JURA
Circonscription de DOI*E.
M. GIRARD, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.088 voix.
Citoyens,
Désigné par le congrès des* élus et des militants républicains comme Tunique candidat de la fédération démocratique, j'ai T honneur de me présenter à vos libres suffrages, fier de l'honneur qui m'est fait, conscient de la responsabilité qui m'incombe.
Issu d’une vieille famille jurassienne de cet arrondissement, je connais les questions sociales, agricoles, commerciales, industrielles qui concernent particulièrement nos communes rurales et la ville de Dole. Je saurai donc défendre vos intérêts que je vous promets de prendre en mains avec énergie.
Enfant du peuple, fils de travailleurs, je me suis élevé par le seul travail à la situation que j'occupe : c’est donc la cause des travailleurs qu'en toutes circonstances je défendrai contre les entreprises des expîoitateurs de toutes catégories.
Ancien combattant, je serai l'interprète et îe défenseur des droits de tous les mobilisés ainsi que des droits des familles nombreuses, que notre devoir est de protéger et d’encourager.
Appartenant à une vieille famille républicaine, je suis et resterai un démocrate fidèlement attaché a l’idéal laïque^ au progrès social et à T idée de paix.
Citoyens,
La crise qui secoue le monde imposera aux nouveaux élus une lourde tâche.
Ils auront à faire ce qui n'a pas été fait, à réparer ce qui a été mal fait :
Restaurer l'équilibre financier sans impôts nouveaux en réalisant sur divers budgets les économies nécessaires ; il est possible par exemple de réduire le nombre et les traitements des grands fonctionnaires de l'Etat, des grands fonctionnaires des chemins de fer, de l'armée, et de diminuer par un aménagement moderne, les énormes dépenses militaires, sans compromettre la défense nationale.
Rendre aux transactions économiques, par un contingentement judicieux, un nouvel et salutaire essor.
Favoriser, par des mesures bien étudiées, la production nationale et particulièrement, la production agricole, par la révision des traités de commerce, tout en donnant satisfaction à certaines vieilles revendications, comme le rétablissement du privilège des bouilleurs de cru,
Défendre les droits des victimes de la guerre et des anciens combattants T en donnant la carte à tous ceux qui la méritent , quelle que soit l'arme dans laquelle ils ont servi.
Améliorer la loi des assurances sociales, en particulier en faveur des vieillards.
Lutter enfin avec énergie contre la réaction et les puissances d’argent, qui sont les principales responsables du chômage, du marasme économique et des dangers de guerre.
Travailler enfin de toutes ses forces à la grande œuvre de la paix, car consolider la paix, c'est résoudre presque tous les graves problèmes de l'heure, et au premier rang celui d’un désarmement progressif et simultané.
A r accomplissement de ces tâches essentielles, je suis prêt à collaborer avec toute l'ardeur de mon expérience et de mes convictions républicaines, et aussi avec toute l1 application sérieuse et tout le sang-froid que commande la situation.
Mes chers Compatriotes,
Si vous me jugez capable de cet effort, honorez -moi de votre confiance : élu, ma seule ambition sera de bien servir, avec vos intérêts, la France, la démocratie et la paix.
Raoul GIRARD
Ingénieur, Croix, de guerre.
Candidat de la fédération démocratique.
Circonscription de LQNS-LE- SAUNIER*
M. BERTHOD, radical-socialiste.
Elu au premier tour de scrutin, — 9.410 voix.
Mes chers Compatriotes,
Une fois encore je viens solliciter vos suffrages.
Au cours de plus de deux cents causeries familières, à travers nos communes rurales, comme dans ces grandes réunions cantonales où se pressèrent des foules attentives, j’ai exposé, sans qu'aucun grief me soit adressé, comment je me suis efforcé de tenir les promesses que je vous ai faites il y a quatre ans, de défendre énergiquement les intérêts qui m'étaient confiés, de rester immuablement fidèle, dans les circonstances les plus difficiles, au haut idéal de démocratie sociale et d’entente internationale dont vous m'aviez fait le garant.
L’accueil si chaleureux que vous avez bien voulu me réserver est pour moi la plus précieuse des récompenses.
