‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 99 sur 260 · M. R A VAN AT, S. F. I. O · texte numérisé non relu

M. R A VAN AT, S. F. I. O

Elu au premier tour de scrutin. — 6.767 voix.

Électeurs,

Une fois de plus votre sort et le destin du pays vont dépendre de votre décision.

Nous sollicitons vos suffrages, ceux de l’armée du travail : ouvriers, employés, techniciens, cultivateurs, petits artisans, petits commerçants, de tous ceux que le capitalisme opprime, exploite ou dépouille.

Mais 1 appel que nous vous adressons à l’occasion des élections, de ces élections générales, est aujourd’hui plus solennel et plus pressant.

tout esprit capable de réflexion doit être frappé de l’évolution rapide des événements qui montre le régime actuel sous son jour véritable d’impuissance.

Les découvertes de la science, le développement prodigieux du machinisme, la rapidité des transports, le progrès sous toutes ses formes, devraient créer partout du bien-être, de la sécurité et de la joie, puisque la somme des produits nécessaires pourrait dépasser les besoins des individus. C’est le contraire qui se manifeste partout ; plus de 20 millions de chômeurs; des millions de jeunes gens et de jeunes filles condamnés à l’oisiveté à l’âge où l’on choisit métier et carrière et démoralisés à l’heure des espérances ; les privations et la misère, la paralysie des affaires, l’insécurité pour tous, tout le corps social secoué de spasmes et menacé de sombrer dans une anarchie dissolvante.

Les financiers dépouillent l’épargne, les spéculateurs rançonnent les consommateurs et es petits et moyens producteurs ; les fabricants d’armes payent la presse, ajoutant aux diffiaillés redoutables de l'heure, la tragique menace de la guerre.

Les circonstances historiques exigent des solutions hardies et rapides pour permettre à un ordre nouveau de naîLre et de sauver la civilisation.

La paix doit être établie par la réconciliation des peuples. Toutes les ressources des nations doivent être consacrées à développer le bien-être de tous : l’instruction, la santé morale et physique, l’art et l’ensemble des connaissances humaines, patrimoine de tous accessibles à tous. Sans jamais oublier que l’émancipation complète du travail n’est pussible que par la transformation de la grande propriété capitaliste en propriété sociale.

Nous vous proposons comme programme d'action immédiate les réformes et mesures suivantes :

1° Lutte contre la guerre :

La sécurité par le désarmement général simultané et contrôlé ; nationalisation des industries de guerre;

2° Défense des revendications ouvrières de la C G* T. :

Lutte contre l'insécurité du travail : semaine de quarante heures, assurance-chômage ; vote immédiat par le Sénat delà loi sur les congés annuels payes non récupérables en heures supplémentaires et de la loi révisant la loi de 1898 sur les accidents du travail;

3° Lutte contre l'anarchie de la production :

Nationalisation des monopoles, mines, chemins de fer, assurances, etc. ; outillage national ; grand travaux d'intérêt public: routes, chemins, ponts, habitations, hygiène ;

5° Aide immédiate à l'agriculture :

Par la dotation du budget de Lagri culture des sommes importantes permettant d aider par de larges subventions aux syndicats agricoles Lâchât des moyens modernes de production ; création d'un office des chemins vicinaux et ruraux, développement d’instruction agricole, création de champs d’expériences, assurances contre tous les risques agricoles, création des offices de blé, des engrais chimiques, du vin, du sucre, etc*, afin d'obtenir la fixité relative des prix ;

6° Lutte contre l'ignorance :

Prolongation de la scolarité ; égalité des enfants devant V instruction ; laïcité ;

7° Création d'œuvres en faveur de V enfance :

Réorganisation ou services des enfants assistés sur des bases plus humaines ;

8° Refonte des lois d'assistance ;

9° Large dotation du budget de l'hygiène et de l'assistance pour la protection de la santé publique ;

10° Lutte contre l'iniquité politique, représentation proportionnelle, suffrages des femmes.

Electeurs,

Vous ne vous laisserez pas tromper par les manœuvres de nos adversaires ; dès le premier tour de scrutin, vous donnerez votre voix au candidat qui a fait ses preuves, à P homme dont la conscience, la probité politique, P activité et le travail sans défaillance offrent toutes garanties au travailleurs qui, n'ayant que vos intérêts à défendre, s'y consacre entièrement.

