I. HiÜÆ I* c® "’est pas la disparition de son nom. c’est
le discrédit qui résulterait pour elle de l’infidélité persistante à ses promesses
ciaUtion îe“S'“* "î désorganisatrice d’une
nÏÏ To . r, A - principes, qui sont notre force et notre hon-
îfinr’ ® personnel, le régime du privilège et de la fa¬
veur, la prédominance de la.spéculation sur le travail.
G est cette action perturbatrice qu’on retrouve dans les tristes révélations de
ces derDiera temps^ comme aussi dans les votes contradictoires qui .ont si lamentablement abouti ao rejet successif des projets les plus mûris et les plus longtemps étudiés, tels que ceux relatifs à la réforme des boissons, à la transformation de Fimpôt des portes et fenêtres, à la suppression du principal de Fimpôt foncier, à la préparation, enfin, du seul mode de contribution conforme àla justice distributive, c’est-à-dirô celui qui demande surtout les ressources budgétaires an revenu réel, actuellement eonstrait en grandes parties aux cbarges publiques, et non pas à peu près exclusivement ,au travail iudustriel, au commerce, à Fagricultare, à Factivité nationale paralysée par le fisc.
J’ai voté pour toutes ces mesures, contre toutes les disjoaclions proposées, et je puis me rendre ce témoignage que j’ai fait les plus constants efforts pour la réalisation immédiate des réformes, invariablement fidèle à mon programme, et avec une indépendance qui n’a jamais flécbi.
Tous mes actes parlementaires le prouvent hautement, la Comniissioü du budget, dont j'ai été Fun des rapporteurs, je n’ai cessé de réclamer Fabolition des amécures, l'abaissement des gros traitements, la réduction des frais de personnel.
À la Commission de la réforme administra live, dont J’ai proposé la constitution, j’ai vigoureusement mené, ainsi qu’à la tribune de la Chambre, la même campagne, nie heurtant toujours à la résistauce des bureaux et des chefs de service bénéficiaires des abus.
A la Commission générale des douanes, où j’ai représenté les intérêts de la Drômé, j’ai constamment défendu les droits de notre agriculture, j’ai lutté, les taxes ayant été refusées, pour l’obtention des primes à la sériciculture ; j’ai protégé par mes votes notre Industrie contre la concurrence étrangère, contre la coalition commerciale des nations liguées sous les auspices de la Triple Alliance,
L’œuvre commencée, en vue de sauvegarder notre production nationale, doit être maintenue et poursuivie avec les retouches et corrections démontrées comme nécessaires par l’expérience et sans que Falimentation publique puisse en souffrir.
La Chambre nouvelle, écartant les débats stériles, devra poursuivre, tout d’abord, la réalisation des projets laissés en suspens par son impuissante devancière.
Elle devra porter résolument la cognée sur Farbre vermoulu de nos administrations et en élaguer les branches inutiles-
On peut en dire autant pour noire organisation judiciaire, qu’il est urgent de remamer de fond en comble. 11 faut obtenir surtout, comme une conséquence de l’égalité devant la loi, la gratuité de la justice, accessible, à l’heure actuelle, presque exclusivement,, aux favorisés de la fortune, inabordable pour les autres citoyens, ruineuse pour tous.
A Faide des ressources nouvel! es que fournira une répartition équitable et démocratique de Fimpôt, il sera possible d’instituer l’assistance en faveur des invalides du travail, dont j’ai plaidé chaleureusement la cause, et la Caisse projetée des retraites ouvrières, dont je suis le partisan résolu.
J’ai invariablement accordé mon sufirage et mon appui à toutes les réformes
sociales, à toutes les lois favorables aux travailleurs. La plupart ont été ajournées, mutilées ou reléguées dans les cartons poudreux du Sénat. Il convient de les faire aboutir sans retard, particulièrement en ce qui concerne la législation sur les prud’hommes, dont j’ai obtenu, devant la Chambre, l’extension à l’agriculture, et le crédit populaire, qui tuera l’usure.
Parmi les réformes agricoles à l'ordre du jour, il en est une d’un caractère très urgent, dont je demanderai l’inscription dans. la loi, à savoir: l’assurance par l’État contre les fléaux naturels qui menacent et compromettent si souvent les récoltes.
Ainsi sera secondé, sous toutes ses formes, l’intérôt national, dont il im porte de placer la défense sous l’égide de l’honneur et de la probité parlementaires.
Ceux qui représentent un grand et honnête pays comme la France doivent être au-dessus de tout soupçon,
^ Dès 1890, deux ans avant les scandales du Panama, j’avais déposé une proposition tendant à interdire à tout député de se mêler à l’administration de sociétés financières et j’ai réclamé la déchéance contre ceux qui déshonoreraient leur noble mandat par des tripotages financiers.
Je reprendrai celte proposition, désireux, comme lous les bons citoyens, de porter ie fer rouge sur la plaie honteuse et mortelle de la corrupiion.
Dans l’ordre purement politique, je poursuivrai, sans me lasser, la réalisation intégrale du programme que vos élus ont signé en 1885 et que toute la Drôme républicaine a sanctionné.
C est celui des démocrates militants de toutes les époques ; il était le terrain de ralliemeut en 1869 ; il doit, plus que jamais, fixer notre ligne de coudatte, et ceux-là servent inconsciemment où sciemment la cause de la réaction, confondue avec celle des pseudo ralliés, qui, sous de vains prétextes, le renient ou le laissent dans l’ombre.
