‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 166 sur 266 · MES VOTES · texte numérisé non relu

MES VOTES

Mformes fies impôts.

Supprei^sion des budgets extraordioaires s^aiimentaot par Temprunt (budgets de 1891^92-93-94).

Réforme de Timpôt dans nu sens démocratique. 30 octobre 1890.

impôt sur le revenu. 6 décembre 1890, U Juillet 1893.

Béfoniie de riuipôt foncier» dégrèvement complet des petites propriétés supporté par les pr^spriétés supérieures h 100 hectares. iÛ juillet 1893.

Suppression de rimpôt des portes et fenêtres. 7 juillet 1892.

Suppression facultative par les communes des prestaiiOQS eu nature. 27 avril 1893.

Réforme des patentes : impôt progressif sur les grands niagasinsi dégrève* ' veinent des petits. 17, 18, 20, 21 et 22 février 1893.

Augmentation de 1 pour 100 sur les valeurs mobilières. 5 décembre 1890*

impôt sur les opérations de bourse. 28 avril 1893.

Réforme des frais de justice, 14 décembre 1891, 21 et 23 janvier 1892.

Siippres.don fuculiative dus octrois par les communes* 2 et 4 mai 1893*

Suppression de trjus les droits sur les boissons hygiéniques. Mère, vins, cidre, etc., et Suppression de Rexercioe chez le débitant . 12 juiltet 1893.

Monopole de la rectification par T État et réglementation au point de vue hygiénique des alcools. 20 novembre 1891, 21 décembre 1892.

Suppression du privilège des bouilleurs de cru* 25 novembre 1892,

Taxe sur les objcits de luxe : pianos, 15 février 1893. — Livrées grands seigneurs, 25 février 1893. — Vélocipèdes, 11 février 1893* — Voiiures-rédames, 14 décembre 1891.

Dégrèvement du pétrole. 22 décembre 1891, 27 mai et 29 juin 1893.

Dégrèvement de la taxe sur la grande vitesse î 9 fr. 09 pour les preniîères, 18 fr, 18 pour les secondes, 27 fr. 27 pour les troisièmes (budget de 1892).

Réformes administratives, judiciaires el agricoles, ,

Diminution des gros traitemenls; augmentation des petits ; auxiliaires des postes et télégraphes, insiitutenrs. 16, 20 mai 1893; conducteurs des ponts et chaussées, 6 juillet 1893; retraite des douaniers. 1®' décembre 1890.

Renouvellement du privilège de la Banque de France ; pour la supprt^ssion des percepteurs, receveurs particuliers et trésoriers généraux. 6 juillet 1892.

Suppression d'uo certain nombre de sous*préfeclures. 10 novembre 1890, de tribunaux et de conseils de préfecture.

Augmentation de la compétence des juges de paix et des conditions décapa* cité. 24 février 1891.

Réforme des prisons pour courtes peines. 25 mars 1893.

Projet de loi sur les erreurs judiciaires, 7 avril 1892.

Loi Bérenger. 3 mars 1891,

Loi sur la détention prèveative. 8 novembre 1892*

Protection de l’agriculture. 15 juin 1891.

Amentiement déposé sur l’admission temporaire du bétail. 18 juillet 1891 .

Ameudemeut sur l’jûduBtrie du bois. 15 juillet 1891.

Secours de cinq millions pour la sécheresse ; diminution des frais de transport des fourrages. 20 juillet 1893.

Projet de loi sur la répression des fraudes sur les beurres (rapporteur). 7 et 11 juin 1891.

Projet de lot sur le crédit agricole. 29 avril 1893.

Constitution de l’armée coloniale, loi votée le 12 juillet 1893.

Interdiction des catéchismes électoraux et des manifestations ultramontaines des évêques (incident Goulhe-Sou lard). 11 décembre 1891.

Interdiction desconféreuces poliiiquesdansles églises. 26 mars, 9 avril 1892.

Déclaration d’urgence de la loi sur les associations et nécessité de poursuivre la lutte du pouvoir civil contre le parti clérical. 18 février 1892.

Application des lois existantes à l’association illégale des patrons du Nord et à la congrégation de N.-D.-de-l’üsine. 13 juin 1892.

Payement du droit d’accroissement par toutes les congrégations autorisées. 8 décembre 1890.

Contrôle des comptes et budgets des fabriques suivantles règles de la comptabilité publique. 15 décembre 1891.

Maintien du concordat et du budget des cultes (budgets de 189 1-92-93-9 li).

Réformes sociales.

Projet de loi sur les habitations ouvrières. 25 mars 1893.

Projet de loi sur l’hygiène et la sécurité des travailleurs. 17 juin, 8 juillet 1891.

Projet de loi sur l’hygiène publique. 26 et 27 juin 1893.

Projet de loi sur l’assistance médicale gratuite. 11 et 12 décembre 1892.

Projet de loi sur les accidents et l’assurance obligatoire des patrons. 10 juin 1893,

Projet de loi sur rinsaiai^sabilitè des neuf dixièmes des salaires, et sur la procédure plus rapide et moins coûteuse des saisîes-arrêtî^, 27 juin 1893*

Projet de loi sur les conseils de prud’hommes. 17 mars 1892,

GonsUtutiou du Conseil supérieur du travail, 19 février 1890.

Liberté de faire partie ou de ne pas faire partie d’uû syndicat. 2 et h avril 1892.

Loi sur Parbitrage, 22 octobre 1892.

Loi sur le travail des enfaots et des femmes dans les manufactures : suppression du travail de nuit. 2 février 1891 ; repos hebdomadaire. 3 février 1891; dix heures de travail, 2 février 1891.