Vrous voterez et ferez voter pour le citoyen

J. RAVANAT

Député sortant.

Adjoint au Maire ae b rr noble.

Vice-Président du Conseil général.

Président général du Conseil des prud'hommes*

Président de la Commission d'hygiène do Grenoble.

Membre du Conseil de surveillance et de perfectionnement do FEeole d^agri culture et de P Ecole ménagère agricole*

Ancien combattant.

ire circonscription de LA TOUR- DU-PIN.

M. CHASTANET, républicain socialiste.

Élu au deuxième tour de scrutin. — 7*347 voix.

Mes chers électeurs,

Cédant aux instances d’un grand nombre de républicains et de socialistes de la circonscription, je viens, une fois de plus, vous demander le renouvellement de mon mandat de député. Mais cette fois, je me présente en citoyen indépendant, sous l’estampille d’aucun parti politique* Est-ce à dire que j’ai changé d’opinion ? Non pas. Je reste profondément républicain et socialiste, profondément laïque. Je reste aussi, comme je le proclamais dans ma profession de foi de 1928, respectueux « de la liberté politique et religieuse *>. N’est-ce pas, d’ailleurs, pour avoir tenu parole, pour avoir osé à la face de tous crier cette vérité, que j’ai encouru l’anathème des sectaires de ce département? N’importe, C’est à vous que j’en appelle C’est vous qui direz bien haut si vous voulez; pour député un homme qui soit le domestique à tout faire de quelques pote niais de clocher ou un homme loyal, courageux, indépendant.

Ayant subi toutes les attaques, tous les outrages, je me garderai bien de me venger sur mes concurrents, sur mes adversaires, 11 ne sortira de ma bouche, il ne tombera de ma plume, aucune injure, aucune attaque. Et c’est le sourire sur les lèvres, la fierté au coeur, que je mènerai ma campagne électorale.

Je puis, en elfet, être fier de mon action parlementaire, N’ai-je pas été l’un des premiers à prédire, en des déclarations retentissantes et du haut de la tribune de la Chambre des Députés, les krachs de la finance et de la banque qui ont fait perdre des millions, voire des milliards, à l’ensemble de nos petits épargnants ? J’ai réclamé — avec quelle énergie ! — le contrôle des grands établissements financiers qui entendent régner en maîtres, exercer la plus odieuse des tyrannies ; celle de l’argent.

A la suite de mes interventions réitérées, le Parlementa voté enfin la proposition de loi que j’avais déposée moi-même sur la réglementation de la profession de banquier.

Mes propositions tendant a la réforme des commissaires aux comptes, à la réglementation des bilans, au contrôle des dépôts en banque ont été approuvées par les Commissions compétentes. Et les Gouvernements de MM. Laval et Tardieu les ont retenues pour rédiger leurs projets de loi.

Ce n’est donc pas ma faute si les petits porteurs d’actions et d’obligations, si les petits épargnants n’ont pas été mieux protégés.

On m’a appelé « l’ami des paysans », J’en suis très flatté. J’ai conscience qu’en défendant les cultivateurs, qu’en dénonçant — comme je l’ai fait — la spéculation sur les céréales et les produits de meunerie, je défendais également tous les consommateurs. Et n'est-il pas injuste d'accuser les paysans d’être les fauteurs de la vie chère, alors qu’ils en subissent, tout les premiers, les conséquences ? Alors que, seuls, les produits agricoles ont baissé de prix, les autres produits sont restés très chers. Je resterai donc le défenseur ardent de notre agriculture.

En complet accord avec notre sénateur, M. Rajon, et le bureau de la fédération, j’ai accordé toute ma sollicitude aux réclamations si fondées des planteurs de tabacs.

J’ai, en outre, collaboré à la défense du petit commerce et de la petite industrie en réclamant pour ces catégories de contribuables, trop lourdement grevées, des diminutions d'impôts.

Je n'ai pas attendu que la crise économique ait gravement affecté l’industrie de la soie pour intervenir.

Le 6 novembre 1930, je déposais une proposition réclamant la suppression du chiffre d'affaires dansf les tissages mécaniques à façon des soieries. En mars 1931 T je répondais à Tappel de la t Chambre syndicale du Lissage mécanique à façon de Lyon* Et depuis, je n’ai cessé de me préoccuper delà question. En agissant ainsi, j'avais conscience de soutenir la principale industrie de la région, celle qui fait vivre des milliers de travailleurs.

