ÉTÉ
ne
logiques qui n’appartiennent qu'à certaines classes, à certains ordres, à certains genres el probablement à certaines espèces ( 1) ; mais la détermination de ces types n'est pas possible, la teratologie comparée n'étant pas encore faite.
Pour rendre plus claire l'étude des monstruosités simples, nous allons suivre leur ordre d'apparition, ce qui, comme le fait remarquer très judicieusement M. Dareste, est à peu près l'ordre inverse de celui qui a été suivi par Isidore Geoffroy- Saint-Hilaire. <
Si nous envisageons le développement de l'embryon à un point de vue tout à fait général et sans tenir compte, pour le moment, de détails dans lesquels nous allons être obligés d'entrer dans un instant, nous voyons que, tou à fait au début, il est constitué par un axe que représente la notocorde, et qu'il se forme successivement au-dessus et au-dessous de cette tige axiale deux gouttières qui tendent à se fermer en tube, par le reploiement de leurs bords latéraux refoulés euxmêmes par l'accroissement des lames dorsales et ventrales. La première en date est la gouttière médullaire aux dépens de laquelle vont se constituer tous les centres nerveux; la seconde est la gouttière ventrale ou intestinale, aux dépens de laquelle se formera la presque totalité du tube digestif; ce n'est que plus tard qu'apparaissent les bourgeons destinés à
donner naissance aux membres. Schématiquement on pourrait donc représenter une coupe transversale d'un embryon par un 8 de chiffre, à boucles incomplètes, dont le point d’intersection serait occupé par la notocorde, et dont les deux anneaux se fermeraient dans l’ordre même de leur apparition, l'anneau supérieur plus petitre présentant l’axecérébro-spinal, et l'inférieur le tube intestinal primitif. Nous allons donc examiner et tâcher d'expliquer à tour de rôle : 1° les troubles
étudiées ; nous ne pouvons citer que Barthélemy Aimé en France quis’en soit occupé. (Des moustruosités naturelles et provoquées chez les lépidoptères. — Annales des sciences naturelles, série V, t. 1, p. 225, Paris, 1864.)
(1) C'est ainsi que M. Dareste n'a pu observer chez les oiseaux ni l'extrophie de la vessie, ni l’épispodias, si commun cependant chez les mammifères,