Urgence de la loi sur la Caisse des retraites pour les ouvriers. 6 juiu 1891,

Loi sur le séjour des étrangers eo France, 6 mai 1893,

Payement de la taxe militaire par les étrangers, 6 mai 1893,

2« circonsoriptioa d'AVESNESp M. DEFONTAINE,

Élu au tour de Bcrutin.

Mes chers concitoyens,

Enfant du pays, attaché par ma naissance et par'ma famille aux trois cantons de la deuxième circonscription d’Avesnes, j'ai ^honneur de poser ma candidature pour rélection législative prochainep

Ce n’est pas pour aller grossir le nombre déjà trop grand des députés qui passent, inutiles et muets, quatre années à la Chambre, que je viens solliciter vos aufîrages; mais c’est pour être un représentant du peuple actif et laborieux, défendant avec ardeur les réformes politiques et sociales réclamées par le pays, et prenant vigoureusement la parole au nom des contribuables accablés par l’impôt, au nom des travailleurs de Tindustrie, du commerce et de PagricuUure.

Sollicité de poser ma candidature par les comités de rAlliance républicaine sociaUste, j’en ai accepté le pro^amme, qni répond à mes aspirations, et dont je vous rappelle ici les grandes lignes :

C'est, en premier lieu, la révision de la Constitution dans un sens démocratique assurant, par la suppression on la transformation du Sénat, la prépondérance du suffrage universel \

C’est la réforme de Timpôt, substituant à la multitude des impôts qui pèsent aujourd’hui si lourdement sur les travailleurs et qui écrasent Pagricullure un impôt progressif sur le revenu, en différenciant le revenu du travail du revenu du capital j

C’est la réforme judiciaire réalisant la rapidité et la gratuité de la justice, et aussi l’institution du jury correctionnel, garantissant son impartialité. Les trisles scandales du Panama ont montré la nécessité de se mettre en garde contre les défaillances d’une magistrature qui laisse courir les gros voleurs;

Cest la liberté de conscience assurée par la séparation des Églises et de l’Étal et la suppression du budget des cultes,

C’est la suppression des monopoles par la nationalisation des chemins de fer et de la Banque.

Citoyens,

La République a accordé avec raison la protection la plus efficace à l’industrie et à Pagrictillure ; elle doit aujourd’hui îa même protection aux ouvriers de toutes catégories.

Je siiiSj à ce point de vue» partisan i î" De la création d'un Ministère du Travail ;

T De TasBuranco obligatoire pour iea ouvriers, et par les patrons, en cas d’accident ou de maladie ;

S'' De la loi Bovier-Lapierre ;

De Torganisation de Caisses de retraites de mutualités et de secours;

5“^ DTine loi protégeant efficacement le travail des ouvriers français. J’entends enûn compléter l’instruction populaire en assurant gratuitement aux plus intelligents des enfants du peuple des études plus étendues.

Électeurs,

Je TOUS al dit ce que je voulais. Toutes les réformes que je voua ai indiquées peuvent et doivent être accomplies par les moyens pacifiques et légaux. Mais je veux aussi mettre au service de leur réalisation toute mon énergie et toute mon activité, et c^est avec cette volonté que je sollicite vos suffrages. Vive la Bépublique démocratique!

Docteur DEFONTÂJNE,

3« circonscription d’AVESNES.

M. Évrard ÉLIEZ,

Élu au tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Républicain de vieille date, fils dévoué de la Révolution française, je suis partisan de tous les progrès et de toutes les libertés.

11 y a quatre ans, je vous disais ;

Établir plus de justice dans la répartition des impôts, dégrever la consommation, les mutations et les transports;

Procéder a la révision des patentes;

Rendre la justice accessible à tous, en simplifiant les actes de procédure et en réduisant les frais;

Développer les institutions qui ont pour but de mettre le travailleur et sa famille à i’abri des conséquences de la maladie, des accidents, du chômage, de la vieillesse et de la mort ;

Assurer la protection la plus étendue aux produits de ^agriculture et de notre industrie.

Voilà une tâche digne, selon moi, d’ua démocrate sincère, soucieux du sort des travailleurs comme de la prospérité de son pays.

Tel j'étais alors, tel je suis aujourd’hui.

Tout ce que je pensais, je le pense encore*

Tout ce que je voulais, je le veux toujours.

J'ai cou'^cience d^avoir accompli mon devoir, tout mou devoir.

Je viens donc sans crainte vous demander le^ renouvellement de mon mandat.

Vous me diresr, par vos libres suffrages, ai je dois continuer Tceuvre commencée*

Consolider et faire aimer la République.

Servir et défendre avec Tardeur que vous méconnaissez vos intérêts et vos personnes, sans exception et sans distinction.

Mettre toute mon ambition k faire passer un peu plus de justice dans nos lois, et à vous rendre, à la fin de mon mandat, la France grande et prospère.

Evrard EUEZ, député sortant

ciroonscription de CAMBRAI, M. Th. MICHÂU,

Élu au 1" tour de scrutin.

Chers concitoyens.

Mes opinions sont assez connues de tous pour que je n'aie pas besoin de faire une longue profession de foi.

Du reste, les insiances réitérées, venues de tous les points de la première circonscription, qui m'ont décidé à solliciter de nouveau vos suffrages, me prouvent que je n'ai pas cessé d'être eu complète communauté d'idées avec vous.

Républicain de la veille, j'estime que notre parti est assez fort pour ouvrir ses rangs à tous ceux qui veulent îe servir loyalenient. La République n'eal pas un gfiuvernement de combat ; elle doit être le gouvernement de tous les Français unis et gn'Upés sous le môme drapeau.

Mais, s'il faut acçoeiHir sans réserves tous les dévouements sincères qui s'olîreut à nous, nous ne devons pas être dupes de la tactique des ennemis irréconciliables de nos institudons qui, se sentant abandonnés par les électeurs, cherchent à abriter leurs rancunes et leurs coupables espérances sous le masque répablicaie.

