‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 195 sur 266 · BU · texte numérisé non relu

BU

Devoûs-iious conserver indéûninieDt celte Constitution qui fait de ia là

«ne H,™., chie dCgui.ée, e. ce.» nnlo. h,brid e K gecscon el défecuenec de le megicrelere e. de le pie?

^nim^ citoyens, peusex-vous qu'il faille euvover à la rb^imKr.^ 4 1,

qai soien. le.repréee.ten» de cepi»! a«.eM

nopoheéî Pen.ez-,ons qu'il faille élire de. repleelZs^a e jj.r e leux, imaginé pour les besniae de la cause e. recouvrant mal * ■ ma'*'

cléricales e. réacioanaires, oillenrs,un oppmunisaie qui a'osê Vavoow?

ho„aé»T.x;taZ.rqTe^er«^^^^^^^ vrf ““ e””™™'™"d.v»Zr,l°e°voZoMr;IZ“aLur™“'“‘'“”'‘'

soi. à 1-Hô, cl de Ville, soi. à 1. Chàmtae dZ rép„S‘ 'Se compromission, mainienir haut et ferme le draueaf de î. nal ®an«

qui n-a pas abandonné un instant Je program r "uaL ü

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qui VOUS donnerez le mandat^dWurer à iamâu ^f T"®^’ sortant, à

progrès, de justice et de liberté. ^ ® triomphe des idées de

Vive Ja République 1

ucle IS de la loi organique du 30 novembre .876 Z nÜttrdu'^”*'^*]!!”” blé odeclivo dos maudatalres. - ImordioUou du cumul. ~ «“P»"«i>bi-

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sien des eonvenliun, el des tartî. du - Bevi-

bâiia e. non bélis, loués ou non loué. - înEis n a”'’** T 'mneuble. à tous cautionnemeDîs. ^ux loyers d’avance et

sien tel“opolc.*''““‘' ““ - Suppre.-

7” Lois de protection et d’éniaDcipàlion du travail. . Lois de liberté pour les syndicats. — Suppression des bureaux de placement. — Droit au travail pour tous. — Réduction de la journée de travail à huit litîtires. — Droit à l-assistance pour les vieillards, les enfanta et les infirmes. — Caisse générale

de retraites pour la vieillesse.

8" Réfection des Codes. — Magistrature élective. — Extension du jury a toutes les juridictions. — Justice absolument gratuite. — Réparation des erreurs judiciaires.

Pour le comité et par délégation ;

A. ÎStiDELO, ingénieur, 10, rue SaiDl-Louis-en-l’lle,

Hugubnin, négociant, 19, rue Saint -Merri.

A. BELŒtL, négodaul, 104, rue Saint-Martin.

Flotxt, employé, 14, rue Saint-Louis-en^l lie.

Disthibhé, lithographe, 44, rue Saint-Louis-en-l’Ue.

Vu ; le candidat, H. GllASSAING.

circonscription du 5° arrondissement de PARIS. M. René ViVIANI,

Élu au 2“ tour de scrutin.

Mes chers concitoyens.

Avec l’appui et l’autorité que me prêtent les comités républicains socialistes, définitivement unis sur le terrain démocratique, je viens, pour l’élection légis a-

tive du 20 août, solliciter vos BU tTrages.

Voilà longtemps que, dans la France entière, les républicains sincères ont cherché par tous les moyens à faire disparaître les dissensions néfastes introduites, il Y a quatre ans, dans l’avant-garde démocratique.

Ici dans cet arrondissement, les républicains socialistes n ont pas voulu senlemLnt s’en tenir à de platoniques essais. Hommes d’action ils ont voulu adr. Et cette union entre les fractions du grand parti républicain socialiste 'grâce aux efforts et au dévouement de tous, est maintenant fondée. Pour cette œuvre, il n’a pas été besoin de demander aux uns des sacrifices

et aux autres des concessions, , r 1.1- * rîû

Il a sufli de montrer le danger qui menace la République, et, en face de nous sur le terrain du combat, unis pour la lutte, les opportun isies, les modérés, les monarchistes d’hier affublés d’un nom nouveau et d’un masque trompeur. Le péril était pressant. Voilà pourquoi, est maintenant, apres des divisions

