RAYI^AL, député sortant
he Comité qui patronne la candidature de M. Raynal a adressé aux électeurs de la b' circonscription l’appel suivant ;
Chers concitoyens,
La lutte électorale est engagée encore une fols entre la République et la monarchie : il ne saurait exister à ce sujet aucun doute. Les afiirmalioos de M.Benon, dans l’appel désespéré qu’il vous adresse, ne peuvent vous faire oublier qu’il s’est déjà présenté aux électeurs girondins comme candidat monarchiste, et qu’anjourd’hui encore c’est de l’appui du journal NowislHsis qu’il se réclame auprès de vous.
Au nom du Congrès républicain, où se trouvaient représentées toutes les communes de la 4* circonscription, nous avons l’honneur d’opposer à ce repré-
sentant honteux, mais impénitent de la monarchie la candidature républicaine de M. Raynal, député sortant.
Notre candidat est depuis longtemps connu de vous. 11 est de ceux qui ont le plus utilement contribué à fonder et à maintenir le régime républicain qui a donné à la France, par le libre fonctionnement d’un Gouvernement issu du suffrage populaire, la tranquillité intérieure et l’ordre, la paix et l’honneur en Europe et dans le monde, vingt-cinq ans d’une prospérité sans exemple dans toute notre histoire.
Que lui reproche-tK)n7
Ceux qui ont lancé contre lui les plus abominables calomnies et qui, par deux fois, mis en demeure d’apporter des preuves, n’ont pu justiOer leurs attaques sans fondement, ont été sévèrement condamnés par la Cour d’assises. Personne ne saurait nier ni la simplicité, ni la dignité de sa vie, ni trente années d’une probité commerciale bien connue à Bordeaux;
On a osé l’appeler étranger ?
Il est né de parents bordelais et* en 1870, il refusa là préfecture des Basses- Pyrénées qui lui était offerte par Gambetta, préférant faire son devoir de patriote au 19® corps d’armée ;
Ceux qui prétendent qu’il ne représente pas vos intérêts agricoles devraient savoir que, propriétaire lui aussi dans la 4’ circonscription, il a, comme vous tous, à cœur la prospérité de nos beaux cantons.
Ceux qui parlent des Conventions scélérates oublient qu elles ont été votées par 200 voix de majorité à la Chambre des députés, par la presque unanimité au Sénat ; que, depuis lors, malgré les plus malveillantes attaques, vous avez, par deux fois, en donnant la majorité à M* Raynal, jugé cette question, et qu il n’y aurait plus lieu d’y revenir aujourd’hui, si ce n’était précisément pour montrer qu’en vertu de ces Conventions tant critiquées, il a été possible, en 1892, d’accorder des détaxes considérables à tous les transports de denrées en grande vitesse, et, aux voyageurs, des réductions de prix qui atteignent jusqu’à 30 0/0 en 3® classe.
Quant à ceux qui crient à tout propos ; « Panama I » vous leur répondrez que M. Raynal n’a pas voté la loi sur les valeurs à lots, qui n’a passé qu’avec une majorité de députés de droite I
S’il est né dans la religion Israélite, n’est-il pas odieux d’en faire contre lui une arme électorale et de raviver des luttes de race et de culte un siècle après la proclamation des Droits de l’homme ?
Citoyens !
