Partie polUique
1, Ajunistie pleine et entière des condamnations politiques et faits connexes,
2, Reyîaion delà Constitulion par une Cdnstituante spécialement élue à cet effet*
3, Suppression du Sénat,
J*, Bacon naissance par la loi du mandat impératif*
5, Les ministres pris en dehors de TAssemblée et responsables devant
elle*
6, Séparation des Églises et de TÉtat* Suppression du budget des cuHés,
7, Justice gratuite, magistrature élective, Béparation morale et pécuniaire aux victimes des erreurs judiciaires et de la police. Abolition du secret de TinatructiOD et de IHoterrogatoire des accusés et prévenus,
8, Suppression des monopoles, privilèges, charges et ordres judiciaires (avoués et avocats),
9, Service militaire égal pour tous. Rajeunissement des cadres,
10, Rétribution de toutes les fonctions éleclives. Interdiction du cumul des emplois publics et des fonctions électives.
11, Réduction du haut personnel administratif. Augmentation des petits traîtements. Les emplois de TÉtat accessibies par voie de concours, sans qu^il soit tenu compte des diplômes universitaires,
12, Autonomie communale. Réforme de la police.
13, Responsabilité effective de tous les fonctionnairea-
Pariie èüonomique,
1, Réforme générale de Rîmpôt et de son mode de perception. Impôt progressif sur la richesse s’appliquant, suivant les cas, au capital ou au revenu; suppression des impôts de consommation sur les denrées de première néces-
sitéi suppression des patentes! suppression des droits de circulation j suppression de la taxe foncière et de l’impôt sur la propriété bâtie; substitution à ces impôts de régies d'État portant sur deux ou trois denrées de luxe sans toucher
au libre exercice de l’industrie privée.
2, Béduction d6 la Iîgii6 d'^héréditê en mattère de successions*
â. Suppression de tous les privilèges et monopoles. Nationalisation de la Banque de France, des mines, canaux et chemins de fer,
4- Réduction de la journée de travail à huit heures; suppression du marchandage; orgrinisation du crédit aux travailleurs ; admission des groupes ouvriers aux adjudications de travaux publics*
5. Création d’une Caisse nationale de retraites pour les invalides du travaiL Création d'une Caisse de chômage; administration desdites caisses par les intéressés*
6* Liberté absolue des syndicats professionnels. îtesponsabilité pénale des patrons et compagnies ; obligation pour tous patrons, directeurs ou chefs d’industrie d'assurer leur personnel contre les accidents du travail. Les contrais soumis à l’exameo et à Fapprobaitoa des Conseils de prud’hommes,
7, Extension de la loi sur les délégués mineurs à tous les travaux publics,
notamment aux ouvriers et employés des^grandes administrations, chemins de fer, omnibus, chantiers de la Ville et de VÉtaL , * ,
8, Révision de la loi sur les conseillers prud’hommes (création de prudhorames pour les employés), extension de leurs attributions*
9, Les travaux exécutés dans les prisons et établissements religieux soumis à la tarification des conseillers prud’hommes, diaprés les tarifs des Chambres syndicales.
50* Suppression des bureaux de placement,
11, Développement de renseignement professionnel. Instruction gratuite à tous les degrés, accessible à tous par voie de concours*
12* Codification des mesures qui peuvent arrêter la dépopulation. Primes aux familles nombreuses; asiles ouverts aux femmes enceintes; secours Tégufiers aux mères qui nourrissent leur enfant.
Le citoyen Paschal Grousset s’engage, s’il est élu, à prendre un local dans la circonscription, pour s’y tenir, à date fixe, à la disposition des électeurs*
Je m’engage sur l’honneur à respecter et à défendre le présent programme, que j’accepte de tout point.
Paschal GROUSSET.
Citoyens, le programme que nous soumettons à vos suffrages a été accepté, non seulement par les membres du comité, mais encore approuvé dans toutes les réunions organisées dans la circonscription, réunions dans lesquelles la candidature Paschal Grousset a été acclamée é la presque unanimité des électeurs présents.
Vu : le candidat, P. GROUSSET,
Citoyens,
En me donnant, au premier tour, la niajorité de yos sufïrages, vous avez clairement affirmé votre politique de progrès social par les réformes immédiatement réalisables.
