GARONNE (HAUTE
Circonscription de MURET.
M. Vincent AURIOL, S. F. L 0.
Llu au premier tour de scrutin* — 12*215 voix:.
Mes chers Concitoyens,
Ce n’est pas seulement le député ou le candidat qui, aujourd'hui, vient vers voue.
C’est Fami des bons et ;■ plu tôt, des mauvais jours. Ceci donc est moins une profession de foi qu’un appel au rassemblement.
Dix-huit années se sont écoulées depuis l'heure où, entre vous et moi, intervint un contrat d'idées*
La guerre y apposa, hélas ! presque aussitôt sa sinistre signature, La douleur resserra nos liens de fidélité. Puis, aux lueurs de l’incendie, vous avez aperçu la trame des tragédies sanglantes ; vous avez lu la liste des victimes, toujours les mêmes dans l'histoire,, et — toujours les mêmes aussi — les cyniques bénéficiaires des malheurs publics.
Aussi, par quatre scrutins successifs, à des majorités sans cesse croissantes, élargies encore par mes comptes rendus de mandat, vous m'avez toujours donné votre confiance fraternelle
Mais la force de la vérité est telie qu’à notre commune fidélité s’associent aujourd’hui, par l’absence de toute candidature sérieuse, ceux qui jusqu’ici se déclaraient mes adversaires et qui, travailleurs comme mes partisans, sont, comme eux, intéressés au triomphe de notre idéal.
Tous ces témoignages d'amis et d’adversaires, je les accepte, avec une reconnaissante émotion, comme la récompense de mon labeur dévoué à toutes les causes justes et de mon attachement fanatique à l’organisai ion de la grande Paix humaine.
Chers électeurs,
Jour par jour, vous avez pu suivre le développement de mon activité parlementaire.
Mes efforts en faveur de î'agri cul tore, vous les connaissez : soutien aux producteurs de blé et de vin contre une spéculation dominatrice, parasite et meurtrière de la production française ; — projet, qui a failli aboutir, pour l'assurance agricole contre la grêle, la gelée et la mortalité du bétail, comme suite à la loi des assurances sociales, qu’il faudra demain améliorer, grâce à la nationalisation des assurances, dans l'intérêt des travailleurs des champs, — projet d’une grande organisation de crédit en faveur des agriculteurs ; — intervention pour que soit régulièrement affecté dans sa région même le conscrit agriculteur.
aux mois de la morte saison et non pas a l'époque des lourds travaux ; — proposition d!un crédit de cinq milliards, en cinq ans, pour activer tous les .travaux utiles aux communes rurales ; — vote de la Caisse de crédit aux communes ; demande d- exonération des droits successoraux en ligne directe en faveur des héritages de moins de 100*000 francs, etc* Tout ce qui tend à soulager le travail, a le libérer de îa pression des privilèges, je ne Fai pas seulement promis* Au sein de la Commission des finances, à 3a tribune même, je l’ai inlassablement réclamé*
Artisans, commerçants, ouvriers, vous connaissez également mes efforts et ceux de mon Parti, pour tou Los les réformes sociales aujourd'hui nécessaires* Vous savez quels efforts j'ai tentés parfois avec succès dans la voie de la libération totale qui est celle du socialisme. Et, combattants d’hier, victimes de la guerre, vous n 'ignorez pas mon activité vigilante en faveur de vos revendications et de vos droits que je me réjouis d’avoir contribué à faire aboutir, comme, par exemple, la reLraitc du combattant, pour laquelle je trouvai, avec le rapporteur général du budget, les ressources nécessaires.
Citoyens,
Une fois de plus, au cours de cette législature, j'ai dit nia volonté pour que les charges de la guerre pèsent sur ceux qui se sont enrichis du malheur national et que, par contre, soient allégés du poids qui les écrase ceux qui, par leur douleur, ont fait le salut de 3a France et qui, sur leur travail, Fondent sa prospérité.
Ce sera la fierté de ma vie qu'en un discours auquel M* le Président du Conseil s1 est efforcé de répondre au seuil de cette campagne législative, j'ai dénoncé les gaspillages scandaleux auxquels s-est livré M; le Ministre des Finances au préjudice de vos deniers, sans aucune autorisation du Parlement, en faveur de banques et de sociétés banqueroulibres et de gouvernements de dictatuie et de guerre. Je m'honore d’avoir alerté le pays qui, demain, flétrira les coupables el qu'il faudra protéger contre le retour d’aussi criminels abus* *
Défendre le contribuable contre l’iniquité fiscale, ce sera demain ma règle, comme hier ce fut mon effort, P effort de mon parti, de défendre les petits épargnants, les petits rentiers d'Etat contre les injustices d’une stabilisation faite au profit du capitalisme et contre la mauvaise répartition de dégrèvements consentis surtout au profit de gens de Bourse et de Banque.