Le problème que posent déjà les événements et qui, demain, réclamera toute notre attention, c’est l'équilibre du budget.

Où puiser les ressources qui vont manquer? Dans la poche du contribuable? Ce serait une folie. Bien au contraire ; il faudra songer à diminuer le fardeau des impôts et des faxes de toute nature.

La solution "qui s'offre, celle qui permettrait d’obtenir les meilleurs résultats, c'est la réduction-- des charges de guerre par une organisation rationnelle de la paix entré les nations. En la matière, je partage l'opinion autorisée de mon éminent ami, Paul-Boncôur, délégué de la France à la Société des Nations,

Une autre solution : l'annulation des dettes de guerre, notamment des dettes interalliées que j'ai votée déjà et voterai, de nouveau, des deux mains.

Pour me résumer, je citerai mes interventions multiples en faveur :

— des victimes du chômage,

— des victimes des calamités publiques,

— des mutuelles de crédit agricole,

— des bouilleurs de cru,

— des petits retraités et rentiers,

— de l'électrification des communes et des adductions d'eau,

— de l'entretien des chemins vicinaux, etc.

J’ai toujours déploré que Ton accordât aux querelles de personnes et de partis mie aussi grande place. J’ignore si la bataille pour les portefeuilles, les places et les prébendes est indispensable, mais je sais trop, hélas I qu'elle nous coûte très cher. Et j'aimerais mieux voir les représentants du peuple se préoccuper davantage de l'intérêt général.

Telle a été, toutefois, l’idée maîtresse qui a inspiré mes actes, dicté mes interventions. Qu'on ne soit donc pas étonné si, au lieu de faire comme les autres, j’ai eu des gestes d'indépendance, de révolte parfois.

Voilà, mes chers électeurs, un aperçu de mon activité au Parlement. Eh bien, ce que j’ai fait hier, je le referai demain, si vous m'accordez, de nouveau, votre confiance.

J'attends votre décision dans le calme, n’ayant rien à me reprocher et ne doutant pas un seul ins tan L des sentiments de bon sens, de gratitude et d’indépendance qui animent nos laborieuses populations.

Vive la lre circonscription de La Tour-du- Pin 1 Vive la République des travailleurs !

J.-L. CHASTANET

Maire de la Tour-du-Pin*

Co n seil l er gén éra 1 de T Isère .

Président de la Société 'd’agriculture.

Fondateur de TA sso dation des maires du département de risère.

2" circonscription de la TOUK-DU-PIN.

jYL PERRIN, radical indépendant.

Élu au premier tour de scrutin. — 8.113 voix.

Mes chers Concitoyens,

Mon mandat législatif achevé, je me représente librement à vos suffrages avec la conscience d’avoir fait tout mon devoir et de n’avoir point démérité*

Ma politique a été inspirée surtout par le souci de servir au mieux les intérêts des classes laborieuses et de défendre nos belles institutions laïques et républicaines.

Je ne me suis jamais écarté de ce grand principe qui restera toujours la règle de ma vie publique ; faire le droiL de tons, sans distinction de classe et de doctrine, guidé par le seul sentiment de la justice qui doit planer au dessus de tous les partis politiques*

Au surplus, je suis ennemi de tout sectarisme, qu’il vienne de droite ou de gauche, parce qu’il est toujours la manifestation d’une conscience sans scrupule, peu propre, par conséquent immorale et malhonnête.

Citoyens,

Je vous dois un programme et je tiens à vous le donner sans surenchère électorale, donc sans démagogie vaine et inutile pour capter des suffrages.

Trois grands problèmes dominent à 1 heure présente et devront être résolus par îa prochaine législature :

P Celui de la crise économique qui nous vaut une paralysie des ailaires el un chômage angoissant.

Réorganisation du marché du travail et de la production cl une part, meilleure répartition de cette production et développement des conventions internationales d autre part, voilà quelle devra être l'orientation de notre politique économique au cours de la prochaine législature ;

2° Le problème de la paix, qui doit être résolu par une politique extérieure tendant à donner d'abord à la Société des Nations un statut juridique reconnu par tous et à préparer le désarmement progressif et général de tous les Etats qui sont écrasés à 1 heure présente par le fardeau des armements ;

3° Le problème financier, qui exige que nous remeltïQns de 1 ordre dans nos finances publiques et rétablissions à tout prix notre équilibre budgetaire qui a été rompu à la suite d’une politique imprévoyante et aveugle par les équipes ministérielles qui ont assumé le pouvoir depuis 1929. Pour cela il faut absolument faire des compressions sérieuses dans notre budget.