Cette victoire d'avant-poste nous présage le triomphe flnaL
Voue êtes, citoyens, des électeurs libres, conscients et avisés, qui ne votez point pour un homme, mais pour un priDcipOi et qui marchez au programme, comme les vrais soJiJats marchent au canon.
C'est pourquoi je ne suis point en peine du dénouement de la campagne.
Cédés en bloc au collectivisme, à la suite d^uii traité secret qui fait songer aux contrats de 1 Afrique équatoriale, les sufïrages qui s'étalent provisoirement portés sur M. Baudin ne s'en reporteront pas moins sur mon programme. Gela, par la simple raison que ce ne sont pas des voix collectivistes, mais des voix radicales socialistes.
Elles sont à nous, ces voix, de par la logique iallexible des faits I Nous les revendiquons hautement et nous les aurons, j’en al pom' garant la loyauté qui fleurit en ce coin charmant de notre grand Paris et contre laquelle ne saurait prévaloir la méchante humeur d'un candidat rejeté par Je corps éiecloral.
Plus nettement encore que Je 20 août, la question se pose aujourd'hui devant vous ; car votre choix se trouve limité désormais, par la force impérieuse du nombre, à deux candidatures représentant deux méthodes distinctes, deux écoles socialistes opposées.
D'un côté, une secte étroite et fermée, qui sUnspire trop souvent du dogmatisme allemand.
De Tautre, le grand parti républicain socialiste, qui n'exclut personne et n'excommunie aucune profession î véritable parti du travail et des travailleurs, dont les bornes sont les frontières mêmes de la démocratie française, et qui embrasse le commerçant avec l'ouvrier, Remployé comme le professeur, le paysan comme le petit industriel, tousceux qui peinent, tous ceux qui souffrent, tous ceux qui sont au labeur et non au profit.
Les collectivistes laissent volontiers leur programme dans une ombre discrète, pour faire systématiquement, delà discussion électorale, une affaire de personnes afliliées à leur petite église.
Parfaitement résolu à me tenir sur le terrain des principes et du réalisme socialiste, j*ai le devoir de souligner pour votre usage quelques articles de ce programme :
l'' A ne citer que les plus suggestifs, mon compétiteur préconise la lutte de classes et ^internationalisme.
2“ En présence des féodalités, armées jusqu’aux deniSj qui cernent et guettent la République française, il ne craint pas de réclamer la suppression de r armée permanente.
S"' il rêve la transformation de toutes les industries privées en services publics.
Il demande Pabolition de tout héritage au-dessus de vingt mille francs.
Citoyens,
Ces articles fondamentaux du syllabus collectiviste, je les repousse, pour mon compte, absolument et sans réticence !
Je vous Fai dit en me présentant à vos suffrages et toute ma vie le prouve : je suis patriote, patriote et socialiste : voici ce que je dois ajouter ;
La c( lutte des classes w est un non-sens depuis la Révolution française. Vouloir parquer Pouvrier dans une caste, c’est abaisser sa dignité civique ; l’idée d’attribuer à cette caste, un siècle après la nuit du 4 août 1789, une dictature sur l’ensemble de la nation, cette idée serait criminelle et contre-révolutionnaire, si elle n’était, avant tout, insensée et chimérique.
Le désarmement de la patrie, devant les nations de proie, révolte mon cœur et ma raison. Je ne veux pas revoir le sol français sous les pieds de l’invasion étrangère ; je ne veux pas exposer à l’extinction le seul foyer de justice et d’égalité qui rayonne dans le monde.
La transformation de toutes les industries privées en services publics ne m’apparaît nullement comme désirable. On ne voit pas que les services publics soient des modèles de bonne administration, par les avantages qu’ils réservent, soit à leurs employés, soit aux consommateurs.
Enfin, citoyens, j’estime qu’après avoir assuré par son travail le bien-être de sa famille, tout Français doit avoir le droit de léguer à ses enfants, ou même à ses proches, à ses amis et à telle association qu’il juge digne de sa libéralité posthume, ce qu’il a pu épargner sur le fruit de ses sueurs. Que cette épargne soit frappée par l’impôt progressif, comme tout capital et tout revenu au-dessus de la normale, — je l’admets, je le demande I... — Qu’elle soit respectée dans son essence, c’est une nécessité sociale, un principe de vie et d’activité indispensable à tout état civilisé.