éphémères, plus uni que jamais, ce grand parti répnblicaîn socialiste auquel miustre Louis Blanc laissa comme un legs impérissable et son aotorîté, et son nom, et sou programme*

Ce programme, les comités républicains socialistes ont pensé que, pour le mieux défendre, il était nécessaire de faire appel à un homme nouveau, qui ne ae ffit pas, dans cet arrondissetneut, tout au moins, mêlé aux luttes des partis, et qui fût, par cela môme, susceptible de rallier autour de lui les voix des républicains socialistes*

Et ils m*ont fait le grand honneur de me venir clioisir dans le rang où je combattais pour la Bépubtique sociale* Ils ont bien voulu se souvenir que, par la parole et par la plume, j'avais souvent défendu^nos principes communs, — ceux du parti républicain socialiste*

Je suis républicain, et je veux que la République, — aujourd'hui acclamée par tous comme le gouvernement nécessaire — aboutisse enfin aux réformes que son avènemeut avait laissé espérer.

Je veux avec vous répudier et rejeter bien loin ce parti nouveau auquel le Gouvernement s'est allié, — et combattre à la fois les ralliés qu*on appelle et le Gouvernement qui leur tend la main*

\\ nous faut une République débarrassée de ses entraves, où on ne se cooteute pas de proclamer platoniquement la souveraineté du suffrage universel, — ou i'oü assure cette souveraineté ;

Eu révisant par une Assemblée constituante, dans un sens démocratique, la Constitution de 1875 ;

En supprimant le Sénat, obstacîe à toutes les réformes promises.

11 nous faut une République où, sous prétexte de proclamer la liberté de conscience, qui est chère à tous les citoyens, on ne laisse pas se dresser en face de RÉiat laïque la puissance cléricale, et oiiroû n'oblige pas les contribuables à entretenir de leurs deniers un culte dont ils n'usent pas. Il nous faut la sépara^ lion des Églises et de l'État, préparée par une loi sur les associations, avec ses conséquences obligées: la suppression totale du budget des cultes, le retour à la nation du bien du maïnmorle.

Il nous faut euün une République où, à toutes les libertés politiques déjà conquises, s'ajoute celte dernière qui les consacre et les alTermit : la liberté d'association.

Il nous faut la réforme judiciaire, qui s'accomplira intégralement, “par la suppression des monopoles judiciaires, par la constitulioïï, à côté du jury criminel, do jury correctionnel et du jury civil,

11 nous faut une décentralisation complète qui, sans rompre Tunité nationale maintenant fondée, remette aux communes nue autonomie administrative et financière, en supprimant les fonctionnaires inutiles et coûteux.

Je suis socialiste, et je veux que la République, à côté des réformes politiques qui ne sont qu'on instrument, abou fisse aux réformes sociales qui sont le bot* Je suis socialiste parce que je pense que, de ce sol labouré par les révolutions, l'heure est venue de faire lever la moisson — que les travailleurs attendent.

 une époque où la haute banque et la haute finance, soutenues par toutes

les forces gouvernementales qu'elles alimentent à leur tour, menacent Vindépendance politique du pays, je fais appel à tous les citoyens pour combattre la féodalité nouvelle :

Aux ouvriers, dont le salaire diminue, victimes de Vexploîtation de la grande industrie et qui sont menacés do perdre la propriété individuelle de leur salaire;

Aux petits industriels, aux petits commerçants, dont les épargnes diiïîcilement amassées sont enlevées, sons Tœil bienveillant d'un gouvernement complice, par des financiers véreux et cosmopolites — et qui, écrasés d'impôts, sont menacés, eux aussi, de perdre la propriété individuelle de leurs modestes ressources I

Avec vous tous, exploités de tous les temps, victimes de tous les régimes, par votre union, nous allons conquérir :

Avec les lois d'assistance et d’émancipaLion,

La liberté absolue du syndicat protégée par une loi;

L’instruction intégrale et Penseigaement professionnel ;

La limitation de la journée de travail ;

La suppression du marchandage ;

L'application stricte des prix de série;

La suppression des bureaux de placement;