Des économies indispensables sont donc à réaliser et sans porter atteinte a notre sécurité nationale, nous devons réduire notamment le budget de la guerre comme nous devons réduire aussi par voie d’ extinction de postes, un certain nombre de fonctionnaires dans nos administrations centrales.

Ne perdons pas de vue que si notre budget était ainsi en déficit constant, nous risquerions de subir une crise monétaire plus redoutable encore que la crise économique entraînant la ruine et la misère des classes laborieuses comme de 1 ensemble de îa nation*

Dans le cadre de ccs trois grands problèmes généraux, nous aurons à>nvisager bien des mesures pour défendre les intérêts de nos agriculteurs : assurer plus facilement et dans d meilleures conditions l’écoulement de leurs produits, organiser le marché et la vente dos blés ; leur donner la possibilité de se procurer des engrais à un meilleur prix de revient ■ faciliter ie système des avances ou prêts des caisses decrédit agricole à tous les petits cull: ! valeurs eL aux ouvriers qui désirent revenir à la terre qu’ils ont quitté pour la ville" i eduire les taxes successorales dans les mutations des propriétés rurales lorsque les enfants prennenL l’engagement de rester à la terre.

D est la politique agricole que j'ai suivie au cours de cette dernière législature et une je m’efforcerai de faire réaliser si je suis de nouveau votre mandataire au Parlement.

Pour nos ouvriers qui sont en ce moment si douloureusement atteints par le chômage nous devrons prendre des mesures pour qu’ils ne tombent pas eux et leur famille dans la miscre. Victimes des erreurs et de l’imprévoyance de la haute finance et de la grande industrie, les ouvriers ont droit à la vie et nous devons d’abord chercher à leur procurer du travail eL leur venir en aide par la crcaLion d'une caisse naLionale de chômage si nous ne pouvons les occu per.

< 11 flaudra revisel' ia législation qui a trait aux mutilés du travail, de même la loi sur les assurances sociales qui exclut les vieux travailleurs du bénéfice de cette œuvre de solidarité humaine.

de ne manquerai pas de défendre aussi comme je l’ai fait au cours de la dernière législature lés droits de tous les anciens combattants.

Quant à nos petits commerçants qui constituent eux aussi une branche imnortante de notre économie nationale, ils méritent qu’on ne les berne pas toujours par d’illusoires promesses ou de vains discours, ils réclament des actes qui traduisent leurs plus légitimes revendications fiscales; refonte de notre système fiscal; suppression de la Laxe sur le chiffre d affaires qui doit être remplacée par une taxe à la production; révision du régime des patentes, etc. Véritables collecteurs d’impôts, ils méritent à bien des égards d’être moins pressures au point de vue du fisc,

I n mot seulement sur la laïcité qu’au candidat foncièrement républicain ne saurait passer sous silence. Je suis un fervent défenseur de nos lois laïques qui constituent une des assises fondamentales du régime républicain, mais la laïcité est dépourvue de tout sectarisme et s insp.ro du plus barge esprit de tolérance, elle se confond avec la liberté de conscience qui est un droit sacré pour tout individu.

. Enfin, mes chers Concitoyens, pendant ces quatre années de mandat législatif, je me suis dépense sans compLer pour défendre vos intérêts, pour vous être utile en toutes en c uistances. Chacun d entre vous a rencontré en moi un serviteur accueillant et dévoué ne taisant pas de distinction entre partisan et adversaire. J’ai fait le maximum d’efforts pour rendre service à tous sans distinction d’opinion,

Assliu, que vous ne vous laisserez pas tromper par des candidatures plus ou moins ouches qui n’apparaissent que pour diviser les républicains, vous voterez en masse le

mai pou, ce ui qui fut pendant ces quaLre dernières années votre mandataire et votre a mi dévoué*

\ ive la République Iaïque5 démocratique et sociale !

Albert PERRIN

Avocat à ta Cour d’appel de Paris. Maire de Curtrn, Conseiller générât de Plsère.

Député sortant.

lra circonscription de VIENNE.

M. HUSSEL, S. F.I. 0.

Élu au deuxieme tour de scrutin, — 9.597 voix.