Mettre ce principe en question serait simplement rejeter à l’étranger la richesse accumulée qui est notre patrimoine à tous, même quand nous n’en avons que l’usage imparfait ou abusif.
Citoyens,
Dans les conditions actuelles du problème, tout ce qu’on peut immédiatement attendre de la représentation nationale, au point de vue économique, — et sans préjudice des grandes réformes politiques, — c’est :
1° L’augmentation des salaires par la suppression des impôts de consommation et de circulation, qui en absorbent le quart, et par la suppression des patentes ;
2® La retraite aux travailleurs assurée et payée par l’État, sans retenue d’aucune sorte, imposée, soit à l’employeur, soit à l’employé, qui en supporterait toujours le poids ;
3° L’organisation du crédit aux groupes industriels et agricoles ;
4® La réglementation générale du travail d’après les cahiers des syndicats professionnels^ organes naturels des corps de métiers.
Ces mesures sont à mes yeux les plus urgentes, les plus indispensables.
C'est pourquoi je les mets au premier rang des revendicatioDS que je m’engage, sur rhonocur, à poursuivre sans délai*
Est-œ k dire que je limite mou mandat à ces réformes ?
Citoyens, vous ne le croyez pas* Je ne suis pas un partisan de la stagnation gouvernementale. Aucun pouvoir ne m'a jamais eu pour séide. J’ai stigmatisé le ministère Dupuy, fermant la Bourse du travail ; je Bétrirai demain |et je combattrai toute ma vie quiconque tentera de s’opposer à l’irrésistible poussée de la démocratie* J’ai toujours été, je serai toujours un homme d’avant-garde.
Mais, précisément parce que mon dévouement à la cause du peuple est irréductible, j'entends ne rien laisser de ses intérêts au hasard, à la fantaisie et à rignorance ; j’entends que notre organisation sociale soit et reste œuvre de paix, de science et de précision, œuvre vraiment française dans son inspiratloa, dans ses moyens et dans son but.
A vous, citoyens, de dire, le 3 septembre,' si cette méthode est la vôtre, si vous vouiez l’harmonie sociale par la justice et la grandeur nationale par l’exemple de la fraternité*
Vous savez sur quoi et sur qui vous allez voter*
J'atiends votre verdict avec confiance : il sera, dimanche prochain, ce qu’il a été le 20 août*
Pour l’émancipation sociale !...
Pour la patrie 1...
Pour la République J*..
Paschal GllOUSSET.
1^* circoBSCriptioii du 13® arrondissement de PARIS. M. Abel HOVELACQUE,
Élu au 1“^ tour de scrutin.
Citoyens,
îl y a deux ans^ le ministre Constans fusillait les miaeurs de Fourmies, leurs femmes, leurs enfants. La Chambre l’absolvait et refusait une enquête.
Il y a quelques semaines à peine, le ministre Dnpuy organisait la provocation et ie massacre, lâchait sur une foule iaoffensive des bandes furieuses, envahissait les hôpitaux, chassait les ouvriers du lieu de réunion que le Conseil municipal leur avait ouvert* Et la Chambre approuvait encore*
Dans ce Parlement affolé de réaction, de haine pour Paris et pour les travailleurs, une poignée de représentants sont demeurés fidèles à la République,
De ce petit nombre j’ai fait partie. Je suis resté pur de tout compromis et de tout contact avec une inajorîté pour qui l’intérôt particulier était tout, et
l'intérêt général, rien. . ,i r „
Cette majorité s’est solidarisée avec les voleurs panamistes qu elle n a pas voulu rechercher à fond ; elle a repoussé toutes les propositions ayant un caractère vraiment socialiste ; elle a assuré à la haute banque et aux agioteurs la domination du pays ; elle a refusé la révision ; elle a refusé l’amnistie, même pour les faits de grève; elle a refusé d’appliquer la loi aux congrégations religieuses, tandis qu’on la violait contre les ouvriers ; elle a voté un tarif douanier qui peut être la ruine à brève échéance ; elle a refusé de voler une loi efficace des patentes et n’a pas voulu défendre sérieusement le petit commerce contre l’absorption par les grands magasins. Tous les méfaits dont elle a pu se rendre coupable, elle les a commis.