Travailleurs des champs, du bureau et de Tusine, artisans, industriels et commerçants, producteurs de gruyère et bouilleurs de cm, éleveurs, qu'on aurait sauvés de la cris© si Ton avait pris en temps utile les mesures demandées par nous, ouvriers, auxquels nous voulons donner, avec la protection contre le chômage, la législation largement secourabî©
auxquelles les lois sur les allocations familiales, les habitations à bon marché et les assurances sociales viennent, d'apporter d'importants compléments, anciens combattants, mes chers camarades de tranchée* mutilés de la guerre et mutilés du travail, vieux mobilisés injustement oubliés après de longs mois passés sur le front, vieux retraités impatients d'attendre la péréquation, pères de familles nombreuses qui, dans un pays où la natalité est défaillante, remplissent un devoir civique dont ils veulent qu'on les aide à supporter les charges, épargnants, victimes tour à tour de la stabilisation et des spéculations abominables de financiers sans vergogne, à tous, dans des conversations privées, dans des entretiens avec leurs mandataires qualifiés, j’ai dit ce qu’avec mes amis nous avions fait. Pour certains, les résultats sont dès a présent acquis, pour les autres nous achèverons, par une action continue® l’œuvre commencée.
Pour nos communes, les maires qui, sans distinction d’opinion, ont eu la courtoisie de m'accueillir dans leurs mairies et ne présider mes réunions, savent que je n’ai pas épargné ma peine pour les aider dans l'administration qu’ils assurent avec tant de dévouement et parmi tant de difficultés. Adductions d’eau, électricité, constructions d’écoles, chemins ruraux, autobus, c’est, une joie pour moi, de constater, après quatre années, les progrès réalisés. Beaucoup de projets sont encore à pied d’œuvre. Nous les achèverons.
Enfin, avec les représentants les plus qualifiés de nos acii viles économiques régionales et de nos organisations touristiques, je me suis efforcé de faire sortir de 1 oubli où on l’avait laissé depuis la guerre le grand projet, qui transformerait notre Jura, du percement de la Faucille, et nombreuses sont aujourd’hui, en France et hors de France les personnalités éminentes qui en comprennent avec nous la haute portée internationale et nous ont promis leur concours.
Quant aux grands problèmes politiques, vous savez à quelles difficultés se sont heurtés les républicains dans une Chambre où la majorité était dominée par ces groupes d’extrême droite qui, sous la direction de MM. Marin et de Wendel, représentent les aspirations les plus contraires à celles de notre démocratie pacifique. Prêt à toutes les conciliations avec les républicains sincères, ayant maintes foi» parlé en ce sens dans mon groupe, dont je suis le vice-président, ayant participé, aux côtés de Camille Chautemps, de Steeg, de Paul Painlevé, aux trois tentatives faites au cours de la législature pour réaliser sur un programme limité l’union des républicains, je me suis refusé avec mes amis, à subir cette emprise des partis de droite, dont les conséquences funestes pour le pays éclatent aujourd'hui à tous les yeux.
Notre récompense est de voir aujourd’hui nos adversaires eux-mêmes proclamer derrière M. le Président du Conseil, qu’il n'est pas possible de bien administrer le pays sans le concours de notre parti.
Pour l'œuvre de redressement nécessaire, dans la politique intérieure comme dans la politique extérieure, avec nos chefs éminents, nous sommes prêts.
Rétablir l’équilibre du budget, sauvegarder contre toute menace la stabilité de notre monnaie, soumettre au contrôle de F Etat les grandes entreprises industrielles et financières qui n’ont voulu le connaître* au cours des dernières années, que pour lui demander les millions nécessaires à combler leurs déficits, réformer la loi sur les sociétés anonymes pour mettre fin aux rapines de ces féodaux des conseils d'administration qui sont cause, parmi nos laborieux épargnants de tant de ruines, redonner à îa France méconnue, discréditée par les déclarations tapageuses de nos nationalistes, sa noble réputation de grande nation pacifique* lui rendre la confiance de ses amis, assurer le succès de la Conférence du désarmement, succès nécessaire à la consolidation de la paix comme à l'équilibre financier des Etats écrasés de dettes et ruinés par le chômage, réaliser cette Fédération européenne qui fut la suprême pensée d’Aristide Briand, assurer, par une liquidation équitable pour tous les peuples, le règlement de la question des dettes et des réparations, tache formidable pour laquelle iV faudra l’union, dans la prochaine Chambre, de tous les républicains sincères, au cours de laquelle il sera nécessaire à vos représentants de faire preuve d’expérience, de
raison, d’une indépendance absolue vis-à-vis des grandes forces d’argent, d’une probité au-dessus de tout soupçon.