Il se résume en une double formule :
La restitution ‘de tous ses droits au suffrage universel souverain, dont la volonté directement exprimée doit être la loi suprême, et la complète laïcisation de l’État, qui, respectueux de toutes les opinioms et gardien de toutes les libertés, doit rester absolument étranger aux querelles de dogme, considérées
comme questions de conscience individuelle et non comme affaires de gouvernement.
C’est ainsi que, fraternisant en dehors de tout esprit de secte èt rivalisant pour ie bien public, tous les Français pourront concourir à la grandeur de la patrie, tant au point de vue national que sur le domaine plus modeste do nos départements et de nos communes, où il est indispensable qu’une large décentralisation développe la vie locale, l’esprit d’initiative, le sentiment de la liberté et l’amour du sol natal.
Vive la France I Vive la République I
Maurice FAURE, député sortant, membre du Conseil général de la Drôme.
2“ circonscription de VALENCE.
M. BIZARELLI,
Citoyens,
En venant de nouveau vous demander vos suffrages, je n’ai plus à faire de profession de foi. Il y a quatorze ans que j’ai le grand lionueur de vous représenter à la Chambre des Députés; la communion d’idées dans laquelle je me suis toujours trouvé avec vous me dispense de longues déclarations.
Vous connaissez depuis longtemps mon programme; vous savez comment je l’observerai si vous me continuez votre confiance.
Plusieurs des réformes inscrites dans ce programme ont été réalisées ; d’autres ne le sont pas encore on ne le sont que d’une manière imparfaite. Celles-ci ne sont pas moins nécessaires au bien de la République et du pays.
Il faut donner au pays une organisation plus républicaine, une justice plus prompte et moins coûteuse, une plus équitable répartition de l’impôt,^ encore plus de liberté, si c’est possible, encore plus d’égalité devant la loi, la laïcisation complète de l’État ; il faut poursuivre l’œuvre d’amélioration du sort des travailleurs et faciliter plus encore le développement de l’agriculture, de l’industrie et
du commerce. ^ vu *
Mais ce qui domine tout programme, c’est le maintien de la République et
des conquêtes de la démocratie*
Sans doute, la situation a bien changé à cet egard* Des ennemis déclares, qui attaquent la République en face et à visage découvert, on n’en trouve plus guère. Mais elle est menacée maintenant par des ennemis masqués qui viennent à elle avec la prétention de la diriger, pour la détruire plus facilement en renversant les lois essentielles sur lesquelles elle repose, telles que les lois scolaire
et militaire. , .,■ *
H ne faut pas permettre de toucher à ces lois, sinon pour les atnèliorcr et
les compléter. Il faut défendre la République contre ce nouveau danger, par le moyen efficace qui a si souvent fait ses preuves ; l’union de tous les républicains contre l’ennemi commun.
Si je reste votre député, je m’appliquerai, comme par le passé, à me rendre digne de votre confiance. le continuerai à servir fidèlement la République, à marcher en avant dans la voie du progrès démocratique ; je continuerai, représentant de tous les républicains de la circonscription, à défendre avec toute l’activité dont je suis capable les causes justes qui réclameront mon concours.
Électeurs républicains,
A vous maintenant de rechercher quel est votre devoir et de le remnlir
s“?te aTxTuelleTnos IT '«s manœuvres de toute
divWon d.n. 1 P»" «
Vivejla République!
BIZARELLiï, député sortant.
Les Comités jje la bêcion aux électeurs de la circonscbiption.
Électeurs,
Vous êtes appelés. Je 20 août prochain, à élire un déouté .
comités républicains de Romans, après entente avec les comités républical^nsdes autres cantons, ont décidé, à l’unanimité des membres urésenï à ÏÏ générale, de proposer à vos sui&ages le citoyen BIZARE LU, député îortaS““‘°"
Électeurs,
nn*,-i M connaître notre candidat ; depuis quatorze ans
qu II vous représente, il a toujours défendu avec la môme én Lie les Ltérïs généraux de la République et les intérêts particuliers de la région.
G est ainsi qu'après avoir combattu au premier rang narmi nnn® n«.„. i
lesTof ^ H régissent, il a travaillé de toutes ses forces à
les doter de leurs organes vraiment essentiels et caractéristiques :
H. .. K ■ " P"*’®'®’ de déplorables écarts et
de cou^pabies violences, n’en sout pas moins l’âme des libresLmocraties-
intelleau'etS: prépare l’unité morlle et
e. ..“S r'é;r,ï:o,irrLr.sr “““
Loi sur les syndicats professionnels, qui, mieux interorétép ot «i.,= t
^n. .ppliqaée „„ =1=
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accordée aux sériciculteurs, les lois sur la durée du travail Fa ’ ^
Le citoyen Bizarelli a pris une pan active à l’élaboration de toutes ces lois de DTOErès et d’améliorations matérielles, militaires et sociales. Il a donc été fidèle au mandat que vous lui aviez confié; et c’est cette fidélité, ainsi que invariabilité de ses principes, la fermeté de son caractère et la dignité de sa vie qui lui ont valu l’honneur d’être appelé par ses collègues à la questure de la Chambre. Elles lui vaudront aussi, nous n’en doutons pas, 1 honneur non moins grand de vous représenter, pour la cinquième fois, à la Chambre des
Députés.
Électeurs,
Un représentant élu avec on grand nombre de suffrages a plus d’autorité pour défendre nos intérêts. 11 importe donc qu’U n’y ait pas d’abstentions et que chaque électeur fasse son devoir, lors même que la victoire est assurée.
Aux iirn6sl Pas d’abstentions t Vive la République l
Pour les comités : Les présidents,
Bernard (Romans), Lajahd (Saiût-Valliér), Gazet (Tain), Chabert (Saint-Donat), Geeîthon (Grand-Serre).