AS
MM. i
Vivianî. Je veux avec vous répudier et rejeter bieo loin | le parti nouveau auquel le Gouvernement B^est allié, I et combattre à la fois les ralliés qu’on appelle et le Gouvemement qui leur tend la main*
Pélrot. Nous n’avons pas à signaler à des républicains perspicaces le changeuient de tactique de nos éternels adversaires, qui ne s’elTorcent aujourd'hui d'entrer dans ' la République que pour en chasser les républicaios. i H, Brissoû , Nous avons subi victorieusement jusqu'ici les assauts de la violence* Nous avons à déjouer aujour- ' d’iiui les manœuvres de la ruse* Le cléricalisme, d’ail- | ïeiirs, conduit l’affaire comme il avait mené Tassaut*, Lockroy- En ce moment une coalition nouvelle, composée ' de soi-disant ralliés et de cléricaux déguisés, menace ' encore une fois les institutions que îa France a libre- • ment choisies.** Go parti, puissant encore malgré ses ' défaites successives, s’efforce de faire reculer la Républîque.
Mîllerand, La République a mis vingt années à réduire , à Taveu de leur impuissance les partisans des régimes morts. Forte du consentement général, sûre de son avenir, elle n^a plus le droit de s’attarder à la défense ’ d’un principe qui n'esL plus menacé. De nouveaux ^ devoirs s’imposent à elle, '
Hovelacque, Les jésuites et les ralliés,.. |
Chauvière, Nous n'avons pas à signaler à des républicains ' perspicaces le cbangement de tactique de nos éternels ; adversaires, qui ne s’efforcent aujourd’hui d’entrer dans la République que pour en chaFser les républicains. Vaillant, L’opportunisme,,, se voyant près de tomber j sous l’îndigoatîoû et le mépris publics, clierche un ^ appui auprès des représentants de toutes les réactions, i qui, sous le nom de ralliés, tentent de devenir les | maîtres de la République pour mieux l’étouffer, i
Baulard-NeToubliez pas: réactionnaires, ralliés boulangistes j ont un lien commun J le cléricalisme. Leurs efforts i réunis tendent à égarer le corps élecloraî et à s’empa- ’ rer de la République par la ruse, n’ayant pu le faire de haute lutte.
SEisE-iNréHiEURE,. . - Breton. Je suis d’avis d’ouvrir nos rangs à tous ceux qui,
loyalement, viendront à nous et le prooveront par leurs ! actes ; mais si, malheureusement pour notre pays, nous j nous retrouvions encore en face de prétendus sauveurs, nous devrions nous souvenir du boulangisme et refouler énergiquement toute tentative analogue.
SElNE-ET-MARIiEt.
Selne-et-Oise
MM
Félix Fâurs. Nous avons la patrioticjüc satisfaction dfi consta^ ter aujourirhui que les adversaires de la Constitution ont enfin désarmé- Sans abandonner aucune des conquêtes du pai'li répnblicaiD, notamment les lois scolaire et militaire, nous convions tous les bons citoyens*-à nous donner désormais leur concours,,.
Ricard (Louîs). Â l'heure actuelle, oii la République ne paraît plus ouvertement contestée^ où ses adversaireSs sans avoir désarmé, se présentent sous de nouvelles cou-* leurs, c’est un devoir plus impérieux que jamais les candidats de parler avec franchise. Je pense qu’il faut à ia France un gouvernement qui gouverne avec les républicains, qui fasse respecter par tous, si haut placés qnlls soient, les lois scolaires, les lots militaires et le pouvoir civil, et qui, sous prétexte d’apaisement, u’abandonne aucune de nos conquêtes si péniblement acquises.
Goujon [Julien), La République est aujourd’hui le gouvernement accepté de tous. Elle doit aller de l avant; mais elle est assez forte pour accueillir largement et sans suspicion tons ceux qui sont prêts à travailler, sans arrière-pensée, à la prospérité de la pairie,
./Delbet, Les ralliés sont-ils des ennemie de la République? Oui, pour la plupart, car ils sont suspects de vouloir s* en emparer et la diriger en arrière- Les preuves abondent et nous serions des dupes, si nous les laissions pénétrer dans nos rangs et se mettre à notre tête.