Vous ne vous laisserez pas surprendre par les déclarations trompeuses d’advérôaires sans scrupules;
Vous saurez déjouer les manœuvres des partis réactionnaires coalisés contre un homme qui est l’honneur de la représentation girondine ;
Vous ne vous déjugerez pas 1
Au député bordelais qui, depuis quatorze ans, représente avec tant d’autorité et d’éclat notre circonscription ; à l’orateur brillant qui a conquis, à la
Chambre, rim des premiers rangs, voua ne préférerez pasM, Benoii, étranger à notre département, sans autorité, sans prestige, sans autre passé politique que son échec dans le 2^ canton de Bordeaux comme candidat royaliste, sans autre notoriété qoe sa présence à la barre dans le procès Raynal-Denayrouse, à titre d^avocat du journal la Cocardej dont le directeur vient d^étre condamné comme faussaire*
C’est contre ce candidat de toutes les réactions que le parti républicain, sans distinction de nuances, se retrouve uni; et c’est au nom delà disciplinequi a assuré tous nos succès que nous venons vous demander de voter sans abstentiens et sans défaillances :
Pour le candidat du Congrès républicain :
Vive la République î
Pour M, D. RÂYNAL*
Les Membres du bureau du Congrès républicain : conseiller général du canton de Blanquefort, président; EmoNo, conseiller général du canton du Carbon-Blanc, vice-président; Quancard, conseiller général du canton de Saint-André-de-Gubzac; Lanoire, conseiller généra! du canton de Castelnau; Düvigneaü, conseiller général du canton d’Audenge; Cloüzet, conseiller général du canton de Pessac; Loiseau, conseiller d’arrondissement du canton de Blanquefort ; Ponty, conseiller d’arrondissement du canton du Garbon-Blaoc; Peyneau, conseiller d’arrondissement du canton d’Audenge; Güiixemot, conseiller d’arrondissement du canton de Pessac,
5"" circonscription de BORDEAUX, M. L-C, DUVIGNEAü,
Élu au 1’"’^ tour de scrutin.
Mes chers concitoyens.
Désigné de nouveau, à la presque unanimité, par le congrès des délégués républicains de la 5' circonscription, comme candidat à l’élection legislative du 20 août, je viens faire appel à vos libres suffrages.
Elu par vous à une imposante majorité, il y a quelques mois seulement, il vous paraîtra superflu que je développe ici longuement un programme politique et économique qui n’a pas chaugé et sera poursuivi avec persévérance*
Ce programme consiste :
Dans réiévation intellectuelle, matérielle et morale des classes laborieuses} Dans la réforme de notre système d’impôts, basée sur la proportionnalité des charges }
Dans des réformes d’économies budgétaires et dans l’amortissement de la dette publique}
Dans la décentralisation}
Dans de profondes modiûcations de notre système administratif]
Dans l’avènement de lois'protectrices sur l'assistance publique et la mutualité ; Dans toutes les solutions progressistes et pratiques à intervenir sur les questions politiques, économiques et ouvrières.
Enfin, je m’occuperai tout spécialement dès intérêts agricoles et viticoles, sans oublier l’ostréiculture et les questions forestières.
En un mot, mes chers concitoyens, le bien public sera, comme toujours, mon seul guide. Si vous me continuez votre confiance, je m’inspirerai, dans l’accomplissement de mon mandat et dans nos rapports personnels, de tous vos besoins légitimes, de toutes les lois de justice distributive sociale et de progrès- Vive la République I
J.-C. DÜVIGNEAU,
Président du Conseil général, député sortant.
Circonscription de LESPARRB.
M. le comte do PÉRIER DE LARSÂN, Élu au 1" tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
En 1889, le Congrès républicain .de l’arrondissement de Lesparre me fit l’honneur de me désigner comme candidat à la députation. Le 22 septembre, vos suffrages ratifièrent son choix.
Depuis lors, j’ai consacré à l’accomplissement de la tâche qui m’incombait, mon temps, mon activité, mon travail, peut-être aussi un peu ma santé.
Je vous avais déclaré que vous me trouveriez toujours [prêt à prendre la défense de vos intérêts particuliers, à faire valoir vos légitimes revendications. Je ne crois pas que, dans une seule commune de l’arrondissement, on puisse me reprocher d’avoir négligé ces intérêts, qu’ils concernent les puissants ou les faibles, les faibles surtout qui, plus que tous autres, ont besoin d’appui.
