RHONE
circonscription de LYON.
M, BURDMU, =
Élu au tour de scrutin.
Appel du Comté centvül des 7'épublic(iins Tadimux du aTrotidlsdôJTieîUj 7'ecomu exact par M, Bw^deau.
Citoyens,
La question que le pays va avoir à résoudre, par son Buffrage souverain, dans les prochaines élections législatives, est une question simple^ mais capitale pour Tavehir de la République,
II ne s'agit plus seulement, comme par le passé, de défendre le principe des institutions républicaines, qu’au]ourd*huî aucun parti u'ose contester ouvertement. Il s agit de faire produire à ces institutions tout ce que le peuple est en droit d*en attendre pour l’accomplissement des progrès sociaux qui doivent lui préparer de meilleures destinées.
La précédente Chambre, après .avoir réalisé, sous rimpulsion de l'opinion publique^ mie œuvre utile, en achevant la défaite du boulangisme, en dégrevant l’impôt foncier, les frais de justice et la grande vitesse, en supprimant le budget extraordinaire de la guerre, est retombée trop tôt dans les crises ministérielles et dans une politique de coalitions funeste aux réformes. Ce qui lui a manqué, ce qu’il importe de donner à la Chambre nouvelle, c’est une majorité compacte, formée exclusi veinent de républicains éprouvés, résolue à constituer et à faire vivre un gouYernement qui soit entre ses mains Finstrument des réformes réclamées par la majorité du pays.
Le programme de ces réformes, vous le connaissez, citoyens, il a toujours été le vôtre. Il comporte, en ses traits essentiels : le maintien des libertés publiques si péniblement conquises ^ l'élargissement des franchises départementales et municipales ; ratnélioration du mécanisme constitutionnel par la prédominance du suffrage universel j l’émancipation totale de la société civile à l’égard de toute église ; Fégalité de tous devant les charges militaires, comme devant
les charges de l’impôt, qui doit devenir proportionnel auï ressources de chacun î le développement des institutions sociales, écoles, syndicats, retraites, etc.,' propres à seconder le travailleur luttant pacifiquement pour améliorer son salaire et les conditions de son travail.propres aussi à l’aider dans ses efforts pour se garantir contre les tristes effetrde la maladie et de la vieillesse.
Déjà, plusieurs points do ce programme ont été réalisés. Il est temps, enfin, d’aborder la mise à exécution des parties jusqu’ici ajournées.
Parmi les progrès les plus urgents à obtenir à l’heure présente, se place d’abord la révision des impôts comprenant: la refonte des contributions directes et, d’abord, de la personnelle-mobilière, des portes et fenêtres et des patentes dans le sens détaxés calculées Surles revenus des contribuables; la réforme des droits d’enregistrement, qui doiventdevenir des impôts proportionnels surles capitaux î l’allègement des taxes de consommation, la réforme de l’impôt des boissons et des octrois.
Mais ce qui devra être l’œuvre caractéristique de la 'prochaine législature, c’est la constitution des retraites pour les travailleurs, et la mise en pratiqua de cette devise fraternelle : Aide-toi, la République t’aidera. Pour assurer son concours efficace aux sociétés de secours mutuels et de retraites à tous les travailleurs prévoyants, l’État devra sans doute s’imposer des sacrifices ; ses finances, gérées avec parcimonie sur d’autres points, n’en seront pas plus affaiblies qu’elles ne l’ont été par les dépenses si grandes, mais si fécondes, de l’enseignement primaire.
Quant à notre politique extérieure, si elle doit demeurer pacifique, si elle doit tendre à la reprise de. nos relations d’affaires, dont l’activité a été compromise par la rupture des traités de commerce, elle doit aussi devenir dé plus en plus vigilante et ferme pour la défense de tous nos droits, aussi bien vis-à-vis des puissances européennes que dans les colonies ; elle doit enfin devenir digne d’une grande nation consciente de sa force reconstituée.
Citoyens,
Pour mener à bien ces. réformes, pour pratiquer cette politique, pour continuer, en un mol, la réalisation de votre programme de 1885 et de 1889, nous vous proposons de confier de nouveau, au nom de la première circonscription de Lyon, le mandat législatif au citoyen Burdeau.
Vous ne sauriez, à tous égards, choisir un meilleur représentant.
Dans l’accomplissement du mandat dont vous l’avez chargé aux dernières élections, le citoyen Burdeau a apporté, vous le savez, une activité infatigable, un dévouement sans réserve, une fidélité à toute épreuve. Ses brillantes qualités, sa remarquable éloquence, sa haute intégrité qui le place au-dessus de tout soupçon, lui ont rapidement gagné dans le Parlement, où il siège depuis huit ans, une légitime influence.