Balandreau, Nos adversaires, autrefois, arboraient franchement leur drapeau ; en dernier Ueti; ils le mettaient dans leur poche; aujourd’hui ils cherchent à conQaquer le nôtre. Vous ne serez pas dupes de ce changement de tactique. Avec ou sans masque, vous avez toujours devant vous les mêmes adversaires,
Lebaudy. U faut que la République accueille tous ceux qui viennent à elle loyalernem et sans arrière-pensée. Il faut que tons les bons citoyens s'unissent sur le terrain républicain, car la France a besoin des services de tous ses enfants,
Hubbard. Réjouîssons-nous de voir tant d’adversaires prendre aujourd’hui la cocarde même de la République, pour couvrir leur politique de recul et de résistance au progrès* Mais défendons avec vigilance, appliquons avec fermeté les lois votées à si grand peine*
SivRES (Deux-)
Somme
Taîus
Vendée ,
MM
Ck)iitînuoiiâ notre marche progressive vers la Bépublîtjue démocratique.
Berteaux. Voîis ne livrerez pas les clefs de ïa maison à ceux qüi, s'ils y pénétraient en maîtres, seraient trop tentés de faire main basse sur le trésor si laborieusement amassé de nos lois républicaines.
Rameau, Le développement de nos institutions dans un sens réellement démocratique ne saurait être réalisé par des hommes qui, hier encore, combaltaient pour les régîmes déchus et qui, malgré on ralliement de fraîche date, n^ont peut-être pas encore absolument abjuré leur erreur,
• Lebon (André), Vous jugerez si la République doit être servie désormais par ceux qui, n’ayant jamais cessé de la combattre autrefois, ne s’en couvrent maintenant que pour la faire dévier de sa destination véritable, t Trannoy, Aujourd’hui tout le monde se dit républicain, même ceux qui, hier encore, marchaient la main dans la main des pires ennemis delà République, Devez-vous couder le drapeau républicain à ceux qui Pont combattu, et cela uniquement parce qu’ils déclarent faire acte de soumission? Je ne le pense pas,
André Reiïle, Gathoîîque couvaincu, j’ai obéi aux conseils du souverain pontife en acceptant la forme du Go u vernement établi; mais J’ai toujours revendiqué hautement no8 droits et nos libertés, j’ai toujours combattu et je combattrai toujours toutes les lois qui blessent les consciences chrétiennes.
Baüot (Aristide), II y a quatre ans, nos adversaires ont mené, à visage découvert, Passaut contre nos institutions. Aujourd’hui ils changent de tactique. Ils essayent de tromper les électeurs en cachant leur drapeau, Mais le pays ne sera pas dupe de cette manceuvre* Il leur dira : vous êtes loujours les ennemis delà République et de ses lois fondamentales,
Wivert, Les partis hostiles à la République se résignent à s’incliner devant la volonté nationale, La République est désormais identifiée avec la France elle-même. La prochaine Chambre pourra donc poursuivre, sans nouveaux obstacles, les conquêtes de la démocratie et i’muvre de la République,
Demarçay (son comiié). Nous voyons, daoe toute la France, les adversaires les plus attitrés de nos institutions solliciter les suffrages des républicains. Ils ont la prétention de prendre la tête de notre parti, de le conduire à ses
MAI
destinées, eux qui ont tout fait pour renverser la République et qui ne sont des ralliés que parce qu’ils sont des impuissants. Leur suflira-t-il de vous dire qu’ils ne veulent plus combattre le Gouvernement?Ne devinerezvous pas quüls n’ont qu’un but : entrer dans la place, en chasser ceux qui l’ont défendue jusqu’à ce jour, revenir sur toutes les lois républicaines et nous ramener de vingt ans en arrière.
ViETcre (Haute-) .... Godet. Nos adversaires désarment. La République est fondée !
Vosges.,.. . Méline. Le principe de notre Gouvernement parait, cette
fois, définitivement acquis et hors de tout danger ; les partis monarchiques comprennent enfin que la lutte qu’ils avaient entreprise est sans issue et sans espoir...
Ferry (Charles). L’imposante manifestation de vos comités cantonaux m’impose le devoir de prendre en mains le drapeau républicain, menacé, une fois encore, par la coalition de tous les ennemis de la République.
Ymhe . , Merlou. Un nouveau parti s’est affirmé. Renonçant à des
espérances chimériques, les monarchistes «se rallient » à la République et prétendent la diriger.
Rathier, Les ennemis de la République cherchent à réussir par la ruse là où ils ont échoué par la violence. Cette manœuvre hypocrite ne saurait réussir dans un pays de franchise et de loyauté.
Osas . . . Saint-Germain. Tous ceux qui briguent, à cette heure, les
suffrages de leurs concitoyens prennent la qualité de républicains, mais tous la méritent-ils? Tous acceptentils, sans réserves, la loi scolaire et la lot uoilitaire ? Vos suffrages doivent s’écarteT de ceux qui pourraient être suspectés, dont le dévouement sincère à la République pourrait être contesté.
