ASSOCIATION RÉPUBLICAINE JDË LA SOMME
Electeurs,
Le 21 septembre 1B89, on obtenait, de votre bonne foi surprise, un vote désastreux pour le parti républicain de la première circonscription.
Le 20 août 1S93, vous aurez à cœur d'effacer jusqu’au souvenir de cette erreur.
Un ferme républicain, estimé et populaire, accepte la mission de représenter à la Chambre vos intérêts et vos aspirations.
Vous connaissez tous le passé de dévouement démocratique de M. Piquet. Maire d’Amiens et président du conseil d’arrondissement, il a attaché son nom à des oeuvres fécondes et durables. Homme de travail et d’initiative, dévoué sans réserve aux travailleurs de Fusine et des champs, connaissant à fond les besoins de l’indostrie amiénoîse, il possède toutes les qualités requises pour représenier avec autorité et compétence les intérêts complexes de la première circonscription,
M, Piquet veut un gouvernement stable et fermement résolu à entrer selon un programme d’actiOD suivie, dans la voie des réformes démocratiques et sociales. Un travail méthodique et fécond en résultats, suœédant à de stériles et scandaleuses agita tious, devra être la loi des élus du 20 août. Nul mieux que M. Piquet ne saurait contribuer à imposer, dans la mesure de ses moyens, cette nouvelle et indispensable attitude.
L'opinion publique Pavait depuis longtemps désigné, et Passoctation républicaine, fidèle à sa ligne poHiique, est heureuse de présenter aujourd'hui sa candidature à tous les répubitcains soucieux de la considération et de la grandeur de la République-
En volant pour M, Piquet, vous remplirez un devoir, vous travaillerez à rendre la République plus forte, plus puissante, pour le bien de la France,
Vive la République ! ^
Le Comité,
COMITÉ DE CONCENTRATION DES GROUPES RÉFUBUGAmS-
Ees comités de Passociation républicaine et de Tunion démocratique, un groupe socialiste, divers groupes d'employés et ouvriers du chemin de fer et des
diverses industries amiéaoises, réunis en congrès aux Salons Samt-Denis, le
TnTendu la déclaration du candidat Fiquet, ont acclamé à nouveL sa candidature et font appel, à leurs concitoyens pour en assurer le
Le Comité.
Engapment pris de soutenir les revendications des employés et ouvriers des chemins de fer. Alphonse FIQUET.
2° circonscription d’AMIENS.
M. LEVECQUE,
Élu au 1" tour de scrutin.
Mes chers concitoyens.
En 1889, vous m’avez accordé près de onze mille suffrages Désigné, depais ce moment iomme cedide. de la Eépnblique anx noueel es élec... ns de-slatives ie viens à nouveau solliciter l’honneur de vous représenter auPailement. Vous connaissez mes sentiments ; j’ai eu, dans maintes circonstances,
i-éréts et ravenir de ~ sont inUmement liés à Favenir de la République. Je veux le développement de nos institutions par le progrès que la démocratie ceux qni onUe
timent élevé des besoins du pays. Nous ne pouvons faire de la Bépnbl que ce qu’elle doit être que par des réformes profondes dans l ordre administrai f,
'““"ombtelquesüone les plu, „rgen<e, je place la ^
elle a été entreprise dans les dernières législatures, elle doit Être poursuivie
avec méthode et décision. Il y a lieu de reviser la .*“ natentes qui frappent à l’excès le petit commerce; il faut tendre à corriger i gale répartition de l’impôt foncier et en alléger le fardeau. U serai ga temps de réviser, comme on l’a promis depuis longtemps, les droits e mu to ,„r lénrlblc, a. aussi du simplller a. de rendre mo.m, oaéreuee, le,
formalités judiciaires pour la transmission de la propriété.
Noire organisation judiciaire a besoin d’être remaniée pour arriver â obtenir une jusiice plus prompte et moins coûteuse ; >1 «3^ souhaitable q projet qui visait à étendre la compétence des juges de paix devienne un pr g définitivement acquis.
Les problèmes qui concernent le travail deviennent chaque jour plus pressants, L*amélioration du sort des travailleurs doit êive à la première place des préoccupa lions des républicains. Les lois de garanties ouvrières, telles que les assurances contre les aocidents, les maladies et la vieillèsse, la protection de Fenfance, le développement des institutions de prévoyance et de mutualité, trouveront toujours en moi un défenseur pénétré des idées de justice et de solidarité.
