‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 133 sur 266 · ASO · texte numérisé non relu

ASO

CouDaissant yùire équité, je livre sans crainte mes actes à votre appréciation î f espère que vous ne me refuserez pas un nouveau témoignage de confiance.

Serviteur fidèle de la République, je souhaite rafiermissement de la paix sociale par runion de toutes les bonnes volontés ei Je suis toujours pour le progrès démocratique contre la réaction royaliste.

Si vous me chargez encore de représenter notre grande ci té ^ Je poursuivrai la réalisation des vœux que vous m^ayez exprimés ; |e réclamerai notamment l'exécution d’un canal de Nantes à Orléans, f unification des retraites, la révision de k loi sur les patentes, l’augmenta tion des salaires dans les arsenaux de la Marine nationale, et la réadmission des ouvriers dans l’Etablissement d’Indret après leur retour du service militaire, la faculté pour les préposés des douanes de voyager k prix réduits sur les chemins de fer français, la fondation d’une caisse de retraite pour les travail ieurs, des encouragements aux msUlutioos créées par Tesprit de fraternité et de solidarité; enfiu, je mettrai l’expérience que J'at déjà pu acquérir, an service de tous les intérêts commerciaux, industriels et maritimes de notre région*

Agréez l’assurance de mes sentiments les plus dévoués,

Maurice SJBILLE,

Député sortant.

2° circonscription de NANTDS.

M, Gustave ROGH,

Élu au 2^ tour de scrutin.

M* Gustave Roch a vu et signé, avec M* Sibille, le programme des comités de rAUiance républicaine qui figure à la pageé77*

Les Comités de rAUiance Républicaine, et le Gougrès des délégués républicains m’ont, à l’unanimité, désigné comme candidat aux élections législatives, dans la 2'' circonscription*

Je n’ambitionnais pas cet honneur* Mais je ne saurais me dérober au devoir que m’impose un pareil témoignage de confiance.

Je suis Républicain.

Depuis vingt-cinq ans je lutte pour la démocratie.

Avec vous, je veux défeadre les iostitutions républicaines, seule garantie

Hfi nos libertés et de nos droits. .

Avec vous, je veux une politique de réformes et de progrès, une République

honnête et respectée qui défie toutes les attaques. ii„v^mon

Les questions agricoles, économiques et sociales, s’imposeront à 1 examen

Taïûre Chambre devra les aborder résolument et les résoudre, sans se laisser détourner de son but par des [interpellations incessantes qui ne fon

ou’entretenir une agitation stérile.

Je demanderai pour les travailleurs et commerçants de la ville et des cam- Daunes, la réforme de l’impôt des boissons et de l’impôt des patentes.

Je m’occuperai particulièrement de la question des retraites pour la vieillesse, des assurances contre les accidents du travail et des associations

jgyendiquerai, pour les agriculteurs, le concours plus large de l’Etat, l’organisation du crédit agricole et la réforme de l’impôt foncier.

Je m’attacherai spécialement à la défense des intérêts de Nantes e e a région, trop longtemps sacrifiés à une politique d’opposition sïstematique.

Je poursuivrai énergiquement l’exécution de ces grands travaux pu nécess^res pour compléter l’œuvre du Canal maritime, et assurer le relèvement du Commerce, de la Marine et de l’Industrie,

Mon adversaire royaliste n’a dû son succès, en 1889, qu a la division des

Républicains. ^ , .

L’union de tous nous assurera cette fois la victoire.

Je fais appel à tous les Républicains sans distinction de nuance.

Je fais appel à tous ceux qui placent l’intérêt de la France au-dessus des querelles de partis et qui confondent dans une commune affection la Patrie et la

République. Gustave ROCH, avocat,

Adjoint au Maire de Nantes.

3 circonsciiption de NANTES.

M. E. de CAZENOVE de PRADINE, Élu au 1" tour de scrutin.

Messieurs les électeurs.