Etienne, Nous devons consacrer tous nos efforts à consolider les résultats acquis et è ne pas permettre qu’ii soit touchéà l’édifice si péniblement édifié. La République... doit poursuivre sa marche en avant, en accueillant fous les concours loyaux et sincères, mais aussi en ne confiant la garde de ses destinées qu’à des républicains éprouvés.
Dans le tableau suivant, nous donnons le relevé des opinions émises, soit sur le socialisme en général, soit, plus
particulièrement, sur le socialisme révolutionnaire et sur le collectivisme.
Les doctrines du parti socialiste révolutionnaire et du parti collectiviste, telles qu’elles résultent des programmes électoraux, se trouvent résumées dans le chapitre des qv£Stions diverses,
35 Députés, parmi ceux qui se sont prononcés, avec plus ou moins de force ou de modération, contre le socialisme révolutionnaire et contre le collectivisme, se sont déclarés cependant, dans leur programme, partisans des réformes sociales, ou du socialisme pratique, ou du socialisme qui s^i'i'hspire des principes de la Révolution française. Ce sont, en suivant l’ordre des départements :
MM. Herbet, Dindeau, Sentenac, Turrel, Bouge, Cuneo d’Ornano, Braud, Ricard (Henri), Milochau, de Mun (l’application des principes de l’Évangile), Labat, Vuillod, Sibille, Rocb, Deluns-Montaud, Leygues (Georges), Rauline, Bourlon de Rouvre, Mougeot, Dron, Hainsselin, Graux (Georges), Farjon, Million, Goblet, Ghautemps, Barodet, Paschal Grousset, Siegfried, Amodru, de Berne-Lagarde, Lasserre, Naquet, Flandin et Thomson.
M. Millerand a pris la défense du socialisme, d’une manière générale, sans formuler d’opinion spéciale sur le socialisme révolutionnaire ou sur le collectivisme.
Opinions twises sut los doctrinss du pat'U socioliste en général, ou du parti socialiste révolutionnaire, ow du collectivisme {9% programmes).
MM
Au, . . . Herbet, Aborder franchement les problèmes sociaux, en
répudiant les théories insensées du collectivisme.
Bérard (Alexandre). La République, également éloignée de la réaciion et des utopies collectivistes, modifiera notre système d’impôts, etc.
Aisne . Deville. Pas de compromission avec les adversaires du
régime actuel t réactionnaires, ralliés d’hier ou socialistes révolutionnaires.
Alpes (Basses-) Deloncle. Je suis l’adversaire déterminé du socialisme sous
toutes ses formes et de la tyrannie collectiviste.
MM
Reinacb. Nous opposerons la liberté à la tyrannie d^un socialisme qui rétablirait des classes où Quatre-vingtneuf a fait une nation,
Frucbier, Pour ne pas tomber entre les mains des sectaires, la République doit écarter tous les hommes qui la compromettent par leurs utopies.
Alpes-Mabitimes. . , , Bischoffsheim. A Pencomre de toutes les écoles socialistes, je n'espère de résultats sérieux que de rinitiative et de Pelfort individuels,
Akdècue . . . • . * Diûdeau. Je veux les réformes sociales conçues, non dans le
sens collectiviste, mais dans l'esprit de la Révolution française.
De Vogué (E. Melchior). Avec prudence, avec une grande défiance de toutes les utopies,,, je serai toujours du côté de ceux qui souffrent le plus,
AflDEKKES . De Wignacourt, On n'aboutît, par les tbéories radicales et
socialistes, qu^a une incohérence et à une instabilité perpétuelles dans le Gouvernement..,
Philippoteaux. Pour la République contre Panarchie, pour la France contre le socialisme interuational.
AmÈGE . . Dumas, Je fais appel à tous ceux qui sont effrayés, comme
moi, des menaces du socialisme,
Sentcnac, Fermement opposé à tout socialisme violent et stérile, et à toutes les chimères qui ne servent qu'à retarder la marche en avant, je suis pour un socialisme pratique.
