‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 92 sur 260 · INDRE · texte numérisé non relu

INDRE

Circonscription du BLANC,

M, CHICHERY, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin, — 9.352 voix.

Mes chers Compatriotes,

Durant les trois mois que je viens de passer au milieu de vous, dans les conversations amicales que j’ai eues avec vous tous, dans les conférences que j’ai faites dans chaque commune, je vous ai longuement exposé mes idées et mon programme, que vous ont fait connaître d’autre part les numéros spéciaux de la Voix du Centre que vous avez reçus.

C’est donc plutôt pour me conformer à une tradition que pour vous exposer des idées nouvelles que je vous envoie, à quelques jours du scrutin, la profession de foi habituelle.

Ma position politique.

Candidat dehnon parti, je défends son programme.

De ce programme, je détache les points essentiels : politique extérieure, politique économique, poîitiquejsociale,

1° Politique extérieure :

Continuation de l’œuvre d’Aristide Briand. Extension des pouvoirs de la Société des Nations par la mise à sa disposition d’une force internationale et l'internationalisation de l’aviation. Extension des garanties de sécurité, qui nous permettront de réduire nos armements, PoÜ tique de large entente internationale.

2° Politique économique ;

Contrôle et organisation de la production. Diminution des dépenses de l’Etat, que permettra seule une réforme de TEtat et une refonte profonde de notre administration. Contrôle par la nation des grandes coalitions d’intérêts qui prétendent dominer l’Etat. Protection efficace de l’épargne et réforme de la législation de la loi sur les sociétés. Allégement des charges fiscales qui pèsent sur le commerce et l1 industrie*

3° Politique sociale :

Développement des loisYl’assurances et d’hygiène, réforme de renseignement*

4° Maintien du principe de laïcité de l’Etat, entendu sans aucun sectarisme et comme le principe de la liberté pour chacun de ses opinions philosophiques et religieuses

Mon programme de dépense des intérêts agricoles et économiques de U arrondissement.

En même Lemps que le défenseur des intérêts généraux de la nation, le député doit être le défenseur des intérêLs particuliers de sa circonscription.

Pour les défendre efficacement, il faut les connaître et les comprendre.

Berrichon, je comprends l’âme berrichonne.

Je connais la situation difficile de l’agriculture dans notre région. J’ai senti, au cours de ma campagne électorale, une sorte de neurasthénie collective, une sorte de découragement devant les difficultés du moment présent.

Ces difficultés, ce ne sont pas de vaines promesses ou le bourrage de crâne intensif des candidats en mal d’élection qui permettront de les résoudre.

Si je suis élu, je consacrerai le meilleur de moi-même à la défense de notre arrondissement, à son développement agricole et économique, à sa prospérité.

C’est parce que je m’estime capable de le faire, c'est parce que je suis 1 un d entre vous, parce que mon passé répond de l’avenir, parce que ma candidature est tout à lait désintéressée et sans compromission ou arrière-pensée d aucune sorte, que je me présente dimanche

prochain à vos suffrages. ...

Beaucoup trop d’entre vous m’ont manifesté leur sympathie pour que je puisse douter

dti résultat et du succès de nos idées.

Albert CHICHERY

Conseiller général de l'Indre.

Directeur-fondateur de t La Voix dm Contre >►*

Candidat du parti républicain radical et radical-socialiste. Candidat de défense agricole et économique de f arrondisse ment du Blanc.

ire circonscription de CHATEA.UROUX*

M. DESCHIjZEAUX, S. F. ï. O,

Élu au deuxième lourde scrutin. — 7.780 voix.

Citoyens,

La Fédération de l’Indre m’a confié la mission de présenter ma candidature socialiste aux électeurs de la ire circonscription de Cbâtcauroux.

La crise économique qui ruine les particuliers et l’Etat, le pillage des ressources de la nation par des profiteurs connus mais impunis, une fiscalité inique et accablante pour e travail et les consommateurs, les menaces de conflits internationaux qui engendrent 1 inquié tude morale dont les esprits sont opprimés et qni paralyse les activités, en un motl anaic ue présente, rendent désormais impérieuse Y association étroite du socialisme et de a épublique.

Il nous faut, à l'intérieur, un Gouvernement de salut public qui sache et vem e, sans haine, sans sectarisme, mais avec fermeté, remettre de 1 ordre et réparer les injustices.

