Progres des etudes relatives a l'Egypte et a l'Orient
A l’occasion du concours ouvert à Paris, en 18G7, par l'Exposition universelle, à l'industrie, aux arts, à toutes les manifestations du génie humain dans l'ordre matériel et dans le inonde entier, vous avez pensé <ju’il serait d’un utile exemple que la France présentât le tableau des progrès accomplis par elle, dans l’ordre intellectuel, pendant le second tiers de ce siècle. Ainsi serait renouée, autant qu’il se pouvait, la tradition trop lût interrompue des célèbres rapports présentés par les dilVérenles classes de l'Institut, en 1810, à l'empereur Napoléon P'.
Nous avez donc demandé à un certain nombre de membres de ce grand corps et de savants, de professeurs, de littérateurs du dehors, l’exposé substantiel des travaux de l’esprit, durant celte période, à savoir, des découvertes de la science pure et appliquée, de celles de l'érudition et de la critique historique, eulin île la marche des idées en philosophie, aussi bien que des oeuvres d’art produites dans le double domaine de l'histoire et des lettres proprement dites.
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Plusieurs de mes confrères de l’Académie des inscriptions et bel les- lettres, et quelques érudits qui marchent dignement sur leurs traces, ont répondu à votre appel. D’après le désir exprime par eux, j’ai accepté la mission délicate, mais que leur confiance et la vôtre, Monsieur le Ministre, m'ont rendue facile, de rapprocher les rapports partiels remis entre mes mains, d’en faire une révision attentive, d’en former une suite, sinon un ensemble, qui puisiU son autorité dans la compétence spéciale des rédacteurs, taudis que l’œuvre de l’éditeur ( je ne dois ni ne veux assumer ici d’autre titre) se bornerait à en constater devant vous les résultats.
C’est ce qu’il nie sera donné de faire, j’espère, dans un rapport général sur les progrès des sciences historiques et philologiques en France, quand j aurai pu en réunir tous les éléments. En attendant, Monsieur le Ministre, j'ai l'honneur de vous présenter une première série d’Exposés concerna ut les études relatives à f Egypte et à l'Orient. Elle sera bientôt suivie d’une seconde, concernant l'antiquité classique et le moyen ôge, et qui comprend les langues, la littérature et l'histoire, l ue troisième sera principalement archéologique, embrassant les monuments écrits et les monuments figurés, soit du monde grec, soit du monde romain, et aussi du moyen Age, qui rentrent les uns et les autres dans l’histoire, surtout par l’épigraphie et la numismatique. Déjà l 'Exposé des progrès de ï archéologie figurée classique, par M. Alfred Mvimï, publié à part et le premier de tous, a anticipé cette troisième série.
La première commence naturellement par l 'Rxpotéde f état actuel des éludes égyptiennes , dû à M. le vicomte E. de lïoicÉ. Disciple à distance, mais disciple fidèle de Cliampollioii, l'immortel fondateur de ces études, il a renouvelé au Collège de France la Iradi-
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lion d’un enseignement resté, avant lui, presque lout entier dans les livres du maître. Il lui appartenait de retracer les conséquences de sa découverte, les développements considérables qu’a pris chez nous et chez nos voisins, depuis \ingt ans, Xègyptolofrie, d’en marquer les progrès dont une grande part lui revient. Il l’a fait avec une concision lumineuse, une circonspection savante, une haute impartialité, tant pour la méthode du déchiffrement des textes, aujourd'hui fixée de tout point, que pour les résultats si neufs acquis, par la lecture de ces textes, à l’histoire écrite la plus ancienne du monde; pour la chronologie, dont les bases se posent peu à peu; pour l’archéologie de l’art, à laquelle les découvertes récentes de l'infatigable et savant explorateur M. Mariette ont fourni de si précieuses lumières. La religion elle-même de l'Égypte, dans Finfinie variété de ses formes mythologiques, laisse entrevoir le principe profondément mystique qui les engendra.
