‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 82 sur 266 · C-ÏÏTonc nommé votre représentant · texte numérisé non relu

C-ÏÏTonc nommé votre représentant

' A /..i.r.atînn sera la revendication des droits du peuple,

ma constante préoccup .Apiamerai se trouve l’importante question de

la rèlormo complè e de 1 pae là une iniquiié. et ne connienfcrlM?‘Er p“Bni.e. c.tte'U>i» n-en«dne-tmlle pt» n,mt eUe celle de ‘’"”"Êre:».rit!iÏd:S;Ii'.>a»éaU.n d-nnecaieee des tetmitee pour la Vieillesse; ,.édit agricole à bon marché et à long terme, en fon-

da„.Srrd.ywunr:idecomm.rc.n..d,ne chacun dcequame.^^^

derÉglises et de l’État, et conséquemment la suppression du budget des cultes, question absolument tranchée devant le peuple;

C^li^ez Sien péûSfde” cette vérité, mes chers concitoyens, tant que Jaouvernés par la Constitution monarchique de février 1875, votée pa

un Parlement composé en majeure partie des pires ennemis de la République, nous ne pourrons aboutir à aucun résultat, à aucune réforme intéressant le peuple.

La révision de la Constitution amène avec elle une autre réforma non moins importante ; je veux parler de la suppression du Sénat. Quel besoin, en effet, avons-nous de cette Assemblée, véritable pierre d’achoppement où viennent échouer toutes lois utiles, véritable tombeau où vient s’enfouir toute réforme démocratique?

je demanderai, en outre, la réduction des gros appointements ; la suppression des trésoriers-payeurs généraux; la diminution des frais de justice, et, dans le même ordre d’idées, l’extension du pouvoir des Juges de paix, l’élection des juges par le suffrage universel; le rachat des chemins de fer par FÉtat; la suppression du cumul des fonctions publiques.

Telle est,, en résumé, ma profession de foi. C'est une marche en avant, progressive et constante, vers les réformes auxquelles aspire depuis si longtemps le peuple.

Car, j’estime avec juste raison que nous ne pouvons pas rester sur le statu guo actuel, encore bien moins revenir en arrière, il est en effet un idéal de bien-être social que nous devons noos efforcer d’atteindre, idéal si bien résumé dans ces trois mots inscrits dans les plis du drapeau républicain ; «Liberté, Egalité, Fraternité . n

Enfant du peuple, je connais tous ses besoins. Je me sens l’énergie et la virilité nécessaires pour revendiquer ses droits à la tribuùe du ParfemenL

J’estime aussi que l’élu doit toujours être en rapport avec ses électeurs. C’est donc vous dire que je prends l’engagement de rendre compte, à chaque session, de mon mandat, dans chacun des quatre cantons, Bourganehf, Bénévent, Pontarion et Roy ère.

Travailleurs des champs et des villes, voua avez le même intérêt à vous affraoclnr des nombreuses charges qui vous écrasent 1 Si vous voulez ne plus être trompés, ne confiez de mandat qu’à un des vôtres, qui conuaît vos besoins et les partage.

J’ai confiance dans le résultat final.

Vive la Hépublique démocratique et sociale 1

Aûtoine DESFABGES, candidat républicain socialiste*

Cirçonscription de BOUS SAC.

M. Alfred TARDIF,

Élu au 1" tour de scratin.

Mes cliera concitoyens,

Vous êtes appelés à nommer votre représentant à la Chambre des Députés.

Je viens solliciter vos suffrages, et mon premier devoir est de me faire bien connaître de tous les électeurs de rarrondissement.

Voici donc quelle a été ma vie : à part onze années passées dans Padminîatration, j^aî toujours vécu au milieu de vous.

A vingt- trois ans, je fondais à Ghambon une usine importante, à la tète de laquelle je suis resté pendant plusieurs années. Comme indusîriel, j'ai occupé un nombreux personnel d'ouvriers; j*ai facilité aux agriculteurs de la contrée le prompt et facile écoulement d'un© partie de leurs produits. Mon œuvre a donc GU son milité pratique.

