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M. MARMOTTAN

Élu au 2® tour de scrutin-

LE COMITÉ ftÊPDBUCAlN DU XVI® AimOKDiSBEMENT.

Considérant :

Qii^en face d"une candidature franchement monarcliiste le devoir de tous les républicains est de se grouper autour d’un candidat éprouvé j

Considérant;

Que le ïy Marmottan est connu de loua les électeurs pour sa foi inébranlable dans la République et pour Sun dévouement absolu à la déuiocraüe, qu’il n’a cessé de servir depuis plus de vingt ans ;

Considérani ;

Que, comme député, il n’a cessé de défendre la iiberté, Perdre et le progrès î que, comme maire, il s’esi dévoué, depuis bien des années, aux intérêts de notre arrondissement,

Invite tous les électeurs républicains, tous les citoyens qui veulent sincèrement la stabilité gouvernementale, Tordre matériel et la paix dans les esprits, à voter pour le Marmottau, député sortant, maire du XVI' arrondisse ment.

Le président, Ch, Lecomte, Ancien député de la Mayenne,

Le D*' Marmottau a répondu par îa lettre suivante :

Mes chers concitoyens,

En acceptafd la candidature qui m’est offerte par le comité républicain du XVi*^ arrondissement, je crois accomplir moti devoir.

Toute ma vie a été consacrée au service de la Bépublique et de la démocratie; lorsque nous luttions pour le triomphe de nos idées, vous m’avez toujours trouvé au premier rang.

Aujourd’hui que la victoire a répondu à nos eiïoris, que nous voyons les dernières couches du suffrage universel se rallier à la République, et Tensemble de la nation se grouper sous les plis de son drapeau; aujourd’hui que nous touchons à Favènement de la grande République nationale, je considérerais comme un dernier et suprême honneur de représenter le XVi® arrondissement.

Vous me connaissez; je vis au milieu de vous depuis longtemps. Vous

Bavez que, si Je tiens avec une foi ardente aux convictiona de toute ma vie, que, si j’ai lutté chaque fois qu’il a fallu lutter, je l’ai toujours fait sans haine et sans rancune contre personne ; j’ai discuté les idées et les principes, je n’ai jamais ottensé les hommes.

Si on consulte les couches profondes de la nation, on arrive à cette conviction que la France, fermement attachée à ses lois républicaines, veut avant tout l’ordre et la tranquillité, qu'elle veut à tout prix mettre fin aux lattes stériles, afin de consacrer tous ses efforts aux réformes utiles et aux résultats féconds.

Partisan d’une République libérale et tolérante, respectueuse des croyances, j’appelle de tous mes vœux la pacification des esprits et des consciences.

Je veux le progrès, mais le progrès pacifique basé sur le respect des lois, sans révolutions, sans violences, sans luttes de classe.

Le progrès, pour moi, consiste à développer sans cesse la justice sociale, et le grand devoir de solidarité humaine que nous avons inscrit dans notre glorieuse devise sous les noms d’égalité et de fraternité I

Mon concours est acquis à toutes les lois qui, sans porter atteinte aux principes de 89, sans détruire la liberté individuelle, la liberté du travail et la liberté de posséder les fruits de ce travail, auront pour efiet de protéger les faibles et d’améliorer leur existence.

Pour la prochaine législature, je m’associerai aux propositions qui auront pour objet :

La liberté d’as^cialioh ; la réformé de l'impôt dans le sens d’une plus équitable réparlition des charges publiques ; les réformes qui permettront la suppression des droits d’octroi; la diminution des charges du petit patenté; l’amélioration des petits traitements ; la réformé de la loi sur les boissons hygiéniques; la fondation de caissès d’assurances contre les accidents du travail; la fondation des caisses de retraite pour les vieux Ouvriers, sur la base du triple concours des patrons, des ouvriers et de l’État; une plus grande latitude laissée aux caisses d’épargne dans le placement de leurs fonds; le crédit mis à la portée des associattoos coopératives ouvrières; le développement de la mutualité, et les encouragements aux sociétés de secours mutuels.

Mes chers concitoyens,

Dans une démocratie comme la nôtre, la grandeur et la prospérité du pays dépendent de la .sagesse et de l’union de tous tes bous citoyens.

Sachons ne vouloir que ce qui est réalisable, et restons unis sous le drapeau de la République, afin de faire une France grande, puissante et respectée.

Vive la République !

MARMOTTAN, député sortant.

Maire du XVI® arrondissement.

Comiti de Vunion Hbèraîe ripublicaine du XVP arrondissement

Chers concitoyens,

Le comité de l’union libérale républicaine du XVl” arrondissement, qui n’a jamais cessé de défendre la République, les idées de progr^, en même temps que de tolérance et de liberté, a remporté, au scrutin du 20 août, un succès nouveau. M, le docteur Marmottan est arrivé en tête des différents candidats en présence; et ü fera, sans aucun doute, triompher la République dans noire arrondissement, au scrutin du 3 septembre. Nous vidions une République libérale et ouverte à toutes les bouues volontés, comme à toutes les réformes susceptibles d’apporter une amélioration réelle aux conditions du travail, et tendant à assurer le bien-être matériel et moral de la classe ouvrière.

La France vient de proclamer, en une manifestation imposante, ses désirs d'apaisement et de progrès. Convaincu que nul n’y contribuera avec plus de dévouement et d’expérience que M. le docteur Marmottan.

Les membres du comité de l'union libérale répubiicaioe du XVI’ arrondissement le recommandent chalèurensement aux suffrages de leurs concitoyens, les suppliant de ne pas s’abstenir au scrutin de ballottage.

Comité de l’ union libérale républicaine du XVI® arrondissemeot :

Le président : M. A, Leclerc, négociant, ancien conseiller municipal, 3üt, rue Michel-Ange.

Le secrétaire-trésorier : M. Frantz FtJîrcK-BREST,tNO, sous-bibliothécairo à la bibliothèque de l’Arsenal, 7, rue de Passy.

Les membres actifs :

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