Aude. . Marty. La République dont Je ne veux pas est celle qui, ou«
blieuse de la noble devise de la Révolution française, ne tendrait à rien moius qu’à rorganisatîon de la guerre des claBses, etc,
Marfan. Les doctrines socialistes, absorbant la liberté individuelle, ne tiennent aucun compte des aptitudes personnelles, compromettent Témulatlon, font disparaître le mobile le plus actif du travail : rintêrôt personnel*., Bouzaud. A vous de dire si vous préférez Panarchie, la guerre de classes, Pexdtatloû aux grèves, les menaces du collectivisme allemand, les ruines morales et matérielles que vous offre mon concurrent- Turrel, il faut se tenir à égale distance des tendances collectivistes et de celles des monarchistes,
AvETRüt^ . . Clausel de Coussergues, C’est dans de bonnes lois, dans un
' appel au travail, à Péconomie et à la liberté qiPest la véritable solution des questions sociales, et non dans les chimériques et oppressives œncepuons des utopistes et des agitateurs.
mi.
Lacombe. U ne faut pas se contenter de théories plus ou moins irréaiisabîes, qui ont l'inconvénient de jeter dans le pays des espérances vagues et toujours déçues,,. Homme de bon sens, je répudie le parti des violents, qu’ils soient à droite ou à gauche,
Boücues-dü-Rhône . , Bouge, Loin de faire appel à la lutta des classes, loin de vouloir Jeter les citoyens les uns contre les autres, je vemc, au contraire, rapprocher les classes et réunir les citoyens. Le collectivisme se résume dans l’expropriation des possédants actuels au profit do la masse. Le collectivisme, s’il pouvait se pratiquer jamais, n’aurait d’autre conséquence que de généraliser et de rendre obligatoire pour tous le malaise et la misère.
Calvados . Paulmier, Nous voulons un gouvernement fort, décidé à
lutter contre les empiétements du socialisme et les revendications de l’anarchie.
Conrad de Witt, Préoccupé de la crise sociale qui nous menace, j’ai toujours protégé les véritables intérêts des travailleurs contre les revendications insensées et coupables des meneurs anarchiques qui prêchent la guerre civile.
Delafûsse (Jules), J’ai repoussé les prétendues réformes socialistes qui| sous prétexte d’améliorer la condition des travailleurs, les condamnent au chômage et à la misère et ne sont, dans la réalité, qu’une provocation incessante au désordre et à l’anarchie,
CuiRENTE,* . Cuneo d’Ornano, Le socialisme part d’une idée juste, mais
conduit à ce faux remède : îa socialisation de la propriété, ou communisme. Je repousse ce remède. J’écoute l’idée. Je cherche le remède dans les principes mêmes de 1789, c’esi-à-dire dans las lois de secours mutuels, d’assistance, de retraites civiles et dans la réforme de l’impôt.
Gautier (René), Je crois que si les idées les plus folles se font jour, que si l’on peut parler impunément de je ne sais quel socialisme dans ce pays qui a le respect de la propriété, que si l’anarchie enfin a pu fonder un parti politique avec des mandataires officiels, la responsabilité en reTieoU.,, etc,
CaAREKTE-LvFÉiUEüitE. Braud, Réformes sociales conçues non dans le sens collec¬
tiviste, mais dans L’esprit de la Révolution française, Corrèze , De Lasteyrie, Je répudie les théories collectivistes et tout ce
qui peut tendre h exciter les unes contre les autres les différentes classes de la nation,
Côte-d’Or, Ricard (Henri), Je ne saurais trop répudier, pour ma part,
MM
les socialismes decontre bande etjentre autres l’internationalisme qui efface des cœurs le culte de la patrie, et le communisme qui supprime la liberté, l’émulation, l’autonomie personnelle.
Leroy (Arthur). En écartant - les projets chimériques on dangereux, vos mandataires doivent s’attacher surtout aux solutions pratiques et aux réformes utiles.
Cbeuse . Cornudet. Ainsi limité, en dehors, à droite par jes ralliés
qui veulent l’abrogation des lois scolaire et militaire, à gauche par les collectivistes, les révolutionnaires et les anarchistes, partons ceux qui n’admettent ni la propriété individuelle ni la patrie, le parti républicain, débarrassé d’éléments hétérogènes, présentera un imposant front de bataille et le ministère qu’ü se donnera pour chef s’appuiera sur une solide armée.
Dobdogne . . . . Clament, La France sage, calme et patriote, réprouvera les
menéescriminelles des révolutionnaires et les vaines compromissions d’uiie réaction impuissante : pas de lois politiques intempestives, pas de vaines utopies.
Pourteyron. Amélioration du sort des masses sans permettre l’oppression de l’individu par la collectivité.
Denoix. L’égalité des salaires, la journée réduite à huit heures, l’individu disparaissant dans la collectivité, Pétat collectiviste devenant industriel et banquier, la tyrannie des corporations substituées à l’autorité des patrons, la nationalisation du lout, excepté de la patrie dont on parle d’effacer les frontières, sont des théories que je ne puis accepter.
