‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 124 sur 266 · M. G. RÉAL · texte numérisé non relu

M. G. RÉAL

Élu au 1" tour de scrutin.

Messieurs et chers concitoyens, ^

Après avoir déclaré que je m’étais acquitté de mou mandat, pendant la dernière législature, dans la limite des engagements que j’avais contractés, le congrès de la 2' circonscription de Roanne a bien voulu me faire l’honneur de me désigner de nouveau comme candidat aux élections législatives du 20 août prochain.

Je n’ai pas à revenir sur le programme que j’ai eu l’occasion de vous soumettre, lorsque je me suis présenté la première fois. U a été le vôtre et la base du contrat qui est intervenu entre nous. Je me maintiendrai donc fermement sur le terrain que nous avons choisi de concert.

Comme alors, je veux que nos institutions soient améliorées dans un sens absolument démocratique, sous un gouvernement stable, assurant l’obéissance à toutes les lois, soumettant à l’étude du Parlement les réformes sociales que l’expérience et la justice légitiment, assurant aux citoïena tous les bienfaits de la liberté et maintenant fermement la législation militaire et scolaire actuelîe-

ment en vigueur. , ^ ,

Bepuis vingt-deux ans, la République s’est surtout attachée à réorganiser

notre armée, à assurer aux citoyens les bienfaits de l’instruction sous toutes les formes, à favoriser le développement de l’agriculture et de l’iudustrie, eu achevant le’ réseau de notre voirie vicinale, en augmentant dans des proportions notables celui de nos chemins de fer et de nos canaux, eu créant partout des chaires d’agriculture et des écoles professionnelles ou industrielles, en votant des crédits importants pour combattre les fléaux calamiteux et résister à l’invasion du phylloxéra et des autres maladies qui avaient atteint nos vignobles, en allégeant les charges du service militaire et assurant aux produits agricoles et à notre élevage national les avantages d’un système de^ protection modérée, en développant enfin et en étendant notre influence coloniale.

Aujourd’hui, les études de vos mandataires devront porter surtout sur les lois agricoles, sur le remaniement des impôts, sur l’abolition de l’exercice, les institutions de mutualité, de prévoyance, d’épargne, de crédit ; sur l’importante question de l’organisation de l’assistance médicale dans les caDopagnes, sur les moyens de faire disparaître, sous toutes ses formes, la mendicité.

Je consacrerai à ces études, si vous me faites l’honneur de m’élire pour votre représentant, tous mes soins et tout mon dévouement, en môme temps que le plus ferme esprit de conciliation, estimant que, de la solution de tous ces problèmes, peuvent dépendre l’apaisement social, l’atténuation des luttes déclassés et de partis, Tunion das Français et la grandeur du pays.

En ce qui concerne plus particulièrement les intérêts industriels de la 2 circonscription, je m’attacherài à défendre le maintien des tarifs qui ont assuré du travail et un salaire plus rémunérateur aux ouvriers de notre région, la loi de 1850 qui leur permet de veiller à l’application des tarifs du tissage, aussi bien pour la cotonnade que pour la soierie ; enfin, je m’efforcerai, de concert avec mes collègues de la Loire, de hâter les études que poursuivent MM. les ingénieurs de la navigation en vue de l’exécution des travaux d’agrandissement du canal de Roanne à Digoin, travaux qui favoriseront certainement l’exportation des produits industriels de la contrée et y permettront l’importation, à moins de frais, des produits utiles â l’agriculture. ' ■

Je me tiendrai d'ailleurs en communication constante avec les électeurs de la 2® circonscription , comme je me suis tenu jusqu'à présent en rappoit avec leurs maires, de manière à m’occuper des intérêts particuliers de chaque commune, estimant que c’est par un contact fréquent avec les habitants d une contrée qu’on apprend à en connaître les besoins et qu’on trouve l’occasion de s’y intéresser et de leur rendre de réels services.

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