Ge n'est pas à ces nouveaux venus suspects que nous confierons notre drapeau, et il importe qu'ils sachent bien que ce n'est pas pour un mot, mais pour des idées, que la démocratie lutte depuis vingt ans.

Or, ces idées, nous n’enienâons pas les répudier; toutes les conquêtes que nous avons faites, nons voulons les maintenir et les étendre, et ce n’est pas avec des regrets pour le passé, mais plein d’espoir dans l’avenir que nous poursuivons notre marche en avant.

Le progrès politique nem’eiïraie pas et mon concours est assuré à toutes les réformes pratiques qui sont 'acceptées et désirées par l’opinion publique. Mais vous pouvez être persuadés que je ne m’associerai jamais à aucune mesure pouvant porter atteinte aux principes de liberté et de tolérance qui sont de l’essence même de l’idée républicaine.

Du reste, je trouve que les débats de politique spéculative ont une trop grande place dans nos assemblées législatives et que nos préoccupations et nos études doivent surtout se porter sur les questions économiques et sociales.

Js n’ai pas la prétention d’enfermer dans un programme plus ou moins sonore des promesses dont ne sont pas avares ceux à qui il importe peu de ne pas les tenir ; mais j’ai la conviction profonde que, si chacun veut y mettre delà bonne volonté, il sera possible, dans un avenir prochain, sans alarmer aucun intérêt légitime, en procédant avec modération, sans soubresaut, de faire disparaître bien des misères et des iniquités sociales.

Aussi, ma voix est-elle acquise d’avance à toutes les lois ouvrières que les Chambres ont préparées pour compléter la tâche entreprise par elles et qui ne sera pas stérile, si la passion et la haine n’entravent pas l’œuvre de pacification que Cous les patriotes devraient poursuivre.

L’Agriculture et tous les branches de notre industrie nationale trouveront toujours en moi uu défenseur convaincu et, j’ose le dire, compétent.

Électeurs,

Je vous ai dit, il y a quatre ans, que j’étais l’ennemi de toutes les coteries que je ne m’inféoderais à aucun groupe, que j’entendais conserver mon indépendance absolue pour ne jamais m’inspirer dans ma conduite que de l’intérêt supérieur du pays. Mes votes sont là pour voua dire si j’ai tenu mes promesses.

Ce que j’étais alors, je le suis encore aujourd’hui, je le serai encore demain ; partisan d’un gouvernement fort et respecté, qui ait l’autorité nécessaire pour répondre du maintien de i’ordro et pour donner aux pouvoirs publics cette impulsion qui leur a trop souvent manqué et sans laquelle les meilleurs projets risquent de ne pas aboutir.

Vous savez que je n’ai pas recherché le mandat que je vous demande de me renouveler et j’ai trop le souci de votre dignité et de la mienne pour faire appel, en me présentant à vos suffrages, à autre chose qu’à votre raison, à votre conscience et à votre patriotisme.

Vive la France 1 Vive la République 1

Th. MICHAU,

Manufacturier à Beauvois,

Député sortant.

— 6JB —

2” circonscription de CAMBRAI.

M. GABPENTIER-RISBOUEG,

Éla au 2® tour de scrutin*

Chers concitoyens.

Appelé par la confiance des délégués républicains les plus autorisés de vos trois cantons* à i’honneur de porter le drapeau de la République dans la lutte suprême qui va S'engager, fai dû faire céder des considérations personnelles devant ce que j'ai regardé comme un devoir à remplir*

C'est à vous. Électeurs, de me dire si, en sacrifiant ainsi mes intérêts privés à la défense des idées de liberté qui me sont chères, je suis digne d'être à la Chambre le porte-parole de vos aspirations et le mandataire de vos besoins*

Ma candidature n’offre aucune équivoque : Né au milieu de vous, connu d^un grand nombre, j^ai toujours été républicaîB et j'ai toujours pensé que la République était le seul gouvernement susceptible de nous donner des institutions franchemeRt démocratiques et libérales, de maintenir la paix à nntérieur et de placer la France au premier rang des grandes nations.

Cultivateur, je crois avoir déjà donné, soit au Conseil d'arrondissement, soit au Syndicat agricole que j’ai l'honneur de présider, des gages suffisaots de la vive sollicitude que je n'ai cessé de porter à l'agriculture.

Commerçant, j'ai pu, dans la pratique des affaires, étudier les questions qui se rattachent au développement, aux besoins de Fiudustrie et à l’élaboratiOQ de notre régime économique et douanier*

Estimant que la situation des travailleurs peut et doit être améliorée par un ensemble de lois, démocratiques, je m'efforcerai, si je suis élu, de défendre, avec toute l'énergie dont je suis capable, la cause des déshérités, de ceux qui travaillent ët de ceux qui souffrent.

Je m'attacherai particulièrement, dans cet ordre d'idées, aux lois qui ont trait:

A Finstruction primaire mise à la porté de tous ;

A la protection de Fenfance et de la vieillesse rendue effective par l'organisation de rassîstancé publique dans les campagnes ;

A la création d'un crédit agricole venant efficacement en aide à la petite culture si éprouvée ;

A la diminution des' frais de Justice ;

A une meilleure répartition de Pimpét en vue d'alléger les charges qui pèsent sur les classes nécessiteuses \

Enfin, aux encouragements et à la protectiou que, daua la plus large mesure possible, l’État doit accorder à l’épargne et à la mutualité.

En politique, je suie et resterai le fidèle observateur de la Constitution et des grands principes qui en découlent.

En matière financière, persuadé que l’ordre et l’économie îa plus stricte doivent présider à l’élaboration du budget, je suis fermement.résolu à en examiner tous les détails avec la plus scrupuleuse attention.