Aujourd’hui, la nation va juger.
Les candidatures doivent se présenter franches, nettes, sans équivoque, a mienne est celle d'un adversaire irréconciliable des Constans et des Uupuy. Leurs partisans, avoués ou secrets, mettent tout en œuvre pour me combattre ; qu'ils mêlent leurs voix à celles des jésuites et des ralliés, c’est leur rûle. Quant aux républicains socialistes, unis dans une action commune pour le salut de la République, c’est à eux de me donner à nouveau le mandat d’aller combattre a l’avant-garde du parti, pour la révision, pour les droits de Paris, pour la réalisation sincère des réformes sociales.
Vive la République démocratique et sociale 1
Ab. HOVELACQUE.
Union des comités vépublicsitis socmhstssr
Citoyens 1
La situation politique est grave 1 Sous des masques divers, la réaction relève la tète et escompte déjà l’heure de son triomphe. Les républicains socialistes qui sont à l’avant-garde de la République ont pour devoir de redoubler de vigilance et d’énergie. A d’autres, les compromis et les concessions auxquels il faut
toujours servir un salaire.
N’abandonnons rien de nos revendications passées et n ayons d autre souci que de marcher toujours plus avant dans la voie démocratique et sociale- ^ Nous avons le rare bonheur d’avoir comme porte-drapeau un républicain sincère et honnête, qu’on a toujours vu sur la brèche lorsqu’il s’est agi de conquérir les droits du peuple. Ses votes Irréprochables sont un sfir garant de sa conduite à venir.
Votons tous pour le citoyen Abel Hovelacque.
Nul ne peut prétendre à nous représenter avec plus d’énergie, ni avec plus de sincérité. — C’est autour de son nom que viendront se grouper tous ceux
qui trouvent que la République n’a pas donné ce qu’elle avait promis, tous ceux qui pensent que la période des atermoiements est passée et quil faut entrer résolument dans la voie des réalisations par une action constante et énergique.
Les réformes à accomplir sont nombreuses j mais il en est une qui prime toutes les autres, et sans iaquellenul progrès n*est possible, c’est la révision de la Constitution, qui remettra le pouvoir aux mains du peuple en limitant le pouvoir des parlementB.
C’est ensuite la réforme de l’impôt, qui supprimera toutes les taxes de consommation*
C’est la séparation des Églises et de f’Êtat*
C’est encore et surtout un avènement de justice et de liberté par les lois sociales destinées à briser les fers qui encbaînent encore le travail au capital*
C’est aussi, sans plus de retard, Famnistie pour toutes les condamnations politiques et de grèves-
En résumé : toute la liberté 1 toute la |ustice I
Citoyens, serrons les rangs, les rivalités des petites chapelles doivent dis** paraître quand il s’agit du salut commun*
Vive la République démocratique et sociale I
La Commission exécutive.
Vu : le candidat, Abel HOVELACQÜE.
2“ circonscription du 13^ arrondissement de PARIS* M* Paulin MÉRY,
Élu au 1®^ tour de scrutin.
Citoyens,
Deux fois déjà, vous m’avex fait l’honneur do me choisir pour votre député. Je viens vous demander une troisième fois vos suffrages. Pendant les quatre années de législature qui viennent de s’écouler, j’ai rendu compte de mon mandat dans quarante réunions. Votre approbation m’a toujours été fidèle* J’ai donc le droit de croire et de dire, sans qu’on puisse m’accuser d’être prétentieux, que je n’ai, à aucun moment, démérité de votre confiance*
Mon rôle, dans cette Chambre néfaste, dans ce milieu parlementaire immoral, a .été un rôle d’opposition irréconciliable. Je n’ai jamais pactisé, ni avec la majorité parlementaire, ni avec le personnel gouvernemental, et vous m’avez vu
ardemment défendre les droits du peuple violés, aussi bien dans la discussion suscitée par les événements odieux de Fourmies, où mon attitude me valait les sévérités du règlement, qu’à la fermeture de la Bourse du travail alors oue jlnterpellais le Gouvernement. * ^
Si cette Chambre a reculé devant toutes .les réformes, si elle n’a apporté la solution d’aucun des problèmes qu’elle s’était engagée à résoudre, la faute ue peut en être imputée aux socialistes révisionnistes, qui ont apporté, dans le sens de leurs promesses, la plus large contingent d’efforts possible.