Ainsi, par toute cette action, j'ai prouvé que le socialisme défend la propriété que l'homme travaille avec le concours de sa famille, la petite propriété laborieuse qui est le gage le plus certain de la liberté individuelle contre la grande propriété dévastatrice de la petite, — contre la haute féodalité capitaliste et financière issue des grandes sociétés et du développement du machinisme industriel et qui, tek le trust international de l'acier, le le trust des engrais, des pétroles, des sucres, le cartel international des banques, asservit les Etats comme les individus, dépouille le peuple des producteurs et, souveraine sur les Nations, les aveugle à son bénéfice d'une haine mutuelle et les précipite enfin à s'entretuer.
Hommes de raison et de cœur,
C’est contre cetfe haine internationale qu'il vous faut dresser, car elle ne profite qu'aux marchands de canons dont mon ami Paul Faure a dénoncé, documents en mains,. 3a haute trahison et la criminelle politique pilleuse d'épargne et tueuse d'hommes*
11 faut, sans retard, fortifier la Société des Nations et en faire la vraie société des peuples, et non l'association des diplomates et des gouvernants* Par le désarmement général, simultané et contrôlé des Nations, par la pratique obligatoire de l'arbitrage, il. faut organiser Lt grande Paix humaine, seule garantie de la vraie sécurité de la France.
L'œuvre de Paix, l'organisation de l'Europe, telle est la tâche la plus pressante qpi s’impose désormais aux hommes* Et à l'heure où un capitalisme aveugle et forcené fait peser sur le monde la plus effroyable des crises, a l'heure où les hommes endurent les pires
misères et où le malaise et la gêne viennent vous atteindre jusque dans vos sillons il importe d'unir les Nations en un même effort d'organisation cor dante et fraternelle
A cette œuvre, à laquelle je vous convie tous, je m'attacherai de toute la passion de mon âme et de toute l'ardeur de ma foi.
Chers Amis,
J'attends des électeurs de l'arrondissement de Muret l'écho d’une voix unanime à l'appel que je leur adresse.
Tous, vous connaissez ma vie. Je peux sans crainte la livrer aux jugements les plus sévères. Je no vous apporte pas de promesses. Je vous rappelle des actes. Je vous dis ma volonté d'y persévérer.
Si, comme je vous le demande, vous me rendez au combat parlementaire, je serai demain le représentant, le défenseur, l’ami que j’ai toujours été pour vous, fidèle à vous et fidèle à moi-même l
Vive l'arrondissement de Muret !
Vive la République sociale l
Vive la Paix î
Vixcent ÀURIOL
Député de la Haute-Garonne.
Maire de Muret.
Conseiller général de Oarboûne.
Ancien président de la Commission des finances de la Chambre des Députés.
Circonscription de SAINT-GAUDENS.
M. Hippouttb DUCOSj radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin : 15.593 voix.
^ \ oilà déjà douze ans que j ai 1 honneur de vous représenter à la Chambre des Députés.
Voilà déjà douze ans que des îiens^ devenus de plus en plus étroits, de confiance et d'amitié se sont formés entre nous. Vous ne voudrez certainement pas les rompre à un moment critique où, électeurs et élus, ont, plus que jamais, besoin de se connaître et de collaborer affectueusement.
L union des âmes, en effet, n est pas moins nécessaire que l’unité d'action et îa convergence des efforts pour triompher d une crise économique accentuée par un désarroi moral.
hondee sur la raison, la doctrine radicale-socialiste porte en elle des sources intarissables d optimisme intellectuel ; procédant par l'analyse, visant Je progrès par l'évolution, elle est îa seule capable d’aborder les grands problèmes actuels avec ce dosage de hardiesse et de prudence sans lequel il ne saurait y avoir que stagnation ou révolution.
Agriculteurs,
« Progrès dans Tordre », telle esl la devise du parti radical-socialiste et tel est Tidéal de la démocratie rurale qui n’a cessé d’être son plus ferme soutien.
Celles ci n’ignore pas que c’est de ce parti qu’est toujours venu et que viendra encore son salut et non des partis collectivistes, adversaires de la propriété individuelle, ou des partis de droite opposés aux réformes sociales.
Or Ta gri culture a besoin d'être sauvée d’une crise extrêmement grave. Et elle ne peut l’être que par les mesures énergiques qiTa proposées notre parti, pour lesquelles je suis maintes fois intervenu pendant cette dernière législature et qui j’espère, seront enfin votées par la prochaine Chambre.
Pour conjurer la mévente des produits d’élevage, nous réclamons la déconsolidation du traité franco -italien, Taugmentation des droits de douane et Implication stricte et sévère du contingentement mensuel et des licences d’importation.
Le prix de nos bois s est avili. Pour qu il se relève, il faut contingenter, plus rigoureusement qu’on ne 1 a fait, Timportation des bois étrangers et cesser de faciliter les transports de ces derniers*
ï! n y a pas eu, jusqu'ici, de politique judicieuse et ferme des engrais. Nous demandons qu en empêche les divers trusts de rançonner les agriculteurs ; que des mesures immédiates soient prises pour faire cesser la disparité choquante existant entre les prix des engrais nitriques eu France et à 1 étranger ; que t'usine de Toulouse conserve sa destination d’usine étalon, régulatrice des prix, et garde son indépendance vis-à-vis des cartels nationaux et internationaux.
