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M. L. FROMENT

Messieurs et chers côùcitoYéns,

Le congés républicain de la première circonscription d’Abbeville m’a désigné de DOuveau comme candidat à la députation.

La conüance avec laquelle vous m’avez donné vos suffrages, en 1892, ne me permet pas de me dérober à ce devoir : j’ai conscience, d’ailleurs, d’avoir fidèlement rempli le mandat que vous m’aviez confié.

Ma ligne de conduite n’a cessé d’ètre celle que je vous indiquais alors. Elle est, elle sera toujours celle d’un républicain progressiste et pratique.

Au point de vue économique, je me suis opposé, et je m’opposerai toujours à ce qu’on porte atteinte an principe d’une protection efficace, mais sagement maintenue dans des limites qui sauvegardent les droits des consommateurs tout en assurant au travail national une rémunération suffisante.

Une loi séduisante, celle de la réforme de l’impôt des boissons, a été soumise à la Chambre : la solution proposée compromettait les intérêts de notre région, je l’ai repoussée.

Mais j’ai voté avec empressement les lois sur les caisses de retraite en faveur des ouvriers, sur les accidents du travail, sur l’assistance publique, en un mot, toutes les mesures qui avaient pour objet d’améliorer le sort des travailleurs des villes et des campagnes.

Messieurs les électeurs.

Je veux, TOUS ne l’ignorez pas, la République avec toutes ses conséquences rationnelles et fécondes.

je veux nn gouvernement stable, honnête et ferme, qui assure à notre paya la paix et la prospérité.

Vous nie coiiBaisse^ de longue date, et si tous m^imposez encore le devoir de vous représenter au Parlement, vous pouvez croire que je remplirai mon mandat, comme par îe passé, avec exactitude et dévouemeDt.

Veuillez agréer, messieurs et chers concitoyens, Tassuranœ de mes sentiments dévoués.

L, FROMENT, Député sortant.

2® circonscription d’ABBEVlLLB* M, le comte de DOUVILLE-MJULLEFEÜ, Élu au tour de scrutin.

Messieurs les électeurs de la 2* circonscription d’Abbeville,

Depuis dix-huit ans, vos suffrages libres et éclairés ont constamment approuvé ma politique de paix, d’émancipation démocratique et de progrès social.

Vous m'imposez une fois de plus la candidature, j’obéis respectueusement.

Si nous triomphons encore ensemble, le 20 août, nous obtiendrons enfin, je n’en doute pas, la réalisation immédiate de nos plus urgentes revendications, c^est-à-dire une réduction importante des charges qui nous écraseot, par la suppression de tant de fondions inutiles et la réduction à deux ans an plus du service d’instruction miliiaîre.

Chers amisl Repoussez dédaigneusement le candidat officiel d’une coalition aussi étrange qu’étrangère à notre circonscription et votez cette fois unanimement pour votre toujours dévoué, sincère et üdèle député-

Vive la République I

DOÜVÏLLE-MAILLEFEO,

Membre des commissions supérieures des haras et des distilleries agricoles, — Vice-présideut du comité maritime à ^exposition universelle de Chicago,

OUVRIERS d’hàLLENCOÜKT,

La lutte est vive. Ne vous laissez pas intimider par les menaces de vos patrons. Sachez que vous êtes les maîtres, que 17S9 vous a faits libres. On

veut vous forcer la main : vous avez le bulletiii de vote pour répondre aux traîtres.

€n grand nombre d’entre vous, à la suite de précédentes élections, ont déjà été victimes de la basse rancune de vos seigneurs d’usine, qui vous considèrent coniTne leurs esclaves ; montrez aujourdlmi que vous êtes des citoyens libres, Si vous ôtes frappés lâchement, si on vous prive de votre pain, syndiquez-vous^ Imitez vos frères de Saint-üuen et d’Harondeî. Vous trouverez ici et ailleurs de fermes appuis. Vos maîtres oublient trop qu’ils vous doivent tout, que c’est avec la sueur de votre front qu’ils se font construire des palais* î^e suivez pas les hommes aux basses vengeances, qui brûlent le lendemain ce qu’ils adoraient la veille, qui, asBoiiîés d’honneurs^ bouffis de Torgueil de parvenir, oublient les services rendus et cherclieDt à satisfaire uu intérêt personnel, l’élection d’un député.

Voter pour Ghastenet, c’est voter pour les rois au petit pied, pour leur prépondérance, pour leur domination.

