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partiendra à la Chambre qu^on va nommer de pratiquer avec suite une politique de conciliation et de paix, sans porter atteinte aux lois fondamentales de liberté et égalité,
, , , Michau, Nous ne devons pas être dupes de la tactique des ennemis irréconGiîîableâ de nos institutions qui, se sentant abandonnés par les électeurs, cherchent à abriter leurs rancunes et leurs coupables espérances eous le masque républicain.
Abbé Lemire* Il ne s’agit pas d^attaquer ïa Bèpublique. Elle est le gouvernement du pays. Le Pape lui a tendu Ja main ; c^est fait* Ce dont je ne veux pas, c'est le divorce,,* C’est îa mise hors la loi des associations relîgieu-’es^ c’est Pécule sans Dieu, c’est le curé à la caserne où ce n’est pas sa place*
WeiLMalleK* Pas d’équivoque* Vous avez en présence deux candidats t Pnn, que vous avez toujours vu prendre une part active à toutes les coBÜtions, à toutes les conspirations contre la République, qui se présentait aux dernières élections sous le patronage des chefs du boulangisme et qui aujourd’hui se prétend rallié au gouvernement qu’il n’a cessé de combattre sans parvenir à le détruire; Pautre, modeste, mais fidèle serviteur de la démocratie qui n’a jamais varié dans son dévouement aux institutions républicaines* A vous de choisir,
Lepez. Nous ne pouvons nous entendre avec ceux qui ont toujours eombattu la République.
, * . Boudeville, Il semblerait que la République n’est plus mise en question ; tous paraissent, aujourd’hui, se ranger sous son drapeau* Prenez garde et ne vous fiez pas aux apparences* U faut que la réaction, même sous l’étiquette des ralliés, soit pour jamais anéantie,
Maiiisseliu, La République voit enfin s’accomplir une évolution qui fait entrer dans nos rangs ses adversaires d’hier, , . C’est là un évéïiemenl; dont il faut se féliciter, mais il ne serait pas prudent d’abandonner la direction politique aux nouveaux venus,
. Clsristophle. J’ai toujours cru et je pense encore qu’il faut accueillir et accepter les adhésions sincères, mais en laissant la garde ries instîtuUoos et du gouvernement aux républicains éprouvés par les luttes anciennes*
. . Bose, Lavictoire est définitive et, devant la volonté sisouveot exprimée par le suffrage universel^ les anciens partis se sont inclinés,
Ribot* Pour la première fois, les partis hostiles à la Répu-
PüY-DE“DüME .
Pykénées (Basses-) * ,
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blique ont été forcés de s’incliner devant la volonté nationale. La République s’identifie désormnis avec h France elle- même.
Jounart. Les vieux parfis ont perdu Fespoir d’une restauration monarchique, La République a poussé dans le pays des racines indestructibles,
Farjon. Nos adversaires semblent réduits à sUncliner devant l’idée républicaine etrendre hommage à ce qa’iis û’ont pu renverser. Pestime que cette évolution n’est pas à dédaigner et que nous avons lieu de nous réjouir lorsque nous voyons les troupes adverses se désagréger et leurs chefs battre prudemment en retraite.
Guyot-Bessaigoe. 11 leur a paru plus habile et moins périlleux de prendre l’étiquette républicaine et de lâcher d'entrer dans la République aün de la saper en détruisanl| une à une, les lois qui sont sa raison d’être et sa force.
Bony-Cisternes. Maintenir au gouvernement républicain son caractère démocratique et progressiste menacé par la tactique nouvelle des ennemis de nos institutions.
Laville, Il m’est permis de penser que cette majorité ne pourra que s'accroître d’une minorité qui * fatiguée d'une lutte stérile, vient loyalement grossir les rangs des partisans de la République, désormais incontestée,
Lafont. Aujourd’hui, plusieurs de nos adversaires les plus résolus, ralliés ou résignés, déclarent que la forme de gouvernement n^est plus en jeu. J’ai la conecience d’avoir, par mes votes, contribué à celte politique d’apaisement.
Berdoly. La haute parole de Léon XIII a été entendue. Le mouvement d’adhésion va chaque jour s’accentuant, et ceux-là mômes qui l’ont le plus ardemment combattu affirment, en s'y ralliant, l’indestructible force du régime républicain et son établissement définitif. Il n’y aura bientôt plus que des républicains. Mais... il ne s’ensuit pas que l’accord soit fait sur la meilleure manière de gouverner.
Léon Say. La République n’est plus contestée, ou du moins la minorité qui aurait envie de la contester n’a plus aucun moyen de lui nuire. Celte évolution s'est consommée au profit de la République. . * Le lien républicain qui unit les Français s’est resserré davantage et les unit dans une politique de plus en plus sage et de plus en plus gouvernementale.