Gendre. Je ne suis ni un communiste, ni un collectiviste, ni un anarchiste, je suis un homme de liberté et de progrès.
Eore-et-Loiiu . Milochau, La Chambre prochaine devra poursuivre aussi
l’étude des améliorations sociales... Mais elle devra re. pousser, de toutes ses forces, les théories dangereuses du socialisme et du collectivisme, qui auraient pour résultat de supprimer la liberté du travail et la propriété individuelle.
Isambert (Gustave). Résolument opposé à l’esprit de désordre, comme aux doctrines qui tendent à menacer la propriété individuelle eu à énerver le sentiment patriotique, j’ai donué tout mon concours, etc.
Deschanel (Paul). Résistance énergique aux chimères du collectivisme et aux violences révolutionnaires ; défense des conquêtes essentielles de la Révolution française' ; la propriété individuelle et la liberté du travail.
MM
Finistère. ......... De Mun. Pour lutter contre le socîâlisnie athée, matérialiste et révolutionnaire, il faut lui opposer l’affirmation divine, l’appiicatioii des doctrines de l’Evangile et l’exécution sincère des réformes que demande la justice.
Gauq . Malzac.La participation aux bénéfices de salariés ferait des
collaborateurs et paralyserait, dans une certaine mesure, les grèves et les chimères du collectivisme.
Gironde. . . Constant (Emile) . le combattrai, avec toute mon énergie,
ces théories décevantes qui, en supprimant la propriété individuelle, amèneraient la mine générale.
Labat. Le droit de propriété individuelle est le levier le plus puissant de l'activité, de la sagesse, de ia dignité, de la prévoyance humaine et le contre-poids indispensable de la liberté du travail. One atteinte quelcohque portée à ce droit serait donc un recul et non une avance vers le développement de la liberté et du bien-être général; aussi est-ce au nom de Piotérét de tous, que je combattrai le socialisme d’État ou collectivisme. Ce serait rendre on bien mauvais service aux travailleurs, que de leur laisser croire un seul instant que la réalisation de ces utopies, venues d’Allemagne, si elle était possible, les conduirait à une amélioration quelconque de leur sort. Il ne peut sortir du collectivisme que la paralysie du corps social, la servitude des travailleurs et la misère pour tous.
Surchamp. La liberté m’apparaît comme le véritable élément de paix entre les divers intérêts sociaux; aussi je condamne et combats, tant au nom de cette liberté qu’au nom de la civilisation et de la dignité humaine, les doctrines rétrogrades qui, sous l’étiquette socialiste, ne tendent à rien moins qu’à annihiler l’individualisme au proBt de collectivités intolérantes et tyranniques.
Indre-et-Loire. . Drake. J’engage la lutte contre les théories plébiscitaires
qui masquent les secrets desseins de la réaction et préparent une révolution politique. Je l’engage encore contre les doctrines subversives du socialisme révolutionnaire et contre le radicalisme dissolvant d’un groupe de politiciens haineux.
Jura . . Vuillod. Réformes sociales conçues, non dans le sens collec¬
tiviste, mais dans l’esprit de ia Révolution française, c’est-à-dire tendant à accroître la liberté et les moyens d’action de chaque citoyen, l’État intervenant en faveur des humbles pour leur faciliter la lutte pour la vie.
. . Léglise. Défense de la propriété individuelle et de la liberté
humaine.
mi.
Dejeaiu Je suis un républicain sans épithète, et je neveux, à aucun iprix, ni des faiblesses des soi-disant libéraux, ni des violences des radicaux, ni des utopies des socialistes.
Dulau. Je suis pour la liberté du citoyen contre ia tyrannie cl*uii seul ou de quelques-uns ; pour le respect, imposé au besoin, de la grande patrie française contre les doctrines criminelles de rinlernationalisme; pour la fraternité contre la lutte des classes; pour le maintien absolu du drcnt de propriété consacré par la Révolution.
LomE-ixFÉniEüüH. . . , Sibille, Les réformes sociales passionnent, à juste titre, Topinion : la République se doit à elle-môme d'accomplir ces réformes dans Tesprit de la Révolution française, c’est-à-dire en augmentant la liberté et les moyens d’action de chaque citoyen, PÉtat intervenant en faveur des humbles pour leur faciliter la lutte pour la vie-
Boch. Idem, (Même programme.)