En matière économique, si je suis décidé à réclamer énergiquement des lois de protection pour l’agriculture ainsi que la suppression du privilège des bouilleurs de cru, je suis, d’autre part, prêt à m’associer aux mesures qui seraient de* nature à sauvegarder nos industries d’exportation en apportant dans l’examen des opérations qui intéressent les produits industriels de notre circonscription, une méthode exempte de tout système.

Soucieux d’assurer à notre région du Cambrésis an réseau de voies de communication en rapport avec l’importance de son mouvement commercial, je n’épargnerai aucune occasion d’en poursuivre l’extension et .donnerai tous mes soins au proj.et de construction d’uu canal de l’Escaut à la Sambre et à la Meuse.

Partisan résolu de l’instruction obligatoire et de l’égalité de tous devant l’impôt du sang, je serai, ai-je besoin de vous le dire, le zélé défenseur de nos lois scolaires et militaires.

Indépendant de toutes coteries, je ne veux, si vous m’envoyez à la Chambre, m’inféoder à aucun groupe ; me réservant; eu toutes circonstances, de ne prendre conseil que de ma conscience, des besoins de mes Électeurs, des aspirations du pays et mettant au-dessus de tout : la consolidation, la s.tabilité, la grandeur du régime républicain.

Électeurs,

Si vous voulez, comme moi, un gouvernement stable, tolérant et fort ; si vous voulez ressaisir Votre liberté d’action un moment compromise ; si vous voulez avoir enfin un représentant qui s’occupe de vos affaires en vivant au milieu de vous, vous réunirez sur mon modeste nom vos revendications et vos suffrages et vous vous écarterez définitivement de ceux qui veulent fausser! esprit de la République, en vous faisant rebrousser chemin dans la voie du progrès.

Quoi qu’il arrive, comptez sur mon entier dévouement ;

A vos intérêts ;

A ceux de la France \

A ceux de la République.

CARPENTIER-RISB0UR6.

1" circonscription de DOUAI.

M. Paul HAYEZ Élu au 2° tour de scrutin.

Chers concitoyens,

Les républicains de la l'“ circonscription de l’arrondissement de Douai m’ayant offert la candidature aux élections du 20 aoAt prochain, j’ai cru devoir céder aux sollicitations de mes nombreux amis et je viens faire appel à vos libres suffrages.

Douaisîen d’origine, appartenant à une famille connue depuis plusieurs générations pour son dévouement à la cause publique et démocratique, j’espère offrir toutes les garanties désirables pour représenter les intérêts locaux et prendre part à la direction des affaires du pays.

Républicain sincèrement et nettement progressiste, jé serai le défenseur de nos lois scolaires et militaires, qui sont les bases de nos institutions démocratiques.

Tous mes efforts tendront à consolider et améliorer ces dernières, et arriver, par une évolution sociale, à satisfaire aux justes revendications des travailleurs.

Partisan de toutes les mesures qui tendent à venir en aide au travail national, je considère que le régime protectionniste est indispensable pour notre agriculture, notre commerce et notre industrie, dont nous vivons tous.

Depuis longtemps dans les affaires, j’y ai acquis une expérience et une pratique que mes fonctions de membre de la Chambre de commerce n’ont fait que consolider.

Au point de vue administratif, mon assiduité dans nos assemblées communales et d arrondissement m’a permis d’obtenir les connaissances indispensables pour la gestion des affaires publiques.

La culture, les industries agricoles et toutes celles qui font la richesse de notre arrondissement, peuvent compter que je veillerai à la défense de leurs intérêts.

Vivant avec les travailleurs, au milieu desquels j’ai été élevé, ils peuvent compter sur mon absolu dévouement; je considère qu’il faut hâter l’application des lois qui les intéressent.

^ Au premier rang, je place la caisse des retraites et l’assurance contre les accidents, qui doivent garantir une existence honorable aux travailleurs de la campagne et de la ville qui ont donné leurs forces pour la prospérité de la patrie.

Les institutions de prévoyance, d’assistance, de protection, d’hygiène 'et de

sécurité, enfin, les lois tendant à l'amélioration du sort des classes laborieuses seront Tobjet de tout mon zèle.

Parmi les réformes, je mets en tête celle de Timpôt, pour lequel je demanderai une modification complète dans la répartition, la diminution des frais de justice ei Tétude des mesures tendant à donner plus de rapidité à son action, ia suppresaion des prestations pour l'agriculture, ia réforme des octrois, des patentes, l’organisation du crédit agricole, le dégrèvement des boissons hygiéniques; notamment la bière, sans la surtaxe de Talcool, aussi onéreuse pour la production que pour la consommation de notre région,

En résumé, je m'attacherai à faire résoudre toutes les questions dans un sens conforme aux intérêts de mes mandants et aux aspirations démocratiques du pays.

Au point de vue colonial, j’estime qu’il importe de ne plus étendre nos possessions, mais de les organiser au profit de la métropole.

Chers concitoyens,

Aü moment où notre région paraît appelée à prendre un nouvel essor industriel, la ville de Douai et notre arrondissement peuvent compter sur tout mon dévouement

Electeurs,

Si vous m’honorez de vos suffrages, mon premier devoir sera de me tenir en relations suivies avec vous, pour l’étude des questions économiques et sociales, et vous pouvez compter sur toute mon énergie, mon activité, pour la défense de vos intérêts.

Ma devise sera toujours : Progrès, Liberté.

