‹ Progrès de la Teratologie depuis isidore geoffroy saint-hilaireChapitre 11 sur 33 · LE · texte numérisé non relu

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condaire. Ge sont là les idées qu'adoptent aussi MM. Delplanque père et fils dans leurs travaux tératologiques. Le Dr P. Delplanque admet encore la possibilité de lésions survenues dans le domaine des nerfs vaso-moteurs et même trophiquess

Nous ne pouvons mieux faire, en terminant l’analyse de cette théorie, que de citer les propres paroles de celui qui en est aujourd'hui le défenseur le plus autorisé :

« L’alteration primitive des centres nerveux produit deux « grandes classes d'effets, suivant qu'elle atteint, chez l’em- « bryon, le grand régulateur de l'organisation, le système « nerveux, à telle ou telle époque de son développement : si « c’est dès l’origine, elle trouble l'harmonie préétablie de l’en- « semble, bouleverse les rapports des parties, modifie le « développement des organes, leurs dimensions ; elle entraîne « les vices de conformation les plus disparates. Si, au con- « traire, elle n'arrive que lorsque le plan général est réalisé, « lorsque toutes les parties ont reçu leur impulsion, chez le « fœtus, par exemple, elle ne fait qu'influencer la forme des « parties, d'où des difformités seulement » (1).

On le voit clairement, pour cet auteur, le fœtus est déjà une individualité ayant des organes qui, comme ceux de l'adulte, peuvent être frappés de maladie et réagir à peu près de la même façon, avec cette différence que les modifications sont portées à leur maximum à cause de la mollesse des organes eux-mêmes.

$S 2. — Théorie embryologique

Cette théorie, dont la clef explicative est l’arrét de développement, remonte à Meckel; elle a été appuyée par les Geoffroy-Saint-Hilaire et par Serres; mais à cette notion de l'arrêt de développement simple, qui seule ne suffisait plus, est venu s'en ajouter un autre, celle de compression; de telle sorte que cette théorie est devenue de nos jours, en passant par diverses interprétations, une théorie mixte à la fois embryo-

(1) J. Guérin, Discussion avec M. Joly. Gaz. méd., 1866.

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