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La suppression des monopoles et des privilèges.
La révision des lois et contrats qui ont aliéné la fortune publique.
La rentrée des mines et des chemins de fer dans le domaine public ; leur exploitation ou entretien par les associations ouvrières.
La réduction de la journée de travail à huit heures, dans les manufactures de l’État, dans les mines, dans les chemins de fer et, généralement, dans tous les grands travaux eotrepris ou concédés par l’État, les départements et les communes.
Même une plus grande réduction dans les fabriques de substances délétères et dans les établissements malsains qui, par mesure d'hygiène publique, et pour protéger la vie do.s ouvriers, doivent être soumis à ta réglementation et à la surveillance de l’État.
XVI JL
L’amélioration et le complément des lois d’assistance publique, de prévoyance et d’assurances mutuelles compatibles avec la liberté individuelle.
Pour le comité républicain radical socialiste de la 1'® circonscription du IV® arrondissement,
La Commission exécutive :
L. Beichlaar, 20, rue Vieille-du-Temple ; Besnard, 28, rue Geoffroy-l’Aanier; Gatohie, 40 bü, rue de Rivoli; Delabï, i 1, rue Beautreillis; Fleury, 7, rue desLions-Saint-Paul; E. Gboos, 34, rue Vieille-du-Temple ; Rouzier, 16, place des Vosges.
Vu : le candidat, D. BARODEl’, député sortant.
Mes chers concitoyens.
Parvenu au terme de mou mandat, jè viens vous en demander le renouvellement, avec la conscience de n’avoir jamais cessé d’étre un bon serviteur de la République et un fidèle observateur de tous mes engagements.
J’ai mis mon orgueil à justifier votre confiance et ce sentiment m’a rendu le devoir facile.
Ami passionné de la justice et du progrès, j’ai pris ma part d’initiative et de coopération dans toutes les réformes déjà faites. Je continuerai de me consacrer, tout entier, à celles qui restent à réaliser, en m’attacliant, de préférence, aux réformes sociales, appelées à faire disparaître, légalement, les iniquités qui écrasent les travailleurs et les commerçants honnêtes au profit des oisifs, des spécülateurs et des joueurs, *
Mais la Constitution de 1875 contient des dispositions imaginées pour permettre au Sénat de leur barrer le cbemin.
Il faut, pour aboutir, faire disparaître ces obstacles. Voilà pourquoi nous avons fait, vous et moi, de la révision de la ConstitutioD par une Constituante le premier article de notre programme.
Il y a vingt ans, citoyens, que nous luttons ensemble pour la Républiaue* et nous n’avons pas üni. ^ ’
Nous avons à combattre aujourd’hui la même coalition qu'en 1889 • mais combien changée de langage et d’allure I
Seat faite humble, se dit, en grande partie, raillée, et n en serait, si l’on pouvait s’y tromper, que plus dangereuse.
Ce n’est pas vous, assurément, qui vous laisserez prendre à des paroles
hypocrites et mensongères, chaque jour démenUea par les' faits*
Des ralliés î tous ces Basiles qui, hier enoore, couvrant de leur protection d’opulents prévaricateurs, leurs amis, répandaient l’outrage sur la République et le poison de la calomoîe sur ses meilleurs défenseurs I
Des républicains 1 tous ces Iraîires qui ne demandent à entrer dans la République que pour détruire ses lois essentielles et livrer k Loyola Tédacation de nos enfants ï
Appelons-les par leur véritable nom, citoyens: ce sont des cléricaux. Le cléricalisme, c’est l’ennemi I
On tremble à la pensée du mal qu’il ferait, s'il pouvait s’emparer du pouvoir.
Mais non I Le peupTe fera bonne garde. Les leçons de l’histoire ne seront pas perdues pour lui. Il saura bien reconnaître, sous leur nouveau déguisement, les renégats de tous les partis vaincus, les déserteurs de toutes les causes ruinées, — sincères seulement dans leur haine invétérée de ia liberté, de la justice et du progrès.
Citoyens, mx urnes I Vive la République I
D. BARODET,
Citoyens,
Dans quelques jours, le pays tout entier va exercer sa souveraineté. Du choix de ses représentants dépendra le sort des réformes, depuis si longtemps réclamées, et l’avenir dp la République,
Il s’agit de se prononcer entre les amis sincères et éprouvés de la République, et ceux qui, Tayaut toujours combattue avec aGharnementj, se présentent aujourd'hui comme des ralliés pour pénétrer dans la place et s’en emparer.
Le devoir des républicains est tout tracé.
Ils préféreront les combattants de la première heure, dent la couduite et îe dévouement ne se sont jamais démentis, aux tard-venus, qui ont servi plusieurs maîtres et n’ont que des promesses suspectes à offrir.