II nous faut à l’extérieur, une politique de coopération entre les peuples, animée l’esprit international. Seule, cette politique est capable de résoudre, sans nouveau conflit sanglant, ces problèmes dont dépend la vie des nations : désarmement moral et matériel réparations et dettes de guerre, production et échanges économiques, union douanière européenne.

Le socialisme, loin de s’en défendre, se déclare résolument internationaliste, puisque l’internationalisme est de notre époque et puisqu’une nation, ne peut plus vivre repliée sur elle-même. Son sort est tributaire du sort des autres nations comme dans la patrie le sort d une province dépend pour une large part do celui de l’ensemble de la nation.

Telle est la ligne du socialisme constructif.

Placé à la tête d'un grand nombre de municipalités de notre pays qui comptent parmi les plus importantes (Bordeaux, Roubaix, Bourges, Saint-Nazaire, Tours, Limoges etc) fort de près de deux millions de suffrages exprimés aux élections législatives de 1928,’ groupant 115 députés dans la dernière Chambre, il entend poursuivre avec l’appui de "tous ]C6 républicains sincères sa grande mission historique d’émancipation sociale et de progrès.

Agriculture.

Fils de petit cultivateur, je suis profondément attaché à la grande famille rurale dont les droits et l'existence sont si mal protégés.

Propriété paysanne ;

La propriété paysanne, instrument de travail de celui qui l’exploite est sacrée, le socialisme l’a toujours défendue, la défendra demain comme par le passé.

Il entend la libérer des impôts trop lourds qui l’écrasent et étendre les caisses de crédit agricole pour permettre laccès de la propriété aux travailleurs des champs.

Travail agricole :

Il défendra aussi l’ouvrier agricole, le métayer, le fermier, qui produisent une richesse dont ils ne profitent point.

Les travailleurs agricoles doivent bénéficier des lois ouvrières de prévoyance sociale de tvlle manière que leur situation sort rendue équivalente à celle des ouvriers des villes.

Coopératives agricoles :

Le socialisme entend développer et étendre les syndicats et les coopératives agricoles, les mutuelles, tout ce magnifique mouvement d’association, qui rénovera nos campagnes mais qui ne doit pas être mis à profit, comme il l’est à présent, pour servir les seuls intérêts des grands propriétaires fonciers.

C’est le parti socialiste qui a déposé des propositions de loi tendant à organiser la création d un office national des engrais pour organiser la fabrication et l’importation des engrais dont 1 emploi à bon marché s impose. Aujourd’hui, les grands monopoles, protégés par l’Etat, vendent aux paysans français aux prix qu’ils veulent et plus, cher qu’a l’étranger. Des tarifs de transport réduit pour les engrais, les machines et les produits agricoles, et la

création d’n» matériel moderne pour le transport des denrées périssables et du bétail Vintposent.

G est le parti socialiste qui a fait augmenter les crédits destinés à l'électrification des campagnesdont le plan doit être largement développé.

C’est le parti socialiste qui a demandé l’institution d’un office national des blés pow que les petits et moyens producteurs de froment d’un côté, et l’ensemble des consommateurs de pain des. villes et des campagnes, de l’autre, ne soient pas victimes de la .spéculation scandaleuse des grands niri-110 tiers à laquelle nous assistons.

La création d’une caisse nationale d'assurances contre les calamités agricoles s’impose :

Le cultivateur no doit pas être privé, par nne calamite, du fruit de son labeur.

C’est le parti socialiste qui a proposé de prélever sur les bénéfices des compagnies d’assurances qui se chiffrent par milliards un impôt destiné à créer la Caisse nationale d’assurances contre les calamités agricoles pour permettre de couvrir les dommages causés aux agriculteurs par 3a grêle, les épidémies du bétail, toutes les calamités atmosphériques.

La protection de la main-d’œuvre nationale par une réglementation de l’emploi des travailleurs étrangers dans les grandes exploitations rurales est une nécessité qui se fait durement sentir dans notre département.

Le développement de l’enseignement agricole aura toujours tous nos soins.

Programme économique. — Justice fiscale.

