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M. BAZILLE

filu au lour de scrutia-

Mes cl] ers coiicitoyeuSi

Il û’y a pas encore un an, en m’accordant vos suffrages, vous avez manifesté voti-e volonté d’ôtre représentés à la Chambre par un républicain indépendant de lOiUe coterie et profondément respectueux des droits souverains du suffrage universel.

Vous Gonnaissez mes votee, mes discours, mon attitude à la Chambre, Votre verdict du 2Û août dira si mes actes ont répondu à votre confiance.

Uannée dernière, en sollicitant, pour la première fois, vos suffrages, j*ai été sobre oe promesses, la saiisfaction de pouvoir vous dire aujourd'hui c[ue les principaux articles de mon programme d’alors sont maintenant réalisés: création d une armée coloniale, lois siu' ies-responsabilités des accidents des ouvriers, sur le travail des femmes et des enfants, sur Ja réforme de l’Impôt des prestations. Afosi que jen avals prh l'engagement, j'ai voté toutes ces lois.

Il nous reste à obienfr rachévèmenl du Codé roral et la création de caisses de retraites pour les ouvriers des villes et des campagnes.

Dans les visites cpie je vous ai faites, dans toutes mes réunions publiques et . contradictoires, je vous ai expliqué en détailles réformes qui, à mon sens, s’imposent immédiatenieut à l’attoütion de la nouvelle Chambre, et parmi lesquelles les plus urgentes sont notamment ;

La réforme de tous les impôts, dans un sen^ démocratique et égalitaire j

La réforme judiciaire î

Le service militaire de deux ans ;

La révision approfondie du budget ; le contrôle sévère de toutes les dépenses; la réalisation de toutes les économies compatibles avec les nécessités de la défense nationale.

Électeurs républicaine,

Grâce à vos persévérants efforts, la République, dêfiüitivement organisée, est aujourd’hui puissante et respectée à Fextérieur, forte et incoutestée à l’intérieur.

L’apaisement qui s’est fait dans les esprits nous autorise à vouloir une République tolérante et ouverte, mais avec l’inébranlable volonté de n’abaudoDner aucune d.es conquêtes démocratiques déjà obtenues,

Non seulement notre devoir est de ne rien céder de ces conquêtes, mais

d’en étendre le champ en vue d’une répartition plus équitable des charges publiques et de l’amélioralion progressive du sort de tous les travailleurs.

C’est à ces principes d’égalité et de fraUrnité que je conformerai mes actes pendant la durée de la prochaine législature si vous m’accordez, le 20 août prochain, le renouvellement de mou mandat et me conûez à nouveau le soin de VOS intérêts politiques.

Vive la République I

BAZILLE, député sortant, conseiller général de U Viennej conseiller municipal de Poitiers*

2* circonscription de POITIERS.

M. R* DbPUYTREM,

Élu au 1°" tour de scrutin.

Mes chers conciioyens.

Lorsque j^aî sollicité, en iR89, le très grand honneur de vous représenter L la Chambre, je vous ai dit très simplement, mais avec une entière loyauté : Je suis un libéral, je suis uo indépendant.

Vous avez eu confiance en ma parole ; et cette confiance, vous Pavez affirmée, une seconde fois, eu 1890, avec un courage et une fierté qui m’ont profon-dément touché, je vous rassure.

Aujourd’hui, je viens, sans crainte aucune, vous demander le renouvelle* ment de mon mandat.

Je suis certain, en effet, que vos sentiments n’ont pas changé, et j’ai conscience d'avoir rempli mon devoir en honnête homme, en représentant préoccupé avant tout de rester digne de votre estime et de vos sympathies.

Je livre mes votes à F examen des hom mes de bonne foi de tous les partis ; et j’espère qu’on les trouvera tous inspirés par Pamour du pays, le respect de

toutes les libertés, le souci de yos intérêts.

Je suis resté un indépendant et Ton ne saurait, je crois, me reprocher ni un acte d’opposition systématique, ni un acte de complaisance.

Conformément à mes promesses, j’ai défendu les droits du suffrage universel ; i*ai suivi une politique d'union, de justice, d’ordre et de liberté.

J'ai toujours été avec ceux qui — mettant la forme républicaine hors de discussion veulent un gouvernement scrupuleusement honnête, juste envers tous>-

les citoyens ;

Un gouverQement qui sache, comme l’a dit M, le président du conseil, favoriser les réformes démocratiques et contribuer par elles h. donner à l^âme populaire l'apaisement de ses inquiétudes, le soulagement de ses malaises, la satisfaction de ses aspirations légitimes et de ses besoms certains* »

Électeurs de la 2® circonscription,

Vous exposerai-je un long programme ?

Les actes ne valent-ils point les plus brillantes promesses?

Vous connaissez les miens ; je pense qu'ils m'auront conservé la conliance de mes électeurs et mérité celle de beaucoup de mes andeos adversaires*

Je vous les soumets donc avec la tranquillité d’un représentant sûr de sa conscience et sûr de troiiver en vous des juges impartiaux et libres*

R. DUPÜYTREM, député sortant*

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