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PTRÉNÉES'OjïiENTiLEs. Rolland* 11 y en a qui accueillent les ralliés à bras ouverts,*. Ce sont des loups déguisés en bergers qui, fatigués de rester impuissauts dehors, ne seraient pas fâchés d'entrer dans la maison pour y apporter le trouble*
Escanyé* Aujourd’hui les institutions républicaines sont presque unanimement acceptées. Je n^ai pas oublié cependant ce que disait le regretté Pierre Lefranc : (t Ouvrons à deux battants les portes de la pépublîque, mais gardons-nous d^en livrer les clefs à Tennemide demain, »
Rhône....*,* — . Aynard. L’ancienneté et la force de mes couvictions me permettent de tendre plus loyalement la main à ceux qui viennent à la République, de leur exprimer ma joie patriotique de leur conversion, sans me reconnaître le moindre droit de leur fixer leur place dans nos rangs ou de la leur marchander-
Saône (Haute-) . Sigoard. Une coalition nouvelle menace les institutions que
le pays s^est librement données, plus dangereuse peutêtre, parce qu^eile procède par Insinuation et se déguise sous le masque hypocrite de « ralliés Magûien, Les ennemis de la République, quoi qu'en puissent dire les prétendus ralliés, n'ont pas désarmé. Déguisant leur rancune sous le masque répubiicain, ils espèrent tromper votre Vigilance et surprendre votre bonne foi,
Sarrlen. La République est aujourd’hui incontestée. Les anciens partis monarchiques impuissants à la détruire se résignent à Paccepler. L'heure est donc favorable pour consacrer notre activité aux réformes intérienres.
DubieL Je suis aujourd’hui plus que jamais pour la politique réformatrice contre la politique de réaction des ralliés QU des hostiles*
Sariiië - . . . . . Legiudic. La République est devenue le gouvernement in¬
contesté du pays. Ceux-là mômes qui tentaient d’en saper les bases se résignent à la subir,,. Mais cette politique nouvelle nous dit de nous défier des mouvements tournants. . . et la prudence nous commande de ne confier la garde de notre drapeau qu’à ceux dont le cœur a toujours battu pour ia République,
Rubillard, Si incontestée qu’elle soit désormais, la République paraît menacée d’un nouveau danger, beureusemeuL facile à écarter, par l’invasion de ce qu'on appelle aujourd’hui « les ralliés »,L’appeîlatîon est nouvelle, la chose ne l’est pas, Nous nous souvenons, nous
Saône-et-Louie , .
Savoie
Seine,
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les vieu5£, de?; « modérés » de 18ù8, envahissant la IlépuMique pour l'éirangler en décembre 1851. *
Blanc (Pierre). Je veux la Bépubiique ouverte à toutes les loyales adhésions, aux sincères repentis; mais les ralliés ou les résignée, qui, pendant vingt-deux années, ont combattu cette République, qui se sont associés au boulangisme pour mieux la détruire, il faut les soumettre à un stage, ne les admettre dans les rangs qu" autant qu^iïs auront donné des gages assurés de leur attachement aux institutions républicaineSj et encore sous U condition qu'ils reconnaissent les bîs qui constituent le patrimoine indestructible de la République, notamment la loi scolaire et la loi militaire*
Carquel. On nbse plus contester la République en face ; jnais ses adversaires, déclarés ou dissimulés^ cherchent à entrer dans la place sous les masques les plus trompeurs,
Uorteur. Nous niavons ni le droit ni le pouvoir de refuser ces nouvelles recrues* Nous resterons simplement prudents, en leur demandant le stage réglementaire qui nous permettra de nous assurer de ta sincérité de leur conversion.
Goblet* Au moment où la coalition des ultra-modérés, des ralliés, plus ou moins sincères, et des réactionnaires sblïorce dbcarter la République de son droit chemin,,.
Mesureur. La vieille opposition monarchique et cléricale, vamcue mais non désarmée, déclare, pour mieux sbmparer du pouvoir, se rallier à la République. Notre devoir est de lui barrer la route, de ne pas lui laisser remettre eu question les conquêtes républicaines...
JBarodet. Des ralliés I tous ces Basiîes qui, hier encore, couvrant de leur protection d'opulents prévaricateurB, leurs amis, répandaient Poutrage sur la République et le poison de la caiomDie sur ses meilleurs défenseurs! Des républicains! tous ces traîtres qui ne demandent à entrer dans la République que pour détruire ses lois essentielles et livrer à Loyola l'éducation de nos enfants! Appelons-les par leur véritable nom : ce sont des cléricaux. Le cléricalisme, c'est Pennemiï On tremble à la pensée du mal qu'il ferait, s’il pouvait s'emparer du pouvoir.
Chassaing. Les ralliés d’aujourd’hui, naguère encore enuerais déclarés de la République, ne viennent à elle que pour mieux i'étouffer.