Aux Electeurs,

Le lar mai, vous être appelé à élire votre représentant à la Chambre des Députés,

, Pendant les quatre années écoulées, une majorité de droite a gouverné le pays avec MM- Tardieu et Laval.

L’œuvre néfaste de celle majorité éclaté maintenant aux jeux de tous.

L’industrie est dans le plus complet marasme; le chômage sévit depuis plus d’un an et il s’accroît sans cesse, sans que Ton aperçoive une fin prochaine.

Le commerce languit.

iy agriculture est frappée d une crise de mévente que vient aggraver la cherté des engrais et l’exploitation impunie de tons les spéculateurs.

Bref, c’est une crise générale qui détraque toute la vie économique du pays,

La majorité et le Gouvernement se sont révélés incapables d’y porter remède*

Les dégrèvements d’impôts n'ont iavorisé que les spéculateurs en bourses et les

parasites.

Ces quatre années de législature ont vu fleurir les plus étonnants scandales financiers , Hanau, ftaoul Péret, Oustric, qui ont été couverts et amnistiés par la majorité complice.

Le budget de 1932 est en déficit de plus de 2 milliards; celui de 1933 s’annonce avec un déficit de 7 milliards; la majorité a dilapidé en faveur des banques, des entreprises privées ou de certains Gouvernements de dictature, les 19 milliards disponibles que la trésorerie comptait dans les coffres de l’Etat il y a deux ans à peine.

Le budget de la guerre s’élève à 18 milliards, engloutissant 30 0/0 des ressources de la nation. 11 s’esL augmenté de 6 milliards pendant ces quatre années — c’est exactement le montant du déficit annoncé par le rapport du budget au Sénat pour l’année prochaine.

La Conférence du désarmement se prolonge, elle risque d’aboutir à un échec qui sera le signal d’une course elfrénée aux armements, avec la guerre au bout.

Triste bilan que nous livre la majorité parlementaire, alors que ses chefs Tardieu, Laval avaient annoncé la prospérité et la réduction des impôts !

Aussi la justice populaire sera-t-elle implacable pour tous ceux qui portent une part de responsabilité dans cette faillite de toutes les espérances et cette trahison de toutes les promesses.

Cette majorité parlementaire est condamnée.

Les électeurs républicains et socialistes de la première circonscription de \ ienne donneront leur confiance au parti socialiste et à son candidat

L uci en I I U SS E L

Maire de la ville de Vienns.

Conseiller général de l’Isère.

Le parti socialiste a lutté de toutes ses forces contre cette politique de folie et de faillite* Ses candidats eut triomphé à toutes les élections partielles ce qui prouve que son action

vigoureuse pour la justice sociale et pour la paix interprète fidèlement la volonté non» Jarre. J iJU“

3a victoire au f pr mai sera éclatante ; elle lui permettra de modifier carrément la direc t.on politique du paya et de le conduire dans les votes d’une politique neuve et hardie

La 1" circonscription de Vienne doit prendre sa place dans cette victoire en élisant triomphalement dès le premier tour ]e citoyen

Lucien HUSSEL

Maire de ta ville de Vienne,

Conseiller général de Plgére.

Aux urnes 1 Pas d’abstention.

Pour le socialisme.

Pour la paix.

Le socialisme défend la petite propriété :

Autrefois on accusait les socialistes d'être des « pnrtageux », Cette calomnie ne trom pant pl^s personne, les adversaires nous accusent maintenant de vouloir détruire la nro pnete, r our répondre à cette nouvelle calomnie, nous nous bornerons à répéter ce qu’a dit Léon Ëlurn, le chef du parti socialité :

« Le monde rural sait que nous distinguons entre la propriété capitaliste et la propriété privée, et que si nous combattons la première, nous protégeons toujours, la seconde. »

Léon BLUM,

Celte réponse décisive convaincra tous les citoyens de bonne foi.

Circonscription de SAINT-MARCELLIN.

