LOIRE (HAUTE
Circonscription de BRIOUDE.
M. CHAÏÏTELAUZE,
Elu au 1”' tour de scrutin.
Chers concitoyena,
il n’y a paa encore quatre mois, 10.ij59 électeurs m’ont fait l’honneur de m’accorder leurs suffrages, pour m’envoyer siéger à la Chambre des députée.
Je suis arrivé dans cette assemblée à un moment où son impuissance se manifestait par l'incohérence de ses votes, et empêchait la réalisation de quelques réformes vainement attendues jusqu’à ce jour.
Fidèle à mon programme, j’ai résisté à ce courant fâcheux, et j’ai voté — quoi qu’eu disent des adversaires de mauvaise foi — dans le sens le plus démocratique, pour donner au pays un minimum de ses revendications, notamment pour joindre au budget de 1894 la réforme des boissons, la réforme de la personnelle raohilière, la réforme des portes et fenêtres.
Je continuerai donc, au cours de la législature prochaine, à voter les lois de liberté et de progrès qui ont assuré le triomphe définitif de la République, et qui tendent à réaliser progressivement ce grand principe de la Révolution j a Le droit à l’existence pour tous. »
Par une majorité de plus de deux mille quatre cents voix, vous avez sanctionné, le 16 avril dernier, mon programme politique. Il est aujourd’hui le même, et c’est avec confiance que j’attends de vous une nouvelle investiture.
On voudrait jeter la division, fomenter la discorde, exciter les haines dans l’arrondissement, vous vous y opposerez par votre vote. Vous manifesterez ainsi votre ferme intention de maintenir au Gouvernement Républicain son caractère démocratique et progressiste.
Vive la République I
D' CHANTELAUZE, Député sortant.
Chers coDcitoyetis,
Je viens vous demander de me confirmer le mandat que vous m’avez donné, à une si écrasante majorité, le 16 avril dernier.
Mes principes, vous les connaissez; ce que je vous promettais de faire pour vous, il y a trois mois, je me suis, pendant mon court passage, à la Chambre, efforcé d’en assurer la réalisation, et je vous donne ici l’assurance que je continuerai.
Mes votes, qu’un adversaire déloyal a cherché à dénaturer et à travestir, sont la meilleure preuve de mon dévouement à la cause du peuple, aux intérêts des petits et des travailleurs, à la grandeur de la patrie, à la prospérité de la République.
Je vous en fais juges ;
Voilà ce que je vous promettais, par mon programme, le 16 avril 1893.
Liberté d’association comportant des lois favorables à la formation et au développement des syndicats de tous ordres.
Liberté communale, liberté de réunion.
Diminution et réforme des impôts et taxes qui pèsent si lourdement sur l’agriculiure, le commerce, en un mot, sur le travail, de manière à le^ remplacer par un impôt plus approprié et mieux réparti selon la richesse.
Dégrèvement des boissons hygiéniques, maintien des avantages des bouilleurs de crû, suppression de l’exercice chez le débitant et chez le propriétaire.
Crédit agricole.
Organisation de l’assistance publique.
Diminution des gros traitements. Augmentation du traitement des petits employés.
Voilà ce que j’ai fait i
M. Devins prétend qu’en votant contre l’amnistie pour faits de grève je n’ai point rempli mes engagements sur ce point.
En votant contre ranmiEtie pour faits de grève, je n’ai pas voulu encourager agitations stériles et dangereuses, dont nous- avons eu dans notre région le désolant spectacle. Partisan de l’amnistie pour les faits politiques, je ne la voterai jamais pour les faits qui, sous le couvert d’une grève, dégénèrent en attentats contre les personnes et contre ia propriété.
Aucun vote ne peut m’ôtre reproché contre ces deux principes, que je défendrai toujours.
Partisan de l’ordre, j’ai voté contre les interpellations dont la mort du malheureux Nuger était le prétexte, dont l’émeute et la chute de la République étaient les conséquences.
J’ai volé contre ceux que notre éminent compatriote, M. Charles Dupuy, qualifiait, du haut de la tribune, de « soldats ordinaires de l’émeute, professionnels du désordre v.
J’ai voté pour l’ordre.
L’impôt sur le revenu est la base de la réforme des impôts, j’ai voté pour cette réforme.
(Amendemeiii Htibbard et Leydet, séance du H jatlJet, Journal officiel du 12 juillet, page 21jI(8.)
Cette réforme entraîne la aappreBsion de l'impôt foncier, contre laquelle je n’ai pas volé.
(Voir Journal officiel du 12 juillet.)
J’ai voté pour la suppression de l’impôt des portes et fenêtres.
(Voir le Journal officiel du 12 juillet, page 2134.)
J’ai voté pour la suppression de l’impôt de la personnelle immobilière.
(Voir Journal officiel du 12 juillet, page 2132.)
J’ai voté pour la suppression des octrois.
Si la municipalité de Brioude applique ses doctrines démocratiques, les cultivateurs n’auront plus à supporter les droits onéreux perçus à l’entrée de cette ville, et qui sont la cause de tant de tracasseries et d’injustices.