J’avais pris l’engagement de surveiller avec le zèle le plus attentif nos intérêts régionaux. Pour être fidèle à ma promesse, j’ai sollicité et obtenu de faire
partie de la Commission des douanes, dont le travail si considérable a ôté la grande couvre de cette législature. J’y ai soutenu le relèvement des droits sur les vins, contre la proposition du Gouvernement qui présentait desdroits plus faibles. En môme temps, mes effortâ tendaient à ce que les taxes douanières frappantles importations des nattons qui consomment nos vins ne fussent pas telles, qu'elles eussent pour conséquence de pousser ces nations à nous fermer leurs portes par des tarifa probibitifs.
J'ai défendu et je défendrai encore rintégralitô du tarif général qui a été voté, en combattant soit les abaissements qui pourraient de nouveau être proposés, soit les mesures détournées qui auraient pour objet d'éluder ce tarif» comme la tolérance des entrepôts spéciaux.
Ât-je besoin de parler de bien d'autres affaires, concernant notre arrondissement, dont j’ai eu à m'occuper : les appontements de Pauillac, la meilleure compôsition de vos haras, l'étude d'un poste de torpilleurs au Verdon, pour ne citer que celles-là?
Enfin, au point de vue politique, je vous avais dit que, dévoué de tout temps au gouvernement de la République, je resterais inébranlablement fidèle aux convictions de toute ma vie.
Mon attitude sur ce point n'est pas douteuse, et ma ligne de conduite n'a jamais varié.
Mes chers concitoyens,
Le Congrès républicain vient, pour la seconde fois, de me désigner comme candidat à la députation. Je ne peux mieux vous dire que ceci :
Ce que j'ai été depuis quatre ans que j’ai l'honneur de vous représenter je continuerai à l’être, ce que j’ai fait je continuerai à le faire, si vos suffrages m’envoient de nouveau à ia Chambre des député*.
Vos intérêts privés ou régionaux seront toujours assurés de mon concours dévoué, et ma fidélité passée au drapeau de la République vous garantit que mes convictions républicaines sont de celles que rien ne saurait ébranler.
Je serais donc l'adversaire implacable de toute tentative de restauration monarchique, s'il venait à s'en produire; ce qui n'est guère probable, il est vrai, étant donnés le désarroi complet et l'inipuissance dans lesquels se débattent les adversaires de la République. Mais je serais non moins opposé à une République sectaire et despotique, qui mentirait à tous ses principes, et fouierait aux pieds la liberté de n'iraporte quels citoyens.
La République, telle que je la comprends, n’apparüent ni à un groupe, ni à une coterie, encore moins à quelques individualités jalouses. Elle est à tout le monde, unissant pour le salut de la France tous les bons citoyens sous le même drapeau, protectrice de tous les droits, respectueuse de toutes les libertés.
De toutes les libertés, et, en premier lieu, delà liberté de conscience, qui est la liberté du cœur. J© n’approuverai jamais et je repousserai toute atteinte que l’on tenterait d’y porter, qu'elle vienne soit de droite, soit de gauche. Du reste mea votes antérieurs, que je défie nos adversaires de critiquer, sur les questions de cette nature, ont toujours été conformes aux déclarations que je fais et aux engagements que je prends.
Dana le même ordre d’idées, je m’opposerai absolument à la séparation de ri^lise et do l’État, et à la suppression du budget des cultes qui en serait la conséquence,
La question fltianclère est peut-être la plus grave de celles qui doivent appeler l’attention de vos législateurs. C’est celle qui provoque de la part des adversaires de la République les attaques les plus violentes et j’ajoulerai les plus déloyales.
Chaque année, en effet, lors de la discussion du budget, mais cette année-ci plus encore à cause de l’approche des élections, nous voyons ces censeurs de nos finances publiques voter tous les dégrèvements quels qu’ils soient, ou les proposer eux-mêmes, et repousser tous les moyens de réparer un déficit ainsi rendu inévitable. Il nous a été donné dernièrement de voir deux membres de la droite, en quête d’une populacerie malsaine, apporter à la tribune des propositions de suppression d’impôts qui se seraient cbillrées par centaines de millions, sans paraître se préoccuper le moins du monde de l’équilibre du budget, que ces suppressions détruisaient d’une manière irréparable.
