HA
cette marche en avant n’est possible et ne sera féconde qoe si le pays, qui
^ une iajorité
composée de républicains de gouvernement*
J’entends par là les républicains sincères de tontes les nuances qui veulent riïmeîrirr’ “f ^ T ‘"t^rôts de la
p-—- des
Pentends par là tous ceux qui ont le sentiment très net que la France réou
ÏÏ»r; «-teée dos Vomlï" irréaï-
sables, demande aujourdbui a ses élus non pas des manifestations, des discours ou des votes sans portée, mais des solutions pratiques résultant d’une étude sérieuse et de I imion de toutes les bonnes volontés vers un but commun.
Cette majorité républicame devrait avant tout ;
Défendre rinlégralité des lois démocratiques et empêcher envers et contre tous les empiétements de l’esprit rétrograde et clérical ■
Exiger l’application de toutes les lois à tons les citoyens,' sans distinguer la froc du morne et la blouse du travailleur ; ^
progrès, mais sans’ jamais oublier les grands principes de la Révolution t il faut, en effet, se tenir à égale distant £ tendances collectivistes et de celles des monarclnstes i
Mo^fier l’article S de la loi constitutionnelle du 24 février 1875 afin d’as
surer , a Chambra déa Dépuré. 1. auprémati. Suauciôro, mai. «•.uisL™
“épublique’”' “ “ J» ‘e taira .au. danjar pour la
Ouasiioïls sociaies. — Elles sont innombrables.
Tant qu’il y aura une souffrance imméritée, une inégalité, une iniustice il y aura des questions sociales à résoudre, et le véritable républicain n’mas termine sa tache. Voici, suivant moi, ce qui est le plus urgeSt ^
Dans sa lutte pom- l’existence, le travailleur se heurte à plusieurs obstacles S“ ■' 1=> malad'a. li
L’impôt sur les objets de consommation frappe plus lourdement le nére une nombreuse famille que le célibataire riche et oisif. C’est une injustice. II
générale ^qmn^ doit êtf ^es objets de luxe. D’une manière
générale, 1 impôt doit être proportionnel aux facultés du contribuable
nrn/7^ ^ l’ouvrisr i) faut suTtout faciliter la vente de nos
BtiiiirîiMr exportation, faciliter aux associations des ouvriers les
de éMma7 ■>« «»”. oa ca.
l’ouvrier de l’industrie est assuré, grâce à la loi
di.P ‘*®*^*®*”'' rapidement et sans frais i’indemufté qui lui est
■ , 1 faute ctendre cette loi aux oiOTiers agricoles,
travailleur malade dans les villes ne manque ni d’asiles ni d’hôpitaux Celui des champs en estdépourvu. 11 faut développer l’assistance publique dans
les campagnes, multiplier les sociétés de secours mutuels, créer des hûmtaax cantonaux et des asiles de secours.
Lorequ’après une vie de labeur, le travailleur est à bout do forces, il faut le mettre a abn du besoin. Le projet de toi sur les Caisses de retraites est devant les Chambres. Il faut le discuter et le voter au plus tût.
J’arrête là celte courte énumération, mais, je tiens à le dire, les questions sociales dominent tontes les antres. ^
Vous, les heureux de la fortune, montrez-vous dignes de votre sort. Au lieu de vous renfermer dans un dédain affecté des questions politiques et des hommes qui s eu occupent, aidez-nous généreusement à accomplir notre tâche
Au heu d’obéir aveuglément à je ne sais quel esprit de mesquine tracassera aidez-nous a faire passer dans ce pays le courant bienfaisant de la soitdarité hîimame.
Tandis que d’autres prêchent la haine et la guerre des classes, écoutez ceux qm veulent pratiquer la fraternité rayonnante et féconde.
Questions d'affaires.
La mévente des vins tient à plusieurs causes ;
Le sucrage des vendanges doit être supprimé, car le vin de sucre est une concurrence terrible.
Les vins de raisins secs fabriqués dans les familles sont des sources de irBaties permaBentes qu^il faut entrairor à toot prix.
Il en est de même pour les vendanges fraîches expédiées dans les pays ou Il n y a pas de vin. ^ ''
Il faut supprimer les entrepôts fictifs qui tuent le commerce d’exportation
Diminuer les frais de transports pour les vins.
Créer à l’étranger des stations œnotechniques pour favoriser la vente de nos vins, ainsi que l’ont fait l’Italie et l’Espagne. Il faut créer dans nos régions des écoles de vinification. Mais ce qui est le plus important; c’est le vote défiiiif de la réforme de l’impôt des boissons et le dégrèvement le plus large nosible des taxes qui frappent nos vins, notamment à rentrée des grandes villes.
Citoyens, après huit années d’un labeur incessant, d’un dévouement ininlerrompu, 3e viens à vous, indifférent aux calomnies des jaloux et des méconlents, mais fort du devoir accompli*
Le drapeau républicain que vous m’aviez confié, malgré les luttes du boulaDgtsme, les scandales du Panama, Je le remets intact entre vos mains.
1 ^ indépendance si j’ai été l’interprète fidèle de vos
lüees, le défenseur éclairé de vos intérêts*
Vous direz par vos votes ce que vous pensez de celui qui n’a jamais eu
re préoccupation que le développement des institutions républicaines a autre souci que la grandeur de la patrie française.
Je m’en rapporte à votre justice.
Adolphe TDRREL,
député sortant, candidat républicain radical,'