(Voir Journal officiel du 3 mai 1893, page 1319.)
J’ai voté pour le maintien, au budget de 1894, de la réforme de l’impôt sur les boissons telle qu’elle était votée par le Sénat, et me suis opposé à sa disjonction, afin d’en assurer le bénéfice immédiat aux contribuables. Cette loi, pour laquelle j’ai voté, contient entre autres dispositions : ’
Art. 47. — L’exercice des débits de boissons est supprimé, ainsi que les droits de détail sur les vins, cidres, poirés et hydromels.
Art. 73. — Seront affranchis de l’exercice, conformément à la loi du 14 décembre 1875, les propriétaires ou fermiers qui distilleront les vins, cidres poirés, lies, mSrca, cerises, prunes provenant exclusivement de leur récolte. ’
En votant ainsi, j’ai résisté, avec les vrais amis du peuple, aux réactionnaires coalisés, dont les manœuvres ont abouti à retarder cette réforme tant désirée.
(Voir Journal officiel du 12 juillet, page 2150.)
Mon vote supprimant la cause des procès-verbaux rendait mutiles les propositions dont ils faisaient l’objet.
J’ai voté contre l’ajournement de l’organisation do Crédit agricole.
(Séance du 1" mai 1893, Journal offiüd du 2 mai 1893, page 1317.)
J’ai voté pour l’ensemble du projet de loi organisant ïe crédit aux cultivateurs (même séance du 2 mai 1893).
J’ai voté contre l’amendement Plichon, parce qu’il tend à favoriser le développement de la mainmorte, et crée une loi d’exception.
J’ai voté contre les amendements de MM. Bouge et Raiberti demandant une augmentation de traitement pour les commis des postes seuls, parce que, pour cela, il fallait créer de nouveaux impôts, et parce que la portion la plus intéressante du personnel, notamment les facteurs, n’en profitait pas.
l’ajoute que toutes les proposiiious tendant à venir en aide aux agriculteurs victimes de la grêle et dq la sécheresse ont trouvé en moi un zélé partisan. — Vous savez que six millions ont été votés pour cela.
J’ai toujours voté, et, si vous m’accordez vos suffrages, je voterai toujours dans le sens de mon programme du 16 avril.
Electeurs, vous ferez bonne justice des calomnies et des manoeuvres dont se sert contre moi un adversaire aux abois, dont Fambition ne recule devant
aucune bassesse, et qui s’allie ouvertement aux anarchistes et aux sanspatrie.
Vous vous Bouvieodrez que j'ai toujours fait mon devoir, tonjours et dans toutes les circonstances.
Le jour est fait sur ma conduite politique pendant le cours du mandat que vous m'aviez confié le 16 avril.
Si j'ai bien agi, confirmez-le.
Vive la République î
CHANTELÂUZE, député sortant, Conseiller général.
Les soussignés, approuvant la condüîte politique du docteur Chantelauze, pleine de correction et d'honnêteté, adjurent les électeurs dé rarrondissement de Brioude de voter pour lui.
Vive la République î
Allemand, sénateur; Francisque Maigne, ancien représentant du peuple; Vidal, conseiller générai de Paulhagaet; Todzet, conseiller général de Langeac; Chatillon, conseiller général dè Lavoûte-Chilhac; — Bonhoühe, Baiüit, Blanc, SEiiVAKT-FAyE, Saüron, conseillers d^arrondissemeat.
circonscription du PUY, M: Charles DUPg Y,
Élu au tour de. scrutin.
Mes chers concitoyens,
Je viens vous demander de me, renouveler, le ^Û août, le mandat de vous représenter à la Chambre des députés.
Vous me connaissez tous; vous avez U preuye et la conviction que je n'ai rien négligé pour servir vos mtéréts légitimes^ soit publics, soit privés.
De nombreuses visites dans vos cantons m'ont mis en relation directe avec ]e plus grand nombre d'entre vûuSé Nous sommes liéspar des liens déjà anciens, que je vous demande de resserrer par une nouvelle affirmation de votre con-
fiance, ... - ^ ^
Mes votes vous sont connus. Vous savez que j’ai toujours été anime des principes d'ordre, de liberté, de tolérance et de justice qui vous sont chers. î
vous fiavez que ma sollicitude a toujours été acquise aux humbles, aux modestes, à ceux qui souffrent et qüi peinent. Je m'inspirerai des mômes principes et des mêmes sentiments, dans la législature prochaine*
j^auraîs voulu aller vous présenter moi-même ma candidature et prendre à nouveau contact avec vous. Mes fonctions de président dit conseil et de ministre de Fintérieur me privent de ce plaisir comme elles m^ont privé assister aux belles fêtes des 8 et 9 juillet. Je ne pourrai passer que quelques heures au cheflieu de la circonscription. Là, je verrai du moins vos délégués, ils vous rediront mes projets et mes espérances patriotiques et mon dévouement pour vous* Je n’ai pas, à cette heure, de concurrent, ce qui prouve que notre chère République est désormais incontestée dans la première circonscription, comme elle tend à Têtre dans la plupart des départements. Je vous demande de voter comme si j’en avais un, et de ne pas vous abstenir. Plus vos votes seront nombreux, plus j’aurai de force et de courage pour vous bien servir et pour bien servir la patrie ï Vive la France 1 Vive la République I
Croyez, mes chers concitoyens, à la reconnaissance, à PafTection et au dévouement de votre député,
Charles DUPUY, ministre de rintémur, Président du Conseil des ministres.