Ces faits doivent être dénoncés au pays, car ils constituent une mauvaise action. Ce n’est pas ainsi, ce n’est pas en vue de la réclame que doivent se régler les finances d’une grande nation comme la France, mais par une économie stricte et rigoureuse, un contrôle sévère dans les dépenses, la suppression des emplois inutiles, et, dans une certaine mesure, la réduction des gros traitements.
Pavais pris, il y a quatre ans, l’engagement d’appuyer celle dernière proposition. Rapporteur à la commission d’initiative, je l’ai vivement soutenue, et j’ai obtenu de la Chambre sa prise en considération, La perte de temps qu’ont entraînée trop de disoussions personnelles et d’interpellations tapageuses et inutiles, est cause qu’elle" n’a pu venir eu discussion. Je lui donnerai de nouveau tout mon appui lorsqu’elle se représentera.
Je soutiendrai aussi de tous mes efforts la réforme de l’impôt sur les boissons, et le dégrèvement des boissons hygiéniques.
Enfin, élevé parmi vous et ayant toujours vécu dans un pays uniquement agricole, je n’ai pas besoin de vous dire que je donnerai mon adhésion la plus complète à toutes les mesures qui auront pour objet de favoriser le développement de l’agriculture et d’améliorer le sort des agriculteurs: caisse de retraite pour les ouvriers de la campagne lorsque la vieillesse et l’indigence viennent les atteindr®, assurances agricoles contre les fléaux atmosphériques, etc.
Mes chers concitoyens,
Enfant du môme pays que vous, ayant 'des intérêt identiques aux vôtres, c’est notre cause commune que je défendrai eii soutenant le programme que je viens de vous exposer. Vous me connaissez tous suffisamment pour savoir que rien ne pourra me faire dévier de l’accomplissement de mou devoir, pour savoir aussi que mon dévouement à notre arrondissement, ma fidélité à la France et à la République sont inaltérables.
Comte du PÉRIER de LiRSAN, Député sortant.
1« circonscription de HEOURNB.
M. A. SÜRCHAMP,
Élu au i*’' tour de scmtin.
Mes chers coacitoyens,
Le Congrès républicain de !a première circonscription de Libourne m’a fait Phounenr de me confier à nouveau le drapeau de la République et de me désigner à vos suffrages pour l’élection législative du 20 août.
Je considère comme un devoir d’accepter cette délicate mission.
Fidèle au programme que je n’ai cessé de défendre depuis que je suis né à la vie publique, je déclare bien haut ne rien vouloir abandonner des revendications delà démocratie. Maïs, me réclamaat de la méthode préconisée et appliquée par Gambetta, je m’inspirerai toujours de l'esprit de sagesse et de pru-r dence qui doit présider aux réformes que notre pays est en droit d’attendre du gouvernement de justice et de liberté qu’il s’est donné.
Pour faciliter le développement au progrès à l’intérieur et augmenter le prestige de la France au dehorSj je soutiendrai tonte politique capable d’assnrer, avec la stabilité gouvernementale^ le respect des lois, leur juste et ferme application.
Conservateur du patrimoine démocratique, qui est Thonnenr des législatures précédentes, je veux non seulement le maintenir tout entier (défendre surtout les lois militaire et scolaire qui en forment la base], maisreurichir des lois qui le rapprocheront encore de l’idéal contenu dans notre sublime devise républicaine.
Observateur attentif de toute évolution dans ^éducation politique de notre société, désireux d'amener l’indépendance complète du domaine civil et du domaine religieux, je m’associerai aux mesures sagement mûries qui auront pour objet de préparer la solution du grave problème de la séparation des Églises et de l’État.