Commerce :

Alors que les grandes sociétés (compagnies des chemins de fer. Compagnies transatlantique, Aéropostale , Banque nationale de crédit, etc.), profitent par milliards des secours de rEtat, le petit commerce ne trouve pas auprès des banques le secours auquel sou honnêteté et son travail lui donnent droit. Le contrôle de l'activité des banques et 1 obligation légale pour elles d'aider le commerce s'imposent. Le commerce est accablé d impôts qui entravent les affaires et gênent la consommation.

Je m'engage à lutter contre la taxe sur le chiffre d'affaires et pour le dégrèvement des impôts de consommation qui pèsent sur le commerce qu ils entravent et les budgets

modestes,

Le budget alourdi de 17 milliards de dépenses militaires est en déficit de 6 milliards.

L'Etat va employer ses recettes de douze mois à payer les dépenses de neuf mois. Qu'aura-tdl pour les trois derniers mois? Si un particulier administrait ainsi ses affaires,, une telle imprévoyance le mènerait vite à la ruine.

Comment le pays .pourra- t-il faire face à la crise financière que laisse la majorité en

s'en allant? .

Je le dis nettement : Je suis opposé a l'inflation, aux emprunts et k l'augmentation des

impôts.

C'est par des économies résultat de la diminution des dépenses de. guerre et par la meilleure organisation des services publics que nous devons sortir de l'impasse.

Si no%re politique financière de demain est dirigée par un Gouvernement où les delegués des travailleurs sont absents, ce sont ces travailleurs encore qui supporteront les sacrifices destinés à payer la faillite de l’ancienne majorité.

Je m'engage à lutter pour empêcher cette nouvelle injustice. Le travail, la production doivent être libérés de leurs entraves par une diminution des impôts sur les revenus du travail, les bénéfices agricoles et commerciaux.

La fortune acquise doit payer une contribution progressive.

Enfin, dettes de guerre et réparations doivent être rendues solidaires. Si ces dernières ne sont pas payées, la France ne doit rien verser à 1 Amérique.

î Réformes sociales *

.Le chômage

est un risque terrible, qui menace la famille. Il doit Ww? couvert par l'assurance au :même titre que la maladie, les accidents, l'Invalidité; la vieillesse.

Assurances sociales :

n faut développer la loi des assurances sociales, en faciliter l’application pratique La participation de 1 Etat doit soulager les versements ouvriers et patronaux. Les artisans les métayers, tous ceux que la loi désigne sous l’appellation d’assurés facultatifs doivent par la participation de l’Etat, pouvoir profiter de cette loi au même titre que les travailleurs assurés obligatoires.

Loyers :

J’ai demandé à mon ami Hymans, député de la 2* circonscription de Châteauroux de déposer, avec les 115 députés socialistes, une proposition de loi tendant à rendre impossible parla suppression du paragraphe 2 delà loi du 29 juillet 1929 la majoration de500 0/Ô qui va frapper les locataires de Châteauroux par suite du retour du droit commun.

Assistance et prévoyance :

Les lois d assistance et de prévoyance doivent être développées*

Habitations à bon marché.

Lutte contre le taudis*

Lutte contre les fléaux sociaux r tuberculose, cancer, syphilis.

Créations d'oeuvres pour Y enfance*

Vacances payées.

Garanties contre les maladies professionnelles*

La législation du travail est intangible. Elle doit être complétée*

L'instruction pour fous.

La République nous a donné b école primaire gratuite et laïque, donc ouverte à tous et respectueuse de toutes les croyances*

L’enseignement primaire, l’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur doivent egalement être ouverts non pas seulement aux enfants de ceux qui peuvent le payer mais a ceux qui ont témoigné qu’ils en sont dignes par leur intelligence et leur travail.

Rénovation de l’État

Dans l’ordre politique *

Le parti socialiste reste fidèle à la représenlation proportionnelle et au vote des femmes.

Syndicalisme ;

y radicalisme, arr :r avec lui*

Je suis en plein accord avec le programme de la C. G. T.

Le syndicalisme, arrivé à sa pleine maturité, doit être aidé par l’Etat comme l’Etat doit collaborer avec lui*

Dans l’ordre économique ;

La création des grands offices publics : office du blé, office des engrais, office du sucre, oince du vin, la participation de la collectivité au bénéfice de certaines branches de l’activité te les que banque, assurances, chemins de fer, qui fonctionnent aujourd’hui au seul profit des puissances d’argent et non pour l’utilité des usagers, devient désormais une néces- Îte que de récents scandales viennent par surcroît de mettre en lumière.

ociulisme doit, sut ce point, poursuivre résolument son œuvre de réorganisation des forces economiques de la nation.