Vive la République ï

Paul HAYEZ, maître de verreries, Conseiller municipal à Âniche, viceprésident du Conseil d’arrondissement, membre de la Chambre de commerce-

Extrait (Vun appel du parti rèpuUicain progressiste^ intitulé a Notre Candidat w et reconnu exact par M. Paul BAfEZ :

Les affaires ne l’empêchent pas de défendre avec ardeur ses idées démocratiques. Depuis 1885, oo le trouve toujours au premier rang lorsqu’il s’agit de défendre la République, et la période boutangisîe, encore toute récente, a donné à notre parti une nouvelle preuve de son dévouement à nos libres institut! on s.

Comme tout sincère démocrate, M. Paul Hayez aime l’ouvrier. Nous parlions tout à l’heure de sa verrerie : cet établiÊsement est réputé comme l’un des mieux

installés au point de vue du bien-être et de rhygiène des travailleurs, aussi M. Paul ïlayez est-il aimé de sou personnel.

Dans ses rapports avec lesouvriers^ il a toujours fait preuve de qualités de droiture, d'imparÜalUé et de bienveîtiance qui Pont vite rendu populaire.

D*ua esprit large et tolérantj il s'est toujours montré favorable àTorganisatioû des syndicats, qu'il considère comme une institution destinée à assurer la liberté et rindépendance des ouvriers, par la discussion de leurs iutérêts professionnels. Toujours prêt à rendre service, jamais personne n'a sollicité en vain son concours; d^un abord facile, il écoute volontiers les avis qui lui sont donnés, tout en faisant connaître lui-môme sa manière devoir. Ce n'est pas un « faiseur de promesse n un « donneur d'eau bénite de cour », ü n^hésite pas à déclarer nettement, en toute circonstance, sa façon de penser. Ou peut dire que lui, en un mot, que c'est un véritable démocrate aussi bien dans ses actes que dans ses paroles.

M. Paul Hayez fait déjà partie de conseils électifs.

A vingt-cinq ans, 720 suffrages sur 730 votants l'envoyaient siéger au Conseil municipal d’Aniche. En 1B92, il était réélu, celte fois, par 882 voh,

La même année, cédant aux instances de ses concitoyens, U acceptait la candidature au Conseil d’arrondissement et était élu par 3.700 suffrages sur ii.OOO votants.

Enfin, à deux reprises différentes, il était nommé membre delà Chambre de commerce de rarrondissement de Douai,

Toujours, dans les différentes assemblées électives dnnt il fait partie, M. Paul Hayez a pris une grande part aux discussions et aux délibérations. Les procès-verbaux des séances sont là pour faire foi de ce que nous avançons.

Ses concitoyens, par leurs libres suffrages, l'ont déjà élu membre de trois assemblées.

Le 20 août, ils sauront compléter leur œuvre eu l'envoyant siéger au Palais- Bourbon.

2® circonscription de DOUAI.

M. Émile DUBOIS,

Chers concitoyens,

Le mandat dont vous m'avez honoré eu 1889 expire dans quelques jours, je viens vous en demander le renouvellement.

G’e3t au républicain ;et au protectionniste qu’alors vous avez accordé vos libres suffrages. J’ai la conscience d’avoir été fidèle à mes engagements.

Au cours de mon mandat législatif, je me suis particulièrement occupé de lois d'affaires et je me suis attaché à l’étude des questions économiques et de progrès social.

Partisan de la protection du travail national, j’ai été assez heureux pour contribuer à donner à nos industries et à nos cultures la sauvegarde à laquelle elles avaient droit. A l’avenir, je montrerai la môme sollicitude pour la défense des intérêts si importants de l’agriculture et de l’industrie de notre région.

En matière financière, je désire ardemment le vote des lois qui donnent plus de justice dans la répartition de l’impôt, et je m’opposerai, comme je l’ai déjà fait, à toute aggravation des charges qui pèsent déjà si lourdement sur nos départements du Nord.

Républicain de principe et dé progrès, je défendrai toujours dans leur intégrité et la loi sur l’enseignement primaire et la loi militaire. Il faut, en République, que tout le monde soit instruit et que tout le monde soit soldat.

Indépendant de toute compromission, je ne soutiendrai qu’un Gouvernement honnête et soucieux de la dignité nationale.

Convaincu de la nécessité urgente des réformes sociales, je continuerai à être favorable à toutes les mesures qui amélioreront le sort des travailleurs des villes et des campagnes. Il est essentiellement désirable qu’une salutaire entente 3 établisse entre le capital et le travail : ce sont deux forces qui doivent s’unir pour le bien de tous et la grandeur de la patrie, dans l’épanouissement de l’ordre et de la liberté.

J ai déjà montré par mes actes que mon concours était acquis aux lois démocratiques, proposées dans le faut d’assister les faibles et les malheureux, de protéger la famille et le salaire de l’ouvrier, de le défendre contre les accidents, de lui assurer le sort de ses vieux jours.

C’est dans cet esprit que j’ai veillé à ta loyale observation de la loi sur les délégués mineurs, et que j’ai agi pour activer la création des caisses de -secours et de retraite, donnant à l’ouvrier mineur l’indépendance et la sécurité qu’il réclame à si bon droit.

Demain comme hier, si vous me faites l’honneur de me réélire, je mettrai au service de la deuxième circonscription de Douai et de ses électeurs toute mon activité, tout mon dévouement.

Vive la France ! Vive la République I

Émile DUBOIS,

Membre du Conseil général et de la Société des agriculteurs du Nord, Député sortant.

l™ circonscription de DUNKERQUE.

M. le général lUNG,

Élu au 2® tour de scrutin .

Électeurs,

Vous me coQuaissez. -

Pendant quatre années, j’ai été gouverneur de Dunkerque et commandant supérieur de la défense.

Pendant quatre années, de Baitleulà Boulogne, j’ai parcouru votre belle et riche contrée.

Pendant quatre années, j’ai dû m'enquérir journellement de vos ressources et de vos besoins, commune par commune.

Aujourd’hui, je suis libre, volontairement libre.