La suppression du travail dans les couvents et dans les prisons-

Avec vous, nous allons dégrever les patentes et frapper, pour cbaquespécialité qu'ils vendent, les grands magasins. Ainsi; nous ferons triompher les justes revendications de la ligue syndicale pour la défense des intérêts du travail, du commerce et de rindustrié*

Nous obtiendrons la réforme générale de Fimpôt, — la suppression des octrois et l’impôt progressif sur les successions, Fimpôt progr^essif mixte sur le capital et le revenu, — Fimpôt unique sur le revenu oe suffisant pas à atteindre la grande propriété ;

Et alors que se reforme la grande féodalité financière, s'emparant de toutes les forces vives de la nation, ™-nous voulons, pour empêcher la petite propriété d^étre bientôt absorbée, briser ces oligarchies et remettre à la nation le moyen de les écraser.

En transformant la Banque de France, conduite par quelques financiers, en banque nationale ne refusant plus le crédit aux travailleurs des villes, des champs et aux petits commerçants;

En révisant les conventions avec les grandes compagnies;

En abrogeant la loi de IBIO sur les mines;

Voilà le programme que je m'efforcerai de défendre, mes chers concitoyens, si, désireux vous-oiêoaes de le faire triompher, vous m’accordez vos suffrages^/— qui n’iront pas au candidat, — ^ qui iront à la République socialiste*

René YIVfÂNL Avocat à la cour d’apptîh Rédacteur à la Petite lièpubliqm française.

2® circonscription du 5® arrondissement de PARIS, M. Émile TBÉUT,

Élu au 2° tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

i’ai eipliquè dans de nombreuses réunions le sens et la portée de ma candidature. J’y ai hautement développé l’idéal social que nous poursuivons, les doctrines politiques que nous servons, la tenue patriotique que nous gardons. Fidèle à mon long passé, j’ai dit tout cela loyalement, crûment, sans artifices ni restrictions, sans ambages ni sous-entendus, comme tout citoyen honoré d’une candidature publique et respectueux du suffrage universel le doit à sa propre dignité. Ce que j’ai dit dans ces conférences, je le résume et l'affiche sur nos murs, pour qu’aucune méprise ne trouble vos décisions. Nous respectons tout- s les opinions sincères, mais nous combattons franchement celles qui sont contraires aux nôtres.

La France possède d’immenses richesses qui font sa puissance matérielle. Créées par le mariage du travail et de l’épargne à travers les âges, ces richesses s’accroissent tant que l’épargne, autrement dit le capital, s’associe paisiblement au travail. — Alors la nation prospère. — Les richesses s’abîment et se perdent au contraire quand le travail s’isole dans la protestation, tandis que le capital fuit dans la défiance. — C’est alors la décadence du pays et la misère des citoyens.

Il y a toujours dans la société d’injustes sonffrauces. La fraternité commande de les guérir. Lé progrès doit les rendre chaque jour plus rares.

Le collectivisme, aigri d’impatiences, prétend refaire la société de fond en comble: supprimer la propriété, nationaliser les capitaux, c’est-à-dire remettre toutes les richesses acquises à l’État; enrôler tous les citoyens dans le travail réglementé du gouvernement ; limiter impérieusement le temps et le labeur de chacun, et répartir, également entre tous, les produits de cet universel atelier du pays.

Quelque hamanitaire qu’en soit la source, ce programme'.est pour nous une utopie. 11 est irréalisable; et si, par malheur, on pouvait l'appliquer, — l’histoire de l’humanité le prouve, — on verrait la libre activité de l’homme moderne s’éteindre dans le travail servile, la production s’étioler dans la misère et la société reculer jusqu’aux premiers rudiments de la civilisation.

Nous sommes les adversaires résolus du collectivisme.