On ne saurait aider plus efficacement les agriculteurs qu’en leur apportant une garantie sérieuse contre les risques provenant des calamités publiques* Les dispositions insérées, à ce sujet, dans la dernière loi de finances sont tout à fait insu ffïsan tes. Ce qu'il faut créer, c'est la Caisse d’assurance et de réassurance prévue dans 3a proposition de loi déposée, il y aunan,par le groupe radical-socialiste de la Chambre. Alors seulement les agriculteurs seront certains d’être complètement dédommagés en cas de perte de capital, de récoltes ou d'animaux.
Ce n est pas par des discours, c’esL par des actes qu'on arrêtera T exode des ruraux vers les villes.
Prenons toutes les mesures possibles pour rendre le travail à la campagne plus rémunérateur. r
Renforçons les institutions du crédit agricole, étendons leurs attributions et relevons leurs dotations.
Favorisons le développement des syndicats et des coopératives*
Réorganisons renseignement post-scolaire agricole.
Efforçons- nous* enfin, d augmenter le bien-être et le confort de la vie rurale en relevant Maux des subventions aux communes pour Téléc tri fi cation, pour les constructions scolaires, pour les foyers populaires, pour les adductions d’eau, pour les chemins ruraux et vicinaux, pour les constructions de logements à bon marché.
Citoyens,
Plus nos campagnes seront peuplées et prospères, mieux les commerçants de nos bourgs * e nos petites villes feront leurs affaires Toutefois le législateur ne saurait plus longyips tarder à diminuer leurs charges et à les délivrer de leur entraves. Abattement, à la , iSe’ c e ! lmPôt sur ]es bénéfices, remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par une «e unique à la production ou à l’importation, simplification des formalités fiscales, facilités i «ration, voilà leurs principales revendications. Nousy souscrivons sans réserve.
. des industriels, qui sont, en ce moment, sévèrement atteints, nous aurons la
■ -me so îcituclo. Par ailleurs, nous développerons le crédit artisanal et nous faciliterons,
par tous les moyens , la renaissance de tous ces petits ateliers ruraux , dont la disparition est si préjudiciable a nos campagnes.
Protecteur de la classe ouvrière, le parti radical-socialiste ne laissera porter aucune atteinte aux acquisitions de la législation sociale, comme on serait trop facilement tenté de le faire, sous prétexte d’une crise dont le travail n'est pas responsable.
Nous soutiendrons toutes les propositions tendant à apporter des améliorations et des simplifications à la loi des assurances sociales (surtout en ce qui concerne les agriculteurs); mais nous n’admettrons pas qu'on touche à ses principes essentiels.
Nous veillerons à ce que les mesures prises ou à prendre, notamment en ce qui concerne le chômage, soient appliquées dans les petits centres industriels comme dans les grandes villes
Sur le champ de bataille du travail, les risques sont malheureusement de plus en plus considérables. A ceux que des blessures et des mutilations y atteignent, nous devons apporter une aide plus efficace que par le passé. 11 faut reviser la loi de 1898 sur la réparation des accidents du travail.
En vertu des principes «desolidarité» de notre parti, nous réserverons notre plus grande sollicitude aux familles nombreuses et nous nous efforcerons de développer les œuvres d'assistance et d'hygiène.
À nos yeux, la cause des victimes de la guerre est sacrée. Nous soutiendrons les justes revendications des mutilés, pensionnés, ascendants, veuves de guerre, pupilles de la nation et nous demanderons l'extension de la carte du combattant à tous ceux qui l'ont méritée.
Chers Concitoyens,
Partageant les aspirations de tous nos camarades anciens combattants, nous nous consacrerons, corps et âme, à îa consolidation de la paix.
Nous désirons passionnément une réduction simultanée, progressive et contrôlée des armements et nous affirmons de toutes nos forces la nécessité de prévoir des garanties d’assistance mutuelle entre les peuples, en cas de conflit, et d’organiser une police internationale conformément à la conception de Léon Bourgeois et d'Aristide Briand,
C'est seulement lorsque, la confiance de peuple à peuple ayant été raffermie par des réalisations de cette nature, on transposera les problèmes économiques sur le plan international et réglera par voie d’ententes de plus en plus larges les conditions de la production et de la circulation des richesses, que poum être conjurée la crise mondiale qui sévit aujourd'hui dans toutes les branches de l'activité humaine.
En attendant, nous nous efforcerons d'adapter le régime économique aux conditions nouvelles de la production par l’organisation d'ententes — à contrôler par des représentants des professions intéressées, des consommateurs et des pouvoirs publics — destinées à équilibrer les forces productives avec le pouvoir d’absorption du marché naLional.
