‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 159 sur 266 · MEUSE · texte numérisé non relu

MEUSE

Circonscription de BAR-LE-DUG.

M. MêB DEVELLE*

Élu au 1" tour de scrutin.

Mes chers concitoyeus,

Je viens de nouveau vous demander vos suffrages.

J'avais l’intention de me rendre au milieu de vous et d'exposer publiquement, dans chaque canton, les raisons qui ont déterminé ma conduite et mes votes.

Je suis retenu à Paris ; les graves intérêts dont la défense m’est confiée exigent impérieusement ma présence en ce moment au ministère des affaires étrangères.

D’ailleurs, vous me connaissez tous, et il me semble que je n'ai plus de profession de foi à faire.

Dans ma vie publique, déjà longue, j'ai toujours servi la même cause, soutenu les mêmes principes, et, comme la modération a été la règle de tous mes actes, je n'ai jamais eu besoin de changer d'opinion.

Républicain convaincu, démocrate sincère, fai donné mon concours à toutes les mesures qui pouvaient contribuer à l'affermissement de nos institutions, je me suis associé à toutes les propositions généreuses qui avaient pour but de répartir les charges publiques d'une fa^on plus ^itable et d'améliorer le sort des déshérités de la fortune.

Dans la dernière législature, Je me suis plus particulièrement consacré à la défense des intérêts agricoles ; j’ai préparé et soutenu les lois douanières que l'agriculture et Findustrie avaient réclamées pour la protection du travail national. Si j'ai dû abandonner le portefeuille de F agriculture et accepter la lourde tâche de la direction des affaires extérieures, les agriculteurs de notre région m'ont donné trop de preuves de leur sympathie, je leur conserve trop de reconnaissance pour qu'Os ne soient pas, en toutes circonstances, assurés de mon dévouement et de ma fidélité.

Mes chers concitoyeDs,

La République est désormais incontestée. — La plupart de ses anciens adversaires renoncent à la combattre, — Félicitons-nous de cette attitude nouvelle, mais continuons à veiller sur nos conquêtes. Faisons trêve à nos divisions, à nos querelles pour ne songer qu’à la patrie. Appliquons-nous à la rendre puissante et glorieuse par l'union de tous les Français. — Si j'ai l’honneur d’être choisi pour votre représentant, c’est ce large esprit de tolérance et de concorde, qui n’exclut pas la vigilance, que je m’efforcerai de faire prévaloir dans la prochaine Assemblée,

Jules DEVELLE, député sortant.

Circonscription de Commercy.

M. Raymond POINCARÉ,

Elu au 1" tour de scrutin.

Mes chers compatriotes,

Vous m’avez, deux fois déjà, donné vos libres suffrages.

J’ai fait tous mes efforts pour en rester digne.

J’ai collaboré de mon mieux, dans la législature qui vient de finir, aux lois économiques et fiscales, qui ont eu pour objet de protéger notre agriculture, si souvent éprouvée, de consolider notre situation financière, de répartir plus équitablement les charges des contribuables, d’améliorer le sort des travailleurs de la ville et de la campagne.

Les réformes accomplies, si importantes qu’elles soient, ne sont qu’un commencement.

Les cultivateurs, les commerçants, les ouvriers ont le droit de demander que l’œuvre de progrès, démocratique et de justice sociale à laquelle s’est attachée la République soit poursuivie sans relâche, dans l’ordre et dans la paix.

Vous n’aimez pas plus que moi les promesses électorales.

Vous savez que je n’en ai Jamais fait.

Vous savez que je consulterai toujours vos désirs légitimes et que je remplirai loyalement mon mandat.

Vous savez que je veux, comme vous, une République honnête et laborieuse, une France unie, forte et respectées

La Meuse est un pays de probité traditionnelle et de patriotisme éclairé.

)e serai fier de continuer à la représenter.

Croyez, mes chers compatriotes, à ma vive reconnaissance et à mon inaltérable dévouement,

R. POINCARÉ, conseiller général, député sortant.

Circonscription de MONTMÉDY.

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