Loiret. . . . . . Alasseur. 11 me semble qu’eut re le socialisme utopique et
l’égoïsme conservatif, il y a place pour un état de justice qui assure le bonheur des uns eu respectant les droits et la liberté des autres.
LoT*ET-GAaorvNE, . . . üelüQS-Montaud. L’État a le devoir d’iuiervenir dans les rapports sociaux au profit des faibles et des déshérités de la fortune. Mais 11 ne saurait mettre obstacle au développement de l’individu en l’absorbant tout entier dans la communauté. C’est à chacun de nous d’être Partisan de sa propre destinée.
Leygues (Georges). Eu réalisant la réforme générale de l’impôt, on arrivera à réaliser les réformes sociales pacifiquement, eu préservant de toute atteinte Piniliative individuelle, la liberté du travail et la propriété, qui sont les trois facteurs de la prospérité et de la force des nations,
Maine-et-Loire . De Maillé. Vos inlérêts, ce sont le travail assuré, la tran¬
quillité au dedans et au dehors, assurautUes transao lions industrielles et commerciales, la liberté individuelle, la liberté de conscience, la sécurité de la propriété de chacun défendue contra les sectes nouvelles qui veulent la détruire.
De J a Bourdonnaye. L’avenir est gros de dangers et de luttes... Dangers pour la propriété que met en péril le Bocialisme d’État. Les députés auront à discuter les grands problèmes soulevés par les théories socialistes ; ils se garderont de ces illuaîons décevantes, de ces
MM
lois qui sont, à elles seules, un danger, parce qu'elles promettent plus que la sociélé ne peut faire.
Mangue . Legrand (Arthur), Les hommes d'ordre doivent opposer
une barrière infranchissable au flot envahissant du socialisme,
Bauline, Les sociétés se modifient lentement, et les secousses violentes qu'on veut leur faire subir n’ont d'antro résultat que d’arrêter Tessor du travail en en tarissant les sources. Je suis un homme de progrès, mais je suis aussi un homme d'ordre,
Maene . . . . Lannes de Montebello, Je ne suis pas socialiste. Je repousse
l’intervention de l’État dans tontes les fonctions de la vie sociale; je k repousse comme funeste au progrès^ surtout dans un pays où Tesprit dluitiative et de liberté est si vivace et pourrait devenir si fécond. Je voudrais voir les attributions de l’État réduites an strict nécessaire, J’estime que c’est vers la décentralisation administrative, vers îa constitntiou des pouvoirs locaux qu'il est utile de s'orienter,
Moriîlot. Je suis un républicain bien décidé à accomplir les réformes reconnues utiles, mais bien décidé aussi à repousser toutes les utopies qui sont les plus sûres ennemies du progrès.
Marne (Haute-) . Bourlun de Rouvre. Au point dé vue social, je dirai aux ou¬
vriers que, si le socialisme ou le collectivisme sont un danger pour la Patrie, la bonne et équitable solution des questions sociales, au contraire, est un gage d’avenir.
Mougeot. Les doctrines du collectivisme nous conduiraient à une épouvantable tyrannie ; elles anéantiraient les conquêtes les plus précieuses de la Révolution, Je n’en veux à aucun prix.
Meuse-*.-. . Royer, Partisan résolu de toutes les réformes utiles, fai
toujours été l'adversaire non moins résolu des innovations périlleuses. Je crois avoir interprété fidèlement vos sentiments en repoussant les mesures qui pouvaient entraîner, dans l'avenir, la désorganisation sociale et et ruiner la puissance et la prospérité de la France.
. . . . De Montalembert, Je suis l’adveTsaire très déterminé de Ja
politique anti-française, anli-nationale vers laquelle on essaye de vous entraîner soub prétexte de socialisme. Vous ne vous laisserez pas entraîner par les promesses mensongères, perfides, irréalisables des collectivistes ; ils vous mèneraient bientôt à la guerre civile et, par elle, à la ruine et à la miaère.
OtSË
Pas-bE'Caljus
Pffï-D1Î*DÔME. . . . . .
PYRÉîsèES (Basses-),
MM
Droîi* Autant je saurai condamner les abus de pouvoir que pourraient commettre les patrons, autant je me ferai un devoir de dire U vérité aux ouvriers, de les prémunir contre les formules creuses, les vaines promesses et les excitations malsaines.