En ce qui concerne les questions économiques, financières et sociales, je résume mon opinion comme suit :
Dans l'ordre économique :
Répartition plus Juste, plus équitable des impôts, afin que, selon l’esprit de la Révolution, chaque citoyen contribue aux charges de l’État proportionnellement à ses facultés î
Réduction des frais de justice, eo partie réalisée par la dernière législature;
Réforme du régime des boissons ;
Suppression des octrois — réforme non moins populaire — mais à l’égard de laouelle il sera indispensable d’établir une législation uniforme ;
Réforme du cadastre, pour faire disparaître les inésaUles de 1 impôt sur la
nrooriété non bâtie ; „ . j . ,
Défense effective de l’agriculture, création de chambres électives départementales d’agriculture; institution du crédit et de l’assurance agricoles.
Répression énergique et efficace des fraudes qui se pratiquent sur les produits de la viticulture au détriment de rextension de cette branche esseniielle de la richesse girondine et au préjudice de la santé publique.
Dans l'ordre fmaacier : ** * j
Unité budgétaire, contrôle sévère, économies judicieuses, amortissement de la dette publique — seul moyen d’obtenir un réel dégrèvement.
Dans l’ordre social ; , . . -
Je souhaite l’amélioration du sort des travailleurs et je continuerai a favoriser l’élévation morale et matérielle de la démocratie par le développement et la mise en pratique du principe de solidarité entendu dans son sens le plus
lari^e, le plus üer et le plus noble* ^ ‘
A cet effet, je désire une organisation plus complète de î assistance publique dans les villes comme dans les campagnes, auproûs de rorphelin et du vieillard sans ressources, ainsi que de l’adulte déshérité atteint par la maladie.
Je suis également favorable à toute proposition équitable qui aura pour but de détermiuer les responsabilités en matière d’accidents du travail.
D’autre part, la liberté m’apparaît comme le véritable élément de paix
entre les divers intérêts sociaux; aussi, je condamne et combats, tant au nom
de celte liberté qu’au nom de la civilisatiou et de la dignité humaine, les doctrines rétrogrades qui, sous l’étiquette socialiste, ne tendent à rien moins qua annihiler l’individualisine au profit de collecuvités intolérantes et lyran-
^ En un mot, mes chers concitoyens, je pourrais faire tenir ma profession de foi dans cette pensée : rester digne de vous et de moi-même, mériter non seulement votre confiance, mais surtout votre estime, eu continuant a servir avec dévouement et patriotisme la France et la République,
Vive la République!
A. SÜRCHAMP.
Chers concitoyens,
A runanimité. le Congrès républicain, composé des représentants de toutes les commuoes de la première circonscription de Libourne, vient comme candidat à l’élection législative du 20 août, notre honorable am M, Â. Surchamp, député sortant*
Ce choix s’imposait é notre gratitude et à notre clairvoyance ; le souveni des services rendus, l’intérêt du parti républicain, les nombreuses qualités personnelles du député sortant, tout devait inspirer le vote du CongrèB,
Cette désignation J c'est notre succès acquis d'avance, c'est la victoire assurée.
Qui ne connaît, en effet, la sûreté des opinions de M. Surehanip, son dévouement sans borne, son intégrité incontestée, la droiture de son caractère, la générosité de ses sentiments?
Avec un tel mandataire, les électeurs n'ont à craindre ni les brusques revirements, ni les surprises déconcertaules ; son passe, son ferme bon sens, nous offrent ïa plus complète garantie.
Nous sommes certains aussi qu'avec lui les intérêts généraux de la France et de la République seront sérieusement servis, aussi bien que ceux de notre arrondissement, dont il connaît mieux que personne les multiples besoins.
Du reste, vous T avez vu à Foeuvre, propageant les principes de progrès et de liberté, et travaillant ensuite à les appliquer dans les diverses fonctions électives qu'il a occupées ; partout et toujours sa ligne de conduite a complètement répondu aux aspiration s politiques du corps électoral de notre région*
De celte parfaite communauté de vues et de sentiments est sortie cette situation électorale si profondément vraie et sincère qui, dans les circonstances présentes, fait notre force et en impose même k nos adversaires*
Aussi, est-ce avec une entière confiance que nous vous couvions a porter vos suffrages sur le nom du citoyen clioisi par le congrès comme le plus digne, le plus autorisé, et à faire de réleciion du 2Ô août une manifestation éclatante, qui permettra d'euregisirer les nouveaux progrès des idées démocratiques et républicaînes*
Électeurs I
Nous sommes arrivés à ce moment où la République sort triomphante des luttes glorieuses qu'elle a soutenues pour son existence; ceux-là memes qui Tout toujours combattue reconnaissent aujourd'hui leur impuissance.