La France possède un immense acquis de puissance morale, Elle le doit à son tempérament de race, à sa passion d’humanité. Elle a été conduite dans cette acquisition par ses penseurs, ses philosophes et ses moralistes. Elle a

gagné le JïomnieL qu’eJfe occupe dans la morale des peuples par sa grande Révolution» qui lui a donné la Déclaration des droits de l'homme, et la devises Liberté, Égalité, Fraternité. En politique, ses éducateurs prennent un nom: ils sent radicaux. A eux de maintenir toujours en lumière, en face delà procession et des entraînements des intérêts, les principes supérieurs des progrès sociaux. Ils sont les apôtres de Topinion publique. Dans cette haute mission, il faut les soutenir, les admirer, les écouter 1

Mais quand, oubliant les vertus d’apostolat, quisontleur seule raison d^ôtre, iis s'introduisent dans les conllits mêmes de l’action politique ï quand, sapant sans répit les pouvoirs, ils en marchandent ou en arrachent les vulgaires bénéûces pour se faire une clientèle de turbulente intervention; quand, piétinant les principes, iis refoulent Teaprit public dans la confusion et les consciences dans le désarroi; — alors ils trahissent leur noble tâche d’éducateurs. Ce ne sont plus que de mauvais politiques: ils nous font perdre la belle place conquise par la France en Égypte ; ils vilipendent notre laborieuse colonisation; ils harcèlent de critiques malsonnantes nos plus légitimes expéditions militaires ; ils attardent les solutions les mieux préparées ; ils accusent de trahison tous les républicains de paix et de tolérance; ils ruinent l’autorité de nos grands patriotes et les proscrivent, se nomraassent-üs Jules Ferry ou même Gambetta. Alors ils amendent spontanément leur beau titre de radicaux, et, désormais, se nomment eux-mêmes radicaux-socialistes, acceptant ainsi, par ambition de clientèle, la marque la plus contradictoire et compromettante pour des défeuseurs-nés de la liberté.

Nous ne sommes pas des radicaux socialistes.

Mais, que sommes-nous ?

Nous sommes des patriotes fiers de la France, de son histoire, de son rang dans ia civilisation, de sa générosité dans le monde; jaloux d’en faire le milieu social le mieux pourvu de bien-être, le mieux ordonné, ïe plus libre, le plus fraterneî, le plus juste et le plus moral.

Nous sommes des démocrates, passionnés d'égalité, mais anxieux de voir grandir chex nous la conscienGe des responsabilités civiques.

Nous sommes des fils de la Révolution, républtcains de vieille date et sans reproches, heureux de voir aujourd’hui la République solidement assise et libre de s'administret paisiblement dans sa force et dans la tolérance.

Nous sommes, enfin, des hommes de liberté et de progrès, ambitieux d’accroître la liberté des citoyens, pour étendre le champ de leurs initiatives et pousser leurs actions aux améliorations sociales.

Tout cela est clair. Mais quelle est notre politique?

Notre politique n^exige pas de bouleversements dans nos institutions. Nous n’ éprouvons nul besoin de revis er notre Constitution. Nous pouvons réaliser avec elle beaucoup plus d’excellentes réformes que nous n’eo pourrons tenter de longtemps encore. Je sais bien qu^ellc consacre le régime parlementaire et qu’elle ne convient pas à ceux qui voudraient le détruire. Maïs nous sommes des parlementaires convaincus qu’avec ses défauts le parlementarisme est l’instrument le plus perfectionné que Ton connaisse chez les peuples libres, qui ne veulent pas retourner au césarisme.

Od souvent iiilt rpellé la ai^paratioii des Églises et de TÉtat, sur la suppression du budget des cultes, sur la suppression de notre ambassadeur au Vaticnn. Tout le mande est d’accord, en principej sur la première question, les Églises elles-mêmes* Mais aucun esprit sérieux ne peut comprendre qu’il suffise d’une loi pour la résoudre. Elle est fort compliquée, li y a cinq cents ans que nos gouvernements se défendent comme ila peuvent contre TÉglise. Voyez donc ce qui se passe dans les familles ; on y fait au mieux les séparations par des concessions réciproques. C’est ce que nous faisons en politique avec le Concordat, — Le budget des cultes ne peut être supprimé sans la séparation. Quant à la siippressioû de nû\re ambassadeur au Vatican, la proposer est un enfantillage, Est-ce que la Fr^ce peut ne pas être représentée à la cour qui dirige la plus fume et la plus habile diplomatie du monde? Mais cea questions sont dans les oreilies des foules. On les met dans les programmes pour y chercher la popularité. Quelques députés les ramènent au Parlement pour y émettre un vote de petite minorité très intéressé^ mais toujours platonique. Toutes ces petites choses en attardent bien d’autres fort importantes 1 On perd ainsi beaucoup de temps à la Chambre, ce qui fournît quelques armes aux aniiparleraeniaires,