En ISOO, c’est sur la désignation de ses collègues qu’il a été choisi pour aller représenter la France à Berlin. Peu après, il était élu par eux vice-président de la Chambre des députés. Plus récemment, comme minîslre de la marine, il a ^ montré dans la direction d’une expédition glorieuse pour nos armes une décl-
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sion, une énerg^ie auxquelles le vainqueur du Dahomey a su rendre un éclatant hommage. Deuk fois rapporteur général, puis président de la commission du budget, il a, en outre, été chargé de rapports considérables qui ont donné la mesure de ses aptitudes et de sa puissance de travail. Toujours prêt 6 monter à la tribune pour faire face aux adversaires et aux calomniateurs du régime républicain, il s'est en toute circonstance conduit en bon serviteur de la démocratie,
en patriote éprouvé, en homme de devoir et d’action n’ayant au cœur que le souci du bien public, ^
En lui accordant votre confiance, vous honorez votre circonscription, et vous manifesterez une fois de plus votre attachement à cette politique d’union des repu icains, de stabilité gouvernementale, de progrès méthodique qui seule peut assurer le triomphe des réformes radicales.
Pour le Comité:
•. La Commission électorale.
2” circonscription de LYON.
M. î. CLAPOT,
Élu au 2' tour de scrutin.
COMITÉ CENTRAL DES nÉPUBLlCAIHS RADICAUX DD 2* ARRONDISSEMENT.
Sfandat législatif adopté en réunion plénière, le k août 1893.
AKIIGLE PREMIER. — Etiireprendre la réforme de notre organisation administrative par la simplification des rouages. - La réduction au strict minimum de tous les emplois administratifs. — Suppression des sous-préfectures. — Étudier les voies et moyens pour arriver à la suppression ;des trésoriers-payeiirs généraux. — Poursuivre la décentralisation, notamment par l’extension des pouvoirs des Conseils généraux et le développement des franchises municipales qui doivent être aussi étendues que possible, dans la limite des intérêts généraux et QU maint] ea de Tunité nationale.
ART. 2. — Réformer i’asaieite de l’impôt, pour répartir avec plus de justice lescharges sociales { étudier, notamment, l’établissement de l’impôt proportionnel sur le capital et le revenu j procéder à la révision du cadastre; augmenter les mits sur toutes donations ou dispositions testamentaires entre étrangers, et affecter exclusivement le produit de cette augmentation à l’amortissement de la
dette publique; poursuivre énergiquement la réforme de l’impôt sur les bois-
BOQSjk
ART, 3, ^DévôloppBF l^s institutions de bienfaisance et de secours mutuels, les orphelinats laïques et les hospices pour les infirmes et les invalides du travail. — Créer une caisse nationale de retraite obligatoire pour tous les
^ART. k- Poursuivre la laïcisation complète de toutes les institutions
publiques, de quelque nature qu’elles soient; la restitution à l’État des biens de mainmorte, h charge parPÉiatde les attribuer aux communes intéressées; la suppression du budget des cultes et la séparation des Eglises et de lEiat. — Demander le vote d'une loi générale sur les associations.
OrgaiiisBr rapidomont Fenseign Binent professionnel, créer des
écoles dé commerce et d’agriculture, assurer la gratuité des hautes études aux e.ifanis du peuple reconnus aptes, après concours, et mettre i’enseignemeut chimique à la hauteur dea couaaissances do jour, dans toutes^ les écoles de
FÉtat
g Poursuivre la réorganisation judiciaire, et plus spécialement
ditmiiuer les délais et frais de justice, étendre la compétence des juges de paix; restreindre le nombre des tribunaux et reviser l’instruciion criminelle.
Créer des chambres consultatives du travail et de l’agriculture,
analogues aux chambres de commerce. , , , * j
8 Apporter la plus stricte économie dans le vote du budget et des
crédits snpplémeniaires. . j
ART. 9. S’inspirer de la liberté des échanges et des intérêts généraux du
commerce, de Tindustrie et de l’agriculture, dans les traités mternalionaux; réclamer la révision des tarifs des douanes et des chemins de fer ; demander la révision de la loi sur les brevets, dans le sens le plus favorable à l’industrie
nationale. —Assurer à la France les bénéBces qui doivent résulter des sacriüces qu’elle a faits pour ses possessions coloniales. Créer une école consulaire. , , . J , r. ,•
ART. il. — Se rallier à une révision largement démocratique de la Constitution, notamment en ce qui concerne le mode de recrutement, les alîribuiiona financières et l’initiative parlementaire du Sénat.
ART. 12. ^ Interdire le cumul des fonctions rétribuées et des fonctions électives, interdire aux membres du Parlement de siéger dans le conseil des
sociétés finaucières. Demander le vote obligatoire légal.
ART. 13. — - Proclamer en toutes circonstances ce principe formel que les ministères ont pour devoir de ne se retirer que devant la majorité des voix répu-
b] icâiiiBS
ART* DemaEder ènergiqEement qne tous les fonctionnaires de FÉtat
aient fait leurs études dans les établissemeots de FÉtat; demander Finspection par FÉtat des établissements religieux, quels quTls soient.
ART. 16.— Réclamer le renouYellement partiel de la Chambre, Enfin, î'éhi ne pourra YOter par procuration que lorsqu*!! sera retenu dans une commission. Il
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devra s’inspirer, dans tontes les circonstances difficiles, des électeurs réunis en comité de circonscription*
La Commission électorale î Bahiîier, BAROEr, Bardin, Beotonniïïïê, BAtTHAZAR, COLLÔMB, FOÜRRIER, GEOBGESj HOFFflEn, HÉMUO, KeMLEÏÏ, Morin, L* Tnizy, Teomas, Tournier*
Vu : le candidat, J, CLAPOT, ^
3® circonscription de LYON,