Si la révision des lois constitutionnelles n’est pas faite, si la Constituante n’a pas été convoquée, si le Sénat, insulte permanente au suffrage universel est encore debout, la responsabilité doit retomber tout entière sur la majorité parlementaire, qui, à deux reprises, a repoussé les propositions que j’avais déposées.
Si le referendum n’est pas inscrit dans nos lois, le referendum tant attaaué autrefois, et aujourd’hui le premier article de tous les programmes socialistes et avancés, encore à cette majorité parlementaire la responsabilité, puisqu’elle a refusé d en voter le principe, comme je le lui ai proposé, lors de la discussion de
1 emprunt de 1890, cet emprunt fait pour couvrir des déficits passés qui n’avaient jamais été avoués. fi
Cette Chambre n’a fait de transformations politiques que pour aggraver les lois sur la presse. ee> * oo
Au point de vue économique, son rôle a été aussi nul : des lois incomplètes et inappliquées sur les accidents dans le travail, sur le travail des femmes et des enfants dans les manufactures; l’établissement d’un régime protectionniste bâtard, mal équilibré et ruineux môme pour le commerce et l’industrie qu’il est cense protéger; des discussions stériles sans fin et sans résultat, sur la transformation de l’impôtdes portes et fenêtres, sur la réforme des boissons; les impôts sans cesse augmentant : un budget qui atteint trois milliards et demi et qui se solde par près de 200 millions de déficit; une dette publique de 35 milliards • ïu p^ais^^*^^ législature de 1889-1893; voilà la situation qu’elle a faite
Le Gouvernement, sûr de la servilité des parlements, après avoir organisé émeute dans la rue, en a pris prétexte pour fermer illégalement la Bourse du ravail, tentant ainsi de masquer, sous une apparence de respect à la loi une guerre acharnée aux syndicats ouvriers. *
Pendant cette législature, non seulement j’ai tenté de faire aboutir les réormes politiques dont j’ai parlé plus haut, mais je me suis intéressé d’une façon toute spéciale aux réformes économiques et socialistes.
«1, législature, j’ai demandé la nomination d’une commission
cûargeed examiner dans quelles proportions il était possible de diminuer lesRros radements dans les fonctions de l’Etat. Je déposai presque en môme temps une demande de crédit en faveur des ouvriers de la boucherie, de la mégisserie et des industries connexes que les tarifs douaniers réduisaient au chômage. J’ai ait en faveur des ouvriers et employés des chemins de fer deux propositionspiemière tendant à ce qu’ils soient commissionnés de droit au bout d’une année de service ; la deuxième visant la formation, la sécurité et l’amélioration
de la retraite qui leur est due, à eux et à leurs familles. J’ai demandé l’appUea. Sou du refereudum à tous les emprunts faits par l’Etat une modtflcation à la loi sur l’espionnage, la suppression totale des droits sur le bl ■ .
Vous Lnaissez mes propositions plus récentes : la première visant l’organisation du travail en France et sa protection contre le travail étranger; la deuxième demandant une enquête sur le fonctionnement des Caisses de retraites 1 tous les établissements en rapport avec l’Etat, les departements ou les commn^es (compagnies de chemins de fer, gaz, omnibus, etc.) de fai^n à pouvoir rmener ces retraites à un niveau suffisant pour assurer l existence des itula.res enelurs familles; sur la limitation du minimum de salaires. Mes votes, vous les connaissez également, il n’est pas une proposition républicaine et socialiste queTe ï’uie votée, quel qu’en soit l’auteur. J’ai voté contre les grands mag.sms ITZL des petûs, j’ai voté la réduction de la patente et des pe ti
commerce- j’ai voté la suppression des octrois, la suppression des droits sur les Tssons hygiéniques; j’ai voté contre ie rétablissement du de a
Bonciue de France et contre tous les accaparements, etc-, etc b est impos Bible d’énumérer tous mes votes, que je vous ai tous exposés, d ailleurs, dans les nombreuses réunions dans lesquelles j’ai rendu compte de “"o" , rna^t et que vous avez tous approuvés ; je termine en vous J ® '
et voté la proposition qui tendait à rétablissement du mandat impcratif.