Si les écritures hiéroglyphiques, malgré la complication de leurs éléments et la variété apparente de leurs formes graphiques, se sont laissé ramener, sous l’œil perçant du génie, à l’unité d’un même système et d'une même langue déjà connue, ou ne saurait en dire autant des inscriptions nommées par les modernes cunéiformes. Ici l'élément graphique est simple et uniforme dans ses combinaisons multipliées; mais les applications diffèrent selon les langues diverses qu’il est destiné à représenter et qui restaient elles-mêmes à découvrir. De là la difficulté capitale du déchiffrement. Trois systèmes distincts de signes, correspondant à trois svstèmes de langues, dans un même mode général d'écriture diversement appliqué, ont été dévoilés, l’un après l'autre, d’une manière plus ou moins complète : le perse d’abord, qui est devenu la lumière des deux autres, grâce aux inscriptions trilingues des Aclié-
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ménides, puis lt> médiqtie ou médo-scylhiqiie et l’assyrien, comprenant le babylonien. Il a fallu les elTorts réunis d'Iionunes d’une rare pénétration et d'un profond savoir philologique, pour résoudre cette série de problèmes de plus en plus compliqués, où l'alphabet proprement dit du premier système, le plus simple des trois et le plus récent, succède au syllabisme du système médique et de l'assyrien, l'un et l'autre admettant dans une proportion plus forte, à mesure qu’on remonte plus haut, le mélange des signes idéographiques parmi les caractères purement phonétiques. C’est à l’un de ces hommes et de ceux qui ont marqué leur trace avec éclat dans cette œuvre si complexe, que revenait le droit d’en esquisser ici l'histoire en quelques traits rapides. M. dk Saitlcv l’a fait avec une autorité qui prend sa source à la fois dans sa compétence bien établie et dans la manière loyale dont il rend justice aux succès de ses rivaux. Nul avec plus de plaisir n’a reconnu le haut mérite des travaux de M. Oppert qui, après avoir mis le sceau à l’explication des textes achéménidcs, passant aux inscriptions de Babylone et de Ninive, a essayé d’en constituer la théorie, fruit d’une suite de déchiffrements de plus en plus heureux, tandis qu’il parvenait à en déduire les règles de la grammaire assyrienne. C’est là, entre bien d'autres, l’éminent service rendu, par un savant que la France a depuis longtemps adopté, à la science nouvelle de \'<mtjrialngu< qu’il a tant contribué à fonder.
Aussi l'illustre orientaliste, lui aussi un Français d’adoption, M. Monk , lorsqu’il exposait , dans le rapport qui devait être h* dernier fruit de ses laborieuses veilles, les progrès faits en France par les études sémitiques depuis vingt-cinq ans, n'a-t-il pas hésité, sur l’évidence des faits philologiques constatés par M. Oppert, à classer f assyrien parmi les langues de cette famille. Il a
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saisi celle occasion de rendre un nouvel hommage à ses devanciers et à ses émules parmi nous, tout en reconnaissant la part considérable prise par nos voisins à l’œuvre commune. Quant à lui, se bornant strictement d’ailleurs, trop strictement peut-être, au programme qui lui était donné, il a énuméré et caractérisé les publications les plus importantes faites chez nous sur l’hébreu, le phénicien, l'aramécn, l’Iiimyaritc ou l’ancienne langue de 1’Yémen, l’éthiopien, qui en est dérivé : nous venons d’ajouter l’assyrien. L’arabe, qu’il possédait à fond avec la littérature, l'histoire, la philosophie de ce grand peuple venu tard dans la carrière de la civilisation, il l’a laissé à un savant qui en avait fait, ainsi que du persan, sou domaine exclusif, et qui l’a suivi de près dans la tombe. Du reste, M. Muuk, ayant à retracer l’état des études hébraïques en France, s’est expliqué avec autant d'indépendance que de mesure sur les causes qui en ont arrêté jusqu'à ces derniers temps le progrès, et il ne s'est montré ni moins modéré ni moins ferme dans son jugement sur certains excès de critique qui pourraient le compromettre. Conduit naturellement à parler de l’exégèse propre aux Juifs, et de ses travaux personnels sur quelques-uns de ces libres penseurs qui furent au moyen Age les précurseurs de l'exégèse moderne, il l'a fait avec la profondeur de savoir qu’il y avait montrée et avec la parfaite modestie qui était dans sou caractère. Aussi faut^il attribuer à l’admiration de M. Renan, qui a bien voulu m’assister dans la révision du rapport de notre confrère, les justes éloges qu’il paraît donner lui-même, soit à son beau travail sur Moïse Maimonide, soit à ses remarquables essais d’épigraphie phénicienne. Ce qu’il eût pu faire, malgré la perte de sa vue, pour le recueil national d'inscriptions sémitiques que l’Académie prépare et que vous encouragez, Monsieur le Ministre, nous le savions tous.
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M. Hbimald, dans son rapport également posthume et que m’a aidé à revoir et à compléter le savant M. de Slane, son continuateur pour l’un de nos plus grands recueils académiques, a exposé l'ensemble des travaux faits chez nous sur la langue el la littérature arabes, depuis Silvestre de Sacy qui fut un chef d’école pour toute l'Europe. Cet exposé est principalement celui des services incontestables que son successeur à notre École des langues orientales a rendus, par un labeur de près de quarante ans, à la connaissance de l’histoire et de la géographie de l’Orient, puisée aux sources arabes et persanes, et dont il a étendu la sphère par des rapprochements plus heureux en Orient même qu’en Occident. Il n'en a pas moins reconnu et fait ressortir, autant qu'il était en lui, les mérites de ses éminents devanciers, comme Étienne Quatremère et M. ( iaussin de Perccval, de rivaux tels que M. de Slane et M. Munk, et surtout des nombreux disciples qu'il se glorifiait d'avoir formés.
