‹ Progrès de la Teratologie depuis isidore geoffroy saint-hilaireChapitre 10 sur 33 · DES THEORIES EN TÉRATOLOGIE · texte numérisé non relu

DES THEORIES EN TÉRATOLOGIE

Les méthodes que nous venons d'analyser succinctement ont engendré des théories assez diverses et qui toutes se ressentent du mode d'observation ernployé. Une des premières en date, c’est la théorie pathologique.

S 1. — Théorie pathologique.

Cette théorie cherche à expliquer la plupart des anomalies par des maladies survenues chez le fœtus, alors que les éléments sont déjà différenciés en tissus définitifs. Imaginée par Morgagni et adoptée par Haller, Santorini, Valsinièri et Otto, cette théorie visait surtout dans l'esprit de son auteur la production de l’anencéphalie et les anomalies qui se produisent du côté de la tête. Elle a été reprise et défendue avec énergie par P.Béclard qui aexpliquéégalement à son aidela production de l’acéphalie. Cette théorie atrouvéencore de fervents adeptes dans les personnes de Rudolphi et de Jules Guérin, qui expliquentaussiàsonaidetoutesles difformités desmembres. Tandis que Béclard, pour ces cas particuliers, faisait intervenir la paralysie musculaire simple, ces derniers au contraire expliquent les déviations, par la contracture musculaire active ou passive et enfin par la rétraction consécutive. Ces états pathologiques des muscles seraient d'ailleurs sous la dépendance d'un état morbide antérieur du système nerveux central; il y aurait pour Jules Guérin une connexion intime entre les deux phases extrêmes de ce drame pathologique qui a son théâtre dans le sein de la mère. En d'autres termes, l'affection du système nerveux central serait primitive, et la lésion musculaire se-

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