Si vous me faites l’honneur de m’envoyer une troisième fois à la Chambre je continuerai l’œuvre que j’ai commencée, tendant a 1 établissemeiit SflTiSi» et de U liberté et é l'amélioretion du son de ceu. t,.»dlent. Je lutterai de toutes mes forces contre le parlementarisme et pari -
'^'^^MoTpassé, mes actes politiques, mes votes, voilà mon
Vous les connaissez, vous me connaissez, vous savez que je sais tenir mes
engagements. , . , ,
Vive la République démocratique et sociale 1
ïiTo mut- H Docteur Paulin MERY,
Député sortant.
Comité tépublicain socialiste revuioHniste.
Citoyens,
U comité républicain socialiste révisionniste de la 2* circonscription du i3“ arrondissement vous présente à nouveau la candidature du citoyen Pau in
^'^^^’NSprognmme, sans lequel aucune réforme n’est possible, reste k même et peut se résumer, comme U y a quatre ans, en ces mo ■ revisv Constituante, referendum.
Réformes soàales, — Slandal impératif. — Amiistic.
La netteté des votes de notre candidat a été telle, que, pourle ses adversaires sont obligés de les falsifier ou de les dénaturer; ils sont
empreints du plus pur socialisme; ses propositions en faveur delà révision, son attitude militante dans toutes les questions ou le sort de ses concitoyens était enjeu, la part active qu’il sut prendre pour soutenir les travailleurs dans leurs iéfjitîmes revendicaiions^ montrent que vous n’ave^î pas eu en lui un député de parade se contentant de belles promesses, mais un socialiste d’action, un véritable représentant du peuple, —Ne pas renommer Paolin Méry, qui a tenu toutes ses promesses et même au- delà, qui a su toujours garder une attitude digne et loyale dans cette Chambre tarée, serait vous déjuger sans raison, supprimer le seul élément actif d’opposition qui soit dans rarrondissemeut, et faire faire un pas en arrière à la République sociale, — La lutte se trouve cette fois bien nettement établie : d’un côté, Topportunisme, honteux et déguisé, représenté par M, Blatin et ses comparses, qui ne cra'gnent pas, déshonorant le titre dont ils se parent J de se solidariser avec Tancieo député de la îi^gislafure de 1885-1889, qui votait contre une proposition d’amnistie déposéeen 1886 en faveur des grévistes de Montceau-les-MLnes, qui votait les fonds secrets et accordait constamment ses votes et sa confiance à Jules Ferry, r homme du Tonkio. — De Fauira, le socialisme représenté par Paulin Méry, qui a donné des preuves indiscutables de dévouement à la cause du travail, à la cause de tous ceux qui souffrent et qui peinent, aussi bien ouvriers que petits commerçants, et qui peut se représenter devant vous, la tête haute, ayant accompli fidèlement lemaudat dont vous Paviez honoré.
Entre ces deux politiques, Pune qui a toujours été néfaste au pays et à la République, et Pautrequi ne cesse de lutter, sans aucun intérêt personnel, pour la grandeur de la France et Pavènement de la véritable République ; c’est à vous de choisir.
Vous ne pouvez pas ajouter foi aux stupides et intéressées calomnies d’adversaires sans scrupules; vous en avez assez de ce régime hybride, dont les scandales panamistes, les massacres des travailleurs, les expéditions coloniales, le déficit dans les finances, la guerre aux syndicats ouvriers, la mine du petit commerce sont ie plus clair résultat; vous en avez assez de ce régime soi-disant républicain, qui, après avoir essayé de bâillonner le peuple, ferme la Bourse du travail, et dont le président du conseil joue au Stambouloff r le Xlïl^ arrondissement, toujours à l’avant’garde de la démocratie, ira, le 20 août prochain, déployant le drapeau de la République honnête et sociale, aux urnes, voter pour le citoyen Paulin Méry, le seul candidat de la véritable union socialiste.