Mes chers compatriotes, en entreprenant, dans des conditions aussi dramatiques, une sixième campagne électorale, je sens, plus que je ne saurais le dire, les difficultés qui nous attendent. Les sympathies si cordiales que vous ne m’avez pas ménagées me donnent confiance. Avec voire concours, pour la prospérité de notre chère patrie, pour le salut de l’Europe, nous travaillerons et nous triompherons.
Le l0r mai, fête du travail, marquera, pour la politique française, la victoire de la démocratie, pour les démocraties du monde, la victoire de la paix.
Aimé BERTHOD
Ancien Sons-Secrétaire d’EtaL — Vice-Président d a Parti, Député sortant.
Circonscription de POLÏGNY.
M.* LECULIER, radical-socialiste.
Chers Concitoyens,
De nouveau, je me présente à vos suffrages.
Depuis quatre ans vous m’avez confié différentes fonctions comportant de grandes responsabilités : Présidence, des Chambres d’agriculture du Jura, de Bourgogne et Franche* Gomlé, du Syndicat national des producteurs français de gruyère, associations et mutuelles diverses.
Dans le cadre qui me fixaient ces fonctions, j’ai servi de mon mieux vos intérêts et défendu notre région.
Si, à la fin de cette campagne électorale, vous me donnez le moyen d’une action plus étendue et plus efficace encore en me désignant ponr vous représenter au Parlement, soyez assurés que mon activité sera aussi entièrement consacrée à ce nouveau mandat qu’elle le fut aux précédents.
Pour noire économie nationale.
Nous sommes loin de la prospérité annoncée par la majorité parlementaire qui n’a pas voulu imposer une limite à l'avidité des financiers et des spéculateurs et qui a puisé dans les caisses de l’Etat pour renflouer de grandes sociétés anonymes dam lesquelles certains députés avaient de gros intérêts.
Cesser ces folles prodigalités. Par contre, soutenir résolument la petite propriété et les classes laborieuses de la ville et des champs.
Faire contrôler par l’Etat et réglementer les prix de vente pratiqués par les gros trusta et les cartels industriels tout en laissant sa place nécessaire à la liberté individuelle.
Voilà ce que nous estimons nécessaire de réaliser pour que cesse le désordre économique dont nous sommes actuellement les victimes.
Pour V amélioration de lu situation budgétaire.
La majorité parlementaire a installé le déficit dans le budget. Elle a gaspillé les 19 milliards du Trésor dont elle disposait. Nous sommes à court d'argent etcependant l'ouvrier, le cultivateur, le commerçant travaillent un jour sur trois pour le fisc,
La dette intérieure se monte à 263 milliards. Les fameux dégrèvements d’impôts n’ont soulagé que la fortune puisque 61 0/0 de ces dégrèvements ont favorisé les riches et que 39 0/0 seulement ont allégé la consommation.
Effectuer d’importantes économies, en particulier sur le budget de la guerre.
Abandonner le système néfaste des prêts aux grandes sociétés déficitaires.
Réviser et simplifier la fiscalité et dégrever les impôts de consommation.
Protéger l'épargne publique contre ses détrousseurs.
Telles sont les mesures d'ordre qui sont indispensables.
Pour notre agriculture.
Nous sommes tr,ès éprouvés par la crise, nous autres agriculteurs. Nos produits se vendent mal. Nous achetons trop cher ce qui nous est indispensable.
Le prix du gruyère subit des fluctuations qui ne profitent qu’aux gros spéculateurs. Nous sommes mal défendus. Le contingentement que nous avons imposé au Gouvernement est mal appliqué.
1 0/0 seulement des dépenses du budget va h l'agriculture alors que 31 0/0 vont aux dépenses de guerre.