Ils mettront au-dessus de tout: Thonnêteté politique et privée, les services rendus, le désintéressement, l’expérience acquise, la sincérité et la fermeté des convicliotis.
Ce sont tous ces titres qui, depuis vingt ans/ont fait élire et réélire Barodet, l’ancien maire dé Lyon, le défenseur dès franchises municipales, deux fois représcDtaut dé la Seine, quatre fois représentant du arrondissement de Paris.
Barodet a su se faire, dans la politique, une place considérable par le nombre et Timporlance des propositions de loi dont il a pris Pinitiative et dont plusieurs ont été adoptées,
n nous suffira de rappeler sa proposition de loi sur Pi ustructîon laïque, gratuite et obligatoire, qui a servi de base aux lois scolaires qui sont l’oeuvre principale et l’honneur de la République.
Ces lois, si péniblemect obtenues^ ainsi que l’obligation et l’égalité du
service militaire, soit menacées de destruction par la coalition des ralliés qui obéissent au pape, serviteur des jésuites*
La réélection de Barodet leur dira que nous ne voulons pas qu’au y touche, û ce 11* est pour les rendre plus éfllcaces.
Barodet a été le promoteur de la révision républicaine et démocratique de la Constitution par une Constituante, dont d’autres ne nous ont présenté que la contrefaçon estampillée par un César d’aventure.
Celte réforme étant la clef de toutes les autres, la réélection de Barodet signifiera que nous voulons qu’elle s’accomplisse*
Sa proposition de loi sur la suppression de l’hérédité en ligne collatérale, en vue de faciliter l’accession de la propriété aux plus pauvres, ses propositions relatives aux ouvriers mineurs, tous ses votes au Parlement et son attitude contre la fermeture de la Bourse du travail, ont prouvé son attachement inébranlable aux principes de justice qui doivent résoudre, progressivement, le problème du prolétariat et réaliser l’égalité politique et sociale par Ton ion, et non par la guerre des classes, qui ne ferait qu’aggraver la misère des travailleurs*
Citoyens,
Au milieu des tristes événements parlementaires de ces derniers mois, le citoyen Barodet a été l’un de ceux qui n’ont pas même été efïleurés par le moindre soupçon* Son honorabilité politique et privée est restée Incontestable et incoû testée, et ce nous est une raison de plus pour le recommander, de nouveau, à vos suffrages*
Si vous voulez que le drapeau de la République soit toujours porté haut et ferme, et que nos légitimes revendicalîons soient énergiqu émeut défendues, votez tous pour le citoyen D. Barodet, dépoté sortant*
Aux urnes et pas d'abstentions 1
Plus le nombre des suffrages sera grand, plus noire manifestation sera imposante*
Vive la République I
La Commission exécutive: L* BEicULiAn, 20, rue Vieilie-du- Temple ; Besmard, 28, rue Geoffroy-Lasnier ; Catoim, éO bis, rue de Rivoli j Delaby, 11, rue Beautreillis; Fleury, 7, rue des Lions-Saint-Paul ï E* Groos, 31, rue Vieille-du-Temple ; Roüzier, 16, place des Vosges*
Le comité : {Suivent un grand nombre de signatures*)
2» circonscription du 4« arrondissement de PARIS. M. H. CIUSSAING,
Élu au 2" tour scrutin.
COMITÉ RÉIMIDLICAIN SOCIALISTE.
Citoyens,
. ■ !• (a lia la 9' circonscrlpiion du IV® arrondisse-
rr xria 1 ï; au.,«î », cas»..
y a quatre ans, actuellement
,, nous voua disions . « U d’autant plus grave que les partis en-
jugagéo sur la terrain électoral, couvrent du nom de républicains. »
r rSaS:. ^
itouffer* . été élus cornin® rèpoblicams ont
D’autre part, ceux-là mêmes qui av d-aborder les réformes poU-
iblié leurs anciennes f 5^^ ^e la République autre chosS qu’un
5ues et sociales qui ^ ne sait quelle raison d’opportunité
lin mot, Us se sont sont contentés de piétiner sur place,
,nr ne pas accomplir ces j;'® avant du progrès,
itravant ainsi, par leur ^ ^ (,rté à la solution des questions qm
Groyez-Tous, citoyens, que j:^a*îûQS iadîs nnanimement réclamées,
IS minimum ..o. dtirnni .. q«i -nie p... pro-
ait de nature à amener la 1- France 1
uire la grandeur et la Zmnrs au leudemain qu’on suppri-
Croyez-vous que c’est en rei ^ goyjïrg notre état social par le superllu aéra la cause du malaise S^" ‘ ® g uau de chercher dans un meil-
les uns, par la misère dea ajjt^ rénartitiou^des charges publiques, uu premier eur équilibre, dans une mei mener à de graves conflits î
par une Charité
L homme» i« loi nouvelle de le soUdei,t6ï