GhevaUier. Je suis rennemi des utopies et des expérimentations sociales. -a
Hamsselm. Étudier les réformes sociales dans un esprit de fraternité et de solidarité, en repoussant le collectivisme, qui fait bon marclié de la liberté individuelle et des principes de 1789. , ^ j
Taiiliandier. Adversaire des utopies subversives de 1 ordre social je continuerai d’étudier, avec le ferme désir de les résoudre, les problèmes qui sont à l’ordre du lour
de ropiûiotK
Boudenoot, A la Cbambre, je me suis placé au centre du parti républicain, j’ai répudié toute compromission avec les adversaires invétérés de la République et les radicaus, mtransigoants ou socialistes.
Jonnart. Je souhaite la constitution d’un grand parti républicain de gouvernement, opposé aux chimères coUectivistes et à toutes les entreprises contre la propriété individuelle et la liberté du travail.
Graux (Georges). Ni collectivisme, ni socialisme d Etat, ni tyrannie des syndicats ouvriers.
Farion. Élude réfléchie des réformes sociales, afin de pouvoir, en se tenant à distance égale des systèmes subversifs et des inerties coupables, améliorer le sort des petits, des humbles et des déshérités.
Girard. Se mettre en garde contre certains entraînements à l’égard de théories qui ne sont pas toujours très claires et de raisonnements où les promesses sont souvent plus séduisantes que les conclusions- LafoEt. Il est nécessaire, dans l’intérêt des travailleurs euxmêmes, de repousser les docUines collectmsies et communistes qui sont la négation des principes de la Révolution française et qui, en supprimant toute initiati.ro îndtviduelie. auraient pour résultat de ramener la
France en arrière. ,q.,
Berdoly. Je défendrai les lois qui garantissent la liberté du travail et la propriété contre les menaces du socialisme révolu lioanaire. t
Léon Say. La désagrégation des vieux partis est un fa^ pital, gros des plus heureuses conséquences L extrême droite et les deux extrêmes gauches se sont isolées au
MM
Hhôxe .
SAR'nlE. . , ,
Savoie (Hadte-)
SetsI'
profil de (a Républic|tie modérée. A l’extrôme droite, nous voyons une monarchie mourante. A l’extrême gauche, une confusion de toutes les idées anti-gouvernementales, c'est-â-dire révolutionnaires et socialistes. Le vieux centre gauche et le vieil opportunisme deviennent une gauche modérée, dont je fais partie.
. . Guichard. Je considère comme les ennemis de la République ceux qui, au lieu d’apaiser les passions, faussent à dessein le hou sens des masses travailleuses; ils clierclient par de vaines promesses à faire croire à la réalisation immédiaie de théories qui sont un puissant appoint pour servir de prétexte aux plus funestes comme aux plus violentes réactions.
.\ynard. La liberté d’association complète n’étant pas donnée aux uns et refusée aux autres, c’est la bonne arme, l’arme loyale, à opposer à la tyrannie socialiste.
Million. Je suis un adversaire résolu des théories anarchistes et collectivistes, mais je pense que l'étude des questions sociales doit être poursuivie avec sollicitude et sincérité.
. Cavaignac. Le progrès des idées de justice sociale ne réside pas seulement dans des votes souvent sans leudeniain, dans le développement d’utopies irréalisables, on dans l’extension indéfinie des attributions de l’État.
. Duval (César). En s’occupant avec sollicitude des lois concernant le travail et le soulagement des déshérités de la fortune,- la Chambre devra maiuCenir énergiquement la liberté, dont la conquête a nécessité tant de luttes et taut d’efforts, et la protéger contre les tentatives des collectivistes ou des perturbateurs qui voudraient la restreindre ou ranéantir.
Gobleî. Partisan déterminé de la propriété et de la liberté individuelles, je crois cependant désirable qu’on étudie le retour à la collectivité, c’est-à-dire à l’ÉIai, de certains grands services publics aujourd’hui aux mains de trop puissantes compagnies, et j’admets que, dans la situation économique créée par le développement de 1 industrie moderne, l’État puisse légitimement intervenir pour réglementer, dans une juste mesure, les condiiions du travail.
Chaulemps, Je déclare que je répudie toute lutte de classes, tout appel à la violence, toute utopie collectiviste. Je suis socialiste, car je veux que l’État intervienne en faveur des faibles et remette la main sur les grands services publics que l’on a eu le tort d’abandonner à
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des ûnanders cosmopolites ; mais mon socialisme ne saurait aller jusqu’au communisme, parce que ce serait la négation de l’initiative et de la responsabilité individuelles ; que ce serait la suppression de l’effort et de toute énergie, l’affaissement et la ruine de tout peuple qui s’organiserait d’après un tel idéal.
