‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 160 sur 266 · M. ROYER · texte numérisé non relu

M. ROYER

Chers concitoyens,

le viens vous demander le renouvellement du mandat que vous m’aviez confié. Mon passé vous est garant de mes opinions et de mon attachement à la République.

Le Gouvernement, pour remplir sa mission, doit être fort et respecté. Cette pensée a dominé ma conduite politique et mes votes, depuis que j’ai l’honneur de voua représenter au Parlement. Aussi, n’ai-je pas hésité, quand il le fallait, à faire taire mes préférences, pour éviter des crises et des remaniements ministériels de nature à compromettre, au dehors, le bon renom de la patrie.

Aujourd’hui, nos institutions ne sont plus discutées; nos adversaires euxmêmes viennent à nous. Il appartiendra à la Chambre que l’on va nommer de pratiquer avec suite une politique de conciliation et de paix, sans porter atteinte aux lois fondamentales de liberté et d’égalité que quinze ans de pratique ont fait entrer dans nos mœurs, sans renoncer à marcher sagement dans la voie du Progrès.

Partisan résolu de toutes les réformes présentant un caractère évident d'utilité, j’ai toujours été l’adversaire non moins résolu des innovations périlleuses, le crois avoir interprété fidèlement vos sentiments en repoussant les mesures qui pouvaient entraîner, dans l’avenir, la désorganisation sociale et ruiner la puissance et la prospérité de la France.

Si vous me continuez votre confiance, ma ligne de conduite restera la môme ; mon programme tient dans ces trois mots : Ordre, Liberté, Progrès.

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