Oq y travaille pourtant beaucoup. Mais une législatare ne dure que quatre ans, et les bonnes lois sont longues a faire. Vous lirez souvent, mes chers concitoyeusi dans certains programmes de candidats, d’interminables listes de lois dont on vous promettra l’exécution, N*en croyez rien,

La prochaine législature aura la tâche difficile d’achever la rentrée dans le budget ordinaire de toutes les dépenses extraordinaires. Gela nécessitera la réduction de celles-d. La République a fait tant de grandes choses depuis vingt ans (armée, engeignement, travaux publies) qu’il faudra arrêter les sacrifices, au moins pendaut quelques années, et ne plus engager de nouvelles dépensesi J’estime qu’eu dehors de cette tâchç nécessaire, les libéraux de la nouvelle Chambre devront s’efforcer de faire abroger les détestables lois douanières dernièrement votées. On devra et pourra aussi voter:

— Une loi sur la liberté d’association, loi attendue depuis tant d’années et si indispensable au développement de l’iiiiLiative privée en général, et, eu particulier, à Porgamsation de la prévoyance,

— Des lois complémentaires sur Passistance,

— Des lois perfectionnant le régime des caisses d’épargne et des sociétés de secours mutuels,

— Une loi sur le crédit agricole,

— Une loi réduisant l’impôt sur les petites successions,

— Une loi réforma iii l’impôt des boissons et supp rimant les octrois.

Ces luis se feront certuinement si la nouvelle Chambre est en possession d’une maioritê sachant ce qu’eüe veut et capable de constituer un gouvernement homogène. C’est cequi a manqué à Taocienne Chambre -, et c’est parce que Douri n'üvons eu depuis quelques années que des ministères hétérogènea, que le pouvoir, coodamoé à des transactions incessantes entre les différents ministres, a perdu toute force et toute autorité au détriment des affaires publiques.

Coo vaincu que c’est aujourd’hui la lâche urgente du suffrage universel

d^euvoyer à la Chambre une majorité de goiivernemenl, je me présente à vous, mes chers conciioyens, comme homme de gouvernement.

En 1889, mes amis politiques m’avaient appelé au combat contre le boulangisme. Nous avons pu battre nos adversaires en unissant mes voix à celles de notre élu, M, de Lanessan.

En 1891, vous m’avezélu pour achever la légîslauire de mon prédécesseur, nommé Gouverneur général de rjndo-Cbine* Je n'ai pu prendre place dans les grandes commissions, depuis longtemps formées lorsque je suis arrivé à la Giiambre. Mais j’ai été assidu à mon poste et j'ai travaillé dans les commissions spéciales où mes compétences m'avaient appelé ; à la commission de la loi sur les maisons à bon marcbé pour les ouvriers et les petits employés, que j’ai pré- Bidée; à la commission de la loi capitale de la protection de la santé publique, que j’ai fait amender ; à la commission de la loi de rattachement de la Préfecture de police ; à la commission de l’assainissement de Paris, dont j'ai été rapporteur, J'ai défendu à la tribune les crédits du reboisement des montagnes, la composition de l’enseignement du Conservatoire national des Arts et Métiers et le retour delà direction des bâtiments civils au Ministère des Beaux-Arts. Enûü, par un ordre du jour important, fai pu faire voter rinvitation au Ministère de faire reprendre les travaux attardés de Passainissement de Paris et de la Seine.

Si vous me faites Phonneur de renouveler mon mandat, je serai dans son accomplissement ce que fai été toute ma vie, un homme marchant la main et le cœur ouverts au milieu de ses concitoyens, un soldat de la fraternité dans La liberté, de la justice dans le progrès.

Vive la République I

Émile TRÉLAT,

COMITÉ républicain DU v'" ARRONDISSEMENT (2" CIRGONSCRIPTION) ^

Citoyens,

Les élections du 20 août ont définitivement assis la République, en réduisant au silence ses ennemis.