II faut :
Une politique économique paysanne véritable, réprimant la spéculation, diminuant les tarifs de transport des produits agricoles, remaniant les accords douaniers et contingentant les produits étrangers en attendant une amélioration du marché.
Une protection effective du cultivateur contre les calamités agricoles et les épidémies sur le bétail ; l'amélioration des produits parla sélection ; une vulgarisation de la technique fromagère et la défense de notre droit à l'appellation te gruyère » pour nos fromages (appellation qui nous est contestée par la Suisse).
Le vote immédiat du statut des coopératives qui donnera à nos gérances la base d'une action plus féconde.
Défendre le producteur contre h hausse illicite du blé, du vin, etc., qui ne profite qu'aux spéculateurs et améliorer la législation visant les bouilleurs de cru.
Encourager enfin le crédit agricole, les mutuelles, les syndicats et associations diverses qui constituent la base fondamentale du développement de notre agriculture jurassienne.
Pour le petit commerce , la petite industrie^ F artisan ai*
La propriété commerciale n'a pas définitivement trouvé son assise.
Nous demandons :
Des modifications importantes au régime de la patente, à celui de la fiscalité artisanale et la révision de impôts de consommation, qui ont transformé les commerçants en véritables percepteurs. Remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe unique à la production.
Une adaptation aux besoins du commerce et de la petite industrie du système du contingentement.
Des modifications à la législation des faillites protégeant les commerçants contre les débiteurs de mauvaise foi.
Pour les anciens combattants*
L attribution de la retraite a tous les ayants -droit, après une élude approfondie de la question avec les associations d’anciens combattants.
Pour la classe ouvrière , les chômeurs, les vie limes du travail.
Le chômage s est abattu sur notre pays comme une calamité publique. Il est le fruit du désordre économique.
Nous voulons :
L'incorporation du risque chômage dans les assurances sociales et l’augmentation la simplification de cette loi,
La mise au point de la législation protectrice des travailleurs et l'augmentation des pensions aux accidentés du travail en liaison étroite avec les syndicats ouvriers et la Fédération des mutilés du travail,
L attribution d’une pension légitime aux médaillés du travail.
Pour l'instructüm puhlique .
Tout en respectant les opinions religieuses de chacun, qui sont une affaire de conscience nous défendrons les lois républicaines par lesquelles nos devanciers ont assuré le liberté et 1T indépendance du citoyen.
Nous poursuivrons le progrès de renseignement dans le cadre de Fëcole unique, de Pieuvre post-scolaire, artisanale, ménagère, agricole et professionnelle.
Pour la défense nationale *
La majorité actuelle a proposé des dépenses de guerre qui s’élèvent cette année à ;
267 francs par habitant pour la France, alors quelles ne sont que de :
225 francs pour l'Angleterre,
196 francs pour F Italie,
113 francs pour PU. R, S. S.
Ges charges considérables n’assurent en rien la sécurité de la Nation si elles font la fortune des marchands de canons et des fabricants de frontières en ciment armé,
« Arbitrage, sécurité, désarmement ». Tel est le principe qui nous guide. Seule l'assistance mutuelle des nations, se préparant, se déclanchant dans le cadre de P économie organisée permettra de réduire par le boycottage économique, bancaire, industriel, ceux qui tenterasniL de troubler la paix du monde.
Elargissant la politique de M. Briand, nous pensons que cette paix extérieure s'assurera, en résumé, comme la paix intérieure, par la mise à ta raison des grands capitaines d'industrie et des spéculateurs intéressés aux conflits qui ont trop longtemps abusé de notre bonne foi et de notre patriotisme.
Au terme de cette déclaration, nous insistons, chers concitoyens, sur ce fait que l’action du prochain Parlement ne sera efficace que si vous vous préparera soutenir ses efforts par la puissance disciplinée de vos associations et da vos syndicats.
Nous avons une dure bataille à mener contre les féodaux de la finance.
Elle se livre dès maintenant entre l’autocratie des banque et des trusts et la démocratie républicaine des producteurs qui m'a fait T honneur de sa confiance.
Cette bataille, nous allons la gagner.
L'ennemi, c'est le seigneur moderne des grands conseils d’administration qui ont dépouillé notre monde de producteurs honnêtes, sincères et courageux.