Un nouvel Iborizon s'ouvre devant nous, et il convient de faire produire désormais à notre régime démocratique tous ses fruits, tous les bienfaits que nous sommes en droit d'en attendre*
Or, pour obtenir ce résultat, il est nécessaire, indispensable, d'envoyer au Parlement des hommes décidés à constituer une majorité homogène et durable, afin d'assurer la stabilité gouvernemeniale.
Grâce à cette stabilité, à l'esprit de suite qui en découle, nos représentants pourront poursuivre sans à-coup, sans faiblesse, mais aussi sans imprudence, Paccomplissement des réformes souhaitées par le pays.
En votant pour M. Surchamp, vous affirmerez nettement celte politique sage, pondérée et en même temps progressive, aussi éloignée des retours en arrière que des exagérations, des utopies dangereuses que certains esprits essaient vainement d'implanter dans notre généreuse France, si fermement attachée aux saines idées de bon seos, d'ordre, de justice et de liberté.
Nous estimons que cette politique donne pleine et entière satisfaction à tous les hommes de bonne volonté, à tous les citoyens qu'anime un sincère amour du bien public, à tous ceux enfin qu'inspire un patriotisme éclairé*
CitoyeDS l
Unissons-nous pour marcher au scrutin; âoïônB pénétrés de FimpoTtance du devoir à accomplir et n’hésitûhs pas à repousser tous les fauteurs de discorde, d*où qu'ils Tiennent, dont le succès ne pourrait être que funeste aux destinées de notre patrie*
Aux urnes 1 pas d'abstention î Votons pour le candidat du congrès,
Votons tous pour A, Surchamp,
Vive la République! vive la France!
Pour le Congrès républicain s
Le bureau :
Hiviùre aîné, maire de Saint- Germain-du-Puch, conseiller général du canton de Brahne, président; Alfred Sivadon, maire de Pineuilh, conseiller général du canton de Sainte-Foy-la-Grande ; D*" Cousrou, conseiller d'arrondissement du canton de Pnjols; Faure, maire de Saint-Émilion, conseiller d'arrondissement du canton de Libourne; L* Bareion, maire de Génîssac, conseiller d'arrondissement du canton de Branne; Louis CuiiETifeiiE, maire de Libourne, viceprésidents; Louis BnoGNET, adjoint au maire de Libourne, trésorier; Albert Pointet, secétaire.
2® circonscription de LIBOURNE*
M* OBISSIER SAINT-MARTIN,
Élu au 1®*' tour de scrutin.
Chers conciloyeûs,
Le Congrès républicaîo de la 2® circonscription de Libournê a décidé, à Punanîmîté, de proposer à vos suffrages la candîdattire de M, Obissier Saint- Martin, député sortant, président dn Comice viticole et agricole de notre arrondissement.
Vous connaisses notre candidat.
Trois fois élu par vous, depuis 1884, M* Obissier Saint-Martin a pris part à l'élaboration de lois qui resteront l'honneur et la force de la République,
Membre du groupe viticole de la Chambre, il a appuyé de sea votes les me-
sures destinées à protéger Pagriciilture, à favoriser plus particulièrement la vente de nos vins et à diminuer Timportation des vins étrangers,
Notre candidat s’est associé à tous les efforts qui ont été faits pour améliorer la situation des travailleurs dans la mesure du juste et du possible*
M. Obiasier Saint-Martin a toujours été partisan de la stabilité gouvernementale, qui seule peut assurer à notre pays la iranquillité, l’ordre et la paix*
Ji a soutenu cette politique de sagesse et de progrès grâce à laquelle la France a repris sa situation dans le monde, a su inspirer le respect à tous et gagner de précieuses sympathies.
