CANTAL
Circonscription d’AtJRlLlj A G ,
M. Adrien BASTID,
Élu au 1®'' tour de ?crutin.
Mes chers concitoyens,
En venant, pour la cinquième fois, faire appel à vos suffrages, je tiens à affirmer hautement devant vous mon înaittoble fidélité aux institutions répuhUcaines, qui m’a valu des témoignages si répétés de votre confiance et de vos sympathies*
Mon attachement à la République n’a pas le caractère d’une résignation tardive, après d’impuissantes attaques. Il est le résultat de convictions qui n’ont jamais varié, il a été la règle de tous les actes de ma vie publique.
Mon pa^sé po lidque me dispense de faire une longue profession de foi.
Je veux le maintien de toutes les réformes réalisées par le gouvernement républicain, principalement au sujet du développement de Renseignement populaire et de r égalité devant Timpôt du sang.
J’estime que la nouvelle Chambre doit poursuivre, avant tout, une œuvre de progrès et de réformes*
Au point de yue social, elle devra surtout se préoccuper des mesures qui peuvent améliorer le sort des Iravailieurs des villes et des campagnes*
Des loîstendant à développer les institutions de mutualité et de prévoyance, à assurer les ouvriers contre les accidents dont ils peuvent être victimes, à créer une caisse de retraites pour les invalides du travail, devrout introduire daus notre législation une plus grande équité *
Il faudra prendre toutes les mesures propres à venir en aide àPagriculture, par la protection coutre la concurrence étrangère, la coustUulion du crédit agricole et rallôgement des charges qui pèsent sur nos populations rurales*
Notre système fiscal doit être l’objet d’un profond remaniement dans le sens de la justice et de l’égalité, Un premier pas a été fait dans cette voie, lorsque, sur ma demande, le département du Cantal a été dégrevé de 280.000 francs pour sa contribution foncière. Je considère cette mesure, vaine-
ment réclamée jusqu^ici, et réaliBée seulement par le gouvernement de la République, non comme une solution définitive, mais comme un acheminement vers le principe de la proportionnalité.
Je me sois associé par mes votes à ceux qui demandaient une réforme démocratique de rimp6t des boissons et la suppression deTexercice,
Mes chers concitoyens,
La lutte électorale qui s'engage devant vous emprunte à Tunion du parti républicain sa véritable siguiûcation.
D’un côté, les partisans des monarchies déchueSs les défenseurs des violences du 16 maîî de l’autre, ceux qui ont toujours combattu pour la République et ont constamment assuré sa victoire.
Vous serez fidèles à vos traditions républicaines; Rapporterai à la cause que nous avons fait si souvent triompher un inébranlable dévouement.
Vive la République!
Adrien BASTID,
Député sortant, vice-président du Conseil général, candidat républicain.
Circonscription de MAURIAC.
M. A. LÂSGOMBES,
Élu au 1“' tour de scrutin.
Mes chers compatriotes.
Vous m’avez honoré de vofs suffrages aux élections législatives de 1885 et de 1889 î je viens les demander une fois de plus à votre bienveillance.
Je n’ai pas à faire de profession de foi politique; je me suis expliqué souvent à cet égard, et j’ai la satisfaction de pouvoir affirmer que mes actes ont été conformes à mes déclarations et à mes promesses.
La République, gouvernement définitif de notre pays, reçoit chaque Jour de nouvelles adhésions; ce mouvement, devenu inévitable, est un hommage rendu à la valeur et à la solidité de nos institutions démocratiques. Sans mettre en doute la loyauté de personne, j’estime que les convertis qui aspirent à occuper un rang distingué dans les phalanges républicaines ont le devoir de donner des preuves de leur sincérité. La République est ouverte à tous, mais, avant de placer les nouveaux serviteurs au niveau des anciens, elle a le droit de demander des garanties.
Je n’éûumérerai pas les nombreuses et importantes lois auxquelles Rai donné mon vote pendant la dernière législature; je rappellerai pourtant celles qui ont été faites pour protéger l'agriculture nationale contre la concurrence étrangère.
]’ai BQ l’hoBiiBur ds proposar nioi-mêiiû6 et de faire adopter, pour la répartition des encouragements à l’agriculture, certaines modifications qui profiteront largement au Cantal et permettront de récompenser les efforts des petits éleveurs aussi bien que ceux des grands. L’État a déjà accordé au Concours spécial de la race bovine de Salers une dotation de dk mille francs ; j’aime à espérer que nous pourrons obtenir de sa générosité un chiffre encore plus élevé.^
Le commerce pratiqué par nos vaillants marchands-voyageurs est l’une des sources de la fortune de notre pays; l’exercice de ce commerce si ancien et si utile aux consommateurs ayant été menacé, je me suis fait un devoir de le défendre, et, fort heureusement, les désastreuses dispositions que la Commission des patentes proposait à ia Chambre n’ont pas été acceptées.