La paix.

Anciens combattants :

Sons le signe de la paix, la nation doit reconnaître pleinement et matériellement les droits sacrés dm anciens combattants.

La révision des unités combattantes demandée par les anciens mobilisés dans un sens extensif s impose. La nation a aussi, vis-à-vis d'eux* des devoirs.

Les anciens combattants, les victimes de la guerre, les mutilés, les mères placent, sans distinction de classe ni de parti, la paix au-dessus de toutes les luttes politiques.

Faut-il rappeler que les armements ont toujours engendré la guerre et que la violence appelle la violence.

Les socialistes de tous les pays du monde réclament le désarmement progressif, contrôlé* simultané, eL 1 arbitrage qui sont seuls capables d’assurer la sécurité.

Le désarmement matériel, combattu par les nationalistes à courte vue, conditionne le désarmement des esprits.

La démocratisation de la Société des Nations qui s’enferme actuellement dans des formules de diplomatie désuète et manque à sa fonction est nécessaire si l’on veut quel’ Assemblée de Genève soit le véritable Parlement international des peuples.

L'acceptation de ce programme conduit non à l'opposition qui est négative lorsqu’elle est systématique, mais à cet ensemble de mesures de gouvernement que propose le socia-

hsme real îs ateu r .

Ce programme qui bannit toute réaction, toute équivoque, je m’engage à le défendre avec constance et loyauté.

Vi ve la République sociale !

Louis DESCHIZEAUX

2" circonscription de GHATEAUROUX.

M. HYMANS, S. F. f. 0.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 8.150 voix.

Mes chers Concitoyens,

Vous êtes appelés à indiquer la voie dans laquelle vous voulez diriger la nation pendant les années qui vont suivre, 1

Au moment ou je vous adresse cette lettre, je relis ma profeesion de foi de 1928 et je constate que je peux en reprendre textuellement les termes. J

Je vous disais : « Les difficultés, aggravées par les erreurs et les faiblesses de= gouvernements successifs, sont si lourdes qu’il est impossible de promettre avec la certitude de tenir . promettre serait pure démagogie, y Je le répète à nouveau.

Je vous disais : « Je m’engage simplement à remplir mon mandat honnêtement et oyalement consment de mes responsabilités. » J’ai tenu mes engagements sur ce point comme sur les autres, 1

Je vous disais : <t Vous n’aurez pas dans les commissions parlementaires de représentant plus assidu : le mandat de député n'est pas pour moi un simple titre honorifique, mais une fonction publique à remplir activement tous les jours. »

J’ai, en effet, comme vous l'avez vu, suivi assidûment le travail de îa Commission des douanes, de la Commission du commerce et de l'industrie et de la Commission de législation civile.

Je vous disais : « Pas d’équivoque d'ailleurs sur l’action que je mènerai au Parlement. Je voterai toutes les mesures tendant à libérer et à décharger le travail écrasé aujourd’hui d’impôts. i> Mes votes et mes interventions sont la preuve que j’ai tenu mes engagements.

Je vous disais : « Les charges sont lourdes, mais il est nécessaire que le poids en soit mieux réparti : ceux qui bénéficient des satisfactions de la fortune et des gros revenus doivent supporter proportionnellement une part beaucoup plus forte des charges de l'Etat, »

Le mal est encore malheureusement plus grand aujourd'hui qu’hier.

J'avais, hélas I raison et j’avais vu juste quand j'écrivais déjà en 192$ : « Frapper le travail et le petit revenu est aller d’ailleurs contre l’intérêt général. La faculté de consommation de la masse se trouve diminuée : la production ne peut plus écouler ses produits, c’est alors la crise économique avec toutes ses conséquences. »

J’écrivais ces lignes en pleine période de prospérité, mais je prévoyais déjà les conséquences d’une injustice fiscale qui a encore été accrue par les diminutions d’impôts accordées pendant ces quatre ans par la majorité de la Chambre en faveur de la spéculation, de l’oisiveté et du luxe, tandis qu’elle laissait aussi chargés d’impôts les producteurs.