Unissons-nous contre lui.
Pensons davantage aux grands intérêts communs qui nous rapprochent qu’aux petits détails qui peuvent nous séparer.
Et au soir du scrutin nous aurons la fierté, quelles que soient nos opinions particulières, d’avoir vaincu le redoutable et principal adversaire de nos intérêts, d'avoir assaini la République et préparé Y avènement d'une ère de justice et de paix.
Dr Hbnrï REGULIER
Président de la Chambre d'agriculture d ti Jura.
Président du Syndicat national des producteurs de gruyère.
Président delà gérance et maire de Cîiamprougier.
Chevalier de Ja Légion tThonneur.
Candidat républicain radical et radical -socialiste.
Circonscription de SAINT-CLAUDE.
M. Arsène GROS, S. F. I. O.
Élu au deuxième tour de scrutin. — 6.163 voix.
Mes chers Concitoyens,
Il y a quatre ans, vous, électeurs de l’arrondissement de Saint-Claude, dans votre grande majorité, décidiez que pour le compte de mon Parti, je m'en irais à la Chambre des Députés remplacer notre tant regretté Henri Ponard.
Conscient du mandat qui m’était alors confié, j’entrai au Palais législatif bien décidé à faire de mon mieux pour que les intérêts de mes compatriotes de notre région, et ceux du pays soient, en votre nom, selon mes forces et moyens, défendus.
Je puis affirmer sans crainte que je n’ai point failli. Modestement certes, mais avec ténacité, j’ai toujours recherché à obtenir pour tous et tout, le maximum des possibilités,
Avec mon Parti, j'ai en toutes occasions lutté comme se doit, et c’est pour moi une fierté de revenir devant vous conscient du devoir accompli.
J éprouve tout de même un profond regret que les travaux de la 14e législature n'aient point — et pour cause — donné les résultats attendus.
Je vous ai revus, mais hélas ! moins souvent que je ne l'aurais voulu.
Deux très graves accidents dont je fus victime, à deux reprises différentes et aux moments des intersessions parlementaires, me tinrent loin de vous.
J'en fus sincèrement, profondément affecté.
Je vous ai, à deux reprises, fait part des travaux parlementaires auxquels je fus mêlé.
Nous nous sommes expliqués.
En fin de législature, remettant à mon Parti le mandat qu'en 1928 il m'avait chargé de solliciter de vous, je me voyais, par les assises mêmes de mon Parti, renouveler la confiance qu il m’avait accordée il y a quatre ans.
En meilleure santé , je reviendrai donc devant vous au cours de la campagne électorale parler du passé, du présent, de Ta venir.
Dois-je vous faire dès lors une profession de foi ?
La chose est de règle pour un inconnu qui passe.
Vous savez qui je suis, d'où je sors, d'où je viens.
De moi, famille, parents, tout vous est connu et vous savez que demain comme hier je serai celui que vous côtoierez partout.
Mes clicrs concitoyens, pour nos villages, pour nos villes, pour leurs habitants des bourgs ou des cités, pour nos industries, le meilleur de moi continuera à être mis en œuvre.
On ne ‘me refuse pas quelques qualités, quelques connaissances des métiers de nos régions, quelque pratique, je les mets tout simplement à votre service.
Le programme du Parti socialiste S, F, L O, est le mien.
I/o us le savez, je le revendique, donc, pas d'équivoque !
Citoyens,
Je vous le dis en toute conscience, partageant vos inquiétudes, vos peines et aussi vos espoirs.
Le geste que vous ferez le Ier mai sera décisif.
Il sera décisif pour le Pays; sa quiétude.
11 sera décisif pour la vie et la paix du monde.
Songez-y...
Songez -y et sans hésitation, dès le premier tour, pour bien marquer votre volonté d’en linir avec toutes les roueries.
Donnez vos suffrages au Parti socialiste qui, demain comme hier, sera au premier rang pour assurer le triomphe des idées qu’il veut réaliser, de justice, de paix et de fraternité.
Pour et dans la Paix universelle.
Vive l’Internationale I
Arsène GROS
Député de rarrondî s sèment de Saint-Claude. Candidat socialiste S. F. I, O.