A la coalition de tous les appétits honteux, forts de votre droit, tranquilles* dans votre force, vous riant de toutes les basses inirigues nouées et dénouées dans l’intérêt du moment, vous répondrez par un seul mot: Paulin Méry. Vive la République démocrauque et sociale 1 1
Pour le Comité : le bureau ;
Le président : CAiLLËX,nïe delà Colonie, hh> — Le secrétaire général : Pierre, avenue d’Jtalie, 113. — Les vice-présidents, Dallery, Rekault, Strauss et VAmEïï. — Les secrétai res de quartier r Caron et Robert.
Vu, le candidat ; Paulin MÉRY.
circonscription du 14“ arrondissement de PARIS. M. Ed, JACQUES,
Mes chers concitoyens,
Député sortant, je viens avec confiance solliciter le renouvellement du mandat dont vous m'avez honoré. Je vis au milieu de vous depuis de nombreuses années, et personne, même parmi mes adversaires, ne pourrait contester ma parfaite probité, ma constante activité et mon immuable attachement à la République,
Jamais je n'ai compromis mon nom dans de louches opérations financières; jamais je n’ai cessé d’ètre un mandataire assidu et laborieux ; jamais, ni par mes écrits, ni par mes actes, je n’ai servi d’autre cause que la cause du peuple 1
Le comité radical socialiste, qui a toujours été tenu au courant de ma participation aux travaux parlementaires, atteste que ma fidélité au programme a été irréprochable, et reconnaît que mes efforts à défendre les intérêts de la démocratie ont été incessants.
J’ai présidé neuf commissions, fait partie de cinq autres, et de ces commissions sont sorties les lois nouvelles dont voici l’énumération :
1“ Loi relative à l’arbitrage entre patrons et ouvriers.
2* Loi relative au classement et au traitement des instituteurs.
3“ Loi relative aux avances survaleurs mobilières par le Mont-de-Piété de Paris.
A" Loi relative à l’autorisation accordée à la ville de Paris de contracter un emprunt de 200 millions.
5" Loi relative à l’augmentation des circonscriptions électorales des arrondissements de Saint-Denis et Sceaux.
6® Loi relative à l’augmentation des juges du tribunal de 1" instance de la Seine.
7“ Loi relative à la reconstitution des actes de l’état civil.
J’ai signé, entre autres propositions de loi, les propositions suivantes :
Proposition relative à la réforme de la loi de 1838 sur les aliénés.
Proposition relative à la création d’un conseil supérieur du travail.
Proposition relative à la modification des patentes.
Proposition relative à la diminution des impôts et à l’extinction du paupérisme.
Proposition relative à la séparation des Eglises et de l’Etat.
Proposition relative à la répression des atteintes à Texercice des droits des syndicats professionnels.
J^ai pris l’initiative de demander l’abrogation de la loi Griffe, la déclaration d’utilité publique du projet Paris-porl-de-mer, projet dont l’exécution procurerait aux Parisiens et du travail et des avantages de toute sorte.
Enfin, en dehors de mes occupations exclusivement parlementaires, j’ai défendu les intérêts corporatifs des ouvriers et employés (cochers, employés de commerce, des postes, des ponts et chaussées, chambres syndicales de la Bourse du travail, chauffeurs, mécaniciens, ouvriers de l’équipement militaire, etc., etc.).
De plus, j’ai continué à tenir ma porte ouverte à tous les -honnêtes gens de la circonscription, et à soutenir les œuvres ou les revendications particulières au XIV® arrondissement. '
. Telle a été ma conduite dans le passé, telle sera ma conduite dans l’avenir. Mes actes, qu’il vous est si facile de contrôler, peuvent mieux que des paroles vous garantir la sincérité de mes promesses.
Si la France républicaine comprend et fait son devoir, si elle envoie au Parlement une majorité qui ne soit ni dupe des équivoques politiques, ni sourde aux revendications socialistes, la Chambre prochaine pourra faire une œuvre féconde, à laquelle je serai heureux de contribuer, si vous me faites l’honneur de m’envoyer représenter à nouveau la 1*^ circonscription du XIV® arrondissement. /
Vive la République !
Ed. JACQUES.
Comité républicain radical socialiste du XIV® arrondissement (!>'* circonsùHption),
Programme élaboré par le comité, adopté dans la réunion du 5 juillet 1893,
ET ACCEPTÉ par M. Ed. JaCQUES.