Electeurs I
Pendant dix ans vous avez donné votre confiance à M, Obissier Saint- Martin*
Vous la lui maintiendrez.
Pendant dix ans, il vous a consacré tout son temps, toute sou activitéi toute son énergie.
Personne n’a jamais fait appel en vain à son dévouement. Il a toujours mis à votre service sa haute connaissance des affaires adraioistratives. Vous l’enverrez une quatrième fois siéger à la Chambre pour la défense de vos droits et de vos intérêts.
Electeurs !
Vous allez encore une fois manifester votre volonté. En déposant dans l’arne ce bulietiu de vote qui est le signe de votre Bouveraiueté, n’oubliez pas les grands intérêts de la patrie.
Fortifiez la Bépublique, à qui vous devez la loi militaire, les lois scolaire?, l’ordre intérieur et vingt-trois années de paix.
Aux urnes! Pas d’abstenlton I
Votez tou^ pour voire ancien député, Monsieur OBISSIER SAINT-MARTIN, Vive la Eêpubiique 1
Pour le Congrès républicain,
Le bureau :
Poitou, président ïCaussade, Gagnard, Barbe, Boiteau, conseillers généraux; Goujon, Carré, conseiller d’arrondissement, vice-présidents ; Leynier, maire de Lussac; Durand, maire de Goutras; Jacquet, maire de Fronsac; Malescot, maire de Goitres; Musset, maire de Saint-Pey-d’Armens; Bartherotte, maire d’Abzac; Mazeaii, maire de Saiut-Philippe-d’Aiguilhe, assesseurs; Goujon, conseiller d'arrondissement, trésorier; H, Goffre, ancien adjoint au maire de Coütras, secrétaire.
Mes chers concitoyens,
Désifcné comme candidat par te Congrès républicain de la deuxième circonscription de Libourne, je viens de nouveau solliciter vos suffrages.
le ne crois pas avoir à vous parler beaucoup de moi ; Vous me connaissez, vous m’avez investi trois fois du mandat législatif.
Je n’ai pas non plus à vous taire un long exposé de mes opinions, que j’ai si souvent affirmées devant vous.
Ma politique a été la vôtre; et si vous me conférez l’honneur d’un quatrième mandat, je continuerai à m’inspirer, dans mes votes, de vos désirs et de vos besoins ; mon dévouement à vos intérêts sera le même.
Il convient, toutefois, de préciser quelques points =
Je soutiendrai un gouvernement stable, capable de maintenir à l’extérieur, le prestige et la dignité de la France ; d’assurer, à l’intérieur, l’ordre et le respect de la loi, et aussi de mener à bonne fin les réformes attendues.
Je défeu drai la loi scolaire, garantie de la liberté de conscience, et la loi ^
militaire, consécration de l’égalité civile.
La nouvelle Chambre devra compléter l’œuvre de l’uniOcalion budgétaire, conserver l’équilibre des dépenses et des recettes, augmenter la dotation de r amortissement.
Elle traitera avec une faveur particulière l'agriculture, qui est la base !a plus certaine de !a ricliesse et de la puissance de 1 État,
Je demanderai une applicalîon loyale du système des tarifs douaniers établis dans rinlérêt de noire grande industrie nationale et notamment de la viticulture, Ce n'est qu'après une expérience süfüsaüto que les résultats en pourront être appréciés. . i
Je demandera i, en même temps, la répression sérieuse des fraudes si préjudiciables à nos producteurs de vins*
Il faudra tirer uii résultat pratique des travaux considérables de la dernière légialalure en madère de contributions, de boissons, d'octroi,- de crédit et d assistance, et rechercher les moyens de répanir plus équitablement les charges publiques, de rendreU® travail plus fécond, et nieiiletir le sort des travailleurs.
J’appelle, enOn, le développement régulier, dans le calme et 1 uoion, de ce régime répubUcaïn qui a aujourd’hui de si fortes assises.
