H. PEOCLAMATION À L'ARMÉE DANS SA MARCHE SUR L'ADIGE
Soldats ! vous vous êtes précipités 2 comme un torrent du haut de l'Apennin ; vous avez culbuté, dispersé tout ce qui s'opposait à votre marche. Le Piémont, délivré de la tyrannie autrichienne, s'est livré à ses sentiments naturels de paix et d'amitié pour la France. Milan est à vous, 3 et le pavillon républicain flotte dans toute la Lombardie.4 Les ducs de Parme et de Modène ne doivent5 leur existence politique qu'à votre générosité. L'armée qui vous menaçait avec orgueil ne trouve plus de barrière qui la rassure contre votre courage ; le Pô, le Tésin,6 l'Adda n'ont pu 7 vous arrêter un seul jour ; ces boulevards tant vantés de l'Italie ont été insuffisants ; vous les avez franchis aussi rapidement que l'Apennin. Tant de succès ont porté la joie dans le sein de la patrie : vos représentants ont ordonné une fête dédiée à vos victoires, célébrées dans toutes les communes 8 de la république.