Je viens solliciter le renouvellemént du mandat que, depuis neuf ans, vous m’avez déjà confié à trois reprises consécutives, tant au scrutin d’arrondissement qu’au scrutin de liste.;

Nous sommes donc de vieilles connaissances, et je crois pouvoir ajouter, pour beaucoup d’entre vous, du moins, de vieux amis.

C’est sur mes actes publics que vous avez à vous prononcer et non pas sur de simples et toujours faciles déclarations.

Je me bornerai à vous dire que je n’ai pas changé.

Je reste Adèle à toutes mes convictions religieuses et politiques que mes adversaires eux-mêmes — dont je tiens à garder l'estime — s’étonneraient de me voir renier aujourd’hui.

Mais je n’attends la réalisation de mes espérances que du consentement national loyalement exprimé. J’ai suffisamment prouvé, en toutes circonstances, que je ne me prêterais jamais à des aventures compromettantes pour la prospérité et le repos du pays.

Vous me trouverez toujours prêt à m’unir aux bons citoyens de tous les partis pour la défense des intérêts moraux, et matériels qui tiennent une si grande place dans vos justes préoccupations :

La réforme des lois scolaires et militaires dans nn sens plus respectueux des droits de l’Église qui les a solennellement condamnées, de la liberté des pères de famüle qu’elles méconnaissent, des intérêts du contribuable qu’elles sacrifient ;

Notre agriculture, que j’ai contribué à défendre contre la concurrence de là production étrangère, et aussi contre certaines exigences de la loi du recrutement, dont quelques-unes des dispositions les plus rigoureuses ont été modifiées, sur mon initiative ;

Nos voies de communication et, tout particulièrement, nos chemins de fer départementaux, dont quelques-uns de nos cantons les plus productifs et les plus imposés sont encore injustement dépourvus ;

La protection de nos vignes contre le phylloxéra qui a déjà causé tant de ravages matériels et compromis sur certains points, entre’propriétaires ët complanteurs, une union désirée de tous et qu’il est de l’intérêt commun de rétablir dans son ancienne et bienfaisante cordialité ;

Toutes les mesures équitables et pratiques, tendant à améliorer la condition des ouvriers de la ville et de la campagne ;

Notre vaillante armée, indispensable garantie de l’ordre à l’intérieur comme de la paix avec l’étranger, et dont personne ne saine avec plus de respect que moi le drapeau sous lequel j’ai eu l’honneur de servir avec beaucoup d’entre vous, comme soldat volontaire de 70 ;

En toute chose et par-dessus tout, l’honnêteté et l’économie dont les déplorables scandales de Panama ont démontré l’indispensable nécessité dans la politique comme dans la vie privée, et qui constituent le premier devoir d’un gouvernement ;

Pendant les loisirs que me laisse l’exercice de mon mandat, J’habite sans cesse au milieu de vous, à Nantes, au centre même de cette vaste circonscription qui exige d’un député soucieux des devoirs de sa charge un dévouement sans limite et un travail assidu. Comme par le passé, vous trouverez toujours auprès de moi un accueil empressé et affectueux. Je n’ai jamais refusé ët jë ne

refuserai jamais de rendre service à un Uonnête homme, quelles que puissent être sa situation sociale et ses opinions politiques.

Chrétien et patriote avant tout, je n’ai pas à craindre qu aucun homme de bonne foi puisse mettre en doute mon dévouement à la religion et à la patne. Et maintenant, mes cliers électeurs, que je vous ai parlé en toute franchise et en toute affection, j’attends votre décision en toute confiance.

E. de CAZENOVE, député et conseiller général de la Loire-Inférieure.

Circonscription de PAIMBŒUF.

M. le comte C. de JDIGNÉ,

Élu au 1®'’ tour de scrutin.