Elles ont fait plus ; elles ont donné la victoire à la politique ferme et modérée, sans laquelle aucuneréforme ne peut aboutir.

Les hommes que les partis extrêmes ont tant combattus depuis 1881, — hommes à la fois d’action et de mesure, reviendrunl à la Chambre en majoriiê telle que, désormais, les coalitions de radicaux socialistes et de ssjcialistes révol utionu aire, — fusseut-elles encore souteüues par la phalange amoindrie des monarchistes, — seront impuissantes à pardJyser faction législative et à désorienter le Gouvenierneut.

Le programme du citoyen Emile Trélat est plus progressiste que la plupail de ceux des candidats républicains élus ; U demande aux quatre prucli aines

années parlGrnentiiires le maxiinuiii des amélioration'^ sociales qu^ell :3 peuvent réaliser,

H est vrai qii’il ne renferme pas raccumuîation des prétentieuses réformes dent on plaide si complaisanament rurgence devant les foules et dont on cache avec un soin systématique l’indispensable échelonnement. De là^ dans ce programme, Fabseace des mots sonores et creux, des phrases trompeuses et vaines.

Citoyens, fermons Foreîlie aux discours vagues et diffus. Ouvrons-! a aux solutions démontrées. Craignons les déceptions et ne nous attachons qu^aux entreprises de réalisation assurée.

La politique parlementaire a piétiné, dit-on, — Cela est vrai. — Mais ne VüJt-OD pas que ce piétinement a son explication dans Pincohéreuce des élections, et que cette incohérence est la suite du trouble jeté dans les esprits des citoyens par la phraséologie électorale % promesses fallacieuses ou prématurées, flagorneries jetées en pleine face an suiïrage universel, au lieu des claires lumières qui lui sont dues.

Le citoyen Trélat est de ceux qui ont le plus grand souci de ce mal. 11 a, — vous ne l'avez pas oublié, — fait appel à toute sa loyauté, à tout sou courage, pour en conjurer îes effets dans notre circonscription. Esprit nourri d^études et rompu aux méthodes scienüüque^î, coeur généreux, caractère haut, il ne s’abuse pas plus lui-même qu'il n’abuse les autres. “ Dans nos grands malheurs nationaux, il a été nn intrépide défenseur du pays. — Aux heures troubles, il a tenu vaillamment le drapeau de la République. — A la Chambre, il a été le démocrate correct, le répubiicatn fidèle, le progressiste éclairé que vous savez.

Aujourd’hui, il nous garde ses convictions, son expérience, ^on énergie.

Citoyens, quand le désordre est dans les idées et le désarroi dans les consciences, il faut prendre garda à la déchéance des caractères :

Et c’est un caractère que nous proposons a vos suffrages en vous invitant à voter pour le citoyen

Émile TRÉLAT,

Vive la Fraocel

(Suivenl ud grand nombre de signatures.)

circonscription du 6' arrondissement de PARIS. M. Albert PÉTROT,

Élu au 2« tour de scrutin.

Mes chera concitoyens,

Ma candidature vous est présentée par les Comités dont je fais partie dans le quartier de la Monnaie, qui m’a choisi comme conseiller municipal depuis la

— sn —

mort de mon regretté ami, G, Robinet, en 1887, et dans le quartier de rodéon que j^liabite depuis vingt-cinq ans.

Ce que je pense, tous mes actes comme citoyen ou comme élu Pont nettement fait connaître, et il n’est pas jusqu'aux misérables chicanes de la réaction aux abois qui iraient eu pour résultat de le proclamer plus haut encore.

Ce que Pon vous demande d'aMrmer sur mon nom, c*est t l*" La nécessité d'une orientation nouvelle de notre politique dans un sens républicain, ègaliLaire et anticlérical j

2^ La vie à meilleur marché : Suppression des octrois, réforme générale de Pimpôt établi sur la base de la progressivité j

3*^ Le respect des convictions de tous : Suppression des privilèges accordés aux cléricaux et^ notamment, du budget des cultes, par la dénonciation du Concordat,

A côté de ces solutions fondamentales se présentent les multiples questions d'urgence pratique dont Pétude m’est incombée depuis que j'ai Phonneur de représenter le VP arrondissement au Conseil municipal, et qui ont trait, soit à PinstruclLon, pour laquelle la République a beaucoup fait sans s’être encore attachée h la rendre, dans les degrés supérieurs, intégrale, c’est-à-dire accessible à des forces dont Pintérêt général se trouve malheureusement privé; soit à Passistance publique ou plutôt à Passistance sociale, insuffisante à Paris, presque inexistante dans le reste du pays ; soit aux travaux publics où le Gouvernement ne se garde pas assez contre les monopoles et les grandes compagnies, en ne tenant qu’un compte dérisoire des intérêts et des besoins des travailleurs et commerçants.