En allant aux urnes, mes chers concitoyens, vous vous demanderez si la sagesse ne commande pas de fortifier encore notre situation politique. Vous n'oublierez pas ce que la République a fait pour l’armée, renseignement et les voies de communication* Vous vous souviendrez des merveilles de nos expositions, du succès de notre diplomatie.
J'ai la confiance que vous serez fidèles à vous-même ; voua garderez l’œuvre républicaine et voua acclamerez de nouveau îe gouvernemenl sous lequel la France s’est relevée et a repris son rang dans le monde.
Vive la République 1
OBISSIER SAINT-MARTIN, député sortant.
Circonscription de LA KÉOLE.
M. Pierre LAROZE,
Élu au 1" tour de scrutin.
Messieurs les électeurs et chers concitoyens,
Désigné par le Congrès pour porter le drapeau de la Hépubligne, j’ai l’honneur de solliciter vos suffrages.
Partisan d’une République progressiste, libérale, tolérante, largement ouverte à tous les concours et à toutes les bonnes volontés, je veux un gouvernement ayant la stabilité et l’autorité suffisante pour garantir à chacun le libre exercice de ses droits, imposer à tous les citoyens, quels qu’ils soient, le respect de la loi, assurer la paix à l’extérieur, maintenir à la fois dans le pays, la paix sociale et la paix religieuse, sans qu’il puisse être question de revenir sur les lois militaire et scolaire qui doivent être appliquées sans vexation mais sans faiblesse.
Le gouvernement républicaia, débarrassé désormais du souci de se défendre contre une opposition réduite à l’impuissance, devra marcher hardiment dans la voie du progrès.
La prochaine Chambre aura k réaliser les réformes fiscales depuis si longtemps attendues : réforme des boissons, réforme des octrois, réforme des prestations, suppression de l’impôt des portes et fenêtres, suppression graduelle de l’impôt foncier.
Elle aura à compléter les lois ouvrières votées sous la précédente législature par ; les lois sur la participation aux bénéfices, les pemsions du travail, la responsabilité des accidents, les habitations à bon marché.
Elle devra s’occuper activement de nos populations agricoles trop souvent délaissées et organiser le crédit agricole, l’assistance publique dans les campagnes, réorganiser les cb ambres consultatives d’agriculture, diminuer les droits de mutation des propriétés immobilières et maintenir nos tarifs douaniers pour permettre aux cultivateurs de lutter contre la concurrence étrangère toujours grandissante,
A côté des intérêts généraux du pays, il y a les intérêts particuliers de notre arrondissement bien négligés depuis quatre ans; il y a cette éternelle question du chemin de fer de La Sauve à Eymet qui serait aujourd'hui terminé si nous avions eu un député républicain; celle du chemin de fer de Libourne à Langon dont on n’a pu obtenir le classement; il y a encore l’abaissement du prix des permis de chasse qu’on vous avait promis il y a quatre ans.
Enfant du pays, ayant vécu au milieu devons, je connais vos intérêts qui
sont aussi les miens, six années passées au Conseil d’État, dans l’étude et la préparation des lois, m’ont mis à même de les soutenir utilement, et je n’ai pas besoin de vous dire que vous me trouverez toujours prêt à les défendre.
Messieurs et chers concitoyens,
Au-dessus de ces questions de politique et de ces questions d’intérôts, nous avons une œuvre d’assainissement moral et politique à accomplir ; nous avons à chasser l’étranger qui s’est implanté parmi nous; l’homme sans conviction, le mandataire indigne et de mauvaise foi qui, s’il n'a rien obtenu pour noire arrondissement, a profité de ses mandats pour faire partie de sociétés Onancières : Union des banques, etc.
C’est à cette œuvre que je vous convie et j’espère que les élections prochaines verront enfin dans notre arrondissement le triomphe définitif des idées républicaines pour lesquelles nous luttons depuis si longtemps. Ce sera en même temps celui de l’honnétetè.
Vive la République!
Votre dévoué concitoyen,
Pierre LAROZE,
Auditeur au Conseil d’État.