Résolu à éviter à tout prix que le malaise économique ne soit transformé en désarroi par une mauvaise gestion des finances publiques, le parti radical veillera, par dessus tout, à ce que les budgets soient réellement équilibrés, et à ce quTils le soient non par des aggravations de charges — que nous voulons au contraire diminuer — mais par une politique d’exhaussement de l’économie nationale susceptible d'engendrer des plus-values et par de
rigoureuses économies, notamment da“ns une compression des dépenses militaires compatible avec les exigences de la défense nationale.
Nous veillerons toutefois à ce que le souci impérieux de resserrer les crédits ne fasse pas obstacle à la réalisation. des réformes — telles que celles de Légalité devant l'instruction et tant d'autres — dont le peuple attend l’ achèvement ou la mise en chantier.
Nous pensons, en effet, que la prochaine législature serait bien coupable si, reprenant les saines traditions républicaines un instant abandonnées, elle n'apportait pas son contins gant de réalisations substantielles à l'édification d'une démocratie toujours plus belle, plus généreuse et plus fraternelle*
Mes Chers Amis
Notre souci de l'intérêt général, si absorbant qu'il doive être dans les circonstances présentes, ne nous fera pas perdre de vue les intérêts spéciaux de notre petite patrie* De toutes nos forces, nous aiderons les municipalités, si attentives et si zélées, à augmenter battrait de leurs coquettes communes et le bien-être de leurs administrés et nous seconderocs les efforts de ceux qui cherchent, pour le bien de tous, ruraux et citadins, à faire de cette pittoresque marche pyrénéenne, aux multiples stations thermales ou touristiques, une des régions les plus accueillantes de France.
Pour cette œuvre de régionalisme et pour celle, surtout, du redressement économique de notre pays et du progrès de noire démocratie, que toutes les bonnes volontés apportent leur collaboration a un représentant qui, l’élection passée, tout, en restant fidèle, comme il fa toujours été, à son programme et à son parti, aura à cœur d'être le député de tous pour le biens de tous.
Aux urnes, mes chers concitoyens 1
Tous pour la république d'évolution et de réformes sociales*
Tous pour la démocratie et pour la paix !
IIippolyte DU COS
Agrégé de l'Université.
Conseiller général de la Haute-Garoane* Vice-Président de la Commission des finances de la Chambre, Rapporteur spécial du budget.
Ancien combattant — Croix de guerre — Légion d'honneur.
Député sortant.
Candidat du parti républicain radical et radical-socialiste*
îro circonscription de TOULOUSE*
M. BEDOUGE, S. F, L Ü*
Elu au deuxième tour de scrutin. — 13.103 voix.
Mes chers Concitoyens,
Il y a vingt-six ans que pour la première fois, vous m'avez fait f honneur de me confier le soin de vous représenter au Parlement.
Je me suis efforcé de mériter cet honneur, chaque jour davantage, en restant fidèle à vos convictions laïques, républicaines et socialistes ; en fortifiant mon action, par Fétude approfondie des questions que j’avais à discuter dans les Commissions ou devant 1 Assemblée, pour faire aboutir vos légitimes revendications.
J’ai conscience de vous avoir toujours représentés dignement et défendus énergique-
ment, en liaison constante avec les démocrates sincères, qui donnaient leur concours loyal à la réalisation des réformes.
En communion parfaite avec tout mon parti, le Parti socialiste, j'ai suivi, je guis et suivrai toujours la maxime de notre guide Jean Jaurès ; « Aller à l'idéal. Comprendre Je réel. »
Je sais qu'il y a peu d'espoir de réaliser l’idéal, tant que les autres circonscriptions de France n’auront pas constitué la majorité qui nous en donnera le pouvoir; mais nous devons préparer cette réalisation. C'est pourquoi j'ai tenté, je Lente et je tenterai chaque jour d’arracher à la résistance des adversaires les réformes précises, les améliorations nouvelles, capables de rendre moins douloureuse l'attente, moins pénible l’action, plus prochaine J a libération des travailleurs.
Vous savez, par les aveux de la majorité sortante et de ses chefs, combien est précaire la situation d'aujourd’hui, combien menaçantes sont les perspectives de demain.
J’ai signalé, observé et critiqué les fautes de la majorité sortante, mais je ne me suis pas borné à de stériles critiques. J’ai toujours dressé et soutenu des contre-projets imbus de cet esprit réaliste qui vous anime et qui m’anime aussi, parce que vôtre par la naissance, vôtre par le travail, je borne mon ambition à rester vôtre, toujours.
J’ai voulu que mon dévouement ne soit pas seulement affectueux, mais qu’il puisse vous servir efficacement. Par un labeur assidu et persévérant, je me suis armé, pour être à la hauteur des tâches constructives les plus difficiles.
Voici le moment où ces tâches constructives exigent le maximum d’effort.
Il faut, demain, réparer notre système financier déficitaire, restaurer notre système économique défaillant, instituer des méthodes sociales équitables, et d'abord, pour préparer le terrain où pourrait s’édifier un régime nouveau, détruire touL ferment de haiue et réconcilier les peuples.
