M. DE LYROT, U. R. EL
Élu au deuxième tour de scrutin. — 8.3lü voix.
Messieurs les Electeurs et chers Concitoyens,
Il y a plus de six mois que je vous ai fait part de mon intention de me présenter à vos
suffrages comme candidat républicain anticartelhsle. , ,, , ,
Celui qui avait été désigné pour vous représenter, il y a quatre ans, était a dire „ progcemmc rtp»blic.i» n.tion.1 et modé.é. 11 » lr.h. «. engagemeet. en «ni rnt d" ,îe» ca^g. du Cartel de. gaoche», eu votant avec le. «d.c.nx et le. .oc.alrtte, et en
acceptant de faire partie d’un Ministère de francs-maçons.
Aujourd’hui, il se pose nettement en adversaire du Gouvernement d union et de concentration républicaine de M. Tardieu contre lequel il a toujours vote.
Je me déclare au. contraire partisan de ce Gouvernement dont je vous propose
d 7 approuver sur mon nom 1 œuvre et le programme.
Catholiques,
C'est en tant que catholique que je m adrea.e d'abord aux éledeurt de net arrondi.-
veinent puisqu'ils le sont à la presque Unanimité.
Gaüioliques, qui tenez au respect et au maintien de la religion, seule sauvegarde de l’ordre mord]1 vous ne pouvez pas et vous ne devez pas donner votre confiance au déj«U sortant oui est passé dans les rangs des francs-maçons. Il a fait partie dun . linis c.e o le but principal était l’application des lois sectaires et la réalisation de 1 eco e unique qui
aboutirait à J1 abolition de 1 cnSGignomoiit libre, . , i
Clgeent [v<* conviction»! je défend»! vo. droits qui doivent dire exactement te
marnes ouo ceux d&s autres brançais. i ■ f
Je suis partisan de la liberté de toute» ,1c» idées, mai» j'eslime que celle i er être égale en droit il en lait pour tonte, le» catégorie» d. citoyen», quel» que sotent leur.
convictions, leurs croyances et leurs engagements religieux. , „
Assez de luttes autour de la religion en France ! Le Cartel des gauches veut y ramener : de toutes mes forces, je m’y opposerai.
Républicains,
Je ne soi» p.» de ceux qui acceptent de force 1. République P*re' <i“^
faire autrement. Je vis avec mon temps. Je ne veux pas de recul ma p nro°Tès politique ni au point de vue du progrès social . „ . . mle
Je suis républicain non pour la forme et par occasion. Je e suis opl““ ‘ , je j’estime qu’à notre époque, la République est le régime qui donne au peuple p
facilité pour faire valoir ses droits et défendre scs interets. Français et
La République n’est pas la propriété privée des cartelhstcs. Elle a to je n’admets pas qu’on veuille en exclure qui que ce soit : ni “«. m d autres ^ ^
La République de Poincaré, de Doumer, de Tardieu, ouverte libéra ,
celle dont je suis partisan. Elle vaut mieux à mon avis que le régime de sectansm q voudraient nous ramener Herriot, Steeg, Chautcmps . . . et leurs amis.
Telles son! mes déclara lions de "principe. Elles sont sincères : vous considérerez donc comme des bobards les accusations lancées contre moi d'être un représentant du passé. Le passé, on le salue et on va vers l'avenir.
Je tiens à vous exposer maintenant mon programme, dans des grandes lignes sans doute, mais avec autant de précision que possible, car les électeurs ont droit à autre chose qu7a des formules et à des promesses vagues.
Pères de famille,
Je considère avant tout que le Parlement doit protéger la famille française dans ses droits, ses libertés et ses intérêts.
Nos enfants sont à nous, et non à l’Etat comme le prétendent les socialistes et leurs alliés les radicaux-socialistes.
Je suis donc un défenseur de la liberté complète de l’ enseignement. Je le serai, comme je l’ai toujours été, non seulement en paroles, mais en pratique, et, si je suis élu, je saurai prouver l’intérêt que je porte à vos écoles libres.
Je m opposerai de toutes mes forces à la réalisation de l’école unique, qui, sous le faux prétexte de réforme démocratique, se traduirait par le monopole de 1 enseignement de î Etat et par des charges nouvelles pour ies contribuables qui auraient à entretenir les lycées et les collèges.
Les enfants du peuple doivent pouvoir arriver comme les autres, s’ils en sont dignes, à l'instruction, mais non pas par la sélection de l’Etat. 11 suffirait d’améliorer le système des bourses, afin qu’il pèse le moins possible sur les contribuables Tet de manière que tous les enfants, aussi bien que ceux des écoles libres que ceux des écoles publiques, puissent en profiter dans les établissements choisis en toute liberté par leurs parents.
Enfin, les familles nombreuses qui font vivre la France doivent être f objet d’une sollicitude toute spéciale des pouvoirs [publics et les droits qu’on leur a reconnus doivent être maintenus et complétés.
Contribuables,
Le pays est écrasé d’impôts. Le premier devoir de la nouvelle Chambre sera de tendre a les diminuer.
Que 1 on ne dise pas que c’est impossible l Ce sera possible si l'on veut bien entreprendre la réforme administrative et surtout réduire le nombre des fonctionnaires. Je demanderai d’abord que l’on supprime tous ceux qui ont été créés pour le fonctionnement des assurances sociales obligatoires.