Je prenais enfin, dès 192$, les deux engagements suivants : « Elu, je m’engage k faire tous les ans, dans chaque commune, une réunion publique pour rendre compte des mesures adoptées par le Parlement eL des responsabilités que j’y aurai prises.

« Elu, je m’engage à être deux fois chaque mois, à des dates fixées publiquement d’avance, successivement dans chacun des chefs-lieux, de canton, pour y être tenu au courant des besoins des citoyens. >

Je les ai tenus.

Je concluais en déclarant que G candidat des citoyens de gauche, élu, je serai le représentant de tous les habitants de l’arrondissement, amis ou adversaires, sans aucune distinction d’opinion ».

Qui pourrait me reprocher d'avoir trahi cet engagement?

Que dois- je ajouter à cela, ainsi qu’aux explications complètes que j’ai adressées dans deux numéros spéciaux de journal.

Que jamais la situation n’a été aussi grave et qu’il n’y a plus une faute à commettre, chacun le comprend.

La responsabilité de cette situation ne peut peser, comme on voudrait vous le faire croire, sur les 260 membres de la minorité de gauche à la Chambre, dont les solutions ont été constamment repoussées par une majorité compacte de 330 membres qui prétendrait aujourd'hui garder la direction des affaires publiques, malgré ses lourdes fautes dont nous supjoorEons les dures conséquences.

Les responsables de ce gâchis devraient cependant avoir la pudeur, ayant échoué partout, de céder la place.

D’autre part, la haine semée entre les nations par les nationalistes, auxquels des millions de morls et la misère actuelle des peuples n’ont rien appris, porte ses conséquences néfastes : tous les peuples ploient sous le fardeau des dépenses militaires; fa méfiance et l’insécurité aggravent la crise économique dans laquelle ont plongé le monde les grands financiers et les industriels à la Kreuger, dont l’orgueil et le despotisme n’ont d’égal que leur incompréhension des événements modernes.

Pas de restauration économique sans îa paix : la guerre, que nos nationalistes prétendent ne pas désirer — mais qu’ils acceptent quand elle se présente — n’apporte la solution

d’aucun problème. Plus la situation est menaçante et plus les hommes qui voient clair ont le devoir de réclamer une action audacieuse, vigoureuse, loyale, dans 1 ordre européen e

dans l’ordre international.

C’est cette politique qui ne cesse d’être nôtre. J’entends rester à l’avant-garde de la démocratie et à C’est net eL c’est franc!

électeurs, à vous de juger !

la tête des troupes républicaines.

Vive la 2® circonscription de Chateauroux !

Vive la République laïque, démocratique et sociale !

Max II YM ANS

Conseiller municipal de Yalençay.

Conseiller général.

Circonscription de LA CHATRE.

M. Henry FOUGÈRE, U. R. D.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.952 voix.

Mes chers Concitoyens*

Je voterai bs dispositions actuellement soumises au Parlement, qui tendent à réduire les gros traitements, à diminuer le prix des engrais, à transformer les monopoles d Etal dans l’intérêt du budget, à améliorer la loi sur les assurances sociales en rendant son application plus souple et en protégeant mieux ses assujettis contre la maladie et la vieillesse.

Mes chers Concitoyens,

Plus que jamais, l’union est nécessaire et je souhaite ardemment l’apaisement et la

concorde entre nous tous.

Si vous me renouvelez votre confiance* je resterai, comme je jour, le député de tous, sans distinction d’opinions et de partis.

l’ai toujours été jusqu'à ce

Pour l'ordre, pour la Paix.

Vive la République !

Henry FOUGÈRE

Député de l'Indre.

Candidat républicain.

Circonscription d’ISSOUDUH.

M. CIIASSEIGNE, socialiste communiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 6,314 voix.

Citoyens,

ouvrière et paysanne, * SSer lin ^ern*er appel en faveur de l’anité

s’impose à nous si nous m voüknTvdr dans lonlh ^ Ct VurS^- Elle

plus et continuer la politique désastreuse ries , *?** ■** reactlon *nompher une fois de

nous ne voulons pasLntilef ^ ^ “• -

nous voulons conserver aux rou-es ce »ft» P„ • r , d on ct notre impuissance, si

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