J’ai la fierté de dire que mes initiatives d’hier ont déjà tracé les grandes lignes des plans à réaliser demain. -
J’ai contribué à l'assainissement financier d’hier, par le projet de garantie des tabacs, dont M; Poincaré, en le faisant sien, à eu la probité de déclarer que j’étais l’auteur.
J’ai, le premier, conçu et exprimé la nécessité d'un plan d’outillage national, en 1919 d’abord, en 1928 ensuite, pour la remise en état de nos services publics et la création de nos services sociaux : écoles, hôpitaux ; plus encore, afin d'éviter le chômage, en soutenant une activité artificielle, qui donnerait au pays le temps de retrouver son équilibre économique.
J'ai protesté lorsque, pour des fins politiques, on s’est emparé de ce projet, en le réduisant dans son objet et dans sa portée.
Je me crois autorisé à dire que la tâche essentielle de demain est la reprise immédiate d’un tel plan de grands travaux, dont j’ai précisé les lignes essentielles dans mon rapport du budget pour 1933 et dont j’ai démontré les possibilités financières.
J’ai collaboré avec Jouhaux à l’élaboration du plan économique, qui est devenu celui de la Confédération générale du travail ; c’est en plein accord avec elle que je poursuis la nationalisation industrielle des offices, des services publics, chemins de fer, etc., et la rénovation syndicale de l’État.
Les difficultés financières ne sont pas nées seulement de la crise, elles viennent aussi des injustices fiscales qu'il faut et que l’on peut réparer sans dommage pour les finances publiques. Il est possible de fixer une répartition meilleure, qui n’alourdirait pas nos prix de revient par des charges sur la consommation, qui ne ferait pas injustement supporter aux petits commerçants, aux artisans et aux industriels la presque totalité des charges communales et départementales, dont de plus fortunés contribuables devront désormais prendre leur légitime part.
Je vois le salut financier dans l’allègement des charges d’armement.
Je vois dans cet allègement le plus sur moyen d’imposer au monde entier la reconnais-
sance de la sincérité de notre désir de paix et de l1 obliger à nous suivre dans cette voie qui, seule, peut conduire à la réconciliation des peuples.
A cette tâche essentielle! je veux me donner tout entier ; car je crois que c’est le seul moyen d’éviter 3e retour des catastrophes, et je veux de toute ma volonté, de toutes mes forces, consacrer les jours qui me restent à vivre, à servir passionnément, fanatiquement, la cause saciée de ; , ;
BBDOUCE
Député sortant* — Conseiller général,
•A ad en Maire de Toulouse,
Membre de la Commission des finances de la Chambre des Députés,
Bapporteur du budget des travaux publics* Membre du Conseil supérieur des Travaux publics.
2e circonscription de TOULOUSE,
M. J J3AN RIEUX, républicain socialiste.
Élu au deuxième tour de scrutin — 13,781 voix.
Mes chers Concitoyens,
Quand, après trente-sept ans d’action militante, j’ai dû quitter le parti socialiste {S* F.L O,} et le Conseil municipal de Toulouse, quece parti détienten totalité, mon intention était de me retirer de la vie publique et de laisser à d autres, convaincus et désintéressés comme je l’avais été moi-même, le soin, qui avait été celui de toute ma vie, de faire, dans leur champ de propagande, connaître, comprendre et aimer le socialisme*
De nombreux amis politiques, depuis, ont très vivement insisté auprès de moi pour m’amener à renoncer à ce besoin de retraite que je ressentais au moment de ma démission de la section toulousaine et de l’assemblée communale et pour, au contraire, me décider à présenter ma candidature aux élections législatives prochaines, dans la seconde circonscription de Toulouse. J’ai d'abord résisté à Tinsistance de ces amis politiques, mais, finalement, je me suis rendu à leurs raisons. Et voilà comment, à cette heure, je suis candidat devant les électeurs de la deuxième circonscription.
Au seuil des quelques idées que je voudrais esquiesser, à grands traits rapides, dans les limites étroites de cette profession de foi, ce à quoi je tiens, tout d'abord, encore qu’il me paraisse qu'aucun doute, à cet égard, ne soit possible, c’est bien marquer que, dans la lutte électorale présente, je reste politiquement ce que j’ai toujours été, c’est-à-dire un socialiste, un républicain-socialiste, ennemi de la basse démagogie, opposé à un révolutionnarisme parement verbal que je considère sans profit et même plein du péril pour la classe ouvrière; mais par contre, acquis de tout cœur à toute action politique et économique légale capable d’améliorer toujours davantage les conditions rîT existence, matérielles, intellectuelles et morales, de cette même classe ouvrière et de Tachera iner progressivement vers son complet
affranchissement.
El de même que je demeurerai, demain, à la Chambre, si votre confiance m’y délègue, fidèle, comme je le fus toujours dans le passé, à la cause du prolétariat, de même, aussi, je
coitUiiuem à nie montrée aüeMïf aux intérêts des petits et moyens industriels, commerçants et agriculteurs ; d’abord pour eux-mêmes, mais aussi pour les travailleurs dont le bien-être ne saurait exister au sein d’une économie nationale ralentie et anémiée.