Voter pour DouviUe, c’est voter pour la liberté*

Ne vous laissez pas intimider- Vive Douville 1

Vive la République 1

Un groupe d’électeurs.

Vu le Candidat: DOUVILLE-MAILLEFEU.

circonscription d’AMïBNS.

M. Alphonse FIQUET,

Élu au tour de scrutin.

Cédant à de pressantes sollicitations, je me présente à vos suffrages sous le patronage des divers groupes du parti répubiicain, unis pour soutenir la candidature qu’ils m’ont offerte.

Je dois à la fermeté. bien connue de mes convictions les suffrages qui, pendant plus de dix années, m’ont été accordés en maintes circonstances. Conseiller municipal, de 187/!i à 1884, adjoint, à plusieurs reprises, premier maire élu de la ville, en 1882, président du conseil d’arrondissement, de 188§ à 1886, j’ai la conviction d’avoir fidèlement rempli ces divers mandats. C’est donc avec confiance que je me présente aujourd’hui devant vous,

La République est le seul gouvernement capable d’assurer la concorde et la

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nais sociales. D’importants progrès ont été déjà réalisés par elle: les lois sur finstruclion primaire laïque, gratuite et obligatoire, sur te service tous sur l’hygiène des ateliers et la sécunié des ouvriers, sur les syndicats pro fessionnels, sur le travail des femmes et des enfants, ont amélioré la situation

appartient à la nouvelle Chambre d’aborder résolument rétude des questions actuellement posées devant l’opinion publique. Les incidents pénibles qm sont venus troubler la dernière législature ne se représenteront certainement plus. La part du travail utile devra être plus considérable.

^ L’une des questions les plus importantes qu’auront à examiner vos représentants sera la réforme de l’impôt. rix„„inHrin

Nous sommes bien loin de la règle posée par nos ancêtres de la I^évointion.

qui voulaient que chaque citoyen contribuât aux charges suivant ses facultés

Peut-on dire sérieusement que les impôts de consommation, les droits sur 1 alcool

et les boissons ne pèsent pas trop lourdement sur la classe

incessante de nouvelles taxes n’est pas un moyen raisonnable d arriver

répartition équitable des charges entre les citoyens. Cette réforme de 1 impôt

sSposeï il Lt l’étudier aussitôt que possible. C’est en tenant compte des

revenus de chaque citoyen que les impôts doivent ‘L,,nPr une laree

Les lois sociales, qui intéressent les ouvriers, doivent occuper une large nlace dans les travaux de la future Chambre. Le moment est venu de poursuivre

L réalisation immédiate de la question des caisses d?re«^

enfin au travailleur, au lieu d’être obligé, lorsqu’arnve la vieillesse, de recourir à

l’hôpital ou au bureau de bienfaisance, de passer les . rcstLt à vivre au milieu des siens, sans leur être a charge. C est là, d ailleurs.

l’application pratique de la solidarité républicaine. ràttriculture et

On a fait pendant longtemps, dans un but bien connu, de 1 ^Bnculture et

de l’industrie deux sœurs ennemies. Délégué, en 1870. par mes confrères de Îindustrie amiénoise des velours de coton pour P^«*«®ter devant la parlemenuire c.nlr. 1. rêgim» d., ir.ilè. de Le droite accordés i cette Indtretrio, je oee.ura.e ed™»' J"» saites à l’exi3ie..cemémedeVagticclU.reln.Cose6nt retmés. 11 faut protéger l’aanculture comme l’industrie centre la concurrence étrangère- ^ Toute mesure utile et favorable aux cultivateurs aura toujours mon appui. MOU dronemZest également acquis à la défense des intérêts du commerce.

Mes chers concitoyens,

Vous savez dans quel esprit je me présente devant vous. Si vous trouvez des garaniies suffisantes dans mon passé, vous pouvez être f

plirai le maudat que je sollicite de vous avec toute défaire tout

Répüblicain progreHsisb% démocrate sincere, j aurai à cœur ^

mon devoir St de looiours m'inspirer des idées d’nnion qui seules peuve

‘’;’„L'o«”sraoq.is à l'av.uce, si je euis voire élu.à touie proposition

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devant améliorer le sort des travailleurs et contribuer au développement des insütutioQs républicaines, auxquelles j’ai toujours été attaché.

Vive la République ï

Alphonse FIQÜET,

Ancien maire d^Amieos,

Ancien président du cunseii d' Arrondissement,

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