Nous devons la protection la plus efiicace au travail national contre la concurrence étrangère. Le régime économique de la France a été ûsé en 1891, Nous pouvons corriger quelque^ imperfections à i’oauvre qui a été accomplie ; mais, dans ses grandes ligues, le Parlement devra la défendre contre les attaques dont elle pourrait être Pobjet,
Tout ce qui touche à ragricuîture est, pour la deuxième cîrcouscription Amiens, d’un intérêt de premier ordre. Je pense que l'agriculture est, de toutes nos industries, celle qui supporte les plus lourdes charges, Je prends rengagement de la protéger contre les atteintes de la production étrangère, de la soutenir, de la défendre et de l’encourager par tous les moyens.
Si vous me juge2 digne de voire conQance et capable de vous représenter avec honneur, vous me chargerez de poursuivre au Parlement TexécuCion de ce programme.
Tous mes efforts tendront à faire prévaloir une politique qui assure à la France un gouvernement animé de resprit de réforme, préoccupé d’apporter les économies les plus strictes dans les dépenses, Houcieux du travail, de la richesse et de Phoimeur de la France, de son bon renom et de son influence dans le monde.
Vive la République 1
LEVECQUE, conseiller général.
Association répubugaine de la Somsus.
Électeurs,
Depuis longtemps, votre choix s’était fixé sur M. Levecque, TacLif et dévoué conseiller général du canton Sud-Est,
Vous savez avec quel zèle il s’est occupé de vos intérêts. Sa sollicitude toujours en éveil s’étend sur Pagricnlture et sur l’industrie. Depuis quatre ans, il est, on peut le dire. Je véritable député de hi circonscription.
Le 20 août, vous lui donnerez officiellement ce titrei et vous affirmerez ainsi votre gratitude, vos sentiments républicains.
M^Levecque est un homme de progrès. 11 voit dans la République le régime
par excellence de la justicet de Téquitable répartitïon des chargea et des obligations.
IL sait que l’ouvrier des villes, comme le travailleur des champs^ a le droit d*exiger de la République des réformes loyales et des améliora lions.
Vous l’avez vu à Pœuvre, vous savez avec quel dévouement il a rempli les divers mandata dont il a été investi.
IL vous représentera honnêtement, utilement à la Chambre.
Electeurs!
Vous voulez la République avec toutes ses conséqueDces, vous voulez la fin des crises répétées, de ragltation funeste qui est Pœuvre de roppositiou de droite.
En votant pour des hommes tels que M. Levecqua, vous assurez la stabilité gouvernementale, la prospérité et la grandeur de la République et de la France l
Votez donc en masse pour M. Levecque et
Vive la République!
Le Comité.
Vu I Le candidat, LEVECQUE.
Circonscription de DOULI-ENS,
M. DÜSEVEL,
Élu au 2“ tour de scrutin.
{DécèdL)
Circonscription de MONTDIDIER.
M. Ernest LEROY,
Élu au 1" tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Après avoir eu, pendant quelques mois, Fbonneur de représenter Tarrondissemeot de Montdidier à la Chambre des députés, je viens de nouveau solli-
lOOS —
citer T03 suffrages et la confirmaüon de ce mandat que vous m’aviez confié, avec une majorilé si éclatante, en mars dernier, et que j'ai la ferme conviclion
d'avoir rempli avec conscience et honneur,
levons disais, peu avant mon élection, comment j^entendais le devoir du député républicain. J’afQrmais mou intention de pratiquer une politique de perfectionnement et non de renversement, la seule qui soit digne de la France et de la République et la seule aussi qui soit profitable au pays.
Faire toujours mieux, peut et doit être une devise républicaine, puisque République peut se traduire ainsi : régime civilisateur et réformateur tendant à donner à tous la plus grande somme de bien-être et de justice.
Donc, maintenant que la République est définitivement fondée, qu’elle est indiscutable, il est temps d’aborder l’étude des réformes radicales et humanitaires qui sont les corollaires des deux droits primordiaux dont nous jouissons : la liberté et l’instruction. C’est beau et beaucoup de posséder ces deux choses ; mais cela ne suffit pas toujours pour assurer la vie matérielle ; la jouissance de ces droits devient une ironie lorsqu’elle ne sert qu’à faire sentir plus lourdement à l’homme la misère dans laquelle le plonge l’injustice d’une société routinière et réfractaire au progrès.
