‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 40 sur 266 · PARTI OUVRIER · texte numérisé non relu

PARTI OUVRIER

Élections législatives du 20 août 1893.

Gitoyeïis électeurs,

voilà vingt-trois ans que l’opportunisme est au pouvoir 1 Vingt-trois ans de haine, de mensonges et de volsl

d« plu* en plus Imé ù nn cupUal par les

Soueemen.e„-

rnama!wtau“utme; bru.aU.éa. diaanluUnn de, ajndieal, ouarlee,; ™Uà

le bilan de la dernière législature. ^Potenrs

Citoyens, il faut en flair avec les tnpoteurs et les menteuis.

Plus de promesses : des actes.

Les deux candidats présent<^s par la bourgeoisie entonnent, à Puniason, le refrain de Popporttinisme, chanté pour la première fois par Gambetta en 1869.

Et TOUS êtes loujoura dans la misère, car une fois élus, les bourgeois ne savent pas faire honneur à îeur signature.

Notre ami Thivrier a tenu ce quil avait promis.

Vous avez vu ses votes et son dévouement pour la classe ouvrière.

Vous avez vu son énergie pour la défense des principes républicains menacés par les coalitions césariennes ou monarchiques.

Choisi de nouveau, à runanimité, par Fagglomération des travailleurs socialistes de FAllier et des départements limitropheSj représentant dix-huit organisatioDS ouvrières et huit conseils municipaux socialistes, ïhivrier saura, sans défaillances, faire, comme par le passé, son devoir.

Citoyens,

Le moment est venu de briser cette bourgeoisie tarée, cette bourgeoisie de chéquards, cette bourgeoisie qui a mis le vol à la hauteur d^une institution.

Il faut enfoncer ses portes %mées aux réformes sociales.

Il faut que les travailleurs des villes et des campagnes ne soient pas condamnés é mouFirde faim en travaillant.

Il faut que les questions primordiales, les questions du câpital, du so! et du sous-sol, de Toutillage et du salaire reçoivent leur sokiiion.

Il faut, en un mot, remplacer cette République bâtarde par une République démocratique et sociale.

Notre programme, vous le connaissez.

Nous voulons :

La liberté de la presse et d^ association, la suppression du budget des cultes, la suppression de la dette publique, ^abolition des armées permanentes, la commune maîtresse de son administration et de sa police, la journée de huit heures, avec un jour de repos par semaine, FinterdicLion du travail de Fenfance, la protection des apprentis par les corporations ouvrières, un minimum de salaire, Fégalité des salaires pour les deux sexes (à travail égal, salaire égal), Finstructlon scientifique et professionnelle de tous les enfants, Fioterdiction d'employer des ouvriers étrangers à un taux inférieur, la mise à la charge de la société des vieillards et des invalides du travail.

Nous voulons :

La suppression de toute immixtion des employeurs dans les caisses ouvrières de secours mutuels et de prévoyance, etc., et leur gestion exclusive par des ouvriers, la responsabililé des patrons en matière d’accident, l'intervention des ouvriers dans les règlements spéciaux des divers ateliers, la suppression du droit usurpé par les patrons de frapper d’une pénalité quelconque les ouvriers, sous forme d’amendes et de retenues sur les salaires.

Nous voulons ;

L’annulation de tous les contrats ayant aliéné la propriété publique (banques, chemins de fer, etc.), et Fexploitation de tous les ateliers de FÉtat confiée aux ouvriers qui y travaillent.

Nous voulons ; - wimia réaie etc.), et la transfor-

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sant 3.000 francs.

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d’une bourgeoisie ambitieose eL hypocnte.

Citoyens électeurs, pas de défa>Uan^ réactionnaires etoppor-

depuis eW-MH P“' fêcrsèu^ LwiuP. te reprd.e.BBt de 1»

,„us «es à vous de repposie-

Képublique , r^uié Vacher, le représentant d’une politique

uieme, omB =•»« ‘ ‘ '“‘ f, 1. BdpublKluo.

iove«léeperlBBC.enmin.^ o ConMan , P^^ 8^ ,.,„e„doD> »we une

TravailleoTs, voire vendict d esi pas uuuie

eîiti6re coDÜaace,

'Vive la R^püblique sociale l

Le ComiLé électoraU c&ndidat^

Ch. raiVRlER.

2^' circonsGripticm de MONTLUÇON.

M. Ch'. SAtlVAWET,

Élu an 2“ tour de scrutin'.

et des SOCliLlSTES, LE lî) JEILEST ioa ,

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