Mais, pour que l'économie nationale recouvre la santé et reprenne son essor,, il faudra enUe autres remèdes, que les Gouvernants qui vont avoir après les élections législatives la responsabilité de diriger le pays, et îa Chambre qui va naître de ce scrutin, remettent de l'ordre dans les finances de rÉtaL J’entends, par là, le vote, en temps utile, pour 1933 d'un budget réellement équilibré, lY un budget d'où aura effectivement disparu par déflation un déficit que les évaluations les plus modérées ne chiffrent pas à moins de 6 milliards Cet effort en vue d’un équilibre budgétaire véritable , sera une des tâches essentielles des Ministres et des élus de demain. Pas de bonne économie nationale sans des finances saines El sans des finances saines, pas davantage, malgré les lingots d’or delà Banque de Franre de sécurité pour notre monnaie nationale, pour ce franc dont la dévaluation des quatre cinquièmes n’a, dans un passé récent, que trop fait de victimes dans notre petite et moyenne bourgeoisie.
Mais à quoi auraient servi tous les efforts qui auraient pu être accomplis à l'intérieur du pays — et aussi ceux qu'auraient pu réaliser, pour leur économie, leur monnaie, d’autres nations — - si, un jour de malheur, pouvait encore fondre, sur la France et sur l’Europe, un cataclysme qui, par ses horreurs et ses conséquences, laisserait loin derrière lui celui de 1914, lequel pourtant dévora tant de vies humaines, anéantit tant de richesses et secoua si fortement sur ses bases notre société qu elle n’a pu encore retrouver son équilibre* L’intérêt de îa France et celui de l’Europe, dont la civilisation sombrerait dans cette barbarie sans précédent, imposent donc à la Chambre et aux Gouvernants de demain de poursuivre, avec une volonté et une ténacité accrues, et fout en assurant, d’ailleurs, la sécurité du pays, les efforts déjà faits par celui-ci pour rétablissement dans le monde d'une véritable et durable paix.
À ces explications franchement données pour vous éclairer sur la position qui sera la mienne à la Chambre, si votre confiance m’envoie siéger dans cette assemblée, je ne veux ajouter qu’un moL. Pendant vingt-deux ans, j’ai fait partie du Conseil municipal de Toulouse et par deux fois, durant les cinq années de guerre notamment, j’ai eu l’honneur d’être Je maire de notre cité. Je compte au Conseil général dix-neuf années demandât. C’est dire que vous me connaissez bien et c’est donc en pleine connaissance de cause que vous allez pouvoir vous prononcer sur ma candidature.
J’ose ajouter, en terminant, que j’attends avec confiance votre verdict.
Vive la République démocratique et sociale l
Jean RIEUX
Conseiller général.
Ancien maire deîlFduroifête*i Candidat socialiste indépendant.
3e circonscription de TOULOUSE.
M. ÀMAT, radical-socialiste.:
Elu au deuxième tour de scrutin. — - 8,333 voix.
Mes chers Concitoyens,
Soutenu par tous les républicains de la 3e circonscription, j*ai été votre élu, en 1958, avec une majorité importante.
J’ai le sentiment, après les quatre années que je viens de passer au Parlement, de n’avoîr eu, en Loutes circonstances, d'autres préoccupations que celles de servir les interets supérieurs du pays et les vôtres.
Partisan du scrutin d' arrondissement, j’ai été de ceux qui ont lutté contre la tentative de mutilation du suffrage universel par la loi Mande!.
Partisan de la continuation de la politique de Briand - rapprochement des peuples, rapprochement franco- aliéna and — de F organisation de la paix par une politique basée sur la sécurité et l’arbitrage, avec l’espoir d'urr> dfiSOTmemenfeçafftleHiïôEdu possible par le renforce m eut de F a u to rité et de la p ui ss a ne e delà Soc* été des i ‘Na tions , j e so uti en d ra i de mes votes cette politique de paix.
Fa r Li sa n de i ’o. rd re , de la met. b ode, de le con om i e d a ns te s h na nées , j e m é lève con t re les irrégularités et les gaspillages pratiqués par les Gouvernements de cette dernière législature, méthodes qui, continuées, conduiraient F Etat à la faillite et Ips particuliers à la ruine. Le respect de la légalisé dans remploi des fonds publics, le maintien de 1 équilibre de nos budgets, la recherche des économies et la répression du gaspillage, la modification rationnelle de F impôt, la souplesse dans sa perception et la justice dans sa répartition sont des nécessités qui s’imposeront à ceux qui vont hériter de la diliieilc si Lu action financière laissée par la majorité sortante.
Partisan de l'accession de l’enfant à tous les degrés de l enseignement, en tenant compte de son intelligence et non de sa fortune ou de sa naissance, je désire la réalisation définitive du principe de l’école unique, en dehors du monopole de 1 enseignement par l’Etat
L'agriculture a, durant toute cette législature, fait F objet de ma plus vigilante attention. Mes nombreuses interventions dans les discussions des diverses lois intéressant Fagri culture m’ont toujours été dictées par le souci de défendre vos intérêts.