J’avais promis de réclamer, sans trêve ni repos, l’achèvement de^la voie ferrée qui relie l’arrondissement de Mauriac, d’un côté à Paris, de l’autre à àurillac et àToulouse. Cette ligne, si importante, est maintenant ouverte à la circulation.
Messieurs les ingénieurs étudient en ce moment différents tracés pour la ligne de Sort à Neussargues, qui aura aussi une grande importance; je me suis intéressé à cette ligne, soit au Conseil général, soit au Parlement, et j’ai le plaisir de constater que son exécution est très prochaine.
La ligne d’Aurillac à Tulle nous intéresse aussi; nous devons continuer à faire tous nos efforts pour obtenir le tracé le plus favorable à l’arrondissement de Mauriac P
Mes chers compatriotes,
La prochaine Chambre aura, selon moi, une tâche très considérable à accomplir; elle devra s’occuper spécialement des mesures intéresBant les travailleurs des Villes et des campagnes, d’une répartition plus équitable des charges publiques, du remaniement et de la réduction de certains impôts, delà constitution définitive du Crédit agricole et populaire. J’ai à peine besoin de vous dire que je m’estimerais heureux de voter les réformes que comportent ces diverses ques-
tiens. , ...
Si vous voulez bien confirmer le mandat que vous m’avez confié, je continuerai à m’acquitter avec énergie et dévouement des devoirs qu il impose, et je continuerai aussi à servir de mon mieux la République, régime essentiellement favorable au développement du bien-être moral et du bien-être matériel de tous les citoyens, — régime de progrès, de justice et de liberté.
"Vivre la France 1 — Vive la République!
A. LASCOMBES, avocat, — secrétaire du Conseil général, — président de la Société centrale d’agriculture du Cantal et du Co- - mice agricole de Mauriac, — maire de Chalvignac, — officier d’académie, — député sortant.
Circonscription de MURAT*
M* Francis CHARMES,
Élu au tour de scrutin*
Mes chers compatriotes,
Je viens, une fois de plus, solliciter vos suffrages. Ayant la consdeoce d^avoir rempli fidèlement le mandat que vous m^avez confié, je vous demande de me le renouveler*
Lorsque, il y a quatre ans, je me suis présenté devant vous, j’ai résumé en deux mots mon programme politique : Apaisement au dedans; — paix au dehors*
La paix extérieure a été maintenue sans aucun sacrifice de notre dignité ni de nos droits. Quanti l’apaisement intérieur, malgré les efforts de plus en plus impuissants d’hommes qui ont misleur intérêt dans le maintien de nos discordes civiles, il a fait des progrès auxquels j^ai applaudi* Je me suis appliqué, dans le cours de la dernière législature, sans rien abandonner des conquêtes de la République, à ne rien faire non plus qui pût arrêter ou eorayer le mouvement de concentration nationale d’où sortira la reconstitution de Punité morale de la patrie. Tel est mon idéal. Pour l’atteindre le moyen est simple : Tolérance et Liberté.
Ces principes, qui ont toujours été les miens, sont aussi les vôtres. J© connais le bon sens de nos populations laborieuses* J© ne vous demanderais pas votre confiance, si je n’avais pas le sentiment d’être en communauté d'idées, d’opinions, de tendances avec vous.
La République est aujourd’hui établie sur un fondement inébranlable. Personne même n’ose plus s'en déclarer radversaire. Je Fai défendue dans les moments difficiles. Il s’agit maintenant de la bien servir.
Serait-ce la bien servir que de demander la révision de la Constitution, la suppression du Sénat et de la Présidence de la République, la refonte totale de tout notre système financier et administratif, en un mot l’agitation dans la stérilité, alors que tant de réformes en apparence plus modestes, mais certainement plus pratiques, s’imposent à notre attention?
Je m’efforcerai de rétablir, d'une manière complète, l’équilibre dans le budget, l’ordre dans l’administration, Fhomogénéité et la stabilité dans le Gouvernement.
Au point de vue économique, j’ai voté les tarifs nécessaires à la protection de notre agriculture. Mais il reste beaucoup à faire, notamment pour organiser des syndicats en vue de créer le Crédit agricole, et c’est dans cet ordre d’idées que je rechercherai et poursuivrai les progrès immédiatement réalisables.
Tout ce qui la restreint et l’opprime doit être rejeté.
Mes chers compatriotes,
V„„, me connaisse* depnis assez longtemps
prudent arm d’être contin^ ^^^^
rsr,ne“prirh“mm:ril Si‘Ai;al teoiours .enn .es miennes, e. le
ne -vous en ferai jamais que je ne puisse tenir.
Vive la France 1 Vive -la République!
Francis CHARMES, député sortant,
Conseiller général de Marcenat, candidat républicain.
Circonscription de SAINT -FLOUR .