MEURTHE-ET-MOSELLE
Circonscription de BHIEY.
M. A. MEZIERES,
Elu au 1'' tour de scrutin.
Mes chers concitoyetis,
Vous m’avez confié depuis douze ans l’honneur de vous représenter au Parlement. Pendant la dernière législature, j’ai défendu devant la Commission des douanes vos intérêts agricoles et industriels; devant la Commission de l’armée, les lois qui assurent la sécurité du territoire en doublant la valeur de ses effectifs de première ligne.
Dans mes votes politiques, je mo suis inspiré des intérêts supérieurs de la République. J’ai cru, je crois encore, à la nécessité de créer, pour maintenir Tordre, une majorité de gouvernement, des ministères forts et durables.
Dans l’étude des questions sociales, mon appui a toujours été acquis à ceux qui souffrent. La République est avant tout un gouvernement de fraternité. Les hommes qui parient en son nom ne peuvent rester insensibles aux misères imméritées des humbles et des petits. I! y a là des problèmes qui ne se résoudront que par le cœur, par la confiance mutuelle, par Tunion de toutes les bonnes volontés pour le maintien et pour l’affermissement de la paix sociale. Tout procédé révolutionnaire, toute tentative de violence aggraveraient les misères au lieu de les soulager.
Si vous trouvez que j’ai bien rempli mon mandat, je suis prêt à en accepter un nouveau, sans aucune arrière-pensée, sans aucune ambition personnelle.
Je n’ai à servir au Parlement d’autres intérêts que les vôtres. Mon unique espérance est de continuer à y faire un peu de bien, à y représenter les idées de tolérance, de conciliation, de sagesse qui nous sont conamunes.
Si près de la frontière, si près de ce qui nous rappelle nos malheurs, les divisions nous paraissent crimîoelles. Nous ne^nous pardonnerions pas d’user dans des querelles de parti les forces vives dont la France a besoin. Nous considérons la République comme une grande famille où notre premier devoir est
de mus aimer, de nous onlr*aider les uns les autreSj où nousplaçons au-dessus de tout le noble souci de la prospérité nationale, Pamour et le respect de k patrie française,