L’un des plus distingués parmi ces derniers, M. D khi émut y, a bien voulu, à ma prière, rédiger, comme une suite nécessaire du rapport de M. Reiuaud sur la littérature arabe, un appendice sur la littérature persane, auquel on ne reprochera que d’ôlre trop court. Ce fut Étienne Quatremère qui, pendant vingt-cinq ans, tint chez nous le sceptre de cette élude, après son illustre maître, Silvestre de Sacy. De nos jours, M. J. Molli en a repris au Collège de France la grande tradition, et c'est surtout dans ses Rapports annuels à la Société asiatique de Paris qu’il faut chercher l’historique du renouvellement général qui s’est opéré non-seulement en France, mais en Allemagne et ailleurs, dans celte branche de la philologie orientale comme dans plusieurs autres. Pour la connaissance de la littérature persane à toutes les époques, ses travaux
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sc rattachent, par la communauté d’esprit et de méthode, aussi bien que par le sujet, à ceux d’Eugène Burnouf sur les idiomes et les traditions antiques de l'Iran et de l’Inde. A côté de son édition monumentale en persan et en français du Chahnameh de Firdousi, précieux trésor de la poésie héroïque et légendaire de la Perse, il suflit de rappeler scs Fragments relatifs à Zoroaslre, publiés en i834, et ses articles communiqués au Journal Asiatique depuis nombre d’années.
Parmi ces Exposés, celui de M. Dulairikr sur les progrès et l’état actuel des études arméniennes est assurément l’un des plus neufs, les plus intéressants et les plus complets, quoiqu’il se soit borné, lui aussi, à la France. L’étude de la langue arménienne a pris de nos jours une importance nouvelle pour la philologie comparée, depuis qu’il a été reconnu que celte langue est un des plus vieux rameaux de la tige féconde des idiomes indo-européens, et depuis que les inscriptions cunéiformes non encore déchiffrées de Van el d’autres lieux ont fait espérer sur son état ancien, et sur l’histoire du peuple qui la parlait, des indices contemporains des empires d’Assyrie ou de Perse. Il est à désirer que M. Dulaurier applique la pénétration de son esprit et ses connaissances paléographiques et linguistiques à l'explication de ces monuments, lui qui jadis avait abordé avec succès l’étude de l’idiome antique de l’Égypte par les papyrus coptes.
En attendant, le savant professeur a donné à l’enseignement de la langue et de la littérature arméniennes relativement modernes, comme l’écriture qui nous les a transmises, un caractère qu’il n’avait, point eu encore à notre École des langues orientales. II a tracé ici de la marche de ces études chez nous, depuis la fondation, en 1 8 1 1 , de la chaire qu’il occupe aujourd'hui, un tableau d’en-
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semble où le nom de Saint-Martin figure avec les honneurs dus à l’un des érudits les plus distingués de l’époque qui précéda la nôtre. Saint- Martin, dans ses Mémoire » aussi bien que dans d’autres ouvrages, éclaira de vives lumières l'histoire et la géographie de l’Arménie par sa connaissance étendue des sources orientales et grecques. Plus philologue que lui , M. Dulaurier a poursuivi sa voie avec des ressources nouvelles de tout genre, et, rival de ses maîtres, les savants mékhilaristes de Venise venus à Paris, il s’est principalement appliqué à mettre au jour les œuvres des auteurs arméniens, si précieux pour l’histoire de l’Orient au moyen âge et eu particulier pour l'histoire des croisades. Il y a joint des recherches chronologiques qui sont pour ces auteurs un guide aussi sûr que nécessaire. S’il expose ses propres travaux avec quelque complaisance, s'il est quelquefois sévère pour ceux des autres, il ne l’est guère qu’à bon droit et par un vif sentiment de l’importance de la critique dans des études trop souvent compromises par l’ignorance ou la légèreté.