Désigné à votre attention par tous les délégués républicains de la première circonscription, appelé par eux, je n’ai pas hésité. Mon devoir était tout tracé. En temps de guerre, je devais avoir l’honneur de vous protéger. En temps de paix, j’aurai un honneur tout aussi grand, celui de combattre avec vous pour la paix sociale et glorieuse, pour raffermissement des pouvoirs publics, fa protection de notre agriculture, le soutien de notre’ industrie, l’expansion de notre commerce, l’extension de nos voies de communication de terre et de mer, la refonte de l’impôt, l’adoption du service de deux ans, cette loi démocratique par excellence, la disparition des parties inutiles des fortifications, ces restes surprenants d’un passé légendaire, la défense des revendications du quatrième état, des travailleurs, ces soldats de la paix.

le n’exprime pas ces idées pour les "besoins du moment. Depuis longtemps i je les ai faites miennes. Depuis longtemps je les ai exposées dans mes livres et dans mes rapports.

Quelques-unes ont déjà été réalisées. Les autres le seront, grâce à votre concours.

Du reste, je m’y engage : chaque mois, je viendrai, soit à Dunkerque, soit à Gravelines, soit dans toute autre localité de la circonscription, expliquer le pourquoi et le comment do mes actes et prendre note de vos désirs.

Entre élu et mandants l’entente doit être absolue, la loyauté réciproque. Ma force en sera doublée pour faire de grandes choses, dignes de Dunkerque, digues du Nord.

Aux urnes donci Rappelons-nous le 21 août 17931 H faut que le 20 août de cette année en soit le digne centenaire.

Vive Dunkerque I

Vive la République ! Général 1UN6,

ancien gouverneur de Dunkerque.

2* circonscription de DUNKERQUE.

M. Henry COCHIN,

Élu au 1°' tour de scrutin.

Messieurs les électeurs,

Je me présente à vous, comme candidat indépendant, aussi éloigné d'une opposition systématique que d’une dangereuse servilité.

On vous dira que la forme du Gouvernement est ici en question. Cela n’est pas vrai. Le Gouvernement de U France est la République. II ne s’agit donc pas de savoir sous quel gouvernement la France vivra, mais comment et par qui elle sera gouvernée.

La coalition opportuniste et radicale qui détient le pouvoir depuis quinze ans a donné au pays un Gouvernement de parti, dont les gaspillages financiers, l’intolérance, la faiblesse envers les sectes révolutionnaires, ont souvent compromis nos intérêts moraux et matériels.

Nous avons vu augmenter sans cesse la charge des impôts, les dépenses publiques s’accroître de plus de 900 millions, la dette nationale de 7 milliards.

Nous avons vu une coterie de juifs étrangers, comblés d’honneurs et de faveurs, introduire en France de honteuses habitudes de spéculation et de corruption, qui ont abouti aux scandales du Panama.

Sous l’influence secrète et pernicieuse de la Franc-Maçonnerie, nous avons vu pratiquer une politique sectaire et athée.

Par de continuelles tracasseries, des lois oppressives, nous avons vu troubler nos communes, violer nos précieuses liberlés communales.

Le pays veut l’honnêteté et l’économie.

11 veut la justice et la paix.

11 veut la liberté égale pour tous.

Agriculteurs, nous voulons encore la' protection. Des droits protecteurs, réclamés dès longtemps par vos députés, ont été établis. Ils doivent être augmentés sur plusieurs produits, défendus contre tout caprice des Chambres et des Ministères successifs.

Les souffrances de l’Agriculture sont encore très grandes. La charge de l’impôt pèse sur la terre dans une proportion injuste. Nous devons poursuivre, dans la mesure du possible, le dégrèvement de l’impôt foncier.

L’attention des Pouvoirs publics doit être encore appelée sur la situation des ouvriers agricoles, les plus palients et les plus utiles des travailleurs.

Enfin, et surtout, nous nous rappellerons que nous sommes des catholiques. Nous devons donc hautement protester contre des lois qui ont chassé Dieu de l’école et de l’hôpital, compromis le recrutement du clergé, mis en suspicion la religion delà majorité des Français.

Messieurs les électeurs,

Ces principes sûot les vôtres. Voua y avez toujours été üdèles lorsque vous avez élu, par d'énoroaes majorités, M. Plichon, M. Joos, enfin Phonorable M. Bergerot, que suit dans sa retraite notre respectueuse afiection.

Quant à moi, la famille d^oCt je sors, depuis des générations et sous tous les régimes, s’est dévouée, j’ose le dire, au service public, aux intérêts populaires, aux œuvres de charité et de bienfaisance.

Je crois pouvoir promettre à mon tour le même dévouement pour défendre, k la tribune, vos intérêts et vos droits.

Attaché à notre région par des liens nombreux et puissants de famille et d’intérét, maire de ma commune depuis cinq ans, j’appartiens tout entier à notre belle et chère Flandre toujours indépendante et laborieuse, chrétienne et patriote.

Henry GOGHIN,

Maire de Samt«Pierrebrouek,

Membre de la Société des Agriculteurs de France.

1 T* cwc ons cription d’ H AZEBROU CK , M, LEMIRE,

Élu au 2"^ tour de scrutin.

Électeurs,

Hier, je n^étais pas libre. Aujourd’hui, je le suis. Je viens me mettre à votre service.

Il ne s’agit pas d’attaquer la République. Elle est le gouvernement du pays. Le pape lui a tendu la main : G’est fait.

Il y a autre chose 1

Il y a la liberté, la justice et Punion des citoyens : voilà ce que vous voulez et ce que je veux comme vous.

Ce dont je ne veux p^s, c’est le divorce introduit dans la loi par des juifs, c’est la mise hors la loi des associations religieuses, c’est l’école sans Dieu pour les enfants du peuple, alors qu’il y a des aumôniers dans les lycées ; c’est le curé à la caserne ou ce n’est pas sa place.