Les élections du 20 août auront sur le développement de la République une influence décisive. Ce n’est pas pour se perdre en vaines réerimmatioas, c’est, pour travailler, pour agir, au mieux de Pémancipation du peuple,- que le Comité d’action républicaine vous demande d’appuyer ma candidature. Rapporterai à l’accomplissement de mes devoirs toute mon énergie, ma bonne volonté et mon intelligence, et Je consacrerai tous mes efforts à soutenir de mon mieux vos droits et vos intérêts.

Vive la République!

du mandat politique au mandat cML)

I. — Abrogation du Concordat. — Séparation des Églises et de TÉtat. — Siippreesion du budget des cultes.

Lois sur les associations religieuses avec garanties contre les biens de mainmorte,

II, — Révision de la Constitution dans le sens républicain, démocratique et sociaL — Suppression du Sénat.

11!, Franchises municipales.

Réorganisation communale et décentralisation administrative.

IV* — Réforme judiciaire, — Jury coireGlioûneL — Élection des juges civils,

V, — Réfonae générale de Pimpét,

Proportionner Pim pot aux facultés des coutribuables, — Suppression des octrois et des taxes de consommation,

VI, — Lois de protection du travail et d'émancipation des travailleurs.

Lois d'hygiène sociale. Caisse de retraites, ^ Assurances contre les accidents. VIL — Suppression des monopoles.

Albert PÉTROï.

UNION DES COlUlTÉS lïÉPUBUCiVENS RADICAUX SOCIALISTES ET DES COMITÉS ItÉPUEUCAlNS SOCIALISTES DE LA SEINE ET des DÉPAÏÏTEMENT’S,

Citoyens,

Les comités républicains radicaux socialistes et les comités républicains socialistes de la Seine ont pensé que ce serait donner plus de force aux revendications de la démocratie que de les résumer en un programme minimum qui pourrait servir de plate-forme électorale à notre parli, aussi bien 4 Paris que dans les départements.

En acclamant^ d’un bout de la France à l'autre, dans nos grandes cités et dans toutes les circonscriptions de fa capitale, les réformes dont vous trouverez ci-dessous la courte énumération ; en envoyant siéger à la Chambra des mandataires bien décidés à les faire triompher; en affirmant bien haut que vous les considérez comme immédiatement réalisables et comme le minimum de vos revendications; en donnant, en un mot, le même mandat ferme au plus grand nombre possible d'élus, vous corrigerez les inconvénients dn scrutin d'arrondissement, vous provoquerez une superbe manifestation de l'opinion publique, vous donnerez une force énorme à vos élus.

A Pheure où nous sommes arrivés, citoyens, les longs discours sont inutiles. Nous n’avoûs pas, d’ailleurs, à développer les articles de notre programme. Nous laissons ce soin aux candidats qui Paccepteul, Nous n'avüiis pas davantage à signaler à des républica ins perspicaces le changement de tactique de nos éternels adversaires, qui ne s’efforce ut aujourd'hui d'entrer dans la République que pour en chasser les républicaîua. Nous n'avons pas, enfin, à metire en garde les bons citoyens contre le danger que courraient la paix publique et nos institutions si, d ajournement en âjouruement, d’avortementen avortement, la politique suivie Jusqu à ce jour finissait par ébranler la confiance que les masses populaires doivent garder dans Poutil de leur émaucipaiion politique et économique, dans le bulletin de vote,

Vous allez, dans quelques jours, exercer votre pouvoir souverain. Vous en

profiterez pour acclamer le programme minimum élaboré par runion de vos comités.

Vive ialïépublique !

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