VERT LUMIÈRE
par 1rs vapeurs les plus volatiles. Le nitrate ainsi purifié, qui restait dans la marmite après le refroidissement, était employé pour la fabrication du vert lumière. La préparation du nitrate de méthyle s’exécutait très-régulièrement, et le rendement atteignait 150 pour 100 de l’esprit de bois employé. Dans l’usine de M. Poirrier, en faisant deux opérations par jour, avec une batterie de douze ballons, on produisait de 80 à 84 kilogrammes de nitrate de méthyle.
On a remarqué que le danger de l’explosion du nitrate de méthyle est écarté lorsqu’on y ajoute deux parties d’alcool méthylique.
Préparation du vert lumière.
On prend :
Violet île Taris 2 parties.
Alcool méthyliquc o
Nitrate de méthyle.. ... t
Chaux ou alcali q. s. pour saturer l'acide du violet de Paris.
On introduit ces matières dans un grand cylindre en fonte disposé horizontalement dans un bain-marie, où il plonge à moitié, et qui est traversé par un axe de rotation horizontal muni de palettes. On chauffe pendant dix à douze heures de 70 à 80 degrés, en ayant soin d’agiler continuellement la masse. La réaction terminée, on vide le contenu du cylindre dans une barque, en exerçant une pression, à l’aide d’une pompe à air, sur la surface du liquide. La barque contient de l’eau. On y ajoute de l’acide chlorhydrique jusqu’à neutralisation, puis on fait bouillir. La solution renferme le dichlorométhylate de rosaniline triméthylée (vert) et un excès de chlorhydrate de rosaniline triméthylée (violet). On précipite la plus grande partie de ce dernier en ajoutant du sel marin à la solution. On filtre sur feutre.
VERTS D’ANILINE
La liqueur renferme encore une petite quantité de violet en solution, indépendamment du dichlorométhylate de rosaniline trimélhylée, lequel s’est formé dans le cours de l’opération Il s’agit d’abord d’épurer cette solution en séparant complélemenl le violet. Pour cela, on ajoute à la liqueur, avec précaution et par fractions de millième, une solution de chlorure de zinc, qui précipite d’abord le violet (chlorhydrate de rosaniline triméthylée) sous forme d’une combinaison zincique insoluble, analogue aux combinaisons platiniques des bases organiques. Pour reconnaître la limite de celte séparation, on s’assure, par des essais de laboratoire, du degré de pureté de la solution, et, lorsqu’on est arrivé au terme de l’opération, on jette le tout sur un filtre : la combinaison zincique du violet y reste; le vert demeure en solution. On ajoute alors un excès de chlorure de zinc au liquide filtré, et l’on précipite ainsi
1 On admet généralement que ce dichlorométhylate prend naissance par suite d’une double décomposition entre le dinitrométhylate primitivement formé et le
chlorure de sodium ou le chlorure de zinc. Cette double décomposition est expri-
mée par l’équation suivante :
Cil3. AzO3 Cil3. AzO3
2 (CW)" Az1 * 3
Dinitrométhylate de rosaniline triméthylée.
2NaCl
(CW)"