L'exposé des progrès qu’a faits de nos jours, et chez nous particulièrement, la connaissance de la langue, de la littérature, des sciences et des arts de la Chine, s’il prend souvent le caractère d’une de ces autobiographies qui n’ont point encore passé de mode en Allemagne, n’en doit pas moins être considéré comme impersonnel. Nul autre que M. Stanislas Julien n’eût pu en parler avec une compétence égale à la sienne ; nul autre tant soit peu versé dans les études qu’il cultive depuis quarante ans avec une incomparable supériorité n’eût pu le faire sans reconnaître les services de tout genre qu’elles doivent à cet éminent sinologue. Il raconte avec une simplicité naïve comment lui vint la révélation de ce merveilleux instinct des langues qui devait faire de lui un disciple si supé-
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rieur à son maître sous ce rapport, quoique re maître fût \bel Réinusat, le Voltaire de l’érudition : ainsi l’a nommé une de ces voix qui décernent la louange au nom de la postérité. M. Julien, par ses immenses lectures des textes de toutes les époques et de tous les genres de la littérature chinoise, par ses laborieux dépouillements des commentaires et des lexiques, par ses traductions achevées des systèmes philosophiques comme des poésies, des traités techniques comme dps récits populaires, enfin par la découverte de la méthode de transcription des noms sanscrits en caractères chinois phonétiques, employés alphabétiquement en d importantes relations de voyages des pèlerins bouddhistes dans 1 Inde, a lait jaillir la lumière en tout sens sur des idées, des œuvres, des faits ou mal connus ou à peine soupçonnés jusqu’ici. L’horizon de la pensée chinoise, son activité intellectuelle ou matérielle, politique ou religieuse, au dedans et au dehors d’un si vaste empire, en ont été également éclairés.
M. Julien, pas plus que son maître, n'avait séparé le mandchou du chinois dont il est l’utile auxiliaire, étant une langue alphabétique. M. Léon Feeb, disciple de M. Éd. Foucaux, et versé dans les études tibétaines et mongoles aussi bien que dans le sanscrit, qui est leur lumière à d'autres égards, a bien voulu se charger d’exposer le mouvement de ces éludes liées étroitement l’une à l'autre. Il l a fait pour la France et pour l’Europe, avec autant de savoir que de jugement, en quelques pages substantielles, où il retrace les travaux divers des missionnaires, des voyageurs, des savants, cl les suites de l'impulsion féconde donnée par la Société asiatique de Paris depuis sa fondation en i8aa. C’est de nos jours surtout (pie le vaste domaine des langues appelées tour ù tour tartares et touranieunes, noms qui ne sont guère moins vagues que
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celui des Scythes dans l'antiquité, a commencé à se dévoiler et A se définir, ouvrant pour la science des perspectives nouvelles, d’une part sur l’origine des écritures cunéiformes, d’autre part sur l’œuvre civilisatrice du bouddhisme parmi les populations de l’Asie centrale.
Quand on parle de sanscrit et de bouddhisme, se réveille de lui-même le souvenir d’Eugène Burnouf dont la carrière sitôt interrompue, mais si glorieusement remplie, a tant contribué, par l’enseignement comme par les livres, au double progrès opéré depuis un quart de siècle dans la philologie indo-européenne et dans l’histoire religieuse de l’Orient. Un ancien élève de notre Ecole normale supérieure, M. Michel BriUl, disciple au second degré de ce maître, et, en Allemagne, des Bopp, des Lassen, des Jacob Griuiin, a tracé de ces grandes études, qu’il représente aujourd'hui chez nous pour sa part, une esquisse historique aussi sobre que lumineuse. Il y a compris cette science nouvelle encore de la grammaire comparée, dont Burnouf fut un des fondateurs, et dont lui-même M. Bréal se montre aujourd’hui le fidèle interprète dans la chaire judicieusement transportée par vous, Monsieur le Ministre, au Collège impérial de France. Il a rendu, dans son rapport, un juste hommage aux travaux de M. Adolphe Regnier, qui appliquait celte science féconde à nos études classiques, A celle des vieux idiomes germains, en même temps qu’il en sondait les sources premières dans ses savantes analyses de la langue et de la grammaire des \ édas.
Vous le voyez, Monsieur le Ministre, la forte impulsion donnée en France aux études orientales dès l’aurore de ce siècle, par le contre-coup de l’expédition d’Egypte, puis, après le rétablissement de la paix européenne, par les libres communications des peuples et l’initiative de quelques hommes supérieurs , n'a pas cessé depro-
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duire ses effets. L’école de SilvestredeSacy, celle de Chaui|iollion, celle d’Abel lléinusal, celle d’Eugène Burnoul, ont gardé parmi nous de dignes représentants. I) une part, la philologie comparée, appliquée aux langues sémitiques, comme aux langues indo-européennes, d'autre part l'interprétation des inscriptions cunéiformes avec toutes ses conséquences historiques, sont des voies nouvelles de la science où la France est entrée largement, où elle ne s’arrêtera pas, gril ce aux encouragements qui ne peuvent lui manquer sous une administration aussi éclairée que la votre et sous un prince qui a donné aux lettres savantes des gages personnels.
Veuillez, Mousieur le Ministre, agréer l'hommage de mes vieux et dévoués sentiments.
Pari», le t* 1 tl*’«piiilwv 1867.
J. D. GLIGMAUT,
Secrétaire perpétuel d«* l'Anxicnue d»** ln»> ripiiorra ei