2® circDBScriptioa du PUY.
M, Henri BLANC,
Élu au tour de Bcutin.
Mes chers concitoyens,
Le 20 août prochain, vous serez appelés à élire un député.
Désigné par une réunion de délégués venus de tous les cantons de la circonscription Sud-Est, je pose ma candidature.
C est avec confiance que je sollicite vos suffrages.
Né au milieu de vous, j^ai tous mes intérêts dans Parrondissetnent du Puy,
Le candidat du parti réactionnaire est, au contraire, un étranger venu accidentellement dans la Haute-Loire*
Vous ne doutez pas de la sincérité de mes opinions républicaines.
Mais je dois vous mettre en garde contre ceux qui me représentent comme tm partisan de mesures violentes et tyranniques.
Je vaux une République tolérante, libérale, ouverte à tous les hommes de bonne volonté.
Défenseur résolu de la liberté de conscience, je veux le maintien du Concordat et du budget des cultes.
Votre circonscription est essentîeilement agricole^ si l^avais Thonneur d'être votre représentant, je me préoccuperais surtout des questions qui intéressent les cultivateurs et les propriétaires fonciers : réforme de Pimpôt et des droits de succession, diminution des frais de justice, organisation de renseignement agricole.
Je n’oublierai pas que notre département a surtout besoin de chemine de fer et qu’il est indispensable de le mettre, îe plus tôt possible, en relation directe avec la vallée du Rhône et le Midi.
Mes chers coneîloyens, Ridée républicaine est aujourd’hui acceptée par îa France entière, mon adversaire n’ose mêuae plus se dire monarchiste.
La circonscription Sud-Est du Puy ne doit pas rester en arriére. |
Que chacun fasse son devoir et le 20 août 1893 sera, pour le parti démocratique de notre département, k date d'une éclatante victoire.
Vive la République 1
Henri BLANC, procureur de la République.
Girconscriptioii d’YSSINGrEAUX, M. Émile NÉRON,
Élu au tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Désigné par le congrès républicain de Parrondissement dTssîngeaux, je viens solliciter vos suffrages et faire appel à tous ceux qui veulent, comme mot, conservera la France, à la fols les institutions qu'elle s’est librement données et qui seules peuvent donner salis faction aux légitimes aspirations de notre démocratie, et les lois essentielles destinées à assurer sa puissance intellectuelle, morale et militaire.
Si j’ai l’honneur d'être élu par vous, je donnerai mon concours le plus ferme et le plus loyal à toutes propositions ayant pour objet le développement normal des principes sur lesquels repose notre édifice politique, principes en tête desquels je place la liberté religieuse, que nos pères ont consacrée dans leur déclaration de 1789 comme un des droits du citoyen et que je ne sépare pas des autres libertés nécessaires.
Dans Tordre social, tous mes efforts tendront à favoriser la conciliation inaîspeosable du capital et du travail et à assurer aux travailleurs les moyens de parer aux conséquences de Tàge et de la maladiOp
ileprésentant d'un arrondissement agricole et agriculteur moi*même, Tétude des besoins de Tagriculture sera Tobjet de tous nies soins et de toute ma Bollicilude» La République à déjà fait beaucoup pour elle et fera certainement plus encore en compensation de tout ce quo' Tagriculture donne à la France. Je m'oo cupe tout spécialement du travailleur delà terre^ dont la prospérité estai ïûlimement liée à la prospérité naiianale, et j'appuierai toujours de tout mon pouvoir les projets tendant à améliorer et à développer le bien être et la richesse dans nos campagnes.
Mes cbers concitoyens, je porte un nom que je sais aimé et estimé de beaucoup d’entre vous si vous me confiez la garde de vos înlérêts, je m'efforcerai d'en être digne en continuant pour tout Tarrondissemeat ce que j’ai essayé de faire pour le cantop qui m'a envoyé au Conseil général, largement récompeosé si je puis rendre quelques services et contribuer à Tœuvre vraiment française qui doit réunir tous les coeurs dans une fraternelle union, union faite de tolérance, de sage liberté, sous le couvert des lois et cimentée dans Tâme de tous par Tamour sacré que cbacun doit à son pays.
Vive la France l Vive la République!
Émile NÉRON.
LOIRE-INFËRIEURE
Circonscription d'ANCENIS, M. le marquis de La FERRONNAYS, Élu au 1" tour de scrutin.
Je soussigné, député de l’arrondissement d’Ancenis, déclare n’avoir publié aucune profession de foi, ni fait insérer aucune déclaration dans les journaux soit de Parisi soit de la Lotre-Ioférieure au cours de la dernière période électorale ; je me suis borné à faire apposer des alEches et distribuer des bulletins identiques quant à leur rédaction,