Barodet. Au point de vue socialiste, M. Barodet et son comité, dans leur déclaration de principe et dans la rédaction de leur programme, se sont inspirés « des principes de la Révolution française, qui voulait faire de la propriété, étendue à tons les citoyens, la base des réformes sociales et le rempart delà liberté individuelles.
Trélat. Le collectivisme prétend refaire la société de fond en comble; supprimer la propriété, nationaliser les capitaux, c’est-à-dire remettre toutes les richesses acquises à l’État ; enrôler tous les citoyens dans le travail réglementé du Gouvernement; limiter impérieusement le temps et le labeur de chacun et répartir, également entre tous, les produits de cet universel atelier du pays. Quelque humanitaire qu’en soit la source, ce programme est pour nous une utopie, et si, par malheur, on pouvaiE l'appliquer, — l’histoire de l’humanité le prouve, — on verrait la libre activité de l’homme moderne.. s’éteindre dans le travail servile, la production s’étioler dans la misère et la société reculer jusqu’aux premiers rudiments de la civilisation. Nous sommes les adversaires résolus du collectivisme.
Berger (Georges), l’ai repoussé et je repousserai toujours l’avènement du socialisme d’État, c’est-à-dire l’absorption du pays par i’Éiat à un degré, quelconque. Cela serait la négaiion des libertés conquises et la destruction de l’initiative privée, collective ou personnelle, qui est une vertu et une force de notre race.
Millerand. La question sociale est la question des élections de 13t)3. Eu vain les pourvus et les satisfaits tentent de reculer dans un avenir indéterminé une solution qui menace leur jouissance égoïste; en vain les défenseurs intéressés des iniquités économiques jettent sur le socialisme la raillerie et la calomnie, 11 dépend de notre fermeté, de notre sagesse et de notre union d’avancer l’heure inévitable où chaque travailleur touchera le pro luit intégral de son labeur, où l’ordre, rharraouiè et la justice régleront la production et la répartition abandonnées à l’arbitraire du hasard.
MM
Paschal Grousset. Parfaitement résolu à me tenir sur le terrain dea principes et du réalisme socialiste, je repousse les articles fondamentaux du Syliabus collectiviste, pour mon compte, absolument et sans réticence I La lutte des i classes est un non-sens depuis la Révolution française, j Vouloir parquer l’ouvrier dans une caste, c’est abaisser sa dignité civique; l’idée d’attribuer à celle caste, un siècle après la nuit du 4 août 1789, une dictature sur l’ensemble de la nation, cette idée serait criminelle et j contre-révolutionnaire, si eile n’était, avant tout, insensée et chimérique. Le désarmement de la patrie, devant les nations de proie, révolte mon cœur et ma raisou... ! La transformation de toutes les industries en services ; publics ne m’apparaîi nullement comme désirable, etc... j SEiKE-lKFÉRiiîiinE, , . . Siegfried. Je ne suis pas de ceux qui donnent leur appui à > des théories qui ne tendent à rien moins qu’à la suppression de la propriété individuelle. Je combattrai tou- .
- jours ces idées subversives. i
Félix Faure, Mon concours est acquis à toutes les ré- ’ formes sérieuses. Les solutions radicales ne m’effraient pas, mais je veux les chercher et je prétends qu’on les trouvera, non par des excitations coupables et malsaines, par des manœuvres oppressives et violentes, par des formules creuses et vaines, mais, au contraire, par l’accord de toutes les bonnes volontés, par l’étude, i par la concorde et par la liberté. j
Seese-et-Oise . Amodru. L’heure est venue de constituer im grand parti ré¬
publicain de gouvernement, donnant au 'pouvoir la sta- i bilité et l’autorité qui lui sont nécessaires pour imposer I à tous la soumission aux lois et pour faire contrepoids | aux agitateurs qui voudraient nous entraîner vers le socialisme révolutionnaire et vers l’anarchie. 1
Tars.... . De Berne-Lagarde. Pour l’ordre contre l'anarchie» pour la )
propriété contre le communisme^ pour la patrie contre \ l’Internattonale.
Reillc (André). Je repousse absolument le socialisme sous toutes ses formes et je lutterai avec une énergie de tous les instants contre ces doctrines néfastes qui prêchent la i haine, préparent la plus odieuse des guerres civiles et nous conduisent à l’anarchie. i
Reille (René). Aujourd’hui les bases de la société, l’idée ' même de patrie sont menacées par des utopies subversives, par des menées révolutionnaires. Pour résister à ces doctrines néfastes, pour assurer l’ordre et le travail.
Vaccluse
VlISSE,
Vosges
Yonne