C’est donc à la réalisation des réformes attendues par la démocratie que la prochaine Chambre doit consacrer tous ses efforts. Elle ne doit compter que des hommes professant l’amour du peuple et ayant fol dans l’avenir, des républicains de l’avant-veille et non des ralliés qui voudraient récolter sans avoir semé.
Composée de républicains progressistes, la Chambre future étudiera et votera : la réforme du système de l’impôt, afin que la petite propriété soit dégrevée dans une large mesure ; la réforme judiciaire comportant la diminution des frais de justice ; la création d’une caisse de retraite pour les vieux travailleurs ; la gratuité de l'instruction à tous les degrés ; la réduction du service militaire à deux ans ; elle procédera à la réforme administrative i suppression des sinécures, diminution des gros traitements, abolition du cumul; elle protégera notre travail national et notre production ; enfin, elle fera une politique sage, économe, digne de notre pays.
Inutile d’ajouter, mes chers concitoyens, que ce programme, (^e je voudrais voir la Chambre de 1893 étudier et mener à bonne fin, est le mien, et que, fli vous m’accordez votre confiance, je m’emploierai à le faire triompher.
Vive la République démocratique I
E. LEROY, médecin à Franaart,
Conseiller général du canton de Rosières, officier d’Académie,
Député sortant.
circonscriptioii de PÉRONNE.
M. G. TRANNOY.
Elu an tour de serti tîii.
Mes chers concitoyens,
Invité par les Unions républicaines de Chaulnes, Nesle et Péronne, et par les notabilités do parti républicain du canton de Ham, à poser ma candidature aux prochaines élections iégialalives, fai P honneur de solliciter vos suffrages.
Depuis que je fais partie des assemblées mon ici pales, c’est-à-drre depuis 1871, j^y ai toujours été Je représentant de ridée répabiicaine etj^ai, de tout mon pouvoir, défendu îa République contre les attaques auxquelles elle a été en hutte* soit lors du 16 Mai, soit lors de la crise boulangiste.
Pendant ce temps, et malgré ces attaques, la République a eu à remplir une tâche écrasante.
Elle a dû reconstituer Tarmêe détruite par PInvasîon et créer de toutes pièces un matériel neuf en rapport avec les progrès qu^avaient réalisés, avant non?, nos ennemis.
Elle a dû reconstituer également la marine et construire des vaisseaux capables de lutter contre les marines étrangères.
Des grands travaux publics ont été entrepris, et des chemins de fer, notamment, ont été construits, qui, d'une part, ont facilité les corn muaicat ions ordinaires, et qui, d'autre part, au point de vue stratégique, ont mis le paya en état de dé-ense.
Enfin, le gouvernement de la République a consacré de grosses sommas an relèvement de Pinstruedon publique, et ces dépenses étaient aussi, utiles que celles dont je viens de parler, puisqu'elles doivent amener rmstrnetion des citoyens et assurer le bon fonctionnement du suffrage universel, cette base de nos instiluiions républicaines.
Si, au cours de ces immenses travaux, les dépenses ont quelquefois excédé les ressources, c'est un mal inévitable ■ nous ne devons pas moins une grande reconnaissance a ceux qui ont relevé la France, lui ont rendu son rang en Europe, et lui ontoonquis Pestime de ses ennemis et des sympathies précieuses.
Âüjourd^huî, messieurs, que cette tâche a été remplie, il faut songer aux besoins intérieurs, il faut s’occuper des améliorations qui peuvent être apportées dans notre régime social, financier et économique.