La situation agricole actuelle demande sans retard des décisions énergiques ; .contingentement mieux ordonné des entrées en France des céréales et du bétail ; diminution du prix des engrais; accélération de Félec tri lieal ion et de Fadduction d eau dans les campagnes ; enseignement agricole plus développé, avec gratuité étendue ; organisation definitive de !a Caisse des calamités agricoles.
Certain d’avoir rempli, au point de vue agricole, la mission que vous m’aviez confiée
Oïl 1928, je puis vous assurer aujourd’hui de mon entier dévouement à la eau* paysanne. use
Fidèle à mon parti, à mes idées, républicain radical indéfectible, fidèle à mes origines paysannes, à la région qui m’a vu naître et que je n’ai jamais abandonnée, pacifiste sincère je fais appel à tous les républicaine, et, avec eux, je dis :
Vive la République démocratique et sociale I
Docteur A MAT Propriétaire.
Maire de Besaîères, Conseiller général.
Député sorUnt.
Circonscription de VILLEFR ANCHE-DE-L AUR AGUAIS .
M. Henri AURIOL, républicain de gauche.
Elu au premier tour de scrutin. - 5.896 voix;.
Mes chers Concitoyens, mes chers Amis,
Kn toute confiance, je vous demande le renouvellement de mon mandat. Voilà vingt six ans que je vous représente et je ne crois pas avoir démérité.
Tant d’années de collaboration commune n’ont fait — j’en suis sûr — que fortifier les liens de naturelle confiance et de réciproque sympathie qui existent entre nous.
Mes idées, mon programme, vous les connaissez. Comme vous, je suis de ceux qui ne changent pas. ^
Politique économique et financière.
Continuation de l’œuvre d’amortissement si heureusement commencée par le président Raymond Poincaré,
Cessation de la course à l’accroissement des dépenses publiques et réalisations réclamées à juste Litre par le Syndicat des contribuables d’une rigoureuse politique d’économies et de dégrèvements, seule susceptible d’atténuer l’allégement des charges écrasantes qui posent sur le contribuable.
Réforme de nos finances départementales et communales afin de permettre aux colléeti vîtes locales de vivre.
Simplification de notre système fiscal,, afin que chacun puisse comprendre aisément sa feuille d’impôts.
Protection de l’épargne contre toutes les spéculations.
Liberté de l’industrie et du commerce.
Développement de nos moyens de transport. — Exécution de grands ravaux nationaux et régionaux nécessaires : La mise en valeur de ses richesses.
Politique coloniale réaliste utilisant les ressources inépuisables de nos colonies.
Ln lace de la guerre de tarifs économiques déclanchée par les autres pays, mesure de protection de tous les produits.
Politique extérieure.
Fidèle k l’idée de rapprochement des peuples d'où est née la Société des Nations, da France doit également conserver ses alliances et ses amitiés, sauvegarde la plus eflicaçe de
ia PTa paix doit être réalisée de Loutes les forces de notre volonté agissante car elle est le vœu ardent de la France unanime. Or ce serait bien mal servir en désarmant, tant que sa sécurité n’est pas pleinement assurée. Sécurité d’abord, désarmement ensuite .
Quant aux réparations dues par l’Allemagne, la France ne saurait y -once Lllene „eul souscrire leur réduction que si elle-même obtient une réduction proportion. mile de ses dettes. On ne saurait admettre une Allemagne refusant de payer son du, alors que Amérique exigerait de nous le payement du sien.
Politique sociale.
File sera résolue, non par la lutte des classes (comme l’entend le Parti socialiste) mais
Dar la collaboration des classes. , ,
Il faut donc réaliser - le plus rapidement possible - l’accession du peuple a a propriété développer les œuvres d’hygiène sociale et de salubrité, de solidarité et de mutualité, faciliter l’application de la loi sur les habitations à bon marche, développer l a.de aux familles nombreuses, améliorer et simplifier la loi sur les assurances sociales.
Aux mutilés de la guerre, accorder sans lésiner pensions et secours. Aux anciens prisonniers de guerre, allouer de justes dédommagements, étendre les principes de la retraite du combattant à certaines catégories de soldats qui ont été injustement oublies.
La solution du problème agricole doit primer toutes les préoccupations, car de la
prospérité de notre agriculture dépend la vie meme du pays. • .