Messieurs les électeurs,

Depuis vingt-deux ans que vous me faites l’honneur de me nommer votre représentant à la Chambre des Députés, vous me connaissez tous, et si je vous disais que je suis devenu répablicain, vous ne me croiriez pas, vous auriez

m’estimez trop pour me croire capable de commettre une lâcheté, en me ralliant à un régime que je croîs funéste à la prospérité et à la grandeur de

°'°”3e /este fidèle aux convictions de toute ma vis et aux traditions d’honneur

que nous ont léguées nos pères, les vôtres comme les miens.

^ Je suis comme vous, profondément chrétien et d’autant plus dévoue aux intérêts et à la défense de la religion catholique, qu’elle est plus menacee.

Je vous ai toujours dit la vérité, parce que je trouve que c’est un devoir de

Dès 1881, je vous ai avertis que la France, livrée à des gens qui ne pensaient qu’à s’enrichir à ses dépens, arriverait forcément, dans l’avenir, à une

situation financière des plus graves, , u

L’affaire des décorations qui amena la chute du président Grévy, et allaire bien plus grave et plus épouvantable de Panama ont démontré à quel point on gaspilla (pour ne rien dire de plus) l’argent des contribuables.

Le peuple français est le peuple du monde qui paie le plus d’impôts. Ils ont augmenté de 200 millions, depuis quatre ans, et il va falloir, l’an prochain, emprunter encore un nouveau milliard.

D’un autre côté, la question sociale, que chacun comprend dune façon

diiléreDtB, ce qui rend à peu près impossible de la résoudre ^ nous amène, chaque jourj des grèves partielles, et nous menace de la grève générale*

Ceux qui la prêcheot et l^organisent savent que ce serait la ruine des ouvriers 5 mais cela ne les empêche pas de faire à ces malheureux, qu^ils égarent, les promesses les plus folles, qui ne se réaliseront jamais ; ce qui leur est, d’ailleurs, parfaitement égal*

En résumé :

Dilapidation coupable de Targent des contribuables ;

Accroissement constant des chargea qui pèsent sur nous ;

Diminution, par les grèves, de la forlune^du pays et, par suite, diminution des recettes*

Voilà la situation*

Elle est grave : une nation, si riche qu’elle soit, ne peut marcher ainsi bien longtemps*

Le moment est venu de couper court à tons ces gaspiUages, et, pour cela, tous les honnêtes gens doivent unir leurs efforts.

Il faut faire des économies, il faut protéger notre industrie et surtout notre agriculture, qui ne Test pas assez ; la nouvelle législation douanière, obtenue uniquement parles efforts de la droite, a empêché la continuation du singulier régime qui favorisait partout les étrangers au détriment des Français ; mais il y a encore beaucoup à faire.

On s’est surtout occupé des ouvriers des villes ; je veux qu’on s’occupe aussi des travailletirs de la campagne, qui sont les plus nombreux et les plus méritants*

Si vous me faites Lhonneur de me nommer de nouveau votre représentant, c’est vers ce but que tendront tous mes efforts ; donnez-moi, par vos suffrages, la force d’accomplir ce programme.

Comte C* de JülGNt

circonscription de SAÏNT-NAZAIKE* M. F* GASMIER,

Élu au 2^ tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Cédant aux instances réitérées de beaucoup de mes amis, j’ai l’honneur de présenter mon nom à vos suffrages* Je suis républicain* Je désire me consacrer aux intérêts importants de la circonscription, défendre, le cas échéant, le régime

oue plus d’un siècle de luttes politiques nous a donné, et, par de prudentes réformes consolider les institutions qui régissent actuellement le pays. La tâche est considérable: mais, soutenu que je serai évidemment toujours de vos avis bienveillants et des exemples précieux de l’homme dévoué, à la retraite prématurée do qui je dois d’étre aujourd’hui candidat, je ne la crois pas au-dessus de