Ce que je veux,

C’est que l’agriculture soit exemptée de Pimpôt foncier qui pèse si lourdement

sur vos terres, et protégée contre la concurrence de l’étranger qui ne paye rien de nos charges.

Que les employés des postes et les agents des chemins de fer jouissent autant que possible du repos du dimanche, et aient une participation aux bénéfices que donnent les travaux exceptionuels et hors d'heure;

Que les instituteurs et institutrices, quels qu’ils soient, puissent recevoir des subventions des communes, proportionnées au nombre de leurs élèves et à leurs succès ;

Que-,' pour tout ouvrier, ta maison de famille et le jardinet qu’il a acquis par son [travail, soient insaisissables, exempts d’impôts et de frais de succession;

En un mot, que, sous un régime franchement démocratique et républicain, on laisse les associations, les syndicats et les communes travailler librement au bien de la patrie.

Ouvriers et fermiers.

Derrière ma soutane de prêtre, il y a le fils et le frère de travailleurs comme vous; il y a votre ami, votre compatriote, qui gagne son pain depuis vingt ans en instruisant vos enfants et en prêchant la fraternité de l’évangile, seule vraie toi du monde.

Si vous m’envoyez à la Chambre, je monterai à la tribune pour défendre, par ma parole, vos intérêts et vos droits.

Abbé LEMIRE.

2° circonscriptioii d’HAZSBROUCK.

i|M. Jean PLICHON,

Élu au 1®” tour de scrutin.

Messieurs les électeurs, mes chers compatriotes,

Il y a quarante-sept ans, la Flandre désignait mon père, M. Ignace Plichon, comme son représentant.

Il y a quatre ans, vous me faisiez l’honneur de me confier à moi-même le soin de défendre vos intérêts.

D’où vient cette confiance si longuement manifestée, si souvent renouvelée, sinon d’une communauté d’idées, bien rare à constater pendant d’aussi longues périodes 1

La confiance que VOUS avez bien voulu placer en moi, je me suis efforcé de la mériter*

Grâce à l^indêpendance que j’ai toujours voulu conserver, j’ai pu prêter au gouvernement de la France le concours loyal qu’il est en droit d’attendre de tout patriote, qui place au-dessus des mesquines querelles de la politique les intérêts supérieurs du pays, et qui, voulant améliorer et non détruire, s’efforce d’obtenir, avec la liberté, les réformes nécessaires à la richesse de notre contrée-

Tel a été mon programme, telle a été ma ligne de conduite. Aussi, ce ne sont pas des promesses que vous apprécierez, ce sont mes actes que vous jugerez.

Je vous le disais il y a quatre ans, et je vous la répète aujourd’hui, un pays ne peut ni vivre, ni se défendre, sans principes religieux, et sans sentiments élevés ; c’est pourquoi il faut à la France la paix religieuse, aux communes le droit de choisir leurs instituteurs, au clergé la faculté de former ses prêtres sans être entravé par la loi militaire qui veut apprendre aux séminaristes, en temps de paix, le maniemeDt d’armes dont elle leur interdit l’usage en temps de guerre*

Je nie suis désintéressé, à la Chambre, des questions politiques, qui n’ont souvent pour résultat que de faire perdre un temps précieux, touten provoquant entre les enfants du pays de cruelles divisions, dont seul Fétranger pourrait profiter.

Je me suis adonné, au contraire, à l’étude des questions agricoles, industrielles, financières, dont dépend la prospérité nationale.

La culture traverse une crise épouvantable. Seule la protection douanière peut y porter remède. J’ai collaboré activement à l’élaboration du tarif des douanes, qui, quoique insuffisant et incomplet, a déjà rendu de réels services* Les cours des houblons sont là pour en témoigner,

La dépréciation des céréales est une menace de ruine pour la campagne, La concurrence étrangère nous inonde ; des mesures énergiques s’imposent ; elles doivent être prises à bref délai,

La défense de nos industries a été également Tobjet de nos efforts. Les questions soulevées au sujet de la batellerie eu sont un exemple.

J’ai appris de mon père à aimer l’ouvrier, à respecter son dur labeur, à compatir à ses souffrances. Gomme député, membre de la commission parlementaire du travail, j’ai provoqué, soutenu et défendu toutes les mesures législatives appelées à améliorer le sort de l’ouvrier de nos villes et de l’ouvrier de nos campagnes.

Les dispositions que j’ai fait^oter par la Chambre en faveur des hospices sont là pour témoigner que je n’ai pas oublié les pauvres, les malheureux, les déshérités de ce monde.

Au point de vue financier, sans refuser à mon pays le vote du budget dont il a besoin pour vivre, fai constamment protesté contre les impôts nouveaux qui, chaque année, viennent augmenter les charges des contribuables. Aussi ai-je réclamé et obtenu, pour un avenir prochain, le dégrèvement de la bièret et je me suis élevé contre une augmentation considérable du prix de l’alcod/

J’ai voté contre les expéditions lointaines, et je suis de ceux qui ont demandé et obtenu que nos jeunes conscrits ne soient plus envoyés, malgré eux, aux colonies.

Voici, Messieurs, ce que j’at fait. Mon passé est un garant de l’avenir, et ma conscience me dit que, le 20 août, je puis me présenter avec confiance à vos suffrages.

Jean PLICHON.

l'B circonscription de LILUQ.

M. Paul LE GAVEIAN,

Élu au 1" tour de scrutin.

Mes chers condtoyens.

Député du Nord et de Lille depuis huit ans, je vous ai rendu compte de mon mandat. Vous m’avez approuvé et choisi pour votre candidat aux élections du 20 août. J’accepte cet honneur.

