‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 78 sur 266 · M. CECCALDI · texte numérisé non relu

M. CECCALDI

Élu au 2® tour de scrutio.

{iV’a remis ni profession de foij ni programme.)

Gircomicription de BASTIA, M. Antoine GAVINI,

Élu au tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Lorsque, il y a quatre ans, au nombre de plus de 7,0ÛQ, vous m'avez fait Phonneur de me désigner comme votre représeatani à la Chambre des députés, je vous aî promis de ne négliger aucun effort pour me rendre digne de votre confiance.

Je crois avoir rempli mon mandat fidèlement, et non sans quelque utilité pour notre chère Corse.

Le Parlement a fait le meilleur accueil aux propositions que, de concert avec mes collègues de la Chambre et du Sénat, j'ai éié amené à lui soumettre. Elles tendaient à rallègement des charges qui pèsent sur la propriété bâtie, au prompt achèvement du réseau de nos voies ferrées, à ^assainissement de nos plaines, à ^amélioration de nos services marliimes poslaux.

Au point de vue politique, je vous dois une déclaration nette et loyale.

Au cours de la dernière législature, des esprits clairvoyants et modérés, jusque-là hostiles à la forme républicaine, mais avant tout dévoués au pays,

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ont àcquÎB la conviction quo le lüàintien des institutions actüelles pouvait seul assurer le développement de la graDdeur et de la prospérité natiouaîes*

îls n'ont pas, dèà lors^ hésité à faire une franche adhésion à la République^ En cë qui me concerne, j'ai été d’autant plus porté à suivre leur exemple, que j’appartiens comme vous à un pays de vieille démocratie et que je suis membre d’Unë famille dans laquelle j’ai appris, dés mon enfance, à ne rien penser et à ne rien faire que pour le^^peuple,

Permettez-raol d’espérer qu’approuvant ma conduite, voua voudrez bien me renouveler le mandat qüe vous mVez confié en 1889, ët soyëÈs persuadés que je m’attachérai à le remplir en bon serviteur dé la République.

Agréez, mes chers coneitoyens, la nouvelle assurance dé mou entier dévouemeDt.

Antoine GÀViNÎ, dêpüté.

Circonscriptibn de CALVI.

M, Sébastien GAVINl,

Elu au 1®’’ tour de scrutin.

Mes chers concitoyens.

J’ai l’honneur de solliciter vos suffrages pour représenter à la Chambre des députés l’arrondisBement de Galvi auquel me rattachent des liens de famille et de solides amitiés.

Grandi parmi vous dans cette belle contrée de la Balagne, je crois pouvoir, à régal de tout autre, me constituer, au sein du Parlement, l’Iuterpréte de vos vœux et de vos légitimes aspirations.

Depuis le jour où, en janvier 189! , je suis personnellement entré dans la vie publique, en exposant aux électeurs du canton de Morosaglia mon programme politique, j’ai constarament marché dans la voie républicaine par moi librement choisie, et personne n’a jamais suspecté la spontauéité et la loyauté d’uné adhésion que je renouvelle volontiers à cette place, sans arrière-pensée et sans réserve d’aucune sorte.

Si vous'm’hoDorez de vos süHràges, ïé Gouvernement de la République, autour duquel tous les bons citoyens se sont aujourd’huï groupés, aura en moi Uïi défenseur modeste, biais résolu,

La questidn des services maritimes postaux que la présente légielatnré n’a pas pu tneneir à bonne fin, va de nouveau être soumise au Pariémont, Je prends

rengagement de ne rien négliger pour

rétablLem.». d;«n .ervice 1»" do»"’™ à l'a^rt- «irrtVommre't A"Vînl.s.ri^ de ne« erroedls.emeu. «ne imp.leion

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ture je ne sais quel caractère particulanste. jssayen.

le défenseur d’une partie de «o*f® f §!«« protester publique-

suisi. .,e= ' Xrn»A« câCiu. I =«« d" ““dni

ment contre ce que ]e considère ^ . Aux habitants de Calvi comme

n’aiment pas à édmer leur fortune. or d.mm.^ta^

à ceux de rile-Rousse je d.s hautement . Comp ez sur m ^ s'agira d’efforts à faire pour améliorer la situation de ces deux

fetuAepr'éSZt Te“‘.ienW Ta, ne année au milieu de vous tous vous

rendre compte de mon mandat et p,u,res ou riches,

™.sr ,r :=Auïïr,eXuCerrqr;o;. pourre. toujours

Sébastien GAVINl,

cnnaeiller général.

Circonscription de GORTB.

M. Luce de CASABIANCA,

Élu au 2* tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Un grand nombre d’entre vous ont bien voulu m’engager à poser macao

suis partisan d’une République ouverte à tous ceux qui s y

sincère, et qui veulent, en faisant cesser dans notre cher pa^s de France les divisions de partis qui l’ont tant tourmenté depuis le commencement du siècle, le rendre plus puissant que jamais à la face de l’Europe et du monde.

Votre arrondissement qui, en tout temps, a donné l’exemple du plus pur patriotisme, a droit à toute la sollicitude de la mère-patrie. Je serai le défenseur vigilant de vos intérêts, convaincu que le Gouvernement de la République n’hésitera pas à donner satisfaction à vos légitimes revendications.

Agréez, mes chers concitoyens, l’expression de mon entier dévouement.

Luce de CASABIANCA,

Membre du Conseil général.

Circonscription de SARTÈNE.

M. Emmanuel ARÈNE,

Élu au 1" tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Député sortant de l’arrondissement de Sartène, c’est dans l'arrondissemeot de Sartène que je pose de nouveau ma candidature.

C’est à ces fières et fidèles populations, à tous cenx qui, sans distinction de parti m’ont si vaillamment soutenu dans mes épreuves que je viens livrer avec confiance ma conduite, mes actes, ma vie politique, ma vie privée.

C’est à leur jugement souverain que je fais appel, sûr d’eux-mêmes, comme

je suis sûr de moi 1 ...

Ils diront si, oui ou non, je suis resté digne de leur suffrages, et ils décideront si, conformément à ma seule promesse d’il y a quatre ans, j’ai toujours été un bon Corse et un bon républicain.

Electeurs de l’arrondissement de Sartène,

Depuis quelque temps, une politique nouvelle veut s’imposer à notre département. Les réactionnaires dltier et ceux d’aujourd’hui se sont réconciliés, et c’est la Corse, à ce qu’il paraît, c’est voire liberté, c’est votre indépendance qui doivent faire les frais de la réconciliation. On veut, cent ans après lyévolution, dans le pays de Paoli et de Sampiero, substituer la féodalité des familles à la libre expression de^la volonté populaire*

Électeurs !

Je ae connais, quant à moi, qu^une famille, où le droit de naissance n*est rien, où le droit de conquÊte est tout, où l*oii est jugé d’après ses propres actes et non pas d’après ceux de ses pères, où il faut se faire son nom soi-même au lieu de le recevoir tout fait, où Fînslructton est supérieure à la iioi)iesse, et rintelligence à la fortune-

Cette famille, c’est le parti républicain î j’y suis né, j’y ai grandi, J’y ai lutté, j’y ai souffert et j’y mourrai- C’est à le soutenir contre tous les ennemis avoués ou cachés/ c’est à le fortifier contre tous les assauts, à le défendre contre toute les coalitions que je vous convie tous au cri de Vive la Corset Vive ta République !

Emmanuel ARÈNE*

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