‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 84 sur 266 · PT6SS · texte numérisé non relu

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Je me propose de reprendre cette grande question sociale, en y joignant

celle de la protection des enfants trouvés et moralement abandonnés*

Chers concitoyens, je continuerai toujours à réclamer, comme réformes abso-

Inment nécessaires :

1" Révision de la Consttlntion, dans un sens franchement démocratique.

2” Election du Sénat par le suffrage universel ou tout au moins par tous les Conseiis municipaux et les corps élus. Conditions d’éligibilité particulières et modification complète de ses attributions. Il devra être le graud Conseil de

l exécutif, afin d’empêcher le népotisme et le favoritisme de MM. les ministres etc,, etc, '

3® Séparation des Églises et de l’État.

4' Réforme de la magistrature: élection des juges, après capacités recoapossWtots pouvoir, il doit être délégué par le peuple, qui les

5® Réforme des impôts en général. Impôt sur le capital et le revenu.

6’ Nationalisation de tous les monopoles. Aussi, ai-je voté contre les Conventions et Bois-je partisan du rachat des chemins de fer par l’État.

7“ Création d’une caisse d’amortissement pour éteindre notre énorme dette

natiouale*

8“ Suppression des petits tribunaux, des sous-préfectures et des recettes particulières. — Rouages administratifs devenus inutiles, les voies ferrées ayant rendu les communications plus faciles. - Suppression des Conseils d’arrondissement, 1 arrondissement n’étant pas une entité politique, puisqu’il n’a pas de

g- Création du crédit agricole, analogue à la Banque de France, pour éviter

le plus possible les prêts hypothécaires.

10“ La Révolution ayant, avec raison, créé l’invidualisrae, en proclamant égalité des citoyens, je sms fidèle à ce principe; je suis partisan absolu de la protection de la propriété individuelle et de la liberté du travail. Cependant les circonstances de la vie et les infirmités sont souvent la cause de misères imméritées ; il appartient à la nation de les soulager; il lui appartient aussi d’établir autant que possible, un rapprochement entre les patrons et les ouvriers, en faisant participer les travailleurs aux bénéfices.

Telles sont les grandes lignes de la politique que j’ai toujours suivie et qne je continuerai toujours 4 suivre dans l’intérêt des masses.

Chers concitoyens,

Depuis plus de vingt années, à cause de ces opinions, j’ai été ardemment combattu. En me nommant trois fois déjà, vous avez affirmé que nous étions en parfaite communion d’idées, et que vous ne vouliez pas de l’ajournement indéfini des réformes, mais bien la marche en avant pour l’amélioration de toutes

nos institiitions* , . . ,

Vous ne vous déjugerez pas, puisque vous savez que je ne mena jamais à

mes engagements.

Aux urnes, et surtout pas d’abstentions 1 Vive la République 1

D” A. LACOTE, député sortant, membre du Conseil général de la Creuse.

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