C’est comme républicain libéral que je me présente ; la France et la République ne font plus qu’une seule et môme chose. Nous devons les servir et les aimer également toutes les deux.

Je veux une République tolérante, libèiale, Ouverte à toutes les bonnes volontés, économe des deniers publics, honnête enfin et impitoyable aux tripoteurs.

Cette République nous l’aurons, si le suffrage universel envoie à la Chambre nouvelle une majorité d’hommes intègres, indépendants, habitués aux affaires, n’ayant d’autre ambition que de servir les intérêts généraux du pays et non les lenrs propres.

Cette majorité pourra réaliser un grand et utile programme î

Protéger à la fois notre agriculture, nos industries et le travail de nos ouvrieys contre la concurrencé étrangère, par le maintien et le perfectionnement de notre nouveau régime douanier.

Pratiquer la plus stricte économie, supprimer résolument toutes les dépenses inutiles.

Employer à la réduction des impôts qui pèsent sur les petits contribuables ces économies et le résultat de la conversion prochaine de notre dette.

Mener à bonne fin les lois qui doivent protéger nos travailleurs contre les difficultés de leur vie :

En assurant la liberté des sociétés de secours mutuels ;

L'assistance en cas de maladie ;

La réparation des accidents professionnels;

La réduction des octrois sur les denrées de première nécessité ;

La modification de la loi de 1816 sur la fabrication de la bière, ce qui permettrait d’en abaisser le prix;

Les pensions de retraites pour la vieillesse à tous les travailleurs français (de Vun et de f autre sexe), etc,, etc,

ATexécution de ce programme et de tout ce qui s’y rattache, j’apporterai mon concours le plus dévoué et Texpérience que j’ai acquise par huit années de députation.

J’ai toujours ardemment soutenu les intérêts des petits, des humbles, de tous ceux qui souffrent. Ils me trouveront encore parmi leurs plus zélés défenseurs.

Pour le reste, j’agirai et je voterai selon ma conscience, en me tenant en dehors de toute coterie. Libéral et indépendant par mon caractère et par ma situation, je ne m’inspirerai que des intérêts de îa France et de la Bép oblique, c’est-à-dire des vôtres/

Voilà sincèrement et loyalement le programme que je suivrai, si vous me faites le grand honneur de m’élire une troisième fois,

Paul LE GAVRIAN, député sortant.

2® circonscription d© LILLE.

M. Ernest LOYER,

Élti au 2® tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Les électeurs do canton Sud-Ouest m’ont appelé, il y a un an, à siéger au conseil d’arrondissement sans que j’eusse, au premier tour de scrutin, sollicité ce mandat.

Aujourd’hui que vous êtes convoqués pour élire votre représentant à la Chambre des députés, beaucoup d’eùtre vous ont fait appel à mon dévouement et m’ont demandé d’accepter la candidature dans votre circonscription.

Je viens donc solliciter vos suffrages 1

Je n’agis pas par ambition, ceux qui me connaissent savent que je n'ai pas à rechercher de faveurs ni pour moi ni pour les miens.

Je suis et j’ai toujours été sincèrement et loyalement républicain, décidé à travailler avec vous au maiotien des institutions actuelles qui doivent nous

donner Pordre public et le repos social, cea conditions premières de la prospérité matérielle d'uo paya.

Partisan déclaré de la liberté de conscience, j^estime que tout citoyen doit pouvoir librement affirmer et pratiquer ses croyances. Pour que la République gagne de plus en plus les cœurs, il faut qu’elle soit libérale, conciliatrice, respectueuse des droits de tous et de Tindépendance de chacun, La paix intérieure est à ce prix,

Disciple convaincu des doctrines économiques de M, Méline, réminent président de Passocialion de l’industrie et de Tagriculture françaises, mes votes seront toujours acquis aux lois protectrices de nos intérêts industriels, commerciaux et agricoles, Je considère ces lois, qui nous permeltent de lutter contre la concurrence étrangère, comme indispensables au relèvement de noir© fortune nationale.

Conseiller municipal de la commune de Lomme, depuis dix ans, j’ai suivi avec le plus grand intérêt les questions agricoles. Je connais les besoîcs de Pagriculture et la nécessité où elle se trouve d’être très efficacement prolégée.

Depuis vingt ans à la tête d’uo des plus anciens établissements de Lille, j’ai pu acquérir l’expérience nécessaire aux questions industrielles. Constamment en contact avec les ouvriers et ne cessant de m’occuper des améliorations à apporter à leur siluation, fai pu étudier leurs besoins d’une manière efficace, en cherchant à résoudre d’une façon équitable les conflits où le capital et le travail se trouvent engagés.

Enfin, mes chers Concitoyens, il est une cause sacrée à laquelle Je suis dévoué de toute mon âme : la cause de la patrie française. Certaine école préconise l’idée de je ne sais quel internationalisme à k fois décevant et criminel. Adversaire de ces théories dangereuses j’appartiens, à la France, et l’honneur de ma vie sera d’avoir, avec beaucoup d’entre vous, en 1870, combattu sous les plis du trapeau tricolore, toujours glorieux, en dépit de revers immérités, mais non pas irréparables.

Mes chers concitoyens,

Eu m’envoyant à la Chambre, vous aiderez au triomphe des principes qui doivent amener runlon entre les citoyens et assurer la grandeur de la patrie :

La justice pour tous,

La liberté pour tous,

La République de tous.

Ernest LOYER, .

Conseiller d’arrondissement du canton Sud-Ouest, Conseiller municipal de Lomme,

Ancien lieutenant des mobilisés du Nord, Président de la société « La Prévoyance de Wazemmes », Secrétaire de FCEuvre des invalides du travail.

3* circonscription de LILLE.

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