III. — > Suppression des monopoles
Pour l’union des comités :
Le secrétaire générai : Paul Bon, délégué du l®'" arrondissement.
Les secrétaires : Adolphe CBéaioux, délégué du 15* arrondissement ; Paul Degoct, délégué du 1*' arrondissement; Eugène LaroNTAN, délégué du 5® arrondissement.
Les trésoriers ; PfaocHEiti, Le MAsoniEn, délégués du 16* arrondissementij Vu, le caudidat :
Albert PÉTROT.
2* CircoBScription dti 6“ arrondissemoiit de PARIS-
M* L LEVEILLÉ,
Elu m 2° tour de scrutiot
Chers coDcitoyeos,
Je me présente aujourd'hui à vos suffrages comme le candidat de la concentration républicaine.
Les électeurs, qui sont venus me trouver, savaient que je suis républicain depuis que je pense ; je ne suis pas un rallié ni un résigné, mais depuis longtemps un convaincu; et ]'ai à peine besoin d'ajouter que je considère comme définiiives les conquêtes de la démocratie, au premier rang desquelles je place les lois scolaire et militaire.
Ils savaient aussi que, depuis trente ans, je consacre ma vie à Tétude du droit, et que, Tesprit résolument ouvert au progrès, je croîs à la nécessité et à la pokibiîîté de révolution légale et pacifique des sociétés-
Ils ont pensé que je pourrais, dans le Parlement, concourir utilement à la réforme des lois. Cette réforme des Codes est d’une réalisation bien lente- La révision de notre législation pénale, pour en donner un exemple, est entamée depuis 1882 ; elle en est toujours au même point.
Que de problèmes sont posés, de nos jours, dont les esprits sérieux cherchent anxieusement îa solution 1 L^établissèment des retraites ouvrières, rinstituiion des assurances contre les acddents, Porganisation du crédit populaire et agricole, toutes ces questions soulèvent des difficultés d’ordre juridique que des hommes compétents doivent aborder avec la volonté d'aboutir. Le remaniement des impôts en vue d’une plus équitable répartition des chargés^ notamment la révision des patentes et la suppression des octrois, ainsi que la réduction des frais de justice sont également attendus par tous avec une vive impatience.
"Les élections de 1898 out été uiie inanifestatioh éclatante en faveur delà République. Cette manifestation doit avoir des conséquences héuréits'es, La République, de jour en jour plus forte, peut sans danger pratiquer une politique d’apaiseuienl ; elle peut, par une mesure législative, effacer les dernières traces de nos discordes civiles ; elle peut, avec des ministères plus stables# imprimer aux affaires intérieures et extérieures une direction plus suivie. L’heure est venue pour la France, libre et tranquille au dedans, respectée au dehors, de se livrer désormais en toute confiance aux travaux féconds de [a paix.
Je vous demande de m’envoyer grossir les rangs de cette majoriLé républi-
caine dont ^existence est indispensable à la solidité du Gouvernement et au développement vigoureux des ressources de notre pays.
Vive la République !
h LEVEILLÉ,
Professeur à la Faculté de droit de Parie, Ancien président du Conseil général de la Seine,
7* arrondissement de PARÏS,