Il faut doue assurer à l’agriculture un prix de venLe rémunérateur, un prix revient moins onéreux, la fixité des cours, le châtiment des fraudeurs, des accapareurs et des
spéculateurs^ ^ ^ douane protégeant tous nos produits agricoles, ainsi que notre
bétail. Contingentement de tout ce qui vient de l’étranger afin de défendre n^pmd^
Création de silos afin de faciliter les ventes collectives et maintenir les prix. 1 ï^tjue les produits industriels soient moins chers, ainsi que les engrais et frais de transport l)immu 0 des taxes qui grèvent le prix des carburants utilisés dans les tracteurs et moteurs agricoles Primes k la production. Contrôle sévère du pourcentage du blé étranger entran £
panifia b le; surveillance étroite de l’admission temporaire. Suppression de 1 n. roducl.on des viandes confiées frigorifiées et transformées. Défense à l’armee de se ravitailler en viandes étrangères. Avances et prêts par les caisses agricoles afin de permettre les achats de propriété, rurales de cheptel vivant et de matériel, avec ladites de payement et intérêts réduits. Développement des coopératives agricoles. Extension de l’électrification rurale avrç simplification de formalités, abaissement de certains tards d éclairage et ^tt de ce motrices, suppression du minimum de consommation, ou tou au moins, etabhssement de ce minimum d’après le chiffre de la puissance souscrite et non de celle imposée par le concessionnaire. Etablissement d’un tarif forfaitaire pour l’usage de la force mo r.ee.
Ni taxation, ni réquisition, ni monopole des blés, en un mot, oppos.t.on absolue a tout système étalisLe, tel qu’il est préconisé par le Parti socialiste ; le système socialiste est en effet contraire à l’intérêt des producteurs et des consommateurs.
Politique intérieure.
Sincèrement républicain, appartenant au groupe parlementaire qui, au cours de cette législature, a fourni aux Présidents Poincaré, Tardieu eL Laval, dont je m’honore d’être 1 ami, de précieux collaborateurs, j'ai soutenu constamment une politique qui peut se résumer en deux mots ; Ordre social, organisa Lion de la paix*
Je suis le partisan résolu de la liberté sous toutes ses formes (liberté politique de conscience, d’enseignement, de réunion, d’association, de presse et de travail).
Je veux l’ordre dans la rue : par conséquent, je m’élève contre la dictature socialiste car partout où le socialisme a été au pouvoir (Allemagne, Angleterre, Autriche, Australie) i! a engendré le désordre et entassé les ruines. ‘ '
La Chambre devant être l'image exacte du pays, je préconise dans un sentiment de justice, l'établissement de la représentation proportionnelle intégral, le vote familial le vote obligatoire, le droit de suffrage et d’égibilité aux femmes.
Je suis partisan delà réduction du nombre des membres du Parlement, du vote personnel, de la réorganisation dans le sens de la clarté et de la simplicité de nos services publics. Un statut doit être élaboré fixant avec précision les devoirs et les droits des fonctionnaires dont il faut réduire le nombre, en rémunérant équitablement ceux qui sont nécessaires. 1
Un résumé : La République ne saurait être la révolution en marche, mais un régime dans lequel chaque branlais doit trouver le maximum de stabilité pour sa personne sa conscience, ses intérêts et ses biens.
Mes chers Amis,
Par le renouvellement de mon mandat, permettez moi de réaliser ce programme.
Vous n y manquerez pas.
Ce n’est pas après avoir fait de moi «votre» député, après m’avoir maintenu à la
Chambre si longtemps qu aujourd’hui vous pourriez raisonnablement songer à déLruire votre œuvre.
Ce n est pas au moment où je peux rendre le maximum de services que vous confierez à un autre, que vous ne connaissez pas, qui ne vous a jamais rendu le moindre «ervicé, - qui ignore tout de vos intérêts 3 le soin le vous défendre,
^'itre « Celui de chez vous » et un « Etranger » vous ne pouvez pas hésiter et vous n hésiterez pas.
Je me lie donc, a votre sagesse, à votre raison, à votre amitié.
En me défendant, vous vous défendez. En votant pour moi, vous votez pour vous!
Vive 1 arrondissement, de Viüefr anche I
Vive la République J
Henri AURI0L
Premier Vice- préside ut de la Commission de l'enseignement* Conseiller général de la Haute-Garonne,
GEHS
Cir gûti s criptio n d’ AU CH -L OM HE Z
M. CATALAN; radrèal-socialiste.
Elu au premier tour de scrutin* — 8*614 voix.
Citoyens,
Trois devoirs s'imposent à un député :
P 11 doit observer une loyauté absolue envers le suffrage universel en restant fidèle dans son action et ses votes k la Chambre au programme qu’il a développé comme candidat ;
2° Il doit se tenir en contact avec le corps électoral en parcourant plusieurs fois par an sa circonscription et en donnant chaque année dans les chefs-lieux de canton des réunions publiques pour rendre compte de son mandat et recueillir les avis, et les conseils, des. électeur sur les questions à F ordre du jour;
3<> Il doit enfin défendre avec activité et vigilance les intérêts légitimes de sa circonscription.
La ligne de conduite que je me suis tracée s au cours de la législature a consisté dans I accompli ss ement de ces trois devoirs*
Vous avez à me juger à cet égard.
Citoyens,:
Un candidat doit avoir un programme clair et précis.
C’est en application de ce principe que j*ai rédigé le programme ci-après.
Vive la République !
~ Camille CATALAN
Docteur en droit.
Ca n didat radical - aoe i alla te *.