Il y a d’autres économies à faire dans de nombreuses administrations. Il faudra que la Chambre les recherche et les fasse aboutir.
Soucieux autant que quiconque de la sécurité du pays, je soutiendrai toujours les mesures destinées à assurer la défense nationale. Mais là, comme ailleurs, il faut éviter le gaspillage et chercher les réductions de dépenses dans ;les budgets de la Guerre et de la Marine, avec toute la prudence nécessaire, en complétant l’organisation de la paix selon les propositions faites à Genève par M, Aristide Briand et M. André Tardieu,
Agriculteurs,
Convaincu que l’agriculture est à la base de la prospérité économique de la France, je crois qu elle doit être également à la base de l’activité d’un député, surtout dans un arrondissement rural comme le nôtre.
L'agriculture ne demande que sa place au soleil et rien d autre. Elle ne veut pas de privilèges mais elle veut être traitée sur le même pied que Fioduslrie et le commerce.
Je m’efforcerai de travailler à la réalisation de cet équilibre nécessaire et juste, en poursuivant les progrès déjà accomplis dans ce domaine, notamment au cours du passage au Ministère de F Agriculture de M. Tardieu, qui a si bien compris et aidé les ruraux.
D abord je demanderai l'abolition des assurances sociales obligatoires pour les cultivateurs. Il ne faut plus que Ton parle de ce système de ruine inventé par les cai Lellistes.
Je travaillerai à faire adopter rapidement la loi sur F indemnité de plus-value au fermier sortant qui a été arrêtée par les cartellistes au Sénat.
Je m’occuperai, avec un soin tout particulier, de vos chemins ruraux, en demandant des crédits plus larges dans le budget et en me tenant toujours en contact avec vos communes.
Je demanderai le vote définitif par la Chambre de la liberté de distillation de vos cidres.
Enfin, je veillerai au maintien et au développement de toutes les mesures prisés par Tardieu pour la protection de la culture et de la vente des blés, !pdur faciliter la vente des bestiaux et des produits du sol en nous défendant contre la concurrence étrangère.
Ce ne sont d’ailleurs ici que les grandes lignes de mon programme agricole.
Artisans ruraux,
Mon attention est portée de façon toute spéciale sur les artisans et les petits commerçants ruraux que F on a toujours délaissés de façon injuste*
On doit protéger leur travail qui est leur unique gagne-pain.
Commerçants,
Le petit et le moyen commerce de nos villes et de nos bourgs succombe sous les frais de toutes sortes, sous les impôts trop lourds, sous la concurrence des grosses maisons. Je défendrai leurs intérêts trop sacrifiés.
Les commerçants de Vitré, delà Guerche, de Chateaubourg, (F À rgèh tré-d u -Pie s sis , de Rétiers et dos autres centres de l'arrondissement peuvent compter sur mon dé vouement absolu,
La fiscalité qui les frappe doit être re visée et Fon doit arriver, toujours par les économies, à la suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires. Je travaillerai dans ce sens à la Chambre.
Les assurances sociales qui sont pour vous une charge de plus doivent être rendues facultatives dans la mutualité pour votre personnel.
Ouvriers, employés, domestiques de ferme,
Républicain sincère, je suis un ami des travailleurs.
Ne croyez pas que le socialisme, fruit du cartel, nous favoriserait; vous en seriez au contraire les premières victimes.
Vous avez donc intérêt à voter pour un candidat qui soutiendra un Gouvernement dont la politique assure et assurera encore à la France du travail dans Fordre et dans le calme.
Ma porte vous sera toujours ouverte et je m’efforcerai de vous faire du bien et de vous soutenir.
Anciens combattants,
Dès adversaires aux ‘dbttfs ont festfdyè de me salir auprès' de vous; mais vous êtes ïrtamtenant fixés sur leurs calomnies.
En captivité pendant toute la guerre, je sais mieux son horreur que certains embus* qués qui m'attaquent. Je serai toujours à vos côtés pour en empêcher le retour.
Je considère comme un devoir sacré de maintenir la retraite du combattant, instituée et garantie par André Tardieu qui fut le premier ancien combattant à arriver au pouvoir»
Tous les droits que vous avez justement acquis grâce à votre union dans vos organisations doivent être sauvegardés. Pour cela, je me tiendrai en liaison avec toutes vos sections et je collaborerai avec elles.
La guerre doit être à jamais bannie. Elle le sera si, comme le demande jTardîeu, la puissance de la Société des Nations, organisme de la paix, devient plus forte que les éléments de guerre- C'est la politique extérieure que je soutiendrai pour le maintien des droits de la France clans le calme et la sécurité. C est ainsi que la paix sera conservée au monde.
Tel est mon programme, Messieurs les électeurs !
C’est celui du grand parti républicain dont Tardieu est le chef, et qui certainement gouvernera dans la Chambre prochaine.
À vous de dire si vous l'approuvez.
Je sais trop quel est le bon sens du pays de Vitré pour en douter.
Vive la France !
Vive la République !
Vive T arrondissement de Vitré 1
HERvâ de LYROT
Candidat républicain anticar tellis te.