M. BUISSET, S. F. I. O.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.061, voix.

Citoyens,

entend suivre|°fiSfa u t clî 0!^ ; ap P SÎ ant la Fl'ance entièrs â se prononcer sur la route qu’el H faut choisir entre une politique de paix poursuivant et renforçant les premier, S rr 6ntre leS P6te: et 16 dé— et celleqti IeS:

Bfaût choi lin® "P® T ret,h°deS qUi l°Uj°l,rs furent Oratrices de guerre.

travai le e nrodl part deS cha^s V

travaille et produit - ou la famé porter à celle qui exploite et qui jouit.

nent de se succède/- * docade; ®nl™ les errements suivis, par les Gouvernements qui viei partis de -aucho mm 1 mé^°des des lonStemPs signalées par le Parti socialiste et 1,

S1^ta“^S'îMpUb'e,d!déb'^ ,a ™ s «*%» *

No 2145

Entre le conservatisme rétrograde et le progrès social, entre la paix et la guerre, entre la réaction cléricale et la laïcité, le Parti socialiste a choisi.

Sans jamais oublier que rémancipation complète des travailleurs n'est possible que par la transformation de la grande propriété capitaliste en propriété sociale, il vous propose comme programme d'action immédiate, les réformes et mesures suivantes ;

1° Lutte contre la guerre :

La sécurité par l'arbitrage et le désarment général, simultané et contrôlé ; Nationalisation des industries de guerre.

2° Lutte contre T insécurité du travail r

Assurance-chômage et assurance contre tous risques agricoles, par la reprise par PE ta t du monopole privé des assurances,

3° Lutte contre l'anarchie de la production ;

Offices du blé, des engrais chimiques, du vin, du sucre, afin d obtenir la fixité relative des prix ;

Nationalisation des monopoles capitalistes ;

Outillage national et grands travaux internationaux,

4* Lutte contre la spéculation capitaliste :

Organisation du crédit ;

Protection de l'épargne ;

Contrôle des banques,

5* Lutte contre l'ignorance :

Egalité des enfants devant l'instruction ;

Laïcité et statut unique de Péducation nationale.

6° Lutte contre l'iniquité politique.

Electeurs républicains et socialistes,

Dès le premier tour de scrutin, vous donnerez votre voix au candidat qui a fait ses preuves, à l'homme dont la valeur, la haute conscience, la probité politique, P activité et toute une vie de militantisme vigilant et sans défaillance offrent toutes garanties.

Vous voterez et ferez voter pour le Citoyen

Sébaphin BUISSET

Maire de Rives.

Couse i lier général.

Député sortant.

Le Comité électoral.

2e circonscription de VIENNE*

M* OLLIER, radical-socialiste*

Elu au deuxième tour de scrutin. — 7*778 voix.

Mes cheis Concitoyens,

Le suffrage universel m'a désigné pour porter le drapeau des partis de gauche au deuxième tour de scrutin. Merci aux républicains qui m’ont donné leur confiance. J'en suis lier et profondément touché*

Fidèle à la discipline républicaine, le citoyen Revol, candidat du Parti socialiste se retire de la lutte invitant ses électeurs à reporter sur moi leurs su%ages. Je le remercie lui aussi de son geste loyal*

Et maintenant c’est unis, la main dans la main que tous les républicains, que tous les radicaux, que tous les socialistes de la deuxième circonscription de Vienne doivent aller à la bataille*

Les résultats du premier tour de scrutin leur donnent la certitude de la victoire : qu’ils ne la laisse pas échapper*

Ce n’est plus à cette heure, le succès d’un homme et d’on programme qu’il faut assurer. Le but est plus haut* C’est la victoire de la République qu’il faut affirmer en libérant notre circonscription du représentant des partis de réaction, élu dans une heure de surprise.

A cette oeuvre de délivrance, je convie tous ceux qui ont au cœur la foi laïque et démocratique.

Ai-je besoin de répéter ici ce que j’ai dit dans toutes nos communes, le programme démocratique que j'ai développé partout.

C'est inutile* Le but est clair pour tous* Pour tous le devoir est tracé*

Républicains, il faut choisir*

Il faut choisir entre la politique de paix ou celle du développement des armements qui nous conduira fatalement à la guerre.

Il faut choisir entre une politique financière d’ordre et d’économie et celle de la majorité sortante faite de gaspillage et de déficit*

Il faut choisir entre le conservatisme rétrograde et le progrès social entre la réaction et la laïcité*

Républicains, radicaux, socialistes, votre choix est fait, le premier tour de scrutin l’affirme éloquent.

De la cohésion, de la discipline et la victoire est à nous*

Vive la République laïque, démocratique et sociale 1

Vive la deuxième circonscription de Vienne !

Claude OLLIER

Ancien député*

Conseiller général*

Maire du Péago^de-Roussiltou .

Candidat de discipline républicaine*

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