécurité, arbitrage, désarmement.
Nous en poursuivrons obstinément la. réalisation.
Voilà exposévmes chers électeurs, un résumé de la doctrine de notre parti. Resté.dans l'opposition, sauf pendant les courtes apparitions des ministères Chautemps et Steeg, nous
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ne faisons pas de l’opposition systématique. Parti.de Gouvernement, nous critiquons certes les projets du Gouvernement, mais nous y opposons nos propres solutions et chaque fois que nous avons cru à la possibilité d’une majorité de gauche, nous n’avons pas hésité à prendre le pouvoir. Nous ne sommes pas de ceux qui évitent les responsabilités au contraire, nous les revendiquons*
Si vous considérez que la majorité de droite et d extrême droiLeT qui gouverne la France depuis quatre ans, a commis assez de fautes et d'erreurs et assez gravement compromis la situation du pays, vous n’hésiterez pas à apporter vos suffrages au républicain que je suis. J'ai défendu de mon mieux les intérêts que vous m’avez confiés*
Agriculteurs, ouvriers, commerçants, marins, j’ai eu le souci constant, chaque fois que j’émettais un vote, de travailler à améliorer votre sort. Si vous jugez que j’ai été digne de la fonction pour laquelle vous m’avez désigné, vous nie continuerez votre confiance. Si vous croyez que j ai trahi vos intérêts, que j ai été au-dessous de ma tâche, vous en choisirez un autre, mais tâchez qu'il soit à la hauteur de la mission que vous lui confierez et capable de vous défendre*
Vive la République laïque, démocratique et sociale !
François CADORET Député sortant.
Conseiller général du canton de Pont-Aven.
Maire de itiec-sur-Bélon*
Membre du groupe de défense paysanne (Démocratie rurale)* Secrétaire de la Commission' de la marine marchande.
Membre de la Commission de la marine militaire* Membre de la f Commission dé T aéronautique.
Membre de la’ Co munis s ion d/Âlsace* Lorrain©,:
Seul eândïditt du parti républicain radical et radie aï-socialiste,