Vos intérêts sont grands, vos besoins nombreux; les uns et les autres sont fort divers : je les veux tous servir également. Je veux poursuivre la pronapte réalisation des projets de travaux qui doivent définitivement faire de Saint- Nazaire l’un des premiers ports du monde. Par l’organisation de services administratifs complets, je veux, d’ailleurs, ce port complètement autonome, indé-

pendant. de moindre importance et les ouvrages maritimes du littoral, — de Couëron à Mesquer, - comportent des améliorations urgentes. Je solliciterai

les transformations nécessaires. . , j

Je m’occuperai d’une manière particulière des inscrits maritimes. Je demanderai des lois ponr favoriser le recrutement des officiers du commerce, pour limiter la charge des navires marchands, pour fixer des routes à suivre aux steamers des principales lignes de navigation, pour créer des sailors homes, pour affranchir les pêcheurs de la côte et ceux de la Basse-Loire des entraves mises h l’exercice de leur utile profession, pour unifier les pensions de retraite des demî-soldlers. Comme les demi-soldiers, les anciens militaires et agents des administrations de l’Etat doivent avoir des retraites équivalentes pour des services d’égale durée. « u- » m»

^ L’a-riculture, le commerce et l'industrie seront, au surplas, l’objet de ma constante sollicitude. Des lois de protection et d’encouragement efficaces doivent enrayer la dépopulation des campagnes: il faut que les obligations militâmes soient aussi réduites que possible, que l'impôt ne soit pas augmenté sans necessi té bien réelle, qu'il ne constitue pour rassujeül ni Yexation ni préjudice, et qu’il soit équitablement réparti ; il faut enfin que les taxes applicables aux transactions commerciales exotiques sauvegardent les différents intérêts en pré-

industries étant malheureusement fort rares dans la région, je m’efforcerai de seconder leur développement. L^dustrie salicoîe et l’élevage seront

üOlaniJiiBiit entourés de mes meilleurs soins. n ^ *

Le chemin de fer de Gnérande à la Roche-Bernard et le tramway de Saint- Nazaire à Saint-Joachim sont encore des projets dont je m’efforcerai d obtenir,

à bref délai, la mise à l’étude et l’exécution. . . ^

Je considère que c’est, pour les pouvoirs publics, un devoir impérieux d eu-

couragei l’initiative des mutualistes, de protéger l’enfance, ainsi que les ouvrières

et les ouvriers employés dans l’industrie; de prendre des mesures propres a prévenir les accidents de travail et les épidémies: d’instituer des caisses de prévoyance pour la vieillesse ; de créer, pour les malades, les infirmes et les viei lards indigents, des asiles et des hospices suffisants ; d’anéantir, par des presenp tions rationnelles, légales, la division entre le travail et le capital, dont les hommes versés dans les questions sociales font craindre l’existence.

Ce D'est pas tout. Les frais judiciaires sont positivemeat exorbitants; leur réduction s'impose. Les formalités de procédure sont surannées ; il y a lieu de les reviser et de les simplifier.

La loi ne supporte pas d’exception. Absolument respectueux de toutes les convictions, je réclame dans l’école la neutralité la plus stricte, et dans le domaine religieux la liberté la plus large, la plus complète. Je suis, du reste, partisan de la diffusion de plus en plus grande de l’instruction; l’égalité des citoyens étant un principe essentiellement démocratique, je déclare que la gratuité doit exister dans toutes les écoles et facultés entretenues aux frais de l’Etat. Que dirais-je de plus î Je veux la France .puissante, prospère, unie par l’ordre, le travail et la paix.

Mes chers concitoyens,

Il ne peut plus y avoir qu’un ‘'gouvernement en France. Ce gouvefnemenî, auquel je suis profondément attaché, permet seul d’espérer la réalisation du programme qui précède : c’est celui de la République, désormais indestructible, de la République intègre, fondée, par la volonté souveraine des Français, sur le droit, la justice et la liberté.

Vive la France I Vive la République I

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