Des réformes ont déjà été ébauchées et tous nos effons doivent tendre à perfectionner ce que l’on a commencé de faire pour le soulagement des classes laborieuses : je ne veux vous citer que l’institution des caisses de retraites pour la vieillesse et celle du crédit agricole, ainsi que l’assistance publique dans les campagnes, la réforme du régime des boissons, etc. ; pour tout cela, des ressources sont nécessaires ; il faut donc faire des économies, et cela est possible
aujourd’hui que sont terminées les grandes dépenses de reconstitution dont j’ai
^^'"'luaut^aussi revenir à la mesure si sage de l’amortissement. On ne comprend guère, en efîet. comment l’Etat, qui n’autorise les emprunts des communes qu’k la^condition qu’ils seront amortis dans un laps de temps déterminé, soit iul grevé d’une dette perpétuelle ; et cela encore est possible, si Ion prend la fefme résolution de ne pas absorber dans les dépenses ordinaires les ressources que laissera libres la prochaine conversion du M/2 pour cent en
^ ‘’To?rpuis pas. bien entendu, entrer dans le détail des réformes que je crois réalisables, mais je puis vous déclarer, d’une façon générale, que je soutiendrai de mou vole toutes les mesures de diminution des dépenses que je
jugei^possibles.^^^ économique, coanaissaut vos besoins et vos souffrances, enfant du pavs. d’une famille de cultivateurs, et ayant cultivé moi-même, je Bui. le partisan du maiutieu et de l’amélioration des mesures heureuses qm ont été prises dans ces temps derniers, pour la protection de l’agriculture et de
l’indiistrie, . ,
AÎnai, je m’opposerai énergiquement aux modifications qui pourraient être
demandées au tarif général des douanes par les adversaires du régime protectionuiste, et je voterai, au coutraire, les améliorations qui pourraient y etre apportées dans l’intérêt de l’agriculture et de l’industrie.
Je ne suis pas parlisan des traités de commerce à échéance fixe ; Les conventions commerciales que la France peut conclure avec les puissances étrangères doivent toujours être résiliables dans un court délai, et nous d^evons conserver la liberté de modifier ces conventions, suivant l’intérêt de la France
et tes circoostances, ' ^ j
A qui devez-vous, mes chers concitoyens, confier 1 execution de ce
programme î A qui devez- vous confier la défense de vos intérêts et de la Ré-
publiciu6 1 , * ,
Aujourd’hui, tout le monde se dit républicain, même ceux qui, hier encore,
marchaient la main dans la main des pires ennemis de la République.
Devez-vous confier le drapeau républicain à ceux qui l’ont combattu, et cela ' uniquement parce qu’ils déclarent faire acte de soumission 7
Je ne le pense pas. .
Si ces adhérents viennent de bonne foi à la République, admetlons-les a voter avec nous, mais laissons-les dans le rang. Lorsqu'ils auront donné des gages de leur mérite et fait leurs preuves, ils pourront aspirer à gérer les affaires de la République ; mais, jusque-là, cet honneur ne leur appartient pas. ^
Pour moi, ma fidélité à suivre la ligne politique que j’ai adoptée depuis plus de vingt ans doit voua être une garantie delà fidélité que je mettrai à suivre la ligne parlementaire que je vous indique.
Veuillez croire, mes cheis concitoyens, à tout mon dévouement.
G. TR.\NNOY, avocat,
Adjoint au maire de Péronne.
2“ circonscription de^PÉRONNE, M. E. FBAMÇOIS,
Élu au 1” -tour de acrutia.
Messieurs et chers concitoyens,
Appelé par mes amis politiipies à me présenter à la députation, je me rends à leur désir.
Républicain, enfant du peuple, je viens avec confiance solliciter vos suffrages.
Si je suis votre élu, je consacrerai ma carrière législative à défendre jle peuple souverain, à soutenir ses intérêts.
Eunemi du libre échange, je veux la protection la plus absolue pour le travail national, pour Tagriculture, pour les produits de notre sol, pour le tissage, qui, dans nos contrées, souffre depuis trop longtemps, pour l’industrie du fer, à laquelle notre arrondissement est étroitement uni.
Je désire une répartition plus équitable des impôts, la mise en vigueur du crédit agricole, le maintien de la loi de 1884 sur les sucres, l’abrogation de la loi de 1816 sur l’exercice et le régime des boissons.
Mon idéal est un gouvernement honnête, fort, sûr de lui-même, jinspirant confiance et respect, un gouvernement vraiment républicain, s’appuyant sur la nation, toujours prêt à parer aux éventualités et à maintenir l’ordre.
Je veux liberté, justice pour tous, l’extension do la compétence des juges de pais, la réforme d’une procédure longue et coûteuse, une sévérité excessive pour cen établissements d’agio où tant de fortunes s’écroulent, où tant de malheureux perdent leurs épargnes.
Plus de favoritisme, place au savoir et à l’intelligence; libre et iniépendant, ma voix ne sera acquise qu’à la vérité, rien qu’à la vérité.
Je serai le soutien des faibles, des malheureux, de ceux qui souffrent, de
ceux qui ont besoin, comme je serai le député de tous.
Vous pouvez compter sur moi, je ne faillirai .pas à ma lâche, je resterai fidèle au peuple et à la République.
Agréez, chers concitoyens, l’expression de mes meilleurs sentiments.