A vingt-cinq ans, ma candidature indépendante était posée au Conseil d’arrondissement, et je remportais à une forte majorité sur le candidat ofBiGiel.

Le 30 avril 1871, feutrais, pour la première fois, au Conseil municipal de Chambon.

Le 20 mai 1872, j'étais nommé maire par le conseil, puis j'étais investi des mêmes fonctions par le PréBident de la République les 5 février 1874 et 9 février 1878.

J’ai été nommé le 17 novembre 1880 sous-préfet de 3* classe, le 18 novembre 1882 soue-préfet de 2“ classe, le 23 octobre 1800 sous -préfet de 1" classe.

Le 14 juillet 1883, fêtais nommé officier d’académie, le 13 juillet 1890 officier de rinslruction publique. Epûo, le 10 juin 1891, le Gouvernement de la République m’accordait la croix de chevaliûr de la Légion d’bonneur.

Le 30 juin 1891, je quittais momentanément Fadminislralion et j’étais placé, sur ma demande, dans le cadre de disponibilité.

Depuis le 1" mai 1892, je fais à nouveau partie du Conseil municipal de Ghambon, et les membres de cette assemblée m’ont choisi comme maire le 15 mai 1892,

Tel est mon pa^sé; à vous d’apprécier s'il vous donne des garanties suffisantes pour l’avenir, et si vous me jugez digne d’aller représenter à la Chambre l’arrondissement de Boussac.

Je tiens maintenant à réduire à néant tous les propos malveillants répandus sur mon compte depuis plusieurs mois.

Qq on combstto mâ candidature, rien de oltia nntnrai

dr.lt-il 1» f.i,e ,Te» des moyens honisZ ' ‘

Wic.“« un' ai»=« . M. Tardif n’es, pas répu-

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pas pand ; il y en a quatre ou cinq par canton, et c'est tout

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semblables prét^exteT?*^^*° fermeté des convictions, pour vous servir de

masse des électeurs?^ calomnient indignement, ceux qui tentent de tromper îa

discu“ne“SVe‘?upS^^^^^ "e be prends ménre pa, ,. peine de buD,°«e^f,èr7s^’„“lniam’T.‘'‘’a?‘’a““"'‘‘"“''*‘‘ ““ ““““ 'Ib Oham.

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de quatre ans a'il négligeait troj. c.n«na eur quatre! “ " ^

m eu, pour la première fois, le plaisir d'en tendre M. Gousset au banquet de

CUMeto. 11 m« d«B».dail de lui f.lre eonuallre P^rquol, moi rfpublloaio, je

me présentais contre lui qui -est également répoblicam.

Ma réponse est bien simple :

Eo 1889,16 n’ù pas voolo céder .M iBSleeees laites auprès de moi poor me détermioer à me perler en coneerrenee avec M l?é“eomcUé par eo plus grand

“• “Æ’^rpSlles. et. sous la RépebUqee, 11 n-, a plue d’entre mus ne reelent-ils plue de M. Cousaet commy^

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sans escorte odlclelle. ne eherebant qu’l, nie laire conoallte,

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du pays. Il en résulte de bien lourdes charges pour la nation , il me semble,

en i™ n de ienrs ?aonUos ., properliennellement à lenra remoomea. Celn. qui possède peu dttit payer moins que celui qui a beaucoup. , .

Lea rélermea qne ceux qui tm.allbmt ee eoelreet attendent de ta Bepa

bliqne ne snmprevisent pee, ellee a'impe»nl ”7’,rle XpHqolral

cause de l’ordre est inséparable de la politique des réformes. à amener la solution pacifique des problèmes sociaux et la r a isa formes pratiques que la démocratie est en droit d espérer.

Tu vue d’améliorer l’état de choses actuel, j’aecepte la révision de la Consu

totion pr.a cZdne et le Sènai, ei elle est demtmdée par ane «.bde ma,ortté

républicaine.

Lorsque dans le pays une majorité se sera formée en faveur de la séparation de l’Église et de l’État, je voterai cette mesure, si elle est précédée de l’adoption d’une loi sur la liberté des associations, si les droits acquis sont sauvegardés.

Je suis partisan d'une décentralisation administrative donnant plus d’initiative et d’indépendance aux départements et aux communes j

De la réduction du service militaire à deux années, si elle peut être conciliée avec les exigences de la défense nationale, comme l’aflirmait récemment l’amiral Béveillière.

Je veux surtout rétablissement pratique du crédit agricole i l’organisation des caisses de retraites ouvrières, dont les travailleurs agricoles devraient bénéficier au même titre que les ouvriers de l’industrie.

En ce qui concerne spécialement l’arrondissement de Boussac, je ferai tous mes efforts pour obtenir la prompte création du chemin de fer de Lavaufranche à Büdelière-Chambon, et de celui qui est destiné à rendre de si grands services à Ghâtelus et GenouUlat.

Je termine par les réflexions suivantes :

Comme M. Cornudet, j'estime que les épithètes d’opportunistes, radicaux, etc., ont fait leur temps.

Comme lui encore, je voudrais voiries députés astreints au vote personnel, à la présence réelle, et ne touchant d’appointements que pour les journées réellement passées à la Chambre. Je vais plus loin : pour faire cesser les voyages continuels, les congés inutiles, je suis d’avis qu’on supprime le privilège de circuler sur les chemins de fer pour une somme insignifiante.

Plus de députés membres de conseils d’administration, dans les grandes exploitations financières, dans toutes ces- entreprises lucratives, où viennent sombrer trop souvent les consciences et l'honneur.

J’ai, toute ma vie, été un indépendant, presque un indiscipliné ; j’aime la justice et la liberté. Je serais un député rebelle à la politique stérile et négative un républicain progressiste, partisan de la stabilité gouvernementale, mais qui ne subirait jamais la domination de personne.

Je ne suis l’homme d’aucune coterie, d’aucune chapelle. Je ne reconnais qu’un juge : la masse des électeurs; et je soumets mon programme à la décision du suffrage universel, seule autorité que je reconnaisse.

Si un représentant est le député de la France entière lorsqu’il s’agit défaire des lois, il n’en reste pas moins spèclaiement le député de son arrondissement quand il importe d’être utile à ses compatriotes, d’appuyer une cause juste, exposée à ne pas aboutir si le solliciteur est sans appui, sans protecteur zélé et infatigable.

Tant que l’intervention des. hommes politiques sera indispensable, je me ferai un devoir d’être, suivant mes forces et ma conscience, le défenseur ardent de mes concitoyens, et surtout celui des humbles, des modestes, des plus déshérités.

Habitants des, campagnes, vous m’avez donné bien des fois déjà des preuves de votre estime, de votre confiance.

Ouvriers, vous savez que, comme homme public et comme homme privé,

j’ai toujours fait ce qui dépendait de moi, suivant ma situation de fortune, pour vous procurer des ressources par le travail.

Le vote doit être libre. Aucune contrainte ne peut être exercée sur vous. Aller aux urnes dans la plénitude de votre indépendance, et, en dehors de toute pression, faites vous-mémes le choix qui vous semblera convenable.

Ma seule ambition est de continuer à mettre ce qui me reste de forces et d’intelligence au service de mes compatriotes et de mon pays.

Vive la République l

Alfred TARDIF.

1" circoiiscriptioii de GXJCIŒT.

M. A. DEFUMADE,

Aux élections de 1889, le dépouillement du scrutin a donné les résultats suivants dans les cantons de Guéret, du Grand-Bourg, de Saint-Vaury et d’Ahun, qui forment actuellement la 1” circonscription de notre arrondissement.

. i** to«r.

